LA CASA DE LOS ESPÍRITUS - ISABEL ALLENDE. CHAPITRE 4.
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•Chapitre IV.
•À l'âge où la plupart des enfants portent encore des couches et marchent à quatre pattes, babillent de façon inintelligible et dégoulinent de bave, •Blanca ressemblait à une petite naine ; elle marchait en trébuchant, mais sur ses deux jambes, s'exprimait correctement et elle mangeait seule, •parce que sa mère la traitait comme une adulte. •Elle avait toutes ses dents et commençait à ouvrir les armoires pour y farfouiller, •quand la famille décida d'aller passer l'été aux Tres Marias, que Clara ne connaissait pas encore. •Durant cette période, la curiosité l'emportait sur la prudence et Férula n'en pouvait plus de courir après Blanca pour éviter qu'elle tombe du deuxième étage, •qu'elle entre dans le four ou encore qu'elle avale le savon. •L'idée d'aller à la campagne avec la petite lui semblait dangereuse, pénible et inutile, •puisque Esteban s'en sortait bien tout seul aux Tres Marias, tandis qu'elle menaient une existence civilisée dans la capitale. •Mais Clara était enchantée. •La campagne lui semblait une idée romantique, car elle n'était jamais entrée dans une étable, comme disait Férula. •Les préparatifs du voyage occupèrent toute la famille pendant plus de deux semaines, et la maison déborda de malles, de paniers et de valises. •Ils louèrent un wagon spécial sur le train pour voyager avec l'incroyable quantité de bagages et les domestiques que Férula avait jugé nécessaire d'emmener,
•en plus des cages à oiseaux que Clara ne voulut pas abandonner et des caisses de jouets de Blanca, remplies d'arlequins mécaniques, de figurines en faïence et d'animaux de chiffon, •des marionnettes qui dansent, des poupées avec de vrais cheveux et de vraies articulations , qui voyageaient avec leurs propres garde-robe, voitures et services de vaisselle. •En voyant ce bric-à-brac, cette agitation et ce fouillis, •pour la première fois de sa vie, Esteban se sentit dépassé, •quand il découvrit un saint Antoine grandeur nature dans les bagages, qui louchait et portait des sandales de cuir tressé. •Il regardait le chaos qui l'entourait, regrettant sa décision de voyager avec femme et enfant, •en se demandant comment il était possible qu'il n'ait besoin que de ses deux valises pour parcourir le monde, alors qu'elles •par contre, emportaient une telle quantité de bazar et de serviteurs sans le moindre intérêt pour le voyage.
•Á San Lucas ils prirent trois voitures qui les conduisirent aux Tres Marias dans un nuage de poussière, comme des gitans. •Dans le patio de la propriété tous les habitants, Pedro Segundo Garcia en tête, les attendaient pour leur souhaiter la bienvenue. •Ils restèrent sans voix devant ce cirque ambulant. •Sous les ordres de Férula ils commencèrent à décharger les voitures et tout rentrer dans la maison. •Personne ne prêta attention à un enfant qui avait presque le même âge que Blanca ; il était nu, morveux, le ventre enflé par les parasites, avec de beaux yeux noirs et une expression de vieillard. •C'était le fils de l'administrateur et il s'appelait Pedro Tercero Garcia pour le distinguer de son père et du grand père. •Dans la plus grande des confusions, ils s'installèrent, visitèrent la maison, humèrent le verger, saluèrent tout le monde, •montèrent l'autel pour San Antonio. Ils chassèrent les poules qui étaient dans les lits et les souris dans les placards. •Blanca en profita pour se déshabiller et sortir en courant toute nue avec Pedro Tercero. •Ils jouèrent parmi les bagages, se cachèrent sous les meubles, se firent des baisers baveux, mâchèrent le même pain, avalèrent les mêmes morves et s'enduisirent du même caca, •jusqu'à ce que, pour finir, ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre sous la table de la salle à manger. •C'est là que Clara les découvrit à dix heures du soir. •Ils les avaient cherchés pendant des heures munis de torches, •les employés formant des équipes avaient parcouru les berges du fleuve, les entrepôts, les enclos et les étables. •Férula avait prié San Antonio à genoux, Esteban n'avait plus de voix à force de les appeler et Clara avait même invoqué en vain ses dons de voyante. •Quand ils les trouvèrent, le petit était de dos par terre et Blanca se pelotonnait, la tête posée sur le gros ventre de son nouvel ami. •Des années plus tard on les surprendra dans la même position, •pour leur plus grand malheur ; ils n'auraient pas assez de leur vie pour le payer.
•Dès le premier jour, Clara comprit qu'il y avait une place pour elle à Las Tres Marías et •comme elle l'a noté dans son journal intime, •elle sentit qu'elle avait enfin trouvé sa mission dans ce monde. •Les maisons de brique, l'école et l'abondance de nourriture ne l'impressionnèrent pas, car sa capacité à voir l'invisible lui fit aussitôt déceler la méfiance, la peur et la rancœur des travailleurs, ainsi que l' imperceptible murmure qui s'éteignait lorsqu'elle tournait la tête, autant d'indices qui lui permirent de deviner certains traits du caractère et du passé de son mari. •Cependant, le patron avait changé. •Tout le monde a pu constater qu'il avait cessé de fréquenter le Farolito Rojo ; c'en était fini de ses après-midi de bringue, de combats de coqs et de paris ; terminées ses violentes colères et, surtout, sa fâcheuse habitude de renverser les jeunes filles dans les champs de blé. •Ils attribuèrent ces changements à la présence de Clara. •De son côté, elle aussi avait changé. •Elle abandonna du jour au lendemain sa langueur, cessa de tout trouver très joli et parut guérie de la manie de parler aux êtres invisibles et de déplacer les meubles par des moyens surnaturels. •Elle se levait à l'aube avec son mari, ils prenaient leur petit-déjeuner tout habillés, •il partait surveiller les travaux des champs, •tandis que Férula prenait en main la maison et Blanca, ainsi que les domestiques de la capitale qui ne s'accoutumaient pas aux désagréments et aux mouches de la campagne. •Clara partageait son temps entre l'atelier de couture, le magasin général et l'école, •où elle établit son quartier général pour appliquer des remèdes contre la gale et de la paraffine contre les poux, •déchiffrer les mystères du syllabaire, enseigner aux enfants à chanter la chanson : "J'ai une vache laitière, ce n'est pas une vache ordinaire", •apprendre aux femmes à faire bouillir le lait, soigner la diarrhée et blanchir le linge. •Le soir, avant que les hommes ne reviennent des champs, •Ferula réunissait les paysannes et les enfants pour prier. •Ils venaient par sympathie plus que par foi, et donnaient ainsi à la vieille fille l'occasion de se rappeler le bon temps des conventillos. •Clara attendait que sa belle-sœur en finisse avec les Notre Père et Je vous salue Marie et profitait de ce que les femmes étaient réunies pour leur inculquer les slogans que sa mère proférait quand elle s'enchaînait aux grilles du Congrès devant elle. •Les femmes l'écoutaient amusées et honteuses, •pour la même raison qu'elles priaient avec Ferula : ne pas déplaire à la patronne. •Mais ces phrases enflammées étaient pour elles des histoires de fous. •"On n'a jamais vu qu'un homme ne pouvait pas battre sa propre femme,
•s'il ne la bat pas, c'est parce qu'il ne l'aime pas ou bien que ce n'est pas un bon mari ; •où a-t-on vu que ce que gagne un homme ou ce que la terre produit ou ce que pondent les poules étaient aux deux, c'est quand même lui qui commande ? •Où a-t-on vu qu'une femme pouvait faire les mêmes choses qu'un homme, •puisqu'elle est née avec une moule et sans couilles, n'est ce pas petite Clara ?" disaient-elles. •Clara désespérait. •Elles s'envoyaient des coups de coude en souriant timidement, avec leurs bouches édentées et leurs yeux ridés ; •tannées par le soleil et une vie de misère, sachant pertinemment que si l'idée saugrenue de mettre en pratique les conseils de la patronne les prenait, •leurs maris leur flanqueraient une raclée.
•Et bien méritée, d'ailleurs, comme l'affirmait Férula elle-même. •Très vite Esteban fut au courant de la deuxième partie des réunions de prières et piqua une colère. •C'était la première fois qu'il se fâchait contre Clara et la première fois qu'elle le voyait lors d'un de ses fameux accès de rage. •Esteban criait comme un forcené, •en faisant les cent pas à travers le salon et en donnant des coups de poing sur les meubles, •et disant que si Clara espérait suivre les pas de sa mère, •elle trouverait en face d'elle un macho bien campé qui lui baisserait les culottes et lui donnerait une fessée pour lui faire passer l'envie d'haranguer les gens. •Il lui interdisait formellement les réunions de prière ou quel qu'en soit l'objet , et asséna qu'il n'était nullement une marionnette que sa femme pouvait couvrir de ridicule. •Clara le laissa brailler et taper sur les meubles jusqu'à ce qu'il se fatigue et ensuite, •toujours aussi distraite, elle lui demanda s'il savait bouger les oreilles.
•Les vacances se prolongèrent et les réunions dans l'école continuèrent.
•L'été prit fin et l'automne couvrit les champs de feu et d'or, changeant le paysage. •Les premiers froids, les pluies et la boue arrivèrent, sans que Clara ne donne le moindre signe de vouloir retourner à la capitale, malgré la pression constante de Férula, qui détestait la campagne. •L'été, elle s'était plainte des après-midi chauds passés à chasser les mouches, •de la terre de la cour, qui couvrait la maison de poussière comme s'ils vivaient au fond d'une mine, de l'eau sale de la baignoire,
•dans laquelle les sels de bain parfumés se changeaient en soupe chinoise. Il y avait aussi des cafards sous les draps, •des invasions de souris et de fourmis, des araignées qui au lever du jour pataugeaient dans le verre d'eau sur la table de nuit, •des poules insolentes qui pondaient des œufs dans les chaussures et chiaient sur le linge blanc de l'armoire. •Quand le temps changea, elle eut d'autres calamités à déplorer, le bourbier du patio, les jours plus courts ; à cinq heures de l'après midi il faisait nuit et on ne pouvait plus rien faire, •à part affronter une longue nuit solitaire, le vent et le froid, qu'elle combattait grâce à des cataplasmes à l'eucalyptus, sans pouvoir éviter la contagion des uns aux autres dans un cercle sans fin. •Elle en avait assez de lutter contre les éléments sans autre distraction que de voir Blanca grandir, •qui ressemblait à un anthropophage, comme on le disait en plaisantant de Pedro Tercero, ce gamin crasseux ; c'était un comble que la fillette n'ait personne de son rang à fréquenter. •Elle prenait de mauvaises manières, elle avait les joues rouges et gercées et des croûtes sur les genoux ; "Voyez comment elle parle, on dirait un Indien ; j'en ai marre de lui enlever les poux de la tête et de lui badigeonner sa gale au bleu de méthylène". •Malgré ses murmures, elle conservait sa dignité rigide, son chignon immuable, sa blouse amidonnée et le trousseau de clés pendu à la ceinture, •elle ne transpirait jamais, ne se grattait pas et conservait toujours son léger parfum de lavande et de citron. •Personne ne pensait que quoi que ce soit pût altérer sa maîtrise de soi, jusqu'au jour où elle ressentit un picotement dans le dos. •C'était une démangeaison si intense qu'elle ne put s'empêcher de se gratter discrètement, mais rien ne parvenait à la soulager. •Enfin, elle alla dans la salle de bains et retira le corset qu'elle portait, même les jours de gros labeur. •Quand elle retira les lanières, une souris tomba étourdie au sol ; elle était restée là toute la matinée, essayant vainement de se faufiler vers la sortie, •entre les baleines rigides de la gaine et la chair comprimée de sa propriétaire. •Férula eut la première crise de nerfs de sa vie. •À ses cris tout le monde se précipita ; ils la trouvèrent plongée dans la baignoire, •livide et à moitié nue, poussant des cris de folle furieuse et montrant d'un doigt tremblant le petit rongeur, •qui se relevait avec difficulté et qui essayait d'avancer vers un endroit plus sûr. •Esteban dit que c'était la ménopause et qu'il ne fallait pas s'en préoccuper.. •Ils ne s'inquiétèrent pas non plus quand elle eut sa deuxième crise. •C'était l'anniversaire d'Esteban. •Un dimanche ensoleillé au lever du jour, il régnait une grande agitation dans la maison, car, pour la première fois depuis l'époque lointaine et oubliée où Doña Ester était une jeune fille, on allait donner une fête à Las Tres Marías.
•Ils avaient invité plusieurs parents et amis, qui étaient venus en train depuis la capitale, et tous les propriétaires fonciers des environs, sans oublier les notables de la ville. •La préparation du banquet commença une semaine plut tôt : •Demi bœuf grillé dans la cour, tourte aux rognons, ragoût de poule, plats à base de maïs, gâteau au blanc-manger et aux lucumas, ainsi que les meilleurs vins locaux. •Les invités commencèrent à arriver à midi, en voiture ou à cheval, et la grande maison en torchis s'emplit de conversations et de rires. •Ferula les abandonna un instant pour courir aux toilettes, •une de ces immenses toilettes de la maison où la cuvette se trouvait au milieu de la pièce, entourée d'un désert de céramiques blanches. •Elle était installée sur ce siège ressemblant à un trône quand la porte s'ouvrit et l'un des invités entra, •rien moins que le maire du village,légèrement éméché par l'apéritif, qui défit sa braguette. •À la vue de la jeune femme, il resta figé, dans une confusion extrême sous l'effet de la surprise , et lorsqu'il put enfin réagir, •la seule chose qu'il trouva à faire fut d'avancer avec un sourire en coin, de traverser toute la pièce, de tendre la main et de la saluer d'un signe de tête.
•"Zorobabel Blanco Jamasmié, à votre entière disposition", se présenta-t-il.
•"Mon dieu ! •Personne ne peut vivre parmi des gens aussi rustres. •Vous, vous pouvez rester dans ce purgatoire de malappris si ça vous chante ; en ce qui me concerne, je retourne à la ville, je veux vivre en bonne chrétienne, comme j'ai toujours vécu", s'exclama Ferula quand elle put retrouver la parole sans se mettre à pleurer. •Mais elle resta. •Elle ne voulait pas se séparer de Clara, elle en était arrivée à adorer jusqu'à l'air qu'elle respirait et même si elle ne pouvait plus lui donner son bain ou dormir avec elle, •elle lui montrait la tendresse qu'elle éprouvait avec mille petits détails auxquels elle dédiait son existence. •Cette femme sévère et si peu complaisante envers elle-même et envers les autres, •pouvait se montrer douce et souriante avec Clara et parfois, bien sûr, avec Blanca. •Ce n'est qu'avec elle qu'elle s'autorisait le luxe de céder à son désir débordant de servir et d'être aimée ; avec elle, elle pouvait dévoiler, ne serait-ce que par allusion, les aspirations les plus secrètes et les plus délicates de son âme. •Au fil de tant d'années de solitude et de tristesse, elle avait peu à peu maitrisé ses émotions et épuré ses sentiments, jusqu'à les réduire à quelques passions terribles et magnifiques qui l'habitaient tout entière. •Les petits problèmes, les rancœurs mesquines, les jalousies sournoises, les œuvres de charité, les affections sans éclat, la courtoisie juste aimable ou les considérations du quotidien n'étaient pas sa tasse de thé. •En fait c'était un de ces êtres nés pour la grandeur d'un seul amour, pour la haine sans limites, pour la vengeance démesurée et l'héroïsme le plus transcendant. •Elle ne put se réaliser à la mesure de sa vocation romantique et sa vie fut ennuyeuse et grise, entre les murs de la chambre d'une malade, dans de misérables conventillos, jusqu'à des confessions hypocrites, une vie dans laquelle cette femme grande, opulente, au sang chaud, faite pour la maternité, pour l'abondance, l'action et l'ardeur se consuma peu à peu. •Á cette époque elle devait avoir près de quarante cinq ans, et sa race superbe, ses lointains ancêtres maures, lui donnaient belle allure, •la chevelure noire et soyeuse, une mèche blanche sur le front, le corps sain et mince et la démarche assurée des gens en bonne santé, et cependant, le désert de sa vie la rendait encore plus forte. •J'ai une photo de Ferula, prise à cette époque, lors d'un anniversaire de Blanca. •C'est une vieille photo couleur sépia, décolorée, sur laquelle on peut cependant la voir distinctement.
•C'était une matrone imposante, mais elle avait ce rictus amer qui trahissait sa tragédie intérieure. •Ces années passées auprès de Clara furent probablement les seules heureuses de sa vie, car ce n'est qu'avec Clara qu'elle put se lier d'affection. •Elle fut la dépositaire de ses émotions les plus subtiles, et c'est à elle qu'elle put consacrer son immense capacité de sacrifice et de vénération. •Un jour, elle osa le lui dire, et Clara écrivit dans le cahier où elle consignait sa vie que Férula l'aimait bien plus qu'elle ne pouvait l'aimer en retour. •A cause de cet amour hors norme, Férula se refusa à quitter Las Tres Marías, même lorsque survint l'invasion des fourmis. •Elle commença par un bourdonnement dans les pâturages, une ombre sombre qui avançait rapidement en dévorant tout sur son passage : les épis de maïs, les champs de blé, la luzerne et les tournesols.
•On les arrosait d'essence et on y mettait le feu, mais elles réapparaissaient avec encore plus de fougue. •Ils peignaient les troncs d'arbres avec de la chaux vive, •mais elles continuaient sans s'arrêter ne respectant ni les poires, ni les pommes, ni les oranges ; elles s'introduisaient dans le potager et détruisaient les melons, pénétraient dans la laiterie et le lait le matin , avait tourné et était plein de minuscules cadavres, •elles s'introduisaient dans les poulaillers et dévoraient les poulets vivants, ne laissant derrière elles qu'un tas de plumes et de pauvres petits débris d'os. •Elles traçaient des chemins dans la maison, entraient par les canalisations, s'appropriaient le garde-manger. •Il fallait manger tout ce qui était cuisiné à l'instant même, parce que, si les plats restaient quelques minutes sur la table, elles arrivaient en procession et avalaient tout. •Pedro Segundo Garcia les combattit par l'eau et le feu et enterra des éponges imbibées de miel, •pour qu'elles s'agglutinent attirées par le sucre et qu'il puisse les tuer à tour de bras, mais rien n'y fit. •Esteban Trueba alla au village et en revint avec tous les pesticides connus, en poudre, en liquide et en comprimés et, il en mit tellement partout, •qu'il était impossible de manger des légumes sans avoir d'horribles douleurs au ventre. •Mais les fourmis continuèrent à apparaitre et à se multiplier, chaque jour plus insolentes et décidées. •Esteban retourna au village pour envoyer un télégramme à la capitale.
•Trois jours plus tard Mister Brown débarqua à la gare ; c'était un gringo nain, portant une valise mystérieuse, •qu'Esteban présenta comme un technicien agricole expert en insecticides. •Después de refrescarse con una jarra de vino con frutas, desplegó su maleta sobre la mesa. •Extrajo un arsenal de instrumentos nunca vistos y procedió a coger una hormiga y observarla detenidamente con un microscopio.
•—¿Qué le mira tanto, míster, si son todas iguales? •—dijo Pedro Segundo García.
•El gringo no le contestó. •Cuando acabó de identificar la raza, el estilo de vida, la ubicación de sus madrigueras, sus hábitos y hasta sus más secretas intenciones,. •había pasado una semana y las hormigas se estaban metiendo en las camas de los niños,. •se habían comido las reservas de alimento para el invierno y comenzaban a atacar a los caballos y a las vacas. •Entonces míster Brown explicó que había que fumigarlas con un producto de su invención que volvía estériles a los machos,. •con lo cual dejaban de multiplicarse y luego debían rociarlas con otro veneno, también de su invención,. •que provocaba una enfermedad mortal en las hembras, y eso, aseguró, acabaría con el problema.
•—¿En cuánto tiempo? •—preguntó Esteban Trueba que de la impaciencia estaba pasando a la furia.
•—Un mes —dijo míster Brown.
•—Para entonces ya se habrán comido hasta los humanos, míster—dijo Pedro Segundo García—. •Si me lo permite, patrón, voy a llamar a mi padre.
•Hace tres semanas que me está diciendo que él conoce un remedio para la plaga. •Yo creo que son cosas de viejo, pero no perdemos nada con probar.
•Llamaron al viejo Pedro García, que llegó arrastrando sus pies, tan oscuro, empequeñecido y desdentado,. •que Esteban se sobresaltó al comprobar el paso del tiempo. •El viejo escuchó con el sombrero en la mano, mirando el suelo y masticando el aire con sus encías desnudas. •Después pidió un pañuelo blanco, que Férula le trajo del armario de Esteban, y salió de la casa, cruzó el patio y se fue derecho al huerto,. •seguido por todos los habitantes de la casa y por el enano extranjero,. •que sonreía con desprecio, ¡estos bárbaros, oh God!. •El anciano se encuclilló con dificultad y comenzó a juntar hormigas. •Cuando tuvo un puñado, las puso dentro del pañuelo, anudó las cuatro puntas y metió el atadito en su sombrero.
•—Les voy a mostrar el camino, para que se vayan, hormigas, y para que se lleven a las demás —dijo.
•El viejo se subió en un caballo y se fue al paso murmurando consejos y recomendaciones para las hormigas, oraciones de sabiduría y fórmulas de encantamiento. •Lo vieron alejarse rumbo al límite de la propiedad. •El gringo se sentó en el suelo a reírse como un enajenado,. •hasta que Pedro Segundo García lo sacudió.
•—Vaya a reírse de su abuela, míster, mire que el viejo es mi padre —le advirtió.
•Al atardecer regresó Pedro García. •Desmontó lentamente, dijo al patrón que había puesto a las hormigas en la carretera y se fue a su casa. •Estaba cansado. •A la mañana siguiente vieron que no había hormigas en la cocina, tampoco en la despensa,. •buscaron en el granero, en el establo, en los gallineros, salieron a los potreros, fueron hasta el río, revisaron todo y no encontraron una sola, ni para muestra. •El técnico se puso frenético.
•—¡Tener que decirme cómo hacer eso! •—clamaba.
•—Hablándoles, pues, míster. •Dígales que se vayan, que aquí están molestando y ellas entienden —explicó Pedro García, el viejo.
•Clara fue la única que consideró natural el procedimiento. •Férula se aferró a eso para decir que se encontraban en un hoyo, en una región inhumana, donde no funcionaban las leyes de Dios ni el progreso de la ciencia,. •que cualquier día iban a empezar a volar en escobas, pero Esteban Trueba la hizo callar: no quería que le metieran nuevas ideas en la cabeza a su mujer. •En los últimos días Clara había vuelto a sus quehaceres lunáticos,. •a hablar con los aparecidos y a pasar horas escribiendo en los cuadernos de anotar la vida.
•Cuando perdió interés por la escuela, el taller de costura o los mítines feministas y volvió a opinar que todo era muy bonito, comprendieron que otra vez estaba encinta.
•—¡Por culpa tuya! •—gritó Férula a su hermano.
•—Eso espero —contestó él.
•Pronto fue evidente que Clara no estaba en condiciones de pasar el embarazo en el campo y parir en el pueblo,. •así es que organizaron el regreso a la capital. •Eso consoló un poco a Férula, que sentía la preñez de Clara como una afrenta personal. •Ella viajó antes con la mayor parte del equipaje y los sirvientes,. •para abrir la gran casa de la esquina y preparar la llegada de Clara.
•Esteban acompañó días después a su mujer y a su hija de vuelta a la ciudad y nuevamente dejó a Las Tres Marías en manos de Pedro Segundo García,. •que se había convertido en el administrador, aunque no por ello ganaba más privilegio, sólo más trabajo.
•El viaje de Las Tres Marías a la capital terminó de agotar las fuerzas de Clara. •Yo la veía cada vez más pálida, asmática, ojerosa. •Con el bamboleo de los caballos y después con el del tren, el polvo del camino y su natural tendencia al mareo,. •iba perdiendo las energías a ojos vistas y yo no podía hacer mucho por ayudarla, porque cuando estaba mal prefería que no le hablaran. •Al bajarnos en la estación tuve que sostenerla, porque le flaqueaban las piernas.
•—Creo que me voy a elevar —dijo.
•—¡Aquí no! •—le grité espantado ante la idea de que saliera volando por encima de las cabezas de los pasajeros en el andén.
•Pero ella no se refería concretamente a la levitación, sino a subir a un nivel que le permitiera desprenderse de la incomodidad, del peso de su embarazo y de la profunda fatiga que se le estaba metiendo en los huesos. •Entró en otro de sus largos períodos de silencio, creo que le duró varios meses,. •durante los cuales se servía de la pizarrita, como en los tiempos de la mudez. •En esa ocasión no me alarmé, porque supuse que recuperaría la normalidad como había ocurrido después del nacimiento de Blanca y, por otra parte,. •había llegado a comprender que el silencio era el último inviolable refugio de mi mujer, y no una enfermedad mental, como sostenía el doctor Cuevas. •Férula la cuidaba de la misma forma obsesiva como antes cuidaba a nuestra madre,. •la trataba como si fuera una inválida, no quería dejarla nunca sola y había descuidado a Blanca,. •que lloraba todo el día porque quería regresar a Las Tres Marías. •Clara deambulaba como una sombra gorda y callada por la casa,. •con un desinterés budista por todo lo que la rodeaba. •A mí ni siquiera me miraba, pasaba por mi lado como si yo fuera un mueble y cuando le dirigía la palabra se quedaba en la luna, como si no me oyera o no me conociera. •No habíamos vuelto a dormir juntos. •Los días ociosos en la ciudad y la atmósfera irracional que se respiraba en la casa me ponían los nervios de punta. •Procuraba mantenerme ocupado, pero no era suficiente: estaba siempre de mal humor.
•Salía todos los días a vigilar mis negocios. •En esa época empecé a especular en la Bolsa de Comercio y pasaba horas estudiando los altibajos de los valores internacionales,. •me dediqué a invertir plata, a armar sociedades, a las importaciones. •Pasaba muchas horas en el Club. •También comencé a interesarme en la política y hasta entré en un gimnasio,. •donde un gigantesco entrenador me obligaba a ejercitar unos músculos que no sospechaba que tenía en el cuerpo. •Me habían recomendado que me diera masajes, pero nunca me gustó eso: detesto que me toquen manos mercenarias. •Pero nada de todo aquello podía llenarme el día, estaba incómodo y aburrido,. •quería volver al campo, pero no me atrevía a dejar la casa, donde a todas luces se necesitaba la presencia de un hombre razonable entre esas mujeres histéricas. •Además, Clara estaba engordando demasiado. •Tenía una barriga descomunal que apenas podía sostener en su frágil esqueleto. •Le daba pudor que la viera desnuda, pero era mi mujer y yo no iba a permitir que me tuviera vergüenza. •La ayudaba a bañarse, a vestirse, cuando Férula no se me adelantaba, y sentía una pena infinita por ella, tan pequeña y delgada, con esa monstruosa panza, acercándose peligrosamente al momento del parto. •Muchas veces me desvelé pensando que se podía morir al dar a luz y me encerraba con el doctor Cuevas a discutir la mejor forma de ayudarla. •Habíamos acordado que si las cosas no se presentaban bien, era mejor hacerle otra cesárea,. •pero yo no quería que la llevaran a una clínica y él se negaba a practicarle otra operación como la primera en el comedor de la casa. •Decía que no había comodidades, pero en esos tiempos las clínicas eran un foco de infecciones y allí eran más los que morían que los que salvaban.
•Un día, faltando poco para la fecha del parto, Clara descendió sin previo aviso de su refugio brahmánico y volvió a hablar. •Quiso una taza de chocolate y me pidió que la llevara a pasear. •El corazón me dio un vuelco. •Toda la casa se llenó de alegría, abrimos champán,. •hice poner flores frescas en todos los jarrones, le encargué camelias, sus flores preferidas y tapicé con ellas su cuarto, hasta que le empezó a dar asma y tuvimos que sacarlas rápidamente.
•Corrí a comprarle un broche de diamantes a la calle de los joyeros judíos.
•Clara me lo agradeció efusivamente, lo encontró muy bonito, pero nunca se lo vi puesto. •Supongo que habrá ido a parar a algún lugar impensado donde lo puso y luego lo olvidó,. •como casi todas las alhajas que le compré a lo largo de nuestra vida en común. •Llamé al doctor Cuevas, quien se presentó con el pretexto de tomar el té, pero en realidad venía a examinar a Clara. •Se la llevó a su habitación y después nos dijo a Férula y a mí que si bien parecía curada de su crisis mental,. •había que prepararse para un alumbramiento difícil, porque el niño era muy grande. •En ese momento entró Clara al salón y debe de haber oído la última frase.
•—Todo saldrá bien, no se preocupen —dijo.
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Capítulo IV.
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debido al sistema de su madre de tratarla como persona mayor.
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Tenía todos sus dientes y empezaba a abrir los armarios para alborotar su contenido,.
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se metiera en el horno o se tragara el jabón.
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La idea de ir al campo con la niña le parecía peligrosa, agobiante e inútil,.
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Pero Clara estaba entusiasmada.
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Al ver aquella multitud desconcertada y nerviosa y aquel tumulto de bártulos,.
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Esteban se sintió derrotado por primera vez en su vida,.
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Miraba el caos que lo rodeaba, arrepentido de la decisión de viajar con su mujer y su hija,.
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Al ver aquel circo ambulante, quedaron atónitos.
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Bajo las órdenes de Férula empezaron a descargar los coches y meter las cosas en la casa.
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En el tumulto de instalarse, conocer la casa, husmear la huerta, saludar a todo el mundo,.
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Blanca se quitó la ropa y salió corriendo desnuda con Pedro Tercero.
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hasta que, por último, se durmieron abrazados bajo la mesa del comedor.
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Allí los encontró Clara a las diez de la noche.
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Los habían buscado durante horas con antorchas,.
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En esa misma posición serían sorprendidos muchos años después,.
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para desdicha de los dos, y no les alcanzaría la vida para pagarlo.
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Desde el primer día, Clara comprendió que había un lugar para ella en Las Tres Marías y,.
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tal como apuntó en sus cuadernos de anotar la vida,.
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unit 43
sintió que por fin había encontrado su misión en este mundo.
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unit 45
El patrón había cambiado, sin embargo.
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Se lo atribuyeron a Clara.
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Por su parte, ella también cambió.
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Se levantaba al amanecer con su marido, compartían el desayuno vestidos,.
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unit 51
él se iba a vigilar los trabajos y afanes del campo,.
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Clara repartía su tiempo entre el taller de costura, la pulpería y la escuela,.
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a las mujeres a hervir la leche, curar la diarrea y blanquear la ropa.
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Al atardecer, antes que regresaran los hombres del campo,.
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Férula reunía a las campesinas y a los niños para rezar el rosario.
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Las mujeres la escuchaban risueñas y avergonzadas,.
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por la misma razón por la cual rezaban con Férula: para no disgustar a la patrona.
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Pero aquellas frases inflamadas les parecían cuentos de locos.
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«Nunca se ha visto que un hombre no pueda golpear a su propia mujer,.
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si no le pega es que no la quiere o que no es bien hombre;.
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dónde se ha visto que una mujer pueda hacer las mismas cosas que un hombre,.
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si ella nació con marraqueta y sin cojones, pues doña Clarita», alegaban.
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Clara desesperaba.
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Ellas se codeaban y sonreían tímidas, con sus bocas desdentadas y sus ojos llenos de arrugas,.
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sus maridos les daban una zurra.
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Y merecida, por cierto, como la misma Férula sostenía.
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Esteban gritaba como un enajenado,.
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paseándose por la sala a grandes trancos y dando puñetazos a los muebles,.
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argumentando que si Clara pensaba seguir los pasos de su madre,.
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Clara lo dejó chillar y darle golpes a los muebles hasta que se cansó y después,.
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distraída como siempre estaba, le preguntó si sabía mover las orejas.
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Las vacaciones se alargaron y las reuniones en la escuela continuaron.
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Terminó el verano y el otoño cubrió de fuego y oro el campo, cambiando el paisaje.
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En el verano se había quejado de las tardes acaloradas espantando moscas,.
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Estaba harta de luchar contra los elementos sin más distracción que ver crecer a Blanca,.
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nunca sudaba, no se rascaba y mantenía siempre su tenue aroma de lavanda y limón.
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entre las barbas duras de la faja y la carne oprimida de su dueña.
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Férula tuvo la primera crisis de nervios de su vida.
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A sus gritos acudieron todos y la encontraron metida dentro de la bañera,.
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que se ponía trabajosamente en pie y procuraba avanzar hacia un lugar seguro.
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Esteban dijo que era la menopausia y que no había que hacerle caso.
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Tampoco le hicieron caso cuando tuvo el segundo ataque.
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Era el cumpleaños de Esteban.
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Con una semana de anticipación prepararon el banquete:.
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Férula se distrajo un momento para correr al baño,.
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—Zorobabel Blanco Jamasmié, a sus gratas órdenes —se presentó.
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«¡Por Dios!
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unit 123
Nadie puede vivir entre gentes tan rústicas.
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Pero no se fue.
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procuraba demostrarle su ternura con mil pequeños detalles a los cuales dedicaba su existencia.
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Aquella mujer severa y tan poco complaciente consigo misma y con los demás,.
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unit 129
podía ser dulce y risueña con Clara y a veces, por extensión, también con Blanca.
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Tengo un retrato de Férula tomado en esos años, durante un cumpleaños de Blanca.
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Pintaban con cal viva los troncos de los árboles,.
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Hacían caminos dentro de la casa, entraban por las cañerías, se apoderaban de la despensa,.
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para que se juntaran atraídas por el dulce y poderlas matar a mansalva, pero todo fue inútil.
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que no se podían comer las verduras porque daban retorcijones de barriga.
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Esteban se fue otra vez al pueblo y puso un telegrama a la capital.
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que Esteban presentó como técnico agrícola experto en insecticidas.
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—¿Qué le mira tanto, míster, si son todas iguales?
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—dijo Pedro Segundo García.
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El gringo no le contestó.
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—¿En cuánto tiempo?
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—Un mes —dijo míster Brown.
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Si me lo permite, patrón, voy a llamar a mi padre.
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Yo creo que son cosas de viejo, pero no perdemos nada con probar.
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que Esteban se sobresaltó al comprobar el paso del tiempo.
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seguido por todos los habitantes de la casa y por el enano extranjero,.
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que sonreía con desprecio, ¡estos bárbaros, oh God!.
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El anciano se encuclilló con dificultad y comenzó a juntar hormigas.
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Lo vieron alejarse rumbo al límite de la propiedad.
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El gringo se sentó en el suelo a reírse como un enajenado,.
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hasta que Pedro Segundo García lo sacudió.
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Al atardecer regresó Pedro García.
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Estaba cansado.
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El técnico se puso frenético.
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—¡Tener que decirme cómo hacer eso!
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—clamaba.
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—Hablándoles, pues, míster.
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Clara fue la única que consideró natural el procedimiento.
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En los últimos días Clara había vuelto a sus quehaceres lunáticos,.
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—¡Por culpa tuya!
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—gritó Férula a su hermano.
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—Eso espero —contestó él.
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así es que organizaron el regreso a la capital.
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Ella viajó antes con la mayor parte del equipaje y los sirvientes,.
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unit 214
para abrir la gran casa de la esquina y preparar la llegada de Clara.
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unit 218
Yo la veía cada vez más pálida, asmática, ojerosa.
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—Creo que me voy a elevar —dijo.
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—¡Aquí no!
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que lloraba todo el día porque quería regresar a Las Tres Marías.
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unit 233
Clara deambulaba como una sombra gorda y callada por la casa,.
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con un desinterés budista por todo lo que la rodeaba.
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unit 236
No habíamos vuelto a dormir juntos.
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Salía todos los días a vigilar mis negocios.
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me dediqué a invertir plata, a armar sociedades, a las importaciones.
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unit 242
Pasaba muchas horas en el Club.
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Además, Clara estaba engordando demasiado.
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Quiso una taza de chocolate y me pidió que la llevara a pasear.
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El corazón me dio un vuelco.
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Toda la casa se llenó de alegría, abrimos champán,.
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—Todo saldrá bien, no se preocupen —dijo.
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Capítulo IV.
A una edad en que la mayoría de los niños anda con pañales y a cuatro
patas, balbuceando incoherencias y chorreando baba,. Blanca parecía una
enana razonable, caminaba a tropezones, pero en sus dos piernas, hablaba
correctamente y comía sola,. debido al sistema de su madre de tratarla como
persona mayor. Tenía todos sus dientes y empezaba a abrir los armarios para
alborotar su contenido,. cuando la familia decidió ir a pasar el verano a Las
Tres Marías, que Clara no conocía más que de referencia. En ese período de la
vida de Blanca, la curiosidad era más fuerte que el instinto de supervivencia y
Férula pasaba apuros corriendo detrás de ella para evitar que se precipitara del
segundo piso,. se metiera en el horno o se tragara el jabón. La idea de ir al
campo con la niña le parecía peligrosa, agobiante e inútil,. puesto que Esteban
podía arreglarse solo en Las Tres Marías, mientras ellas disfrutaban de tina
existencia civilizada en la capital. Pero Clara estaba entusiasmada. El campo
le parecía una idea romántica, porque nunca había estado dentro de un establo,
como decía Férula. Los preparativos del viaje ocuparon a toda la familia
durante más de dos semanas y la casa se atiborró de baúles, canastos y
maletas. Alquilaron un vagón especial en el tren para desplazarse con el
increíble equipaje y los sirvientes que Férula consideró necesario llevar,.
además de las jaulas de los pájaros, que Clara no quiso abandonar y las cajas
de juguetes de Blanca, llenas de arlequines mecánicos, figuritas de loza,
animales de trapo,. bailarinas de cuerda y muñecas con pelo de gente y
articulaciones humanas, que viajaban con sus propios vestidos, coches y
vajillas. Al ver aquella multitud desconcertada y nerviosa y aquel tumulto de
bártulos,. Esteban se sintió derrotado por primera vez en su vida,. especialmente
cuando descubrió entre el equipaje un san Antonio de tamaño natural, con ojos
estrábicos y sandalias repujadas. Miraba el caos que lo rodeaba, arrepentido de
la decisión de viajar con su mujer y su hija,. preguntándose cómo era posible
que él sólo necesitara de sus dos maletas para ir por el mundo y ellas,. en
cambio, llevaran ese cargamento de trastos y esa procesión de sirvientes que
nada tenían que ver con el propósito del viaje.
En San Lucas tomaron tres coches que los condujeron a Las Tres Marías
envueltos en una nube de polvo, como gitanos. En el patio del fundo
esperaban para darle la bienvenida todos los inquilinos encabezados por el
administrador, Pedro Segundo García. Al ver aquel circo ambulante, quedaron
atónitos. Bajo las órdenes de Férula empezaron a descargar los coches y meter
las cosas en la casa. Nadie prestó atención a un niño que tenía
aproximadamente la misma edad de Blanca, desnudo, moquillento, con la
barriga inflada por los parásitos, provisto de hermosos ojos negros con
expresión de anciano. Era el hijo del administrador y se llamaba, para
diferenciarlo del padre y del abuelo, Pedro Tercero García. En el tumulto de
instalarse, conocer la casa, husmear la huerta, saludar a todo el mundo,. armar
el altar de san Antonio y espantar a las gallinas de las camas y a los ratones de
los roperos,. Blanca se quitó la ropa y salió corriendo desnuda con Pedro
Tercero. Jugaron entre los bultos, se metieron debajo de los muebles, se
mojaron con besos babosos, masticaron el mismo pan, sorbieron los mismos
mocos, y se embetunaron con la misma caca,. hasta que, por último, se
durmieron abrazados bajo la mesa del comedor. Allí los encontró Clara a las
diez de la noche. Los habían buscado durante horas con antorchas,. los
inquilinos en cuadrillas habían recorrido la orilla del río, los graneros, los
potreros y los establos,. Férula había clamado de rodillas a san Antonio,
Esteban estaba agotado de llamarlos y la misma Clara había invocado
inútilmente sus dotes de vidente. Cuando los encontraron, el niño estaba de
espaldas en el suelo y Blanca se acurrucaba con la cabeza apoyada en el
vientre panzudo de su nuevo amigo. En esa misma posición serían
sorprendidos muchos años después,. para desdicha de los dos, y no les
alcanzaría la vida para pagarlo.
Desde el primer día, Clara comprendió que había un lugar para ella en Las
Tres Marías y,. tal como apuntó en sus cuadernos de anotar la vida,. sintió que
por fin había encontrado su misión en este mundo. No le impresionaron las
casas de ladrillos, la escuela y la abundancia de comida, porque su capacidad
para ver lo invisible detectó inmediatamente el recelo, el miedo y el rencor de
los trabajadores y el imperceptible rumor que se acallaba cuando volvía la
cara, que le permitieron adivinar algunas cosas sobre el carácter y el pasado de
su marido. El patrón había cambiado, sin embargo. Todos pudieron apreciar
que dejó de ir al Farolito Rojo, se acabaron sus tardes de parranda, de peleas
de gallos, de apuestas, sus violentas rabietas y, sobre todo, el mal hábito de
tumbar muchachas en los trigales. Se lo atribuyeron a Clara. Por su parte, ella
también cambió. Abandonó de la noche a la mañana su languidez, dejó de
encontrarlo todo muy bonito y pareció curada del vicio de hablar con los seres
invisibles y mover los muebles con recursos sobrenaturales. Se levantaba al
amanecer con su marido, compartían el desayuno vestidos,. él se iba a vigilar
los trabajos y afanes del campo,. mientras Férula se hacía cargo de la casa, de
los sirvientes de la capital, que no se acostumbraban a las incomodidades y las
moscas del campo, y de Blanca. Clara repartía su tiempo entre el taller de
costura, la pulpería y la escuela,. donde hizo su cuartel general para aplicar
remedios contra la sarna y parafina contra los piojos,. desentrañar los misterios
del silabario, enseñar a los niños a cantar rengo una vaca lechera, no es una
vaca cualquiera,. a las mujeres a hervir la leche, curar la diarrea y blanquear la
ropa. Al atardecer, antes que regresaran los hombres del campo,. Férula reunía
a las campesinas y a los niños para rezar el rosario. Acudían por simpatía, más
que por fe, y daban a la solterona la oportunidad de recordar los buenos
tiempos de sus conventillos. Clara esperaba que su cuñada terminara las
místicas letanías de padrenuestros y avemarías y aprovechaba la reunión para
repetir las consignas que había oído a su madre cuando se encadenaba en las
rejas del Congreso en su presencia. Las mujeres la escuchaban risueñas y
avergonzadas,. por la misma razón por la cual rezaban con Férula: para no
disgustar a la patrona. Pero aquellas frases inflamadas les parecían cuentos de
locos. «Nunca se ha visto que un hombre no pueda golpear a su propia mujer,.
si no le pega es que no la quiere o que no es bien hombre;. dónde se ha visto
que lo que gana un hombre o lo que produce la tierra o ponen las gallinas, sea
de los dos, si el que manda es él;. dónde se ha visto que una mujer pueda hacer
las mismas cosas que un hombre,. si ella nació con marraqueta y sin cojones,
pues doña Clarita», alegaban. Clara desesperaba. Ellas se codeaban y sonreían
tímidas, con sus bocas desdentadas y sus ojos llenos de arrugas,. curtidas por el
sol y la mala vida, sabiendo de antemano que si tenían la peregrina idea de
poner en práctica los consejos de la patrona,. sus maridos les daban una zurra.
Y merecida, por cierto, como la misma Férula sostenía. Al poco tiempo
Esteban se enteró de la segunda parte de las reuniones para rezar y montó en
cólera. Era la primera vez que se enojaba con Clara y la primera que ella lo
veía en uno de sus famosos ataques de rabia. Esteban gritaba como un
enajenado,. paseándose por la sala a grandes trancos y dando puñetazos a los
muebles,. argumentando que si Clara pensaba seguir los pasos de su madre,. se
iba a encontrar con un macho bien plantado que le bajaría los calzones y le
daría una azotaina para que se le quitaran las malditas ganas de andar
arengando a la gente,. que le prohibía terminantemente las reuniones para rezar
o para cualquier otro fin y que él no era ningún pelele a quien su mujer pudiera
poner en ridículo. Clara lo dejó chillar y darle golpes a los muebles hasta que
se cansó y después,. distraída como siempre estaba, le preguntó si sabía mover
las orejas.
Las vacaciones se alargaron y las reuniones en la escuela continuaron.
Terminó el verano y el otoño cubrió de fuego y oro el campo, cambiando el
paisaje. Comenzaron los primeros días fríos, las lluvias y el barro, sin que
Clara diera señales de querer regresar a la capital, a pesar de la presión
sostenida de Férula, que detestaba el campo. En el verano se había quejado de
las tardes acaloradas espantando moscas,. de la tierra del patio, que empolvaba
la casa como si vivieran en el pozo de una mina, del agua sucia de la bañera,.
donde las sales perfumadas se convertían en una sopa de chinos, las
cucarachas voladoras que se metían entre las sábanas,. los caminos de ratones y
de hormigas, las arañas que amanecían pataleando en el vaso de agua sobre la
mesita de noche,. las gallinas insolentes que ponían huevos en los zapatos y se
cagaban en la ropa blanca del armario. Cuando cambió el clima, tuvo nuevas
calamidades que lamentar, el lodazal del patio, los días más cortos, a las cinco
estaba oscuro y no había nada más que hacer,. aparte de enfrentar la larga
noche solitaria, el viento y el resfrío, que ella combatía con cataplasmas de
eucalipto, sin poder evitar que se contagiaran unos a otros en una cadena sin
fin. Estaba harta de luchar contra los elementos sin más distracción que ver
crecer a Blanca,. que parecía un antropófago, como decía jugando con ese
chiquillo sucio, Pedro Tercero, que era el colmo que la niña no tuviera alguien
de su clase con quien mezclarse,. estaba adquiriendo malos modales, andaba
con las mejillas chapatozas y costrones secos en las rodillas, «miren como
habla, parece un indio, estoy cansada de quitarle piojos de la cabeza y ponerle
azul de metileno en la sarna». A pesar de sus murmuraciones, conservaba su
rígida dignidad, su moño inalterable, su blusa almidonada y el manojo de
llaves colgando de la cintura,. nunca sudaba, no se rascaba y mantenía siempre
su tenue aroma de lavanda y limón. Nadie pensaba que algo pudiera alterar su
autocontrol, hasta un día en que sintió picor en la espalda. Era una picazón tan
fuerte, que no pudo evitar rascarse con disimulo pero nada podía aliviarla. Por
último fue al baño y se quitó el corsé, que aun en los días de mayor trabajo,
llevaba puesto. Al soltar las tiras cayó al suelo un ratón aturdido que había
estado allí toda la mañana procurando inútilmente reptar hacia la salida,. entre
las barbas duras de la faja y la carne oprimida de su dueña. Férula tuvo la
primera crisis de nervios de su vida. A sus gritos acudieron todos y la
encontraron metida dentro de la bañera,. lívida de terror y todavía medio
desnuda, dando alaridos de maníaca y señalando con un dedo trémulo al
pequeño roedor,. que se ponía trabajosamente en pie y procuraba avanzar hacia
un lugar seguro. Esteban dijo que era la menopausia y que no había que
hacerle caso. Tampoco le hicieron caso cuando tuvo el segundo ataque. Era el
cumpleaños de Esteban. Amaneció un domingo asoleado y había mucha
agitación en la casa, porque por primera vez iban a dar una fiesta en Las Tres
Marías, desde los días olvidados en que doña Ester era una muchachita.
Invitaron a varios parientes y amigos, que hicieron el viaje en tren desde la
capital, y a todos los terratenientes de la zona, sin olvidar a los notables del
pueblo. Con una semana de anticipación prepararon el banquete:. media res
asada en el patio, pastel de riñones, cazuela de gallina, guisos de maíz, torta de
manjar blanco y lúcumas y los mejores vinos de la cosecha. A mediodía
comenzaron a llegar los invitados en coche o a caballo y la gran casa de adobe
se llenó de conversaciones y risas. Férula se distrajo un momento para correr
al baño,. uno de esos inmensos baños de la casa donde el excusado quedaba al
medio de la pieza, rodeado de un desierto de cerámicas blancas. Estaba
instalada en aquel asiento solitario como un trono, cuando se abrió la puerta y
entró uno de los invitados,. nada menos que el alcalde del pueblo,
desabrochándose la bragueta y algo achispado con el aperitivo. Al ver a la
señorita se quedó paralizado de confusión y sorpresa y cuando pudo
reaccionar,. lo único que se le ocurrió fue avanzar con una sonrisa torcida,
cruzar toda la habitación, extender la mano y saludarla con una venia.
—Zorobabel Blanco Jamasmié, a sus gratas órdenes —se presentó.
«¡Por Dios! Nadie puede vivir entre gentes tan rústicas. Si quieren se
quedan ustedes en este purgatorio de incivilizados, lo que es yo, me vuelvo a
la ciudad, quiero vivir como cristiana, como he vivido siempre», exclamó
Férula cuando pudo hablar del asunto sin ponerse a llorar. Pero no se fue. No
quería separarse de Clara, había llegado a adorar hasta el aire que ella
exhalaba y aunque ya no tenía ocasión de bañarla y dormir con ella,. procuraba
demostrarle su ternura con mil pequeños detalles a los cuales dedicaba su
existencia. Aquella mujer severa y tan poco complaciente consigo misma y
con los demás,. podía ser dulce y risueña con Clara y a veces, por extensión,
también con Blanca. Sólo con ella se permitía el lujo de ceder ante su
desbordante deseo de servir y de ser amada, con ella podía manifestar, aunque
fuera solapadamente, los más secretos y delicados anhelos de su alma. A lo
largo de tantos años de soledad y tristeza había ido decantando las emociones
y limpiando los sentimientos, hasta reducirlos a unas pocas terribles y
magníficas pasiones, que la ocupaban por completo. No tenía capacidad para
las pequeñas turbaciones, para los rencores mezquinos, las envidias
disimuladas, las obras de caridad, los cariños desteñidos, la cortesía amable o
las consideraciones cotidianas. Era uno de esos seres nacidos para la grandeza
de un solo amor, para el odio exagerado, para la venganza apocalíptica y para
el heroísmo más sublime,. pero no pudo realizar su destino a la medida de su
romántica vocación, y éste transcurrió chato y gris, entre las paredes de un
cuarto de enferma, en míseros conventillos, en tortuosas confesiones, donde
esa mujer grande, opulenta, de sangre ardiente, hecha para la maternidad, para
la abundancia, la acción y el ardor, se fue consumiendo. En esa época tenía
alrededor de cuarenta y cinco años, su espléndida raza y sus lejanos
antepasados moriscos, la mantenían tersa,. con el pelo todavía negro y sedoso,
con un solo mechón blanco en la frente, el cuerpo fuerte y delgado y el andar
resuelto de la gente sana, sin embargo, el desierto de su vida le daba un
aspecto mucho mayor. Tengo un retrato de Férula tomado en esos años,
durante un cumpleaños de Blanca. Es una vieja fotografía color sepia,
desteñida por el tiempo, donde, sin embargo, aún se la puede ver con claridad.
Era una regia matrona, pero tenía un rictus amargo en el rostro que delataba su
tragedia interior. Probablemente esos años junto a Clara fueron los únicos
felices para ella, porque sólo con Clara pudo intimar. Ella fue la depositaria de
sus más sutiles emociones y a ella pudo dedicar su enorme capacidad de
sacrificio y veneración. Una vez se atrevió a decírselo y Clara escribió en su
cuaderno de anotar la vida, que Férula la amaba mucho más de lo que ella
merecía o podía retribuir. Por ese amor desmesurado, Férula no quiso irse de
Las Tres Marías ni siquiera cuando cayó la plaga de las hormigas,. que empezó
con un ronroneo en los potreros, una sombra oscura que se deslizaba con
rapidez comiéndose todo, las mazorcas, los trigales, la alfalfa y la maravilla.
Las rociaban con gasolina y les prendían fuego, pero reaparecían con nuevos
bríos. Pintaban con cal viva los troncos de los árboles,. pero ellas subían sin
detenerse y no respetaban peras, manzanas ni naranjas, se metían en la huerta
y acababan con los melones, entraban en la lechería y la leche amanecía agria
y llena de minúsculos cadáveres,. se introducían en los gallineros y se
devoraban a los pollos vivos, dejando un desperdicio de plumas y unos
huesitos de lástima. Hacían caminos dentro de la casa, entraban por las
cañerías, se apoderaban de la despensa,. todo lo que se cocinaba había que
comérselo al instante, porque si quedaba unos minutos sobre la mesa, llegaban
en procesión y se lo zampaban. Pedro Segundo García las combatió con agua
y fuego y enterró esponjas empapadas en miel de abejas,. para que se juntaran
atraídas por el dulce y poderlas matar a mansalva, pero todo fue inútil. Esteban
Trueba se fue al pueblo y regresó cargado con pesticidas de todas las marcas
conocidas, en polvo, en líquido y en píldoras y echó tanto por todos lados,. que
no se podían comer las verduras porque daban retorcijones de barriga. Pero las
hormigas siguieron apareciendo y multiplicándose, cada día más insolentes y
decididas. Esteban se fue otra vez al pueblo y puso un telegrama a la capital.
Tres días después desembarcó en la estación míster Brown, un gringo enano,
provisto de una maleta misteriosa,. que Esteban presentó como técnico agrícola
experto en insecticidas. Después de refrescarse con una jarra de vino con
frutas, desplegó su maleta sobre la mesa. Extrajo un arsenal de instrumentos
nunca vistos y procedió a coger una hormiga y observarla detenidamente con
un microscopio.
—¿Qué le mira tanto, míster, si son todas iguales? —dijo Pedro Segundo
García.
El gringo no le contestó. Cuando acabó de identificar la raza, el estilo de
vida, la ubicación de sus madrigueras, sus hábitos y hasta sus más secretas
intenciones,. había pasado una semana y las hormigas se estaban metiendo en
las camas de los niños,. se habían comido las reservas de alimento para el
invierno y comenzaban a atacar a los caballos y a las vacas. Entonces míster
Brown explicó que había que fumigarlas con un producto de su invención que
volvía estériles a los machos,. con lo cual dejaban de multiplicarse y luego
debían rociarlas con otro veneno, también de su invención,. que provocaba una
enfermedad mortal en las hembras, y eso, aseguró, acabaría con el problema.
—¿En cuánto tiempo? —preguntó Esteban Trueba que de la impaciencia
estaba pasando a la furia.
—Un mes —dijo míster Brown.
—Para entonces ya se habrán comido hasta los humanos, míster—dijo
Pedro Segundo García—. Si me lo permite, patrón, voy a llamar a mi padre.
Hace tres semanas que me está diciendo que él conoce un remedio para la
plaga. Yo creo que son cosas de viejo, pero no perdemos nada con probar.
Llamaron al viejo Pedro García, que llegó arrastrando sus pies, tan oscuro,
empequeñecido y desdentado,. que Esteban se sobresaltó al comprobar el paso
del tiempo. El viejo escuchó con el sombrero en la mano, mirando el suelo y
masticando el aire con sus encías desnudas. Después pidió un pañuelo blanco,
que Férula le trajo del armario de Esteban, y salió de la casa, cruzó el patio y
se fue derecho al huerto,. seguido por todos los habitantes de la casa y por el
enano extranjero,. que sonreía con desprecio, ¡estos bárbaros, oh God!. El
anciano se encuclilló con dificultad y comenzó a juntar hormigas. Cuando
tuvo un puñado, las puso dentro del pañuelo, anudó las cuatro puntas y metió
el atadito en su sombrero.
—Les voy a mostrar el camino, para que se vayan, hormigas, y para que se
lleven a las demás —dijo.
El viejo se subió en un caballo y se fue al paso murmurando consejos y
recomendaciones para las hormigas, oraciones de sabiduría y fórmulas de
encantamiento. Lo vieron alejarse rumbo al límite de la propiedad. El gringo
se sentó en el suelo a reírse como un enajenado,. hasta que Pedro Segundo
García lo sacudió.
—Vaya a reírse de su abuela, míster, mire que el viejo es mi padre —le
advirtió.
Al atardecer regresó Pedro García. Desmontó lentamente, dijo al patrón
que había puesto a las hormigas en la carretera y se fue a su casa. Estaba
cansado. A la mañana siguiente vieron que no había hormigas en la cocina,
tampoco en la despensa,. buscaron en el granero, en el establo, en los
gallineros, salieron a los potreros, fueron hasta el río, revisaron todo y no
encontraron una sola, ni para muestra. El técnico se puso frenético.
—¡Tener que decirme cómo hacer eso! —clamaba.
—Hablándoles, pues, míster. Dígales que se vayan, que aquí están
molestando y ellas entienden —explicó Pedro García, el viejo.
Clara fue la única que consideró natural el procedimiento. Férula se aferró
a eso para decir que se encontraban en un hoyo, en una región inhumana,
donde no funcionaban las leyes de Dios ni el progreso de la ciencia,. que
cualquier día iban a empezar a volar en escobas, pero Esteban Trueba la hizo
callar: no quería que le metieran nuevas ideas en la cabeza a su mujer. En los
últimos días Clara había vuelto a sus quehaceres lunáticos,. a hablar con los
aparecidos y a pasar horas escribiendo en los cuadernos de anotar la vida.
Cuando perdió interés por la escuela, el taller de costura o los mítines
feministas y volvió a opinar que todo era muy bonito, comprendieron que otra
vez estaba encinta.
—¡Por culpa tuya! —gritó Férula a su hermano.
—Eso espero —contestó él.
Pronto fue evidente que Clara no estaba en condiciones de pasar el
embarazo en el campo y parir en el pueblo,. así es que organizaron el regreso a
la capital. Eso consoló un poco a Férula, que sentía la preñez de Clara como
una afrenta personal. Ella viajó antes con la mayor parte del equipaje y los
sirvientes,. para abrir la gran casa de la esquina y preparar la llegada de Clara.
Esteban acompañó días después a su mujer y a su hija de vuelta a la ciudad y
nuevamente dejó a Las Tres Marías en manos de Pedro Segundo García,. que
se había convertido en el administrador, aunque no por ello ganaba más
privilegio, sólo más trabajo.
El viaje de Las Tres Marías a la capital terminó de agotar las fuerzas de
Clara. Yo la veía cada vez más pálida, asmática, ojerosa. Con el bamboleo de
los caballos y después con el del tren, el polvo del camino y su natural
tendencia al mareo,. iba perdiendo las energías a ojos vistas y yo no podía
hacer mucho por ayudarla, porque cuando estaba mal prefería que no le
hablaran. Al bajarnos en la estación tuve que sostenerla, porque le flaqueaban
las piernas.
—Creo que me voy a elevar —dijo.
—¡Aquí no! —le grité espantado ante la idea de que saliera volando por
encima de las cabezas de los pasajeros en el andén.
Pero ella no se refería concretamente a la levitación, sino a subir a un nivel
que le permitiera desprenderse de la incomodidad, del peso de su embarazo y
de la profunda fatiga que se le estaba metiendo en los huesos. Entró en otro de
sus largos períodos de silencio, creo que le duró varios meses,. durante los
cuales se servía de la pizarrita, como en los tiempos de la mudez. En esa
ocasión no me alarmé, porque supuse que recuperaría la normalidad como
había ocurrido después del nacimiento de Blanca y, por otra parte,. había
llegado a comprender que el silencio era el último inviolable refugio de mi
mujer, y no una enfermedad mental, como sostenía el doctor Cuevas. Férula la
cuidaba de la misma forma obsesiva como antes cuidaba a nuestra madre,. la
trataba como si fuera una inválida, no quería dejarla nunca sola y había
descuidado a Blanca,. que lloraba todo el día porque quería regresar a Las Tres
Marías. Clara deambulaba como una sombra gorda y callada por la casa,. con
un desinterés budista por todo lo que la rodeaba. A mí ni siquiera me miraba,
pasaba por mi lado como si yo fuera un mueble y cuando le dirigía la palabra
se quedaba en la luna, como si no me oyera o no me conociera. No habíamos
vuelto a dormir juntos. Los días ociosos en la ciudad y la atmósfera irracional
que se respiraba en la casa me ponían los nervios de punta. Procuraba
mantenerme ocupado, pero no era suficiente: estaba siempre de mal humor.
Salía todos los días a vigilar mis negocios. En esa época empecé a especular
en la Bolsa de Comercio y pasaba horas estudiando los altibajos de los valores
internacionales,. me dediqué a invertir plata, a armar sociedades, a las
importaciones. Pasaba muchas horas en el Club. También comencé a
interesarme en la política y hasta entré en un gimnasio,. donde un gigantesco
entrenador me obligaba a ejercitar unos músculos que no sospechaba que tenía
en el cuerpo. Me habían recomendado que me diera masajes, pero nunca me
gustó eso: detesto que me toquen manos mercenarias. Pero nada de todo
aquello podía llenarme el día, estaba incómodo y aburrido,. quería volver al
campo, pero no me atrevía a dejar la casa, donde a todas luces se necesitaba la
presencia de un hombre razonable entre esas mujeres histéricas. Además,
Clara estaba engordando demasiado. Tenía una barriga descomunal que apenas
podía sostener en su frágil esqueleto. Le daba pudor que la viera desnuda, pero
era mi mujer y yo no iba a permitir que me tuviera vergüenza. La ayudaba a
bañarse, a vestirse, cuando Férula no se me adelantaba, y sentía una pena
infinita por ella, tan pequeña y delgada, con esa monstruosa panza,
acercándose peligrosamente al momento del parto. Muchas veces me desvelé
pensando que se podía morir al dar a luz y me encerraba con el doctor Cuevas
a discutir la mejor forma de ayudarla. Habíamos acordado que si las cosas no
se presentaban bien, era mejor hacerle otra cesárea,. pero yo no quería que la
llevaran a una clínica y él se negaba a practicarle otra operación como la
primera en el comedor de la casa. Decía que no había comodidades, pero en
esos tiempos las clínicas eran un foco de infecciones y allí eran más los que
morían que los que salvaban.
Un día, faltando poco para la fecha del parto, Clara descendió sin previo
aviso de su refugio brahmánico y volvió a hablar. Quiso una taza de chocolate
y me pidió que la llevara a pasear. El corazón me dio un vuelco. Toda la casa se
llenó de alegría, abrimos champán,. hice poner flores frescas en todos los
jarrones, le encargué camelias, sus flores preferidas y tapicé con ellas su
cuarto, hasta que le empezó a dar asma y tuvimos que sacarlas rápidamente.
Corrí a comprarle un broche de diamantes a la calle de los joyeros judíos.
Clara me lo agradeció efusivamente, lo encontró muy bonito, pero nunca se lo
vi puesto. Supongo que habrá ido a parar a algún lugar impensado donde lo
puso y luego lo olvidó,. como casi todas las alhajas que le compré a lo largo de
nuestra vida en común. Llamé al doctor Cuevas, quien se presentó con el
pretexto de tomar el té, pero en realidad venía a examinar a Clara. Se la llevó a
su habitación y después nos dijo a Férula y a mí que si bien parecía curada de
su crisis mental,. había que prepararse para un alumbramiento difícil, porque el
niño era muy grande. En ese momento entró Clara al salón y debe de haber
oído la última frase.
—Todo saldrá bien, no se preocupen —dijo.