PEREGRINAGGIO DI TRE GIOVANI FIGLIUOLI DEL RE DI SERENDIPPO - PROEMIO
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VAGABONDAGES DE TROIS JEUNES FILS DU ROI DE SERENDIP - PREFACE.

Loué soit toujours le Seigneur Dieu, architecte des sept Cieux, des quatre éléments, et de toutes chose apparaissant sur la terre, créateur de l'homme, animal à tout autre supérieur, non seulement par l'intelligence, par laquelle il doit contempler la divinité, mais encore par la langue, avec laquelle il peut rendre grâce des bienfaits reçus, don de la foi Me trouvant, moi Christophoro Armeno pauvre pêcheur de la ville de Tabriz, dans mon pays, j'entendis par plusieurs parler du grand nombre d'hommes nobles et de grand talent peuplant le pays des Francs,ce qui pouvait facilement se comprendre en considération des belles et merveilleuses choses qu'on y rencontrait. D'où il me vint grand désir de voir un tel pays, qui était principalement sujet de rois Chrétiens, où j'aurais pu connaître les rites de la religion de Jésus et les coutumes des princes, ce que, chrétien moi-même, je désirai toujours ardemment. Donc, avec l'aide de Notre-Seigneur, je me suis dirigé vers la Franchia et le premier endroit que j'ai atteint était la ville de Venise, et parce que dans le monde entier il ne se trouve aucune autre ville comme celle-ci, on la croit faite de la main du Seigneur, et de nulle autre manière. Elle est située sur la mer, et vous pouvez y aller et dans chaque partie de celui-ci sur terre, et d'ici vous pouvez vous y rendre au moyen de bateaux découverts, appelés gondoles, qui vous emmènent où vous voulez. Les palais et résidences ont généralement deux entrées, l'une l'une donnant sur l'eau, où toutes les choses dont la famille a besoin arrivent par bateaux, l'autre est sur la route, où chacun entre et va comme il lui plaît. Dans cette ville on ne voit aucun autre animal, que des hommes et des femmes de belle prestance et à la stature avantageuse, alors que dans nos villes les ânes et les chameaux nous importunent incroyablement par leurs déambulations continuelles. Les rues sont très propres, et pavées. On y voit de nombreuses églises et de très beaux palais de grande valeur. On y trouve également de nombreux hôpitaux, où hommes et femmes vivent séparés ; ils sont tous admirablement traités : ils ont leur linge bien blanc et leurs médecins qui assurent un soin constant aux malades qui sont pourvus de tout. Ici on fait bonne justice, aucun outrage n'est tolérée envers personne, et chacun s'efforce, autant qu'il le peut, d'obéir au commandement de Dieu. On vit selon les lois, et ceux qui administrent la justice sont des hommes savants doués d'une grande bonté. On y dispose en outre de nombreuses chambres où sont logés les étrangers pauvres sans aucun enfermement. Ce dont je peux amplement témoigner moi qui occupe en continu depuis trois ans une pièce qui me convient sans avoir rien à débourser. Je ne me souviens pas d'être jamais arrivé dans une ville plus charitable ni plus compatissante envers les pauvres. Amoureux de si beaux comportements et usages, j'ai complètement oublié mon pays, et si quelque fois l'idée d'y retourner me traverse l'esprit, il semble qu'aussitôt mon génie m'en dissuade. Ayant constaté qu'ici les hommes de toutes professions sont très instruits, pour les multiples gentillesses que j'ai reçues dans leur ville, j'ai voulu pour leur distraction traduire avec l'aide d'un ami très cher de ma langue en italien un vagabondage de trois jeunes fils du Roi de Serendip ; je me plais à croire que sa beauté lui donne de nombreux lecteurs à divertir et j'espère en acquérir leurs bonnes grâces.
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PEREGRINAGGIO DI TRE GIOVANI FIGLIUOLI DEL RE DI SERENDIPPO - PROEMIO.
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Le strade sono nettissime, et mattonate.
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Molte chiese, et bellissimi palagi, et di gran valore vi si veggono.
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Donovi oltre di ciò molte stanze, dove senza alcuna prigione i poveri forastieri sono alloggiati.
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by markvanroode 5 years, 8 months ago

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Le texte sera téléchargé dans les sections avec les titres ci-dessous:

IMPRIMATUR (en Latin)

DEDICA

PROEMIO

I - PROLOGO

II - LUNEDI

III - MARTEDI

IV - MERCOLEDI

V - GIOVEDI

VI - VENERDI

VII - SABATO

VIII - DOMENICA

by markvanroode 5 years, 8 months ago

PEREGRINAGGIO DI TRE GIOVANI FIGLIUOLI DEL RE DI SERENDIPPO - PROEMIO.

LODATO sia sempre il signor Iddio, creatore di sette Cieli, di quattro elementi, et di ciascuna altra cosa, che sopra la terra si vede, fattore dell'huomo, animale à tutti gli altri superiore, à cui non solo dell'intelletto, col quale havesse la divinità sua à contemplare, ma della lingua ancora, con che gli potesse del ricevuto beneficio gratie rendere, fede dono. Ritrovandomi io povero peccatore Christophoro Armeno della città di Tauris nel paese mio, udì più fiate da diversi à ragionare, nelle parti di Franchi gran numero d'huomini nobile, et alto ingegno dotati ritrovarsi, il che dalle belle, et maravigliose cose, che presso di loro si ritruovano, agevolmente si potea comprendere. Ond'io entrai in grandissimo disiderio di vedere cotal paese, essendo massimamente à Christiani soggetto, dove i riti della religione di Giesu, et i costumi di prencipi harrei potuto conoscere, il che, essend'io Christiano sempre sommamente disiderai. Onde coll'aiuto del signor Dio nella Franchia aviatomi, il primo luogo, dov'io capitai, fu la città di Venetia, la quale, perciò che nel mondo tutto niun'altra ad essa simile non si ritruova, credesi, che colla mano del Signore, et non d'altri da principio sia stata fabricata. Ella è nel mare situata, et in ogni sua parte per terra, et per de qua vi si può andare: percio che sempre alcune barche scoperte, che si chiamano gondole, si ritruovano, le quai dovunque l'huomo vuole lo conducono. I palagi et habitationi per la maggior parte hanno due porte, una è sopra l'acqua, per dove tutte le cose alla famiglia necessarie colle barche si conducono, l'altra è sopra la strada, per dove ciascuno entra, et esce à piacer suo. In questa città altri animali, che huomini et donne di bellissima forma, et statura non si veggono, ove nelle nostre gl'asini, et cameli caminando di continuo incredibil molestia ci sogliono dare. Le strade sono nettissime, et mattonate. Molte chiese, et bellissimi palagi, et di gran valore vi si veggono. Sonovi anco molti hospitali, né quali gl'huomini dalle donne separatamente habitano; et sono tutti mirabilmente serviti: hanno i suoi panni bianchissimi, et i suoi medici, che de gl'infermi hanno continua cura, i quali di ciascuna cosa sono sovenuti. Quivi si fa gran giustitia, ne si comporta, che ad alcuno sia fatta ingiuria, et sforzasi ciascheduno, quanto può, di essequire il commandamento di Dio. Vivesi sotto le leggi, et quelli, che ministrano la giustitia, sono huomini di molto sapere, et di gran bontà dotati. Donovi oltre di ciò molte stanze, dove senza alcuna prigione i poveri forastieri sono alloggiati. Di che ne posso fare io ampla fede, il quale per lo spacio di tre anni sono in una stanza allo stato mio convenevole senza pagamento alcuno continuvamente dimorato. Ne in alcuna altra città, la quale più elemosinaria, ne più verso i poveri compassionevol sia, mi ricorda d'essere mai capitato. Ond'io di si bei costumi, et riti innamorato, del paese mio del tutto iscordatomi, se pure alcuna volta mi casca nel pensiero di ritornarvi, pare, che incontanente da ciò il genio mio mi ritragga. Quivi havendo io conosciuti gl'huomini in ogni professione molto studiosi, per le molte cortesie, ch'io ho nella città loro ricevute, ho voluto per loro diletto coll'aiuto d'uno carissimo amico mio dalla lingua mia nell'Italiana uno peregrinaggio di tre giovani figlioli del Re di Serendippo traportare: il quale perché io mi fo à a credere, che per la bellezza sua habbia molto i lettori à dilettare, spero di doverne della buona loro gratia far'acquisto.