La vera ideologia che muove i talebani
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Emanuel Pietrobon - IL GIORNALE.
18 Août 2021.

Les talibans sont revenus au pouvoir après vingt ans et, à moins d'inversions de tendance radicales, une nouvelle phase historique a commencé pour l'Afghanistan, l'Asie Centrale et l'Eurasie. Une phase qui selon certains pourrait être caractérisée par un retour de l'instabilité liée au terrorime des années deux mille - l'époque de la Guerre contre la Terreur - mais qui, selon d'autres, pourrait réserver de grosses surprises - entre autres une stabilisation du théâtre afghan de nature à catalyser la matérialisation des rêves euro-asiatiques de la Russie et de la Chine et, donc, à accélérer la multipolarisation du système international.

Les événements du proche avenir donneront raison aux premiers ou aux seconds, c'est-à-dire à ceux qui craignent les talibans où à ceux qui se félicitent de leur montée, mais entre temps, nous disposons déjà de certains éléments permettant la formulation d'un pronostic. Nous savons, par exemple, que les talibans de Hibatullah Akhundzada ne recherchent nullement leur propre mise à l'écart, mais au contraire la reconnaissance internationale. Et nous savons qu'ils souhaitent obtenir cette légitimité qui leur fait défaut de plusieurs façons: amnistie générale pour leurs concitoyens qui ont collaboré avec l'Alliance Atlantique, ouverture aux investissements étrangers, inauguration d'un processus de réconciliation nationale et, enfin et surtout, instauration d'un régime politique (très) conservateur mais non intégriste.

Répétons-le, les événements du futur proche confirmeront ou non la validité des annonces des talibans 2.0 - qui semblent plus "social" c' est à dire actifs sur le net pour la promotion de leur image - mais une chose est sûre et certaine : ils sont et resteront des pragmatiques, ils sont et resteront la principale manifestation de la géopolitique pakistanaise et ils sont et resteront les porte-parole d'une force sociale assez nombreuse et représentative du kaléidoscope afghan - on ne pourrait pas expliquer autrement l'échec de l'Occident dans sa tentetive d'offrir aux Afghans une alternative crédible aux étudiants caraniques -, dont les origines réelles remontent au Grand Jeu - Dost Mohammed Khan - dont les valeurs tiennent au code de l'honneur des Pashtuns (pashtunwali) et dont l'interprétation de l'Islam est enracinée dans l'enseignement de l'école Deobandi.

La vie des Pashtun.

Les tribus qui peuplent les régions sauvages et montagneuses de l'Afghanistan vivent de sentences et de proverbes : ils sont leur pain quotidien, un de leurs principaux moyens pour exprimer sentiments, émotions et pensées. Et si l'on veut comprendre cet éternel puzzle sans solution qu'est l'Afghanistan, il n'est que d'étudier les façons de parler des peuples qui l'habitent, et en particulier des Pashtuns.

Car les Pachtounes forment le groupe ethnique prédominant en Afghanistan. Ce sont les Pachtounes qui, irréductibles, indomptables, combatifs et fiers, sont au centre des chroniques des conquérants européens depuis l'époque d'Alexandre le Grand. Et ce sont les Pachtounes qui trouvent, dit-on toujours un chemin, même lorsqu’ils sont arrivés au sommet d’une montagne escarpée, et portent toujours avec eux une épée pour défendre l’honneur de l’islam et de leurs frères.

Il est essentiel de pénétrer dans l’esprit et le cœur des Pachtounes: le mouvement taliban est en effet une manifestation politico-religieuse qui appartient largement à l’univers pachtoune, comme en témoignent l’identité ethnique, les valeurs, le système organisationnel et la foi de ceux qui en font partie. Car les talibans, tout comme les Pachtounes, croient au pashtounwali (la voie des Pachtounes, également connu sous le nom de code de vie) – bien qu’ils l’aient déformé et instrumentalisé selon leur propre agenda -, ils se réunissent en jirga (l’assemblée des anciens), respectent les chefs tribaux (khan) et pratiquent une forme hétérodoxe de l’islam (déobandi).

Le pashtunwali, à certains points de vue, rappelle l’ancien code d’honneur albanais, le Kanun, et repose sur treize piliers, dont trois sont considérés comme fondamentaux. Les trois piliers fondamentaux sont l'hospitalité envers le visiteur (melmastia), l'octroi de la protection et la reddition honorable aux ennemis qui le demandent (nanawatai) et la vengeance par le sang (nyaw aw Badal), qui ne connaît ni limites ni répit.

Les dix autres piliers, que le temps a rendu aussi importants que les trois premiers, sont le devoir de courage face aux envahisseurs (turah), la loyauté envers la famille, les amis et la tribu (wapa), le respect de son prochain et de la Création (khegara), le respect de soi-même et de sa famille (pat aw Wyar), la défense de l'honneur des femmes (namus) et des faibles (nang), l'esprit chevaleresque (merana), la défense des coutumes et des traditions (hewad), la résolution des conflits par l'arbitrage (jirga) et la loyauté inébranlable envers Dieu (groh).

Le groh explique, par exemple, pourquoi les talibans sont opposés à toute forme de sécularisation et d'éviction du sacré de la vie publique. Le nanawatai, quant à lui, explique pourquoi les étudiants en religion ont gracié les policiers, les soldats et les agents gouvernementaux qui ont déposé les armes et changé de camp au premier (et unique) avertissement. Et le turah est le pilier qui, depuis l'époque d'Alexandre le Grand, a poussé les Pachtounes à défendre leur terre avec un sens de l'abnégation plus unique que rare.

Le terrible nyaw aw Badal, en revanche, est le pivot qui légitime toutes les brutalités que les talibans ont coutume de commettre contre les ennemis qui ne se rendent pas ou ne renient pas leurs croyances : des lapidations aux pendaisons, et de la torture aux viols. Le nyaw aw Badal est la raison pour laquelle le dernier président de la République démocratique d'Afghanistan a été écorché vif, sans aucune pitié, puis pendu en plein centre de Kaboul. Le nyaw aw Badal est la raison pour laquelle des hordes d'Afghans tentent de quitter le pays et pour laquelle de nombreuses autres personnes, là où il n'y a ni caméras ni témoins, sont exécutées sur ordre des tribunaux talibans.

La religion des Talibans.

Le Pachtoune, le redoutable berger-guerrier qui, au cours des siècles, a vaincu les Macédoniens, les Britanniques, les Soviétiques et les Américains, transformant l'Afghanistan en cimetière des empires, vit non seulement en respectant les règles non écrites du Pashtunwali, mais aussi en observant strictement les préceptes des imams et des oulémas de l'école Deobandi.

Le déobandisme est né à l'époque du Grand Jeu dans l'Inde actuelle. Les fondateurs, parmi lesquels Fazlur Rahman Usmani, Mehtab Ali, Nehal Ahmad, Muhammad Qasim Nanautavi et Sayyid Muhammad Abid, pensaient que la colonisation britannique du sous-continent conduirait à un processus de décadence des mœursaboutissant à une désislamisation totale. Un scénario auquel les musulmans indiens ne pouvaient échapper que d'une seule manière : en créant un nouvel islam, plus rigide, plus pur, plus ethnocentré et, surtout, plus anti-impérialiste.

Ce type d'islam, conçu pour résister à la colonisation civilisatrice des occupants britanniques, devait être forgé au sein de l'école Darul Uloom Deoband - établie à Deoband, dans l'Uttar Pradesh, en 1866 - dont il tire son nom. Influencé par le hanafisme, le maturidisme et les pratiques dérivées du soufisme, le déobandisme a historiquement invité les fidèles à vivre l'islam comme les purs ancêtres (al-salaf al-ṣāliḥīn) - à l'instar du wahhabisme - et a connu une première phase d'expansion, qui a duré jusqu'au premier quart du XXe siècle, le menant entre La Mecque et Kuala Lumpur.

Le facteur ethnocentrique, l'accent mis sur le retour aux origines et le rôle central de l'approche anti-impérialiste ont cependant pris le dessus sur l'universalisme et la modération, pour aboutir finalement une radicalisation de l' intéressante et curieuse école de pensée qu'est (ou était ?) le déobandisme.

La radicalisation des enseignements déobandi est un phénomène qui a précédé et, en partie, accompagné l'émergence de la question afghane, et donc des moudjahidines et des talibans. Car si à l'époque de la fondation, l'ennemi était représenté par les Britanniques, avec l'avancée de la guerre froide, ils seraient remplacés par l'Union Soviétique. Et les musulmans les moins conciliants envers l'impérialisme, en 1979 comme en 1866, trouveraient dans le déobandisme un point d'ancrage auquel s'accrocher pour résister à la force écrasante de la massification et défendre leur foi et leur ethnie.

En fin de compte, les Talibans ont réussi à surmonter l'obstacle imposant de la fragmentation ethno-tribale de l'Afghanistan en s'appuyant sur le pouvoir adhésif des deux ciments que sont la culture (pachtounwali) et la religion (déobandi). Deux ciments qui leur ont d'abord permis de légitimer l'établissement d'un émirat aussi fermé (pachtoune) qu'ouvert (islamique), puis de survivre pendant les années de l'occupation euro-américaine, en prospérant et en se multipliant dans les montagnes et les zones rurales, d'où ils ont patiemment préparé la reconquête de tout le pays.
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Emanuel Pietrobon - IL GIORNALE.
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La via dei pashtun.
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Perché sono i pashtun il gruppo etnico predominante dell’Afghanistan.
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La fede dei Talebani.
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Il deobandismo nasce all’epoca del Grande Gioco nell’attuale India.
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il deobandismo.
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Emanuel Pietrobon - IL GIORNALE.
18 Agosto 2021.

I talebani sono tornati al potere dopo vent’anni e per l’Afghanistan, l’Asia centrale e l’Eurasia, a meno di radicali inversioni di tendenza, ha inizio una nuova fase storica. Una fase che secondo alcuni potrebbe essere contraddistinta da un ritorno all’instabilità di stampo terroristico dei primi anni Duemila – l’epoca della Guerra al Terrore – ma che, secondo altri, potrebbe riservare delle grandi ed imprevedibili sorprese – tra le quali una stabilizzazione del teatro afghano funzionale a catalizzare la materializzazione dei sogni eurasiatistici di Russia e Cina e, dunque, ad accelerare la multipolarizzazione del sistema internazionale.

Saranno gli eventi del prossimo futuro a dare ragione ai primi o ai secondi, cioè a coloro che temono i talebani o a coloro che si felicitano della loro ascesa, ma alcuni elementi utili alla formulazione di un pronostico, nel frattempo, già li possediamo. Sappiamo, ad esempio, che i talebani di Hibatullah Akhundzada non sono alla ricerca dell’autoemarginazione, ma del riconoscimento internazionale. E sappiamo che vorrebbero ottenere quella legittimità di cui oggi sono privi in una varietà di modi: amnistia generale per i concittadini che hanno lavorato con l’Alleanza Atlantica, apertura agli investimenti dall’estero, inaugurazione di un processo di riconciliazione nazionale e, ultimo ma non meno importante, instaurazione di un regime politico che sia (molto) conservatore ma non integralista.

Di nuovo, saranno gli eventi del prossimo futuro a confermare o meno la bontà dei proclami dei Talebani 2.0 – che rispetto ai predecessori sembrano essere anche più social, cioè inclini all’utilizzo della rete per promuovere la loro immagine –, ma una cosa è sicura come l’oro: sono e restano dei pragmatici, sono e restano la manifestazione più potente della geopolitica pakistana e sono e restano i portavoce di una forza sociale piuttosto numerosa e rappresentativa della multinazione afghana – non si spiegherebbe, altrimenti, il fallimento dell’Occidente nell’offrire agli afghani una valida alternativa culturale agli studiosi del Corano –, le cui vere origini risalgono al Grande Gioco – Dost Mohammed Khan –, i cui valori attingono al codice d’onore dei pashtun (pashtunwali) e la cui interpretazione dell’Islam è radicata negli insegnamenti della scuola Deobandi.

La via dei pashtun.

Le tribù che popolano le terre selvagge e montagnose dell’Afghanistan vivono di detti e proverbi: sono il loro pane quotidiano, uno dei loro principali modi di esprimere sentimenti, emozioni e pensieri. E se si vuole comprendere quell’eterno puzzle incomponibile che è l’Afghanistan, non si deve fare altro che studiare i modi di dire dei popoli che lo abitano, in particolare dei pashtun.

Perché sono i pashtun il gruppo etnico predominante dell’Afghanistan. Sono i pashtun che, irriducibili, indomabili, pugnaci e fieri, sono al centro delle cronache dei conquistatori europei sin dai tempi di Alessandro il Grande. E sono i pashtun che, a quanto si dice, trovano sempre una via, anche quando giunti sulla cima di una montagna scoscesa, e portano sempre con sé una spada per difendere l’onore dell’islam e dei propri fratelli.

Addentrarsi nella mente e nel cuore dei pashtun è essenziale: il movimento talebano, invero, è una manifestazione politico-religiosa largamente appartenente all’universo pashtun, come mostrano e dimostrano l’identità etnica, i valori, il sistema organizzativo e la fede di coloro che ne fanno parte. Perché i talebani, proprio come i pashtun, credono nel pashtunwali (la via dei pashtun, altresì noto come il codice della vita) – pur avendolo distorto e strumentalizzato in conformità con la propria agenda –, si riuniscono nelle jirga (l’assemblea degli anziani), rispettano i capi-tribù (khan) e praticano una peculiare ed eterodossa forma di islam (deobandi).

Il pashtunwali, per certi versi, ricorda l’antico codice d’onore degli albanesi, il Kanun, e poggia su tredici pilastri, tre dei quali ritenuti fondamentali. I tre pilastri fondamentali sono l’ospitalità nei confronti del visitatore (melmastia), la concessione della protezione e della resa ai nemici che ne fanno richiesta (nanawatai) e la vendetta del sangue (nyaw aw Badal), la quale non conosce né limiti né tregua.

Gli altri dieci pilastri, che il tempo ha reso parimenti importanti ai primi tre, sono il dovere del coraggio contro gli invasori (turah), la fedeltà alla famiglia, agli amici e alla tribù (wapa), il rispetto del prossimo e del Creato (khegara), il rispetto per se stessi e la propria famiglia (pat aw Wyar), la difesa dell’onore delle donne (namus) e dei deboli (nang), la cavalleria (merana), la difesa dei costumi e delle tradizioni (hewad), la risoluzione dei conflitti attraverso l’arbitraggio (jirga) e la lealtà sempiterna ed incrollabile a Dio (groh).

Il groh spiega, ad esempio, perché i talebani siano contrari ad ogni forma di secolarizzazione ed estromissione del Sacro dalla vita pubblica. Il nanawatai, invece, esplica perché gli studiosi del Corano abbiano graziato i poliziotti, i militari e gli agenti governativi che hanno deposto le armi e cambiato casacca al primo (ed unico) avviso. E il turah è il pilastro che, sin dall’epoca di Alessandro il Grande, incoraggia i pashtun a difendere la propria terra con un senso di abnegazione più unico che raro.

Il tremendo nyaw aw Badal, invece, è il cardine che legittima tutte le brutalità che i talebani sogliono commettere nei confronti dei nemici che né si arrendono né rinnegano il loro credo: dalle lapidazioni alle impiccagioni, e dalle torture agli stupri. Il nyaw aw Badal è il motivo per cui l’ultimo presidente della Repubblica Democratica dell’Afghanistan fu scuoiato vivo, senza alcuna pietà, e poi appeso nel centro del centro di Kabul. Il nyaw aw Badal è il motivo per cui orde di afghani stanno cercando di lasciare la nazione e per cui molti altri, laddove non ci sono né telecamere né testimoni, stanno venendo giustiziati su ordine dei tribunali talebani.

La fede dei Talebani.

Il pashtun, il temibile pastore-guerriero che nei secoli ha battuto macedoni, britannici, sovietici e statunitensi, trasformando l’Afghanistan nel Cimitero degli Imperi, non vive rispettando soltanto le norme non scritte del pashtunwali, ma anche osservando rigidamente i dettami degli imam e degli ulema aderenti alla scuola Deobandi.

Il deobandismo nasce all’epoca del Grande Gioco nell’attuale India. I fondatori, tra i quali si ricordano Fazlur Rahman Usmani, Mehtab Ali, Nehal Ahmad, Muhammad Qasim Nanautavi e Sayyid Muhammad Abid, credevano che la colonizzazione britannica del subcontinente avrebbe determinato un processo di decadimento dei costumi avente quale capolinea la totale de-islamizzazione. Uno scenario al quale i musulmani indiani si sarebbero potuti sottrarre soltanto in un modo: dando vita ad un nuovo Islam, più rigido, più puro, più etno-centrico e, soprattutto, più anti-imperialistico.

Questo tipo di islam, concepito per resistere alla colonizzazione civilizzatrice degli occupanti britannici, sarebbe stato foggiato all’interno della scuola Darul Uloom Deoband – istituita a Deoband, nell’Uttar Pradesh, nel 1866 –, dalla quale ha preso il nome. Influenzato dall’hanafismo, dal maturidismo e dalle pratiche di derivazione sufi, il deobandismo ha storicamente invitato i fedeli a vivere l’Islam come i puri antenati (al-salaf al-ṣāliḥīn) – similmente al wahhabismo – e ha conosciuto un’iniziale fase espansiva, perdurata sino al primo quarto del Novecento, che lo ha condotto tra La Mecca e Kuala Lumpur.

Il fattore etnocentrico, il focus sul ritorno alle origini e la centralità dell’impostazione anti-imperialistica, però, con il tempo hanno avuto il sopravvento sull’universalismo e sulla moderatezza, finendo con il determinare una radicalizzazione di quell’interessante ed intrigante scuola di pensiero che è (o fu?) il deobandismo.

La radicalizzazione degli insegnamenti deobandi è un fenomeno che ha preceduto e, in parte, accompagnato l’emergere della questione afghana, e dunque dei mujaheddin e dei talebani. Perché se ai tempi della fondazione il Nemico era rappresentato dai britannici, con l’avanzare della guerra fredda lo sarebbe divenuta l’Unione Sovietica. E i musulmani meno accondiscendenti verso l’imperialismo, nel 1979 come nel 1866, avrebbero trovato nel deobandismo un’ancora alla quale aggrapparsi per resistere alla forza travolgente della massificazione e per difendere la loro fede e il loro ethnos.

In definitiva, i talebani hanno saputo superare l’imponente ostacolo della frammentazione etno-tribalistica dell’Afghanistan facendo leva sul potere adesivo di quei due collanti che sono la cultura (pashtunwali) e la religione (deobandi). Due collanti che gli hanno permesso dapprima di legittimare l’instaurazione di un Emirato tanto chiuso (pashtun) quanto aperto (islamico) e dipoi di sopravvivere negli anni dell’occupazione euroamericana, prosperando e riproducendosi tra le montagne e le aree rurali, dalle quali hanno preparato pazientemente la riconquista dell’intero Paese.