0% Translated
0% Upvoted
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
0 Translations, 0 Upvotes, Last Activity None
Scène IX - LE COMTE entre par le fond du théâtre, et va droit au pavillon à sa droite ; FIGARO, SUZANNE.
Le Comte, à lui-même : Je la cherche en vain dans le bois, elle est peut-être entrée ici.
Suzanne, à Figaro, parlant bas : C’est lui.
Le Comte, ouvrant le pavillon : Suzon, es-tu là dedans ?
Figaro, bas : Il la cherche, et moi je croyais…
Suzanne, bas : Il ne l’a pas reconnue.
Figaro : Achevons-le, veux-tu ?
(Il lui baise la main.)
Le Comte se retourne : Un homme aux pieds de la comtesse !… Ah ! je suis sans armes.
(Il s’avance.)
Figaro se relève tout à fait en déguisant sa voix : Pardon, madame, si je n’ai pas réfléchi que ce rendez-vous ordinaire était destiné pour la noce.
Le Comte, à part : C’est l’homme du cabinet de ce matin.
(Il se frappe le front.)
Figaro continue : Mais il ne sera pas dit qu’un obstacle aussi sot aura retardé nos plaisirs.
Le Comte, à part : Massacre ! mort ! enfer !
Figaro, la conduisant au cabinet. (Bas) Il jure. (Haut) : Pressons-nous donc, madame, et réparons le tort qu’on nous a fait tantôt, quand j’ai sauté par la fenêtre.
Le Comte, à part : Ah ! tout se découvre enfin.
Suzanne, près du pavillon à sa gauche : Avant d’entrer, voyez si personne n’a suivi.
(Il la baise au front.)
Le Comte s’écrie : Vengeance !
(Suzanne s’enfuit dans le pavillon où sont entrés Fanchette, Marceline et Chérubin.)
Scène X - LE COMTE, FIGARO.
(Le Comte saisit le bras de Figaro).
Figaro, jouant la frayeur excessive : C’est mon maître !
Le Comte le reconnaît : Ah ! scélérat, c’est toi ! Holà quelqu’un ? quelqu’un ?
Scène XI - PÉDRILLE, LE COMTE, FIGARO.
Pédrille, botté : Monseigneur, je vous trouve enfin.
Le Comte : Bon, c’est Pédrille. Es-tu tout seul ?
Pédrille : Arrivant de Séville à étripe-cheval.
Le Comte : Approche-toi de moi, et crie bien fort !
Pédrille, criant à tue-tête : Pas plus de page que sur ma main. Voilà le paquet.
Le Comte le repousse : Eh ! l’animal !
Pédrille : Monseigneur me dit de crier.
Le Comte, tenant toujours Figaro : Pour appeler. — Holà quelqu’un ! Si l’on m’entend, accourez tous !
Pédrille : Figaro et moi, nous voilà deux : que peut-il donc vous arriver ?
Scène XII - Les acteurs précédents, BRID’OISON, BARTHOLO, BASILE, ANTONIO, GRIPPE-SOLEIL ; toute la noce accourt avec des flambeaux.
Bartholo, à Figaro : Tu vois qu’à ton premier signal…
Le Comte, montrant le pavillon à sa gauche : Pédrille, empare-toi de cette porte.
(Pédrille y va.)
Basile, bas à Figaro : Tu l’as surpris avec Suzanne ?
Le Comte, montrant Figaro : Et vous tous, mes vassaux, entourez-moi cet homme, et m’en répondez sur la vie.
Basile : Ha ! Ha !
Le Comte, furieux : Taisez-vous donc ! (À Figaro, d’un ton glacé.) Mon cavalier, répondez-vous à mes questions ?
Figaro, froidement : Eh ! qui pourrait m’en exempter, monseigneur ? Vous commandez à tout ici, hors à vous-même.
Le Comte, se contenant : Hors à moi-même !
Antonio : C’est ça parler !
Le Comte reprend sa colère : Non, si quelque chose pouvait augmenter ma fureur, ce serait l’air calme qu’il affecte.
Figaro : Sommes-nous des soldats qui tuent et se font tuer pour des intérêts qu’ils ignorent ? Je veux savoir, moi, pourquoi je me fâche.
Le Comte, hors de lui : Ô rage ! (Se contenant.) Homme de bien qui feignez d’ignorer, nous ferez-vous au moins la faveur de nous dire quelle est la dame actuellement par vous amenée dans ce pavillon ?
Figaro, montrant l’autre avec malice : Dans celui-là ?
Le Comte, vite : Dans celui-ci.
Figaro, froidement : C’est différent. Une jeune personne qui m’honore de ses bontés particulières.
Basile, étonné : Ha ! Ha !
Le Comte, vite : Vous l’entendez, messieurs.
Bartholo, étonné : Nous l’entendons.
Le Comte, à Figaro : Et cette jeune personne a-t-elle un autre engagement que vous sachiez ?
Figaro, froidement : Je sais qu’un grand seigneur s’en est occupé quelque temps : mais, soit qu’il l’ait négligée, ou que je lui plaise mieux qu’un plus aimable, elle me donne aujourd’hui la préférence.
Le Comte, vivement : La préf… (Se contenant.) Au moins il est naïf : car ce qu’il avoue, messieurs, je l’ai ouï, je vous jure, de la bouche même de sa complice.
Brid’oison, stupéfait : Sa-a complice !
Le Comte, avec fureur : Or, quand le déshonneur est public, il faut que la vengeance le soit aussi.
(Il entre dans le pavillon.)
Scène XIII - Tous les acteurs précédents, hors LE COMTE.
Antonio : C’est juste.
Brid’oison, à Figaro : Qui-i donc a pris la femme de l’autre ?
Figaro, en riant : Aucun n’a eu cette joie-là.
Scène XIV - Les acteurs précédents, LE COMTE, CHÉRUBIN.
Le Comte, parlant dans le pavillon, et attirant quelqu’un qu’on ne voit pas encore : Tous vos efforts sont inutiles ; vous êtes perdue, madame, et votre heure est bien arrivée ! (Il sort sans regarder.) Quel bonheur qu’aucun gage d’une union aussi détestée…
Figaro s’écrie : Chérubin !
Le Comte : Mon page ?
Basile : Ha ! ha !
Le Comte, hors de lui (À part) : Et toujours le page endiablé ! (À Chérubin.) : Que faisiez-vous dans ce salon ?
Chérubin, timidement : Je me cachais, comme vous me l’avez ordonné.
Pédrille : Bien la peine de crever un cheval !
Le Comte : Entres-y, Antonio ; conduis devant son juge l’infâme qui m’a déshonoré.
Brid’oison : C’est madame que vous y-y cherchez ?
Antonio : L’y a, parguenne, une bonne Providence ! vous en avez tant fait dans le pays…
Le Comte, furieux : Entre donc !
(Antonio entre).
Scène XV - Les acteurs précédents, excepté ANTONIO.
Le Comte : Vous allez voir, messieurs, que le page n’y était pas seul.
Chérubin, timidement : Mon sort eût été trop cruel, si quelque âme sensible n’en eût adouci l’amertume.
Scène XVI - Les acteurs précédents, ANTONIO, FANCHETTE.
Antonio, attirant par le bras quelqu’un qu’on ne voit pas encore : Allons, madame, il ne faut pas vous faire prier pour en sortir, puisqu’on sait que vous y êtes entrée.
Figaro s’écrie : La petite cousine !
Basile : Ha ! ha !
Le Comte : Fanchette !
Antonio se retourne et s’écrie : Ah ! palsambleu, monseigneur, il est gaillard de me choisir pour montrer à la compagnie que c’est ma fille qui cause tout ce train-là !
Le Comte, outré : Qui la savait là-dedans ?
(Il veut rentrer).
Bartholo, au-devant : Permettez, monsieur le comte, ceci n’est pas plus clair. Je suis de sang-froid, moi.
(Il entre).
Brid’oison : Voilà une affaire au-aussi trop embrouillée.
Scène XVII - Les acteurs précédents, MARCELINE.
Bartholo, parlant en dedans, et sortant : Ne craignez rien, madame, il ne vous sera fait aucun mal. J’en réponds. (Il se retourne et s’écrie :) Marceline !…
Basile : Ha ! Ha !
Figaro, riant : Hé ! quelle folie ! ma mère en est ?
Antonio : À qui pis fera.
Le Comte, outré : Que m’importe à moi ? La comtesse…