en-fr  Twenty Days with Julian and Little Bunny (Part 1 of 5) Medium
Lundi 28 juillet 1851, Lenox.

À sept heures, ma femme, EPP, Una et Rosebud sont parties, me laissant Julian et moi en possession du Red Shanty. La première remarque faite par le vieux monsieur fut : — Papa, tu trouves pas ça agréable que le bébé soit parti ? Sa parfaite certitude dans ma sympathie pour ce sentiment était très étrange. — Pourquoi est-ce agréable ? Lui ai-je demandé — Car maintenant j'peux crier et crier aussi fort que j'veux ! Répondit-il.

Et durant la demi-heure qui suivit, il employa ses poumons et faillit presque fissurer la voûte céleste." Ensuite, il martela une boîte vide et sembla ravi du vacarne qu’il créait. Toutefois, au cours de la matinée, il tomba dans une profonde rêverie et sembla très pensif. Je lui demandai à quoi il pensait et il me répondit : — Oh à cause du départ de maman. Je n’aime pas être loin d’elle. Ensuite il se mit à imaginer qu'il avait trouvé des chevaux et qu'il galopait vers elle pour la ramener. En outre, il déclara qu'il aimait Una et qu'elle ne l'avait jamais dérangé.

J'ai du mal à savoir comment nous avons survécu à la matinée. Il est impossible d'écrire, de lire, de penser ou même de dormir (le jour), tant ses appels sont incessants pour une raison ou une autre ; mais c'est toujours un petit homme tellement génial et de si bonne humeur qu’il y a sans aucun doute un certain plaisir mêlé à toute la contrariété.

Dans l'après-midi, nous sommes allés au lac et nous nous sommes amusés à lancer des pierres, jusqu'à ce que les nuages s'amoncelant nous fassent comprendre qu'il était temps de rentrer à la maison. Dans le bois, à mi-chemin de la maison, avons pris une saucée. Nous sommes assis sur une vieille bûche pourrie, pendant qu'au-dessus de nos têtes les gouttes rinçaient abondamment les feuilles. A apprécié la douche et m'a fait la faveur de nombreuses remarques météorologiques. Les averses ont continué tout le reste de la journée, de sorte que je ne me souviens pas s'il est ressorti par la suite.

En guise de camarade de jeu à l'intérieur, il y avait Bunny, qui ne s'avère pas être un compagnon très intéressant et qui me cause plus de problèmes qu'il n'en vaut la peine. Devrait y avoir deux lapins, pour faire ressortir, le cas échéant, les qualités remarquables l'un et de l'autre. Objectivement, ils ne ressemblent pas du tout à des créatures de Dieu. Aucune fantaisie, aussi morne que celle d'un poisson rouge, indolente, la vie de Bunny oscille entre un demi-sommeil engourdi et le grignotage de fleurs de trèfle, de feuilles de laitue et de plantain, d'herbes à cochons et de morceaux de pain. Parfois, je reconnais, un petit élan de vivacité s'empare de lui ; oh, pas un élan sportif, disons plutôt... nerveux. Bunny a une figure singulière... comme quelqu'un que j'aurais déjà vu, mais dont je ne me souviendrais pas.. Il est plutôt impressionnant et aristocratique... à première vue ; mais en l'examinant de plus près, il s'avère ridiculement indéterminable. Julian ne lui accorde plus que très peu d'attention et me laisse faire provision de verdure à sa place, sans quoi la pauvre petite bête risquerait fort de mourir de faim. Que le diable se charge personnellement de mettre un terme à son existence me conviendrait tout à fait. Souhaite de tout cœur que Mme Peters le noie.

Julian a eu une grande opportunité avec mon canif que je lui ai prêté aujourd'hui pour taillader des bouts de bois. Heureusement il coupe aussi bien que mon coude. A donc fabriqué ce qu'il a appelé un bateau et a déclaré son intention de tailler un cure-dent pour sa mère, lui-même, Una et moi. Il recouvrit le sol du boudoir de copeaux, à deux reprises, et il éprouve un amusement si inépuisable dans cette activité que je pense qu'il s'en tirerait à bon compte s'il ne perdait qu'un doigt ou deux.

Vers six heures et demie, je l'ai mis au lit et j'ai marché jusqu'au bureau de poste, où j'ai trouvé une lettre de Mme Mann pour Phoebe. Je ne suis pas resté et suis rentré à la maison sous une averse, vers huit heures. Me suis couché sans dîner... n'ayant rien d'autre à manger qu'un quignon de pain à moitié cuit et moisi.

Jeudi 29 juillet.

Je me suis levé à six heures... un matin frisquet et venteux, le soleil jouait avec les nuages maussades qui s'étiraient sur les flancs des collines bordant la vallée. Ai pris un bain, puis ai appelé Julian, qui, au même moment, étant réveillé, me réclamait alors que je n'étais pas encore prêt. M'a accompagné pour aller au lait, a batifolé et cabriolé tout au long de la route pour se prouver qu'il était en bonne condition physique.

Après le petit déjeuner, a immédiatement exigé le canif et s'est mis à fabriquer ses cure-dents. Quand la rosée est partie, sommes allés à la grange et de là au jardin où, bon gré mal gré, avons passé une partie de la matinée jusqu'à dix heures et demie, heure où j'écris ces lignes.

Après quoi, s'est mis à jouer au baseball avec une énorme raquette et en faisant un raffut pas possible dans la salle, s'est félicité sans arrêt de la permission accordée de faire tout le bruit qui lui plaisait en l'absence de bébé. Jouit tellement de cette liberté que je ne veux pas l'en priver, quel que soit le bruit qu’il puisse faire.

Ensuite, avons sorti Bunny à l'air libre et l'avons déposé dans l'herbe. Bunny semble plus à son avantage à l'extérieur. Sa caractéristique la plus intéressante est la frousse propre à son espèce. Il est aussi alerte et mobile qu'une feuille de tremble. Le moindre bruit le surprend et on peut voir son émoi au mouvement de ses oreilles. Il se sauve et se précipite dans sa petite cabane, mais, un instant après, il jette un coup d'œil furtif à l'extérieur et recommence à grignoter pelouse et mauvaises herbes, pour sursauter une nouvelle fois et reprendre son assurance aussi vite. Parfois, il entreprend une petite course agile, sans raison, simplement comme le ferait une feuille sèche emportée par un souffle de vent. Je ne pense pas que ces frayeurs constituent un tourment considérable pour Bunny, c'est sa nature de vivre et de jongler avec, c'est comme une sorte de sauce piquante qu'il avalerait avec chaque bouchée. C'est ce qui préserve sa vie de la monotonie et du marasme. Bunny semble mal à l'aise sous un fort et généreux soleil. Son instinct le pousse à rechercher l'ombre... l'ombre d'un buisson touffu, ou celle de Julian, ou la mienne. A semblé se croire un peu trop en péril — pour aussi important personnage qu'il soit — au milieu de la cour, a saisi diverses occasions pour grimper sur les genoux de Julian.

Enfin, la brise du nord-ouest ayant fraîchi aujourd'hui — trop froide pour moi, en particulier lorsqu'un des milliers de nuages chargés d'humidité a caché le soleil — sommes tous les trois rentrés au chaud. C'est un climat épouvantable, épouvantable, extrêmement é-pou-van-ta-ble ; on ne sait jamais si, dans les dix minutes qui viennent, il va faire trop froid ou trop chaud, c'est toujours l'un ou l'autre, et le fidèle résultat c'est un pitoyable dérèglement de notre organisme. Je déteste ça! Je déteste ça! Je déteste ça! Je hais le Berkshire* de toute mon âme et je verrais avec joie aplanir ses montagnes. Luther et le vieux M. Barnes en parlent comme si ce temps était quelque chose d'inhabituel. Possible, mais je crois plutôt que l'instabilité de l'atmosphère en été est un événement, dans un pays de collines, auquel il faut toujours se préparer. En tous cas, que ce soit enregistré ici, alors que je me croyais en parfaite santé, j'ai réalisé, pour la première fois, que je ne pouvais pas me heurter impunément à la nature dans toutes ses humeurs.

Depuis que nous sommes rentrés, Julian a repris ce sacro-saint canif, et maintenant il est en train de « tailler et guiser », comme il dit, en donnant de forts coups et parlant, avec grande satisfaction, de ses projets et performances.

Après le dîner (du rôti d'agneau pour moi, et du riz pour Julian) nous avons marché jusqu'au lac. En chemin, nous avons fait la guerre aux chardons, qui représentaient des dragons et des hydres à plusieurs têtes, et aux grandes molènes, qui ressemblaient à des géants. L'une de ces dernières a offert une résistance si ferme que mon bâton s'est brisé lors de l'affrontement ; je l'ai donc coupé d'une longueur convenant à Julian, il a alors exprimé un étrange mélange de chagrin pour ma défaite et de joie pour son propre compte. Arrivé au lac, il a longuement trifouillé la rive à la recherche de vers afin de pêcher ; mais il n'a pu en trouver aucun. Ensuite, avons jeté d'innombrables cailloux dans l'eau, pour le plaisir de voir les éclaboussures ; de plus, ai construit un bateau avec une voile en papier journal, l'ai mis à l'eau pour une traversée ; avons pu voir miroiter longtemps sa voile, au loin, au-dessus de la ligne de surface du lac. Ce fut un très bel après-midi, de caractère automnal, avec un chaud soleil radieux, mais avec de la fraîcheur dans l’air, de sorte que même s’il était plutôt inconfortable de s’asseoir au soleil, me suis senti obligé d'y revenir après une brève expérience de l'ombre. Les lourdes masses nuageuses qui se traînaient dans le ciel jetaient de profondes ombres noires sur les flancs ensoleillés des collines, de sorte que le contraste entre la chaleur et la fraîcheur du jour était clairement perceptible.. L'atmosphère était particulièrement transparente, comme si toute la brume s'était rassemblée dans ces épais nuages. Les objets éloignés apparaissaient avec une grande netteté et la chaîne des collines taconiques avait l'air d'une masse bleu foncé, avec ses protubérances et ses irrégularités bien visibles et non d'une nébulosité vague, comme c'est souvent le cas. Un soleil souriant s'étendait voluptueusement sur les ondulations du lac... il ondulait sous la brise du nord-ouest.

En rentrant à la maison, avons recommencé notre combat contre les chardons ; ils ont terriblement souffert. Julian a un réel esprit de combativité en lui et met son âme dans ses coups. Immédiatement après notre retour, il a réclamé le canif et continue à présent à me harceler pour je vienne voir les exploits qu'il accomplit avec celui-ci. Béni soit l'homme qui a inventé les canifs.

Ensuite, sommes sortis et avons cueilli des groseilles. Il jacasse continûment, dans tout ce qu'il fait et dit souvent des choses étranges, que j'oublie ou que, n'en saisissant pas le sens, je ne peux transcrire. Entre autres choses, pendant la cueillette, il a fait des spéculations sur les arcs-en-ciel et a demandé pourquoi on ne les appelait pas arcs-en-soleil, ou arcs-en-pluie-en-soleil; et a dit qu'il supposait que leurs cordes — celles des arcs — étaient faites de toiles d'araignées, ce qui était la raison pour laquelle on ne pouvait pas les voir.

Parfois, je l'entends réciter des poèmes avec beaucoup d'emphase et d'intonation. Il n'est jamais de mauvaise humeur, ni en colère et il est certainement aussi heureux que dure la journée. Il est assez content de lui-même et quand je m'entends bien avec lui ou que j'entre dans son jeu, c'est presque trop, il explose quasiment de rire et de joie.

Le jeune Marshall Butler est venu à l'instant pour demander si « l'oiseau » était déjà arrivé. Ai peur qu'il ne nous gratifie de ses visites jusqu'à ce que celui-ci arrive. Aurais aimé que la perruche d'origine lui soit offerte, quels qu'aient été ses défauts ; ai rarement autant souffert de la présence d'un individu que de celle de cet odieux petit galopin. Julian n'a pas plus remarqué sa présence que son absence, mais a continué ses bavardages et occupations avec un calme que je ne peux que lui envier. Il l'a absolument ignoré, personne au monde n'aurait été capable de mieux faire, ni même moitié aussi bien. Après avoir farfouillé dans la pièce et examiné les jouets, Marshall s'est tiré.

Vers 8 heures, arrivée de Mme Tappan avec les journaux et le premier volume de Pendennis. Elle semblait d'excellente humeur. Ai lu les journaux jusqu'à dix heures, puis me suis couché.

Mercredi 30 juillet
Debout un rien avant sept heures. Un matin frisquet et couvert, avec je pense un vent de sud-est, pluie menaçante. Julian traînaille par terre et semble, dans une certaine mesure, sensible au temps. J'espère qu'une grosse tempête ne va s'inviter chez nous.

La journée ne se prête pas à la balade, n'avons pas fait de promenade matinale, juste flâné dans la grange et le jardin. Bunny devient de moins en moins farouche et s'approche de nous chaque fois que nous entrons dans la pièce. Il se dresse sur ses pattes arrière, pour voir si nous avons quelque chose pour lui. Julian a changé son nom, c'était Cabriole, maintenant c'est Tient debout. On s'attache à ce gentil petit animal, surtout lorsqu'il nous fait confiance et qu'il n'est pas craintif. C'est plutôt difficile, cependant, de lui trouver de la nourriture : il semble vouloir manger presque constamment, mais ne touche pas à son herbe ni à ses feuilles, à moins qu'elles ne soient vraiment fraîches. Il grignote un peu du pain, mais il s'en désintéresse très rapidement. Je viens de lui donner de l'avoine du champ de M. Tappan. Il semble préférer les chausseurs de Julian plus que tous les comestibles, et il se livre aux goûts d'eux chaque fois que cela est possible.

À quatre heures, l'ai habillé et nous sommes dirigés vers le village ; il gambade et cabriole comme un chevreau et cueille des fleurs comme un séraphin descendu du paradis. Les fleurs n'offraient pas la moindre beauté, sauf à son regard ; il n'empêche qu'il croyait qu'elles étaient les plus belles du monde. Avons rencontré un attelage avec trois ou quatre jeunes filles, toutes furent, à l'évidence, touchées par ses puissants charmes. En effet, il passe rarement [illisible] sans emporter un cœur. C'est très étrange : je ne vois pas trace de magie aussi puissante chez le jeune gentleman.

En arrivant à la poste, n'ai trouvé — à ma grande déception, car je n'en avais, en effet, même pas imaginé l'éventualité — aucune lettre de Phoebe, ni rien d'autre pour moi, seulement une lettre et un avis pour M. Tappan. Ai donc posté une lettre pour Pike, écrite il y a quelques jours et que j'avais oublié d'envoyer, ainsi qu'une brève lettre pour Phoebe, écrite aujourd'hui... avons immédiatement fait demi-tour. En montant la colline du côté de chez M. Birch, avons croisé un char à bancs dans lequel se trouvaient M. James, son épouse et leur fille, qui venaient de déposer leurs cartes chez nous. S'est ensuivie une discussion très agréable et amicale. C'est assurément un excellent homme, son épouse est une femme simple, bonne, sympathique et généreuse, et leur fille une gentille petite ; néanmoins, Julian a trouvé M. James assez ennuyeux et a déclaré qu'il n'aimait pas du tout sa conversation. En fait, le petit diable en avait plus que marre d'être debout. M. James a parlé de « La maison aux sept pignons » et des "Contes racontés deux fois » puis il a embrayé sur la littérature anglaise en général. En arrivant à la maison, avons trouvé le souper de Julian déjà prêt, il l'a mangé et semble tout à fait disposé à aller au lit... où je vais maintenant l'envoyer (à six heures et demie).

Ai lu « Pendennis » pendant la soirée et terminé cette journée par un bon lait de poule.

Jeudi 31 juillet.

Vers six heures, ai regardé au pied de mon lit et j'ai vu que Julian était éveillé, qu'il me regardait avec un petit regard en coin empli de rires étouffés. On s'est donc levés, lui ai donné un bain, en ai pris un ensuite. Après, lui ai proposé de lui boucler les cheveux. J'ai oublié de dire que j'avais déjà fait une tentative l'avant-veille au matin et que j'avais magnifiquement échoué. À tel point que le gamin a éclaté de rire à la seule idée de répéter l'expérience. Pourtant, je me suis obstiné et j'ai enroulé ses cheveux autour d'un bout de bois, jusqu'à ce que je lui aie presque dévissé la tête, il n'arrêtait pas de couiner et de rire, entre tourment et amusement. Il a essayé de m'expliquer comment sa mère s'y prenait, mais ses instructions n'étaient pas très claires et ne faisaient qu’emmêler encore plus l'entreprise. Mais maintenant que ses cheveux sont secs, ils ne sont pas aussi épouvantables qu'on aurait pu le craindre.

Après cette opération capillaire, on est allé au lait. C'était un de ces matins nuageux et couverts, avec des nuages (à l'air aussi humide qu'une éponge mouillée) qui s'étiraient tout le long de la crête des collines à l'ouest et sous lesquelles le versant boisé semblait noir, sinistre et désolé. Un nuage aussi était accroché à Monument Mountain mais le soleil brillait le long de ses flancs et lui donnait un air très gai, et placé au centre de la scène, il illuminait le tableau d'un rayonnement joyeux. La lumière tombait même sur ses zones boisées, contrairement à celles des autres collines, les clairières en paraissaient doublement ensoleillées, et un champ de seigle, prêt à moissonner, brillait d'un éclat jaune et illuminait le paysage. Alors que nous nous promenions, le petit homme, tout en mangeant un pain sucré, parlait de la « wosée » (comme il dit) sur l'herbe, disant qu'il supposait que des fées l'avaient déposée là et que des fleurs sortaient de leurs petites gouttes. Puis il m'a tanné afin que je lui dise de quel côté de la route je pensais que l'herbe couverte de rosée avait l'air la plus jolie. Ainsi, un babil permanent à mes côtés, comme si un ruisseau cascadait le long du chemin, avons atteint la maison de Luther où le vieil Atropos a pris le bidon avec un sourire triste et l'a rendu avec deux litres de lait.

Le temps étant froid et le soleil pas assez puissant ni assez constant pour faire s'évaporer la rosée, avons passé la plus grande partie de la matinée à l'intérieur.. Le vieux monsieur, comme d’habitude, m’a importuné par d’innombrables questions et de continuelles allusions à toutes ses activités.

Après déjeuner, sommes allés nous promener au bord du lac. En approchant de la rive, avons vu un bateau un peu éloigné du bord puis un autre qui s'est approché du rivage et dont l'équipage a débarqué dans la foulée. C'étaient trois hommes du genre dilettante. M'ont demandé s'il y avait de l'eau potable pas trop loin ; ensuite, se sont promenés à l'intérieur des terres pour visiter le pays, comme il est de coutume chez les voyageurs qui mettent le pied dans des territoires étrangers. Sur ce, Julian s'est dirigé vers leur bateau, qu'il a regardé avec un grand intérêt, a poussé une grande exclamation en découvrant qu'il y avait des poissons à l'intérieur. Ce n'étaient que quelques brèmes et tacauds. Le petit homme voulait que je monte dans le bateau et que je parte naviguer avec lui ; il a été difficile de le faire partir de là. Lui ai fait un petit bateau en bois et l'ai mis à l'eau, il s'est éloigné vers l'ouest ... on avait vent d'est aujourd'hui. Puis avons longé la rive du lac où la végétation s'embrouille et, s'asseyant, il a jeté à l'eau des morceaux de mousse, a dit que c'étaient des îles... des îles vertes flottantes... a dit qu'il y avait dessus des arbres, des fougères et des hommes. Peu à peu, malgré ses protestations, ai insisté pour rentrer à la maison. A ramassé un bâton et a recommencé la guerre — l'ancienne guerre contre les chardons — que nous appelions hydres, chimères, dragons et gorgones. Nous sommes donc frayé un chemin jusqu'à la maison ; la journée a passé ainsi, jusqu'à maintenant où il est quatre heures vingt.

Au début de l'été, avais pensé que le paysage pâtirait de la transformation des vertes et riches pâtures en prairies jaunissantes et autres champs fauchés à ras. Mais je pense à présent que ce changement est une amélioration. Le contraste entre le vert délavé et, ici et là, les tons mats des champs brunis et le vert intense des forêts s'avère très pittoresque sur les collines pentues.

Avant le dîner, Mme Tappan est arrivée avec deux ou trois volumes des œuvres de Fourier, que je souhaitais emprunter en vue de mon prochain roman « Blithedale ».

Elle a proposé à Julian de venir voir Ellen demain ; ce à quoi je n'ai pas consenti de mauvaise grâce*, et le vieux monsieur a semblé également très heureux de cette perspective. Il vient de souper et va filer au lit sur le champ. Mme Peters, dont le mari est malade ou patraque (probablement ivre), rentre chez elle ce soir et reviendra demain matin. Julian est couché maintenant, j'ai ramassé et écrasé quelques groseilles et j'ai donné à Bunny son souper de laitue qu'il semble préférer à tout autre chose ; bien qu'aucun autre légume ne lui serait nocif. Il a mangé une feuille de menthe aujourd'hui, apparemment avec grand plaisir. Cela me fait sourire de voir comment il trottine à ma rencontre, chaque fois que j'ouvre la porte, s'assurant qu'il y a quelque chose de prévu pour lui et reniflant avec impatience pour découvrir ce que c'est. Il mange énormément et je pense qu'il a terriblement grossi depuis son arrivée. Le mystère qui l'entoure, l'absence de tout moyen de communication avec cette créature muette, éveille l'intérêt. De petites frayeurs l'assaillent sans cesse et c'est une joie pour Julian et moi de le voir apaisé.

Vendredi 1er août
À nouveau une journée frisquette et maussade, si fraîche que j'ai mis un chandail à Julian quand nous sommes allés au lait. Réunion au sommet des nuages, entrecoupés de bleu et de quelques timides rayons de soleil. Monument Mountain était dans l'ombre ce matin, et la crête à l'ouest était baignée de soleil. L'atmosphère était particulièrement limpide, à tel point que je ne me souviens pas avoir jamais vu les contours des monts Taconic apparaître aussi nettement qu'aujourd'hui. Ils paraissaient être à peine plus éloignés que le Monument. Bruin nous a accompagnés, au plus grand plaisir de Julian ; mais à notre retour, le chien a commencé à gambader et à fouiner un peu partout avec entêtement.

Le temps était si mauvais dehors que nous avons passé la matinée à l'intérieur. Deux lettres (extrêmement courtes) de Phoebe et les journaux que Mme Peters avait rapportés du bureau de poste ont occupé mon temps .

Vers onze heures, Deborah et la petite Ellen ont emmené Julian à Highwood ; sa majesté s'en est allée et je ne l'ai revue qu'après le déjeuner. Ai emballé et expédié les outils de sculpture de Phoebe, que Mme Mann souhaite pour une raison ou une autre. J'espère que Phoebe, en plus de tous les soucis et contrariétés qu'elle a, ne va pas être contrainte d'entreprendre des retouches ou des modifications à son buste. Si j'avais pensé plus tôt à cela, je n'aurais certainement pas envoyé les outils.

Avons cueilli aujourd'hui les premiers haricots verts de la saison ; la première production de notre jardin, à l'exception des groseilles et de la laitue. Julian est rentré à trois heures. A dit qu'il avait mangé des tomates, des haricots et des asperges pour le déjeuner, qu'il les aimait beaucoup et qu'il s'était bien amusé. L'ai habillé, ainsi que moi-même, pour une promenade au village, sommes partis à quatre heures. Le courrier n'étant pas encore arrivé à la poste, sommes allés au bureau de M. Farley (où nous l'avons vu ainsi que M. Sedgwick), puis à la maison de M. Farley, ou plutôt à son poulailler, pour admirer son magnifique coq et ses poules. J'ai fait comprendre à M. Sedgwick, par la même occasion, que nous prendrions la maison de Mme Kemble pour l'automne. En retournant au bureau de poste, ai pris le courrier de M. Tappan et le mien, puis suis rentré à la maison, mais ai escaladé la clôture et me suis installé à « Love Grove » pour lire les journaux.

Alors que j'étais plongé dans ma lecture, un cavalier est passé sur la route et m'a salué en espagnol, ce à quoi ai répondu en touchant mon chapeau et ai continué avec le journal. Mais, l'homme renouvelant son salut, l'ai regardé plus attentivement et ai vu que c'était Herman Melville ! Sur ce, Julian et moi nous sommes précipités vers la route, avons échangé nos bonjours et sommes tous allés à la maison en discutant. Bientôt, M. Melville a mis pied à terre et installé Julian sur sa selle ; le petit homme était très heureux, assis sur le cheval avec l'aisance et l'intrépidité d'un vieux jockey a fait une étape d'au moins un mile jusqu'à la maison.

Ai demandé à Mme Peters de faire du thé pour Herman Melville, ce qu'elle a fait, il a bu une tasse, mais a eu peur d'en boire plus, parce que cela allait l'empêcher de trouver le sommeil. Après le dîner, ai mis Julian au lit. Melville et moi avons parlé du temps et de l'infini, de choses de ce monde et de l'autre monde, de livres, d'éditeurs et de tous les sujets imaginables et inimaginables, ce qui nous a entraînés loin dans la nuit. Enfin, il s'est levé et a sellé son cheval (que nous avions mis dans la grange), est parti pour son propre domicile, me suis empressé de tirer le meilleur parti du peu de temps de sommeil qu'il me restait pour aller me coucher.
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July 28th, 1851 Monday Lenox.
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His perfect confidence in my sympathy in this feeling was very queer.
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"Why is it nice?"
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I inquired.
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"Because now I can shout and squeal just as loud as I please!"
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answered he.
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In the course of the forenoon, however, he fell into a deep reverie and looked very pensive.
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I asked him what he was thinking of, and he said, " Oh, about mamma's going away.
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He declared, likewise, that he likes Una, and that she never troubled him.
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I hardly know how we got through the forenoon.
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He enjoyed the shower, and favored me with a great many weather-wise remarks.
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Bunny has a singular countenance — like somebody's I have seen, but whose I forget.
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I made no stay, and reached home, through a shower, at about eight.
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Went to bed without any supper — having nothing to eat but half-baked, sour bread.
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July 29th Tuesday.
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He enjoys this freedom so greatly, that I do not mean to restrain him, whatever noise he makes.
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Then we took Bunny out into the open air, and put him down on the grass.
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Bunny appears to most advantage out of doors.
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It is what redeems his life from dullness and stagnation.
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I detest it!
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I detest it!
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I detest it!
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I hate Berkshire with my whole soul, and would joyfully see its mountains laid flat.
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Luther and old Mr. Barnes speak as if this weather were something unusual.
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After dinner (roast lamb for me, and boiled rice for Julian) we walked down to the lake.
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Julian has a real spirit of battle in him, and puts his soul into his blows.
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Blessed be the man who invented jackknives.
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Next we went out and gathered some currants.
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Some of the time, I hear him repeating poetry, with good emphasis and intonation.
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He is never out of temper or out of spirits, and is certainly as happy as the day is long.
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Little Marshall Butler has just been in to inquire whether "the bird" has come yet.
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I am afraid we shall be favored with visits every day till it comes.
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He absolutely ignores him; no practised man of the world could do it better, or half so well.
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After prying about the room and examining the playthings, Marshall took himself off.
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At about eight, Mrs. Tappan came in, bringing the newspapers and the first volume of "Pendennis."
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She seemed in very pleasant mood.
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I read the papers till ten, and then to bed.
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July 3Oth Wednesday.
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Got up not much before seven.
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A chill and lowery morning, with, I think, a southeast wind, threatening rain.
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Julian lounges about, lies on the floor, and seems in some degree responsive to the weather.
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I trust we are not going to be visited with a long storm.
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Julian has changed his name (which was Spring) to hind legs.
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Bread he nibbles a little, but soon quits it.
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I have just got him some green oats from Mr. Tappan's field.
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Indeed, he seldom passes [illegible] without carrying away her heart.
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It is very odd ; for I see no such wonderful magic in the young gentleman.
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Here ensued a talk, quite pleasant and friendly.
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In fact, the poor little urchin was tired to death with standing.
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I read "Pendennis" during the evening, and concluded the day with a bowl of eggnog.
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July 3Ist Thursday.
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So we got up, and first I bathed him, and then myself, and afterwards I proposed to curl his hair.
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But, now that his hair is dry, it does not look so badly as might have been expected.
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After thus operating on his wig, we went for the milk.
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Then he pestered me to tell him on which side of the road I thought the dewy grass looked prettiest.
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After dinner, we took a walk to the lake.
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They were three men, of a loaferish aspect.
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They were only a few bream and pouts.
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unit 144
By and by, against his remonstrances, I insisted upon going home.
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unit 146
Thus we fought our way homeward; and so has passed the day, until now at twenty minutes past four.
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But I now think the change an improvement.
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He has now had his supper, and is forthwith to be put to bed.
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unit 155
He ate a leaf of mint to-day, seemingly with great relish.
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He eats enormously, and, I think, has grown considerably broader than when he came hither.
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August 1st Friday.
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Monument Mountain was in shadow this morning, and the western ridge had the sun on it.
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unit 165
It looked but a little further off than the Monument.
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unit 167
It was so cheerless out of doors, that we spent the morning within.
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unit 170
I packed up and sent off Phoebe's sculpting tools, which JNIrs.
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unit 171
Mann wants for some purpose or other.
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unit 173
If this had occurred to me sooner, I certainly should not have sent the tools.
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At three o'clock Julian came home.
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I dressed him and myself for a walk to the village, and we set out at four.
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Gabrielle 15856  commented  4 months ago

Sinon, je relis un peu et je commence à comprendre ce que j'appelle style "elliptique", c'est un journal de bord que tient ce papa. Il note des souvenirs et des impressions, d'où ce style décousu. Et JE REJOINS FRANCE, il faut cesser d'utiliser le passé simple, ça ne colle pas.
J'irais même jusqu'à proposer de faire en style télégraphique "Me suis levé à 6 heures" ou "Ai entendu un bruit". Je vais de ce pas reprendre mes phrases pour tester ce que je viens de découvrir.

by Oplusse 4 months ago

Pas grave Rachel, on se fera un plaisir de t'aider si tu te fourvoies (et puis, une Texane qui traduit Alexandre Dumas ! ! ! tu as dû en avaler des litres et des litres de passé simple au petit déjeuner (oui, le passé simple est soluble dans le porridge) avec Marguerite de Navarre et sa clique ☺)

by Oplusse 4 months ago

Passé simple ? oh là là...

Ce n'est pas évident pour cette anglophone.

by CommeuneTexane 4 months ago

AVIS À LA POPULATION

La narration de ce texte se fera au passé simple.

Gabrielle menace de recourir à ce châtiment :

https://www.cvltnation.com/know-your-place-medieval-shame-masks/

pour toute tentative d'usage du passé composé dans la narration.

Qu'on se le dise !

by Oplusse 4 months ago

Great!

by Gabrielle 4 months ago

By Nathaniel Hawthorne

"ABOUT TWENTY DAYS WITH JULIAN & LITTLE BUNNY BY PAPA
On July 28, 1851, Nathaniel Hawthorne’s wife Sophia and daughters Una and Rose left their house in Western Massachusetts to visit relatives near Boston. Hawthorne and his five-year-old son Julian stayed behind. How father and son got along over the next three weeks is the subject of this tender and funny extract from Hawthorne’s notebooks.

"At about six o’clock I looked over the edge of my bed and saw that Julian was awake, peeping sideways at me." Each day starts early and is mostly given over to swimming and skipping stones, berry-picking and subduing armies of thistles. There are lots of questions ("It really does seem as if he has baited me with more questions, references, and observations, than mortal father ought to be expected to endure"), a visit to a Shaker community, domestic crises concerning a pet rabbit, and some poignant moments of loneliness ("I went to bed at about nine and longed for Phoebe"). And one evening Mr. Herman Melville comes by to enjoy a late-night discussion of eternity over cigars."

by CommeuneTexane 4 months ago

July 28th, 1851 Monday Lenox.

At seven o'clock AM, wife, E P P, Una, and Rosebud took their departure, leaving Julian and me in possession of the Red Shanty. The first observation which the old gentleman made thereupon was,— "Papa, isn't it nice to have baby gone?" His perfect confidence in my sympathy in this feeling was very queer. "Why is it nice?" I inquired. "Because now I can shout and squeal just as loud as I please!" answered he.

And for the next half hour he exercised his lungs to his heart's content, and almost split the welkin thereby. Then he hammered on an empty box, and appeared to have high enjoyment of the racket which he created. In the course of the forenoon, however, he fell into a deep reverie and looked very pensive. I asked him what he was thinking of, and he said, " Oh, about mamma's going away. I do not like to be away from her;" — and then he romanticized about getting horses and galloping after her. He declared, likewise, that he likes Una, and that she never troubled him.

I hardly know how we got through the forenoon. It is impossible to write, read, think, or even sleep (in the daytime), so constant are his appeals in one way or another; still he is such a genial and good-humored little man that there is certainly an enjoyment intermixed with all the annoyance.

In the afternoon we walked down to the lake, and amused ourselves with flinging in stones, until the gathering clouds warned us homeward. In the wood, midway home, a shower overtook us; and we sat on an old decayed log, while the drops pattered plentifully on the trees overhead. He enjoyed the shower, and favored me with a great many weather-wise remarks. It continued showery all the rest of the day; so that I do not recollect of his going out afterwards.

For an indoor playmate, there was Bunny, who does not turn out to be a very interesting companion, and makes me more trouble than he is worth. There ought to be two rabbits, in order to bring out each other's remarkable qualities — if any there be. Undoubtedly, they have the least feature and characteristic prominence of any creatures that God has made. With no playfulness, as silent as a fish, inactive, Bunny's life passes between a torpid half -slumber and the nibbling of clover tops, lettuce, plantain leaves, pig-weed, and crumbs of bread. Sometimes, indeed, he is seized with a little impulse of friskiness; but it does not appear to be sportive, but nervous. Bunny has a singular countenance — like somebody's I have seen, but whose I forget. It is rather imposing and aristocratic, at a cursory glance; but examining it more closely, it is found to be laughably vague. Julian pays him very little attention now, and leaves me to gather leaves for him, else the poor little beast would be likely to starve. I am strongly tempted of the Evil One to murder him privately, and I wish with all my heart that Mrs. Peters would drown him.

Julian had a great resource, today, in my jack-knife, which, being fortunately as dull as a hoe, I have given him to whittle with. So he made what he called a boat, and has declared his purpose to make a tooth-pick for his mother, himself, Una, and me. He covered the floor of the boudoir with chips, twice over, and finds such inexhaustible amusement that I think it would be cheaply bought with the loss of one or two of his fingers.

At about half-past six I put him to bed, and walked to the Post Office, where I found a letter from Mrs. Mann to Phoebe. I made no stay, and reached home, through a shower, at about eight. Went to bed without any supper — having nothing to eat but half-baked, sour bread.

July 29th Tuesday.

Got up at six ; — a cool breezy morning, with sunshine glimpsing through sullen clouds, which seemed to hang low and rest on the edges of the hills that border the valley. I bathed, and then called Julian, who, by the by, was awake and summoning me, sometime before I was ready to receive him. He went with me for the milk, and frisked and capered along the road in a way that proved him to be in a good physical condition.

After breakfast, he immediately demanded the jack-knife, and proceeded to manufacture the tooth-picks. When the dew was off, we went out to the barn and thence to the garden ; and, in one way or another, half got through the forenoon until half -past ten, which is the present time of day.

Afterwards, he betook himself to playing bat and ball with huge racket and uproar about the room, felicitating himself continually on the license of making what noise he pleased, in the absence of baby. He enjoys this freedom so greatly, that I do not mean to restrain him, whatever noise he makes.

Then we took Bunny out into the open air, and put him down on the grass. Bunny appears to most advantage out of doors. His most interesting trait is the apprehensiveness of his nature ; it is as quick and as continually in movement as an aspen leaf. The least noise startles him, and you may see his emotion in the movement of his ears ; he starts and scrambles into his little house ; but, in a moment, peeps forth again, and begins nibbling the grass and weeds; — again to be startled, and as quickly reassured. Sometimes he sets out on a nimble little run, for no reason, but just as a dry leaf is blown along by a puff of wind. I do not think that these fears are any considerable torment to Bunny; it is his nature to live in the midst of them, and to intermingle them, as a sort of piquant sauce, with every morsel he eats. It is what redeems his life from dullness and stagnation. Bunny appears to be uneasy in broad and open sunshine ; it is his impulse to seek shadow — the shadow of a tuft of bushes, or Julian's shadow, or mine. He seemed to think himself in rather too much peril, so important a personage as he is, in the breadth of the yard, and took various opportunities to creep into Julian's lap.

At last, the northwest breeze being cool today—too cool for me, especially when one of the thousand watery clouds intercepted the sun — we all three came in. This is a horrible, horrible, most hor-ri-ble climate; one knows not, for ten minutes together, whether he is too cool or too warm ; but he is always one or the other, and the constant result is a miserable disturbance of the system. I detest it! I detest it! I detest it! I hate Berkshire with my whole soul, and would joyfully see its mountains laid flat. Luther and old Mr. Barnes speak as if this weather were something unusual. It may be so, but I rather conceive that a variable state of the atmosphere in summer time is incident to a country of hills, and always to be expected. At any rate, be it recorded that here, where I hoped for perfect health, I have for the first time been made sensible that I cannot with impunity encounter Nature in all her moods.

Since we came in, Julian has again betaken himself to that blessed jack-knife, and is now "chipping and tharpening," as he calls it, and hammering, and talking to himself about his plans and performances, with great content.

After dinner (roast lamb for me, and boiled rice for Julian) we walked down to the lake. On our way we waged war with thistles, which represented many -headed dragons and hydras, and on tall mulleins, which passed for giants. One of these latter offered such steady resistance that my stick was broken in the encounter, and so I cut it of a length suitable to Julian; thereupon he expressed an odd entanglement of sorrow for my loss and joy at his own gain. Arriving at the lake, he dug most persistently for worms, in order to catch a fish; but could find none. Then we threw innumerable stones into the water, for the pleasure of seeing them splash ; also, I built a boat, with a scrap of newspaper for a sail, and sent it out on a voyage, and we could see the gleam of its sail long afterwards, far away over the lake. It was a most beautiful afternoon— autumnal in its character — with a bright, warm, genial sunshine, but coolness in the air, so that though it was rather beyond comfort to sit in the sun, I felt compelled to return to it after a brief experience of the shade. The heavy masses of cloud, lumbering about the sky, threw deep black shadows on the sunny hill-sides ; so that the contrast between the heat and coolness of the day was visibly expressed. The atmosphere was particularly transparent, as if all the haze was collected into these dense clouds. Distant objects appeared with great distinctness, and the Taconic range of hills was a dark blue substance, with its protuberances and irregularities apparent — not cloudlike, as it often is. The sun smiled with mellow breadth across the rippling lake — rippling with the north-western breeze.

On our way home, we renewed our warfare with the thistles ; and they suffered terribly in the combat. Julian has a real spirit of battle in him, and puts his soul into his blows. Immediately after our return, he called for the jackknife, and now keeps pestering me to look at the feats which he performs with it. Blessed be the man who invented jackknives.

Next we went out and gathered some currants. He babbles continually, throughout all these various doings, and often says odd things, which I either forget, or cannot possibly grasp them so as to write them down. Among other things, during the current gathering, he speculated about rainbows, and asked why they were not called sun-bows, or sun-rain-bows ; and said that he supposed their bowstrings were made of cobwebs; which was the reason why they could not be seen.

Some of the time, I hear him repeating poetry, with good emphasis and intonation. He is never out of temper or out of spirits, and is certainly as happy as the day is long. He is happy enough by himself, and when I sympathize or partake in his play, it is almost too much, and he nearly explodes with laughter and delight.

Little Marshall Butler has just been in to inquire whether "the bird" has come yet. I am afraid we shall be favored with visits every day till it comes. I do wish the original parrot had been given him, whatever its defects, for I have seldom suffered more from the presence of any individual than from that of this odious little urchin. Julian took no more notice of him than if he had not been present, but went on with his talk and occupations, displaying an equanimity which I could not but envy. He absolutely ignores him; no practised man of the world could do it better, or half so well. After prying about the room and examining the playthings, Marshall took himself off.

At about eight, Mrs. Tappan came in, bringing the newspapers and the first volume of "Pendennis." She seemed in very pleasant mood. I read the papers till ten, and then to bed.

July 3Oth Wednesday.
Got up not much before seven. A chill and lowery morning, with, I think, a southeast wind, threatening rain. Julian lounges about, lies on the floor, and seems in some degree responsive to the weather. I trust we are not going to be visited with a long storm.

The day is so unpropitious that we have taken no forenoon walk; but only idle about the barn and garden. Bunny has grown quite familiar, and comes hopping to meet us, whenever we enter the room, and stands on his hind legs, to see whether we have anything for him. Julian has changed his name (which was Spring) to hind legs. One finds himself getting rather attached to this gentle little beast, especially when he shows confidence, and makes himself at home. It is rather troublesome, however, to find him food, for he seems to want to eat almost constantly, yet does not like his grass or leaves, unless they are entirely fresh. Bread he nibbles a little, but soon quits it. I have just got him some green oats from Mr. Tappan's field. Of all eatables, he seems to like Julian's shoes better than anything, and indulges himself with a taste of them on all possible occasions.

At four o'clock I dressed him up, and we set out for the village ; he frisking and capering like a little goat, and gathering flowers like a child of Paradise. The flowers had not the least beauty in them, except what his eyes made by looking at them; nevertheless, he thought them the loveliest in the world. We met a carriage with three or four young ladies, all whom were evidently smitten by his potent charms. Indeed, he seldom passes [illegible] without carrying away her heart. It is very odd ; for I see no such wonderful magic in the young gentleman.

Arriving at the Post Office, I found— greatly to my disappointment, for indeed I had not conceived the possibility— no letter from Phoebe, nor anything else for myself; nothing but a letter and paper for Mr. Tappan. So I put in a letter for Pike, which I wrote some days ago and had forgotten to send, and a brief letter for Phoebe, which I wrote to-day — and we immediately set out on our return. Ascending the hill on this side of Mr. Birch's, we met a wagon, in which sat Mr. James, his wife, and daughter, who had just left their cards at our house. Here ensued a talk, quite pleasant and friendly. He is certainly an excellent man, and his wife is a plain, good, friendly, kind-hearted woman, and the daughter a nice girl; nevertheless, Julian thought Mr. James rather tedious, and said that he did not like his talk at all. In fact, the poor little urchin was tired to death with standing. Mr. James spoke of the " House of the Seven Gables," and of "Twice-told Tales," and then branched off upon English literature generally. Reaching home, we found Julian's supper ready, and he has eaten it, and appears quite ready for bed— whither I shall now (at half -past six) consign him.

I read "Pendennis" during the evening, and concluded the day with a bowl of eggnog.

July 3Ist Thursday.

At about six o'clock, I looked over the edge of my bed, and saw that Julian was awake, peeping sideways at me out of his eyes, with a subdued laugh in them. So we got up, and first I bathed him, and then myself, and afterwards I proposed to curl his hair. I forgot to say that I attempted the same thing, the morning before last, and succeeded miraculously ill; indeed, it was such a failure that the old boy burst into a laugh at the first hint of repeating the attempt. However, I persisted, and screwed his hair round a stick, till I almost screwed it out of his head ; he all the time squealing and laughing, between pain and merriment. He endeavored to tell me how his mother proceeded; but his instructions were not very clear, and only entangled the business so much the more. But, now that his hair is dry, it does not look so badly as might have been expected.

After thus operating on his wig, we went for the milk. It was another cloudy and lowery morning, with a cloud (which looked as full of moisture as a wet sponge) lying all along the ridge of the western hills, beneath which the wooded hillside looked black, grim and desolate. Monument Mountain, too, had a cloud on its back; but the sunshine gleamed along its sides, and made it quite a cheerful object; and being in the centre of the scene, it cheered up the whole picture like a cheery heart. Even its forests, as contrasted with the woods on the other hills, had a light on them; and the cleared tracts seemed doubly sunny, and a field of rj^e, just at its best, shone out with yellow radiance, and quite illuminated the landscape. As we walked along the little man munched a bread-cake, and talked about the " jeu" (as he pronounces it) on the grass, and said that he supposed fairies had been pouring it on the grass, and flowers, out of their little pitchers. Then he pestered me to tell him on which side of the road I thought the dewy grass looked prettiest. Thus, with all the time a babble at my side as if a brook were running along the way, we reached Luther's house ; and old Atropos took the pail, with a grim smile, and gave it back with two quarts of milk.

The weather being chill, and the sun not constant or powerful enough to dry off the dew, we spent the greater part of the forenoon within doors. The old gentleman, as usual, bothered me with innumerable questions, and continual references as to all his occupations.

After dinner, we took a walk to the lake. As we drew near the bank, we saw a boat a little way off the shore ; and another approached the strand, and its crew landed, just afterwards. They were three men, of a loaferish aspect. They asked me whether there was any good water near at hand; then they strolled inland, to view the country, as is the custom of voyagers on setting foot in foreign parts. Thereupon, Julian went to their boat, which he viewed with great interest, and gave a great exclamation on discovering some fish in it. They were only a few bream and pouts. The little man wanted me to get into the boat and sail off with him; and he could hardly be got away from the spot. I made him a shingle skiff, and launched it, and it went away westward — the wind being east to-day. Then we made our way along the tangled lake-shore, and sitting down, he threw in bits of moss, and called them islands — floating green islands — and said that there were trees, and ferns, and men upon them. By and by, against his remonstrances, I insisted upon going home. He picked up a club, and began war again — the old warfare with the thistles — which we called hydras, chimaeras, dragons, and Gorgons. Thus we fought our way homeward; and so has passed the day, until now at twenty minutes past four.

In the earlier part of the summer, I thought that the landscape would suffer by the change from pure and rich verdure, after the pastures should turn yellow, and the fields be mowed. But I now think the change an improvement. The contrast between the faded green, and, here and there, the almost brown and dusky fields, as compared with the deep green of the woods, is very picturesque, on the hill-side.

Before supper, Mrs. Tappan came in, with two or three volumes of Fourier's works, which I wished to borrow, with a view to my next romance ["Blithedale"].

She proposed that Julian should come over and see Ellen to-morrow; to which I not unwillingly gave my assent, and the old gentleman, too, seemed pleased with the prospect. He has now had his supper, and is forthwith to be put to bed. Mrs. Peters, whose husband is sick or unwell (probably drunk) , is going home to-night, and will return in the morning. And now Julian is in bed, and I have gathered and crushed some currants, and have given Bunny his supper of lettuce, which he seems to like better than anything else; though nothing in the vegetable line comes amiss to him. He ate a leaf of mint to-day, seemingly with great relish. It makes me smile to see how invariably he comes galloping to meet me, whenever I open the door, making sure that there is something in store for him, and smelling eagerly to find out what it is. He eats enormously, and, I think, has grown considerably broader than when he came hither. The mystery that broods about him — the lack of any method of communicating with this voiceless creature — heightens the interest. Then he is naturally so full of little alarms, that it is pleasant to find him free of these, as to Julian and myself.

August 1st Friday.
This was another chill and sulky day, so cool that I put a knit jacket on Julian when we went for the milk. There was a general conclave of clouds overhead, but interspersed with blue, and then partial gleams of watery sunshine. Monument Mountain was in shadow this morning, and the western ridge had the sun on it. The atmosphere was particularly clear ; insomuch, that I do not recollect ever seeing Taconic bulge so prominently forth from its outline as it did now. It looked but a little further off than the Monument. Bruin ran along with us, much to Julian's delight; but on our return, the dog began to caper and frisk somewhat obstreperously.

It was so cheerless out of doors, that we spent the morning within. I was occupied with two letters (excruciatingly short ones) from Phoebe, and with papers, which Mrs. Peters brought from the Post Office.

At about eleven came Deborah and little Ellen to take Julian to Highwood; so his majesty departed, and I saw nothing more of him till after dinner. I packed up and sent off Phoebe's sculpting tools, which JNIrs. Mann wants for some purpose or other. I trust Phoebe will not be persuaded, among aU her other cares and annoyances, to undertake any alterations or modifications of his bust. If this had occurred to me sooner, I certainly should not have sent the tools.

We had, to-day, the first string beans of the season; the earliest product of our garden, indeed, except currants and lettuce. At three o'clock Julian came home. He said that he [had] had tomatoes, beans, and asparagus for dinner, and that he liked them very much, and had had a good time. I dressed him and myself for a walk to the village, and we set out at four. The mail not being in at our arrival, we went to Mr. Farley's office (where we saw him and Mr. Sedgwick), and afterwards to Mr. Farley's house, or rather to his hen-coop, to see his splendid rooster and chickens. I gave Mr. Sedgwick to understand, by the by^ that we should take Mrs. Kemble's house for the autumn. Returning to the Post Office, I got Mr. Tappan's mail and my own, and proceeded homeward, but clambered over the fence and sat down in Love Grove to read the papers.

While thus engaged, a cavalier on horseback came along the road, and saluted me in Spanish, to which I replied by touching my hat, and went on with the newspaper. But the cavalier renewing his salutation, I regarded him more attentively, and saw that it was Herman Melville! Thereupon, Julian and I hastened to the road,
when ensued a greeting, and we all went homeward together, talking as we went. Soon Mr. Melville alighted, and put Julian into the saddle ; and the little man was highly pleased, and sat on the horse with the freedom and fearlessness of an
old equestrian, and had a ride of at least a mile homeward.

I asked Mrs. Peters to make some tea for Herman Melville ; and so she did, and he drank a cup, but was afraid to drink much, because it would keep him awake. After supper, I put Julian to bed, and Melville and I had a talk about time and eternity, things of this world and of the next, and books, and publishers, and all possible and impossible matters, that lasted pretty deep into the night. At last he arose and saddled his horse (which we had put into the barn) and rode off for his own domicile ; and I hastened to make the most of what little sleeping-time remained for
me.