en-fr  THREE MEN IN A BOAT by JEROME K. JEROME. CHAPTER VIII. Medium
CHAPITRE VIII


Nous nous sommes arrêtés sous les saules près du parc Kempton et nous avons pris le petit déjeuner. C’est un joli petit coin — un replat herbeux agréable, longeant le bord de l’eau et surplombé de saules. Nous venions tout juste de commencer le troisième plat — du pain et de la confiture — lorsqu'un homme vêtu d'une chemise à manches courtes et d'un bermuda s'est approché, il voulait savoir si nous savions que nous étions en infraction. Nous avons répondu que nous n’avions pas encore suffisamment réfléchi à la question pour nous permettre d’arriver à une conclusion définitive sur ce point, mais que, s’il nous donnait sa parole de gentilhomme que nous commettions une infraction, nous y réfléchirions sans hésiter une seconde, parole d'homme.
Il nous a donné l'assurance requise, et nous l'avons remercié, mais il restait planté là et semblait n'être pas satisfait. Nous lui avons donc demandé s'il y avait quelque chose de plus que nous puissions faire pour lui, et Harris, qui est de nature sociable, lui a offert un peu de pain et de confiture.
J'imagine qu'il devait appartenir à une secte ayant juré de s'abstenir de pain et de confiture, car il les refusa de manière assez bourrue, comme s'il était vexé d'en être tenté, et il ajouta qu'il était de son devoir de nous en dégoûter.
Harris a déclaré que si c'était un devoir, cela devait être fait, et il a demandé à l'homme quelle était son idée concernant le meilleur moyen de réaliser la chose. Harris est ce que vous appelleriez un homme bien bâti, d'une taille supérieure à la moyenne, d'apparence solide et osseuse. L'homme l'a mesuré du regard de haut en bas et a dit qu'il allait consulter son maître puis qu'il reviendrait nous jeter tous les deux dans la rivière.
Bien sûr, nous ne l'avons plus jamais revu, et bien sûr, tout ce qu'il voulait vraiment, c'était un shilling. Il y a un certain nombre de riverains malhonnêtes qui gagnent pas mal leur vie en été en baguenaudant sur les berges et en faisant ainsi chanter les imbéciles au cerveau lent.. Ils se font passer pour les envoyés des propriétaires. La bonne façon de faire consiste à indiquer votre nom et votre adresse et de laisser le propriétaire, s'il a vraiment quelque chose à voir avec l'affaire, vous convoquer et prouver les dommages que vous avez causés à son bien en vous asseyant un peu. Mais la majorité des gens sont tellement paresseux et timides qu'ils préfèrent encourager cette pratique en y cédant plutôt que d'y mettre un terme en faisant preuve d'un peu de fermeté.
Quand ce sont vraiment les propriétaires qui sont à blâmer, il faut les dénoncer. L'égoïsme du propriétaire terrien grandit chaque année. Si ces hommes pouvaient agir à leur guise, ils fermeraient complètement la Tamise. Ils procèdent ainsi le long des affluents mineurs et dans les zones de contre-courant. Ils plantent des piquets dans le lit du ruisseau, tirent des chaînes d'une rive à l'autre et clouent d'immenses pancartes sur chaque arbre. La vue de ces panneaux réveille tous les sombres instincts de ma nature. Je ressens comme une furieuse envie d'arracher chacun d'eux et avec d'en marteler le dessus de la tête de l'homme qui les a mis là, jusqu'à ce qu'il en meure, puis je l'enterrerais et je placerais l'écriteau au-dessus de la tombe en guise de pierre tombale.
J'ai parlé de mes ressentiments à Harris, et il a dit que les siens étaient pires encore. Il a dit que non seulement seulement il pensait vouloir tuer l'homme qui avait fait installer l'écriteau, mais qu'il aimerait également abattre toute sa famille, tous ses amis et relations, puis incendier sa maison. Cela me semblait aller trop loin et je l'ai dit à Harris, mais il a répondu : — Pas le moins du monde. Qu'on s'occupe d'eux à la perfection et j'irai chanter des chansons comiques sur les décombres.
J'étais très ennuyé d'entendre Harris poursuivre dans cette direction sanguinaire. Nous ne devrions jamais laisser nos instincts de justice dégénérer en vindicte sommaire. Il m'a fallu du temps avant que je puisse amener Harris à adopter un point de vue plus chrétien sur le sujet, mais j'ai finalement réussi et il m'a promis qu'il épargnerait les amis et les relations en toutes circonstances et qu'il ne chanterait pas de chansons comiques sur les décombres.
Vous n'avez jamais entendu Harris interpréter une chanson comique, sinon vous comprendriez le service que j'ai rendu à l'humanité. Une des idées fixes de Harris c'est d'interpréter une chanson comique ; à l'opposé; parmi ceux de ses amis qui ont entendu ses tentatives, l’idée qui prévaut est qu’il ne sait ni ne saura jamais chanter et qu’il ne devrait même pas être autorisé à essayer.
Quand Harris est invité à une fête et qu'on lui demande de chanter, il répond : « Eh bien, voyez-vous, je ne connais que des chansons drôles... », et il le dit sur un ton qui implique que ce qu'il va interpréter est une chose qu'il faut avoir entendue une fois dans sa vie et qu'ensuite on peut mourir en paix.
« Oh, comme c'est gentil », dit la maîtresse de maison. « Chantez-nous quelque chose, monsieur Harris. » Alors Harris se lève et se dirige vers le piano, rayonnant de joie comme un homme généreux qui est sur le point d'offrir quelque chose à quelqu'un.
« Maintenant, s'il vous plaît, que tout le monde fasse silence », dit l'hôtesse en se tournant vers chacun ; « Monsieur Harris va nous interpréter une chanson comique ! »
« Oh, quel bonheur ! » murmurent les invités et ils se dépêchent de quitter la véranda, montent les escaliers, vont se chercher les uns et les autres partout dans la maison, pénètrent dans le salon et s'assoient en cercle, un sourire satisfait aux lèvres à l'avance.
Puis Harris commence.
Disons... qu'on n'attend pas beaucoup de voix pour une chanson comique. On n'attend pas une prononciation ni une vocalisation correctes. On n'est pas gêné si un homme découvre, alors qu’il est au milieu d’une note, que sa voix est trop haut perchée et qu’il baisse brutalement d'un ton. On ne se soucie pas du tempo. On n'est pas dérangé qu'un homme ait deux mesures de décalage sur la musique et ralentisse au milieu d'un vers pour en discuter avec le pianiste, puis reprenne le couplet au début. Mais on s'attend à ce qu'il sache les paroles !
On ne s'attend pas à ce qu'un homme ne se souvienne que des trois premières lignes du premier couplet et qu'il les répète sans discontinuer jusqu'à ce qu'il soit temps d'entamer le refrain. On ne s'attend pas à ce qu'un homme s'interrompe au milieu d'un vers, qu'il ricane et vous dise que « c'est vraiment trop drôle », mais il est ravi s'il se souvient du reste, puis qu'il essaie de poursuivre, et, qu'ensuite, se rappelant soudainement le vers oublié, arrivé à une partie totalement différente de la chanson, qu'il s'arrête, sans un mot d'avertissement, pour revenir en arrière et vous le faire entendre séance tenante. On ne s'y attend pas... eh bien, je vais simplement vous donner une idée du chant comique de Harris et vous pourrez ensuite en juger par vous-même.
Harris (debout devant le piano et s’adressant à l'audience dans l'expectative) : — Je crains que ce soit une très vieille chose, vous savez. Je suppose que vous la connaissez tous, n'est ce pas ? Mais c’est la seule chose que je sache. C’est la chanson du juge de Pinafore—non, je ne veux pas dire Pinafore—je veux dire—vous voyez ce que je veux dire—l’autre chose, vous savez. Vous vous joindrez à moi pour le refrain avec moi, n'est-ce pas ?
[Murmures d'anxiété à l'idée de reprendre le refrain tous en chœur Brillante performance du prélude à la chanson du juge dans « Trial by Jury » par un pianiste nerveux. Le moment est venu pour Harris de commencer. Harris n'y prête pas attention. Le pianiste, nerveux, reprend le prélude et Harris commence en même temps à chanter à toute vitesse les deux premiers vers du chant du premier seigneur de « Pinafore ». Le pianiste, nerveux, essaie de continuer le prélude, l'abandonne puis essaie de suivre Harris en jouant l'accompagnement du morceau du juge dans le « Trial by Jury », découvre que cela ne va pas, tente de se rappeler ce qu'il fait, où il est, sent son esprit vaciller et s'arrête net].
Harris (avec de gentils encouragements) : — C’est bien. Vous jouez ça à la perfection, vraiment... continuez.
Le pianiste nerveux : — Je crains qu’il n’y ait une erreur quelque part. Qu'est-ce que vous chantez ?
Harris (promptement) : — Mais c'est la chanson du juge de « Trial by Jury ». Vous ne la connaissez pas ?
Un ami de Harris (au fond de la salle) : — Non, tu n'y es pas, tête de moineau, tu chantes la chanson de l’amiral de Pinafore.
[Longue discussion entre Harris et l’ami de Harris sur ce que Harris chante réellement.. Finalement, l'ami laisse entendre que peu importe ce que Harris chante tant qu'il reprenne et chante, et Harris, empreint d'un sentiment évident d'injustice, demande au pianiste de recommencer. Le pianiste entame alors le prélude de la chanson de l’Amiral et Harris, saisissant ce qu’il considère être le bon endroit dans la musique, commence].
Harris : « Quand j'étais jeune et que je fus admis au Barreau.»
[Éclat de rire général que Harris prend pour un compliment. Le pianiste, pensant à sa femme et à sa famille, abandonne la lutte inégale et se retire, il cède la place à un homme aux nerfs plus solides.
Le nouveau pianiste (enjoué) : — Hé bien maintenant, mon vieux, vous commencez et je vous suis. Nous n'allons pas nous laisser embêter par un prélude.
Harris (qui finit par comprendre l'allusion, riant) : — Saperlotte ! Je vous demande pardon. Bien sûr... j'ai confondu les deux chansons. C'est ce Jenkins qui m'a troublé, vous comprenez. Allons-y.
[Il se met à chanter : sa voix semble provenir de la cave et fait songer aux sons avant-coureurs d'un tremblement de terre imminent.
« Quand j'étais jeune, je fus pendant un temps saute-ruisseau dans un cabinet d'avocats.»
(Au pianiste, à part) : — C'est trop bas, mon vieux ; reprenons si ça ne te dérange pas.
[Il chante à nouveau les deux premiers vers, avec une voix de fausset cette fois. Grande surprise de la part de l'assistance. Une vieille dame nerveuse au coin du feu commence à pleurer et doit être évacuée].
Harris (continuant) : — Je passais un coup sur les fenêtres, je balayais devant la porte. Et je… Non, non, je nettoyais les fenêtres de la grande porte d'entrée. Et je frottais le plancher... non, ce n'est pas ça... je vous demande pardon... c'est amusant, je n'arrive pas à retrouver cette phrase. Et je... je... Oh, d'accord, nous allons reprendre le refrain et essayer (il chante) : « Et moi, tra-la-la-la-lère, Je suis maintenant le chef de la marine royale. » Puis ensuite le chœur— on répète les deux dernières lignes, vous voyez.
Le choeur tout entier : « Et lui, tra-la-la-la-lère, il est maintenant le chef de la marine royale. »
Et Harris ne se rend toujours pas compte combien il se ridiculise, ni comme il agace un tas de gens qui ne lui ont jamais fait le moindre mal. Il croit sincèrement leur avoir fait plaisir, et dit qu'il va chanter ensuite une autre chanson comique après le souper. .
A propos de chansons comiques et de fêtes, il me revient un incident plutôt étrange auquel j'ai un jour assisté ; lequel, en jetant quelque éclairage sur la nature profonde de la pensée humaine d'une manière générale, mérite d'être rappelé dans ces pages.
Il s'agissait d'une soirée branchée et très cultivée. Nous avions mis nos plus beaux habits, nous discutions aimablement et étions très heureux—tous excepté deux jeunes types, des étudiants, tout juste revenus d'Allemagne, des jeunes gens ordinaires, qui paraissaient agités et mal à l'aise, comme s'ils trouvaient le déroulement des évènements trop lent. En vérité : nous étions trop raffinés pour eux. Notre conversation policée et brillante ainsi que nos goûts de grand standing, les dépassaient. Ils n'étaient pas à leur place parmi nous. Ils n'auraient jamais dû être là. Après coup, chacun en était convaincu.
Nous jouions des morceaux des vieux maîtres allemands. Nous discutions philosophie et éthique. Nous fleuretions avec élégance et dignité. Nous faisions même preuve d'humour, mais avec une certaine classe.
Quelqu'un a récité un poème français après le dîner, nous nous sommes dit qu'il était beau, puis une dame a chanté une ballade sentimentale espagnole qui a arraché une larme à un ou deux d'entre nous— c'était tellement pathétique.
Et alors ces deux jeunes gens se sont levés, nous ont demandé si nous avions entendu Herr Slossenn Boschen (qui venait d'arriver et était en bas dans la salle à manger) chanter cette belle chanson comique allemande.
De mémoire, aucun d'entre nous ne l'avait entendue.
Les jeunes dirent que c'était la chanson la plus drôle qui ait jamais été écrite, et que si nous le voulions, ile allaient amener Herr Slossenn Boschen qu'ils connaissaient bien, pour la chanter. Ils ont dit que c'était si drôle que lorsque Herr Slossenn Boschen l'avait chantée devant l'empereur d'Allemagne, on avait dû ((l'empereur d'Allemagne) le transporter au lit.
Ils disaient que personne ne pouvait la chanter comme Herr Slossenn Boschen, il le faisait avec un tel sérieux qu'on pouvait croire qu'il récitait une tragédie, et c'est cela, bien-sûr qui le rendait si drôle. Ils ont précisé que rien dans son ton ou son attitude n'indiquait qu'il chantait quelque chose de drôle... ça aurait tout gâché. C'était sa mine sérieuse, presque pathétique, qui rendait la chose si irrésistiblement cocasse.
Nous avons répondu que nous étions impatients de l'entendre, que nous souhaitions nous fendre la poire, et ils sont descendus convier Herr Slossenn Boschen à nous rejoindre.
Il semblait plutôt heureux d'interpréter sa chanson car il était monté aussitôt et s'était assis au piano sans dire un mot.
— Oh ! Elle va vous amuser. Vous allez rire, ont murmuré les deux jeunes gens au moment où il revenaient dans la pièce et se plaçaient derrière le maître.
Herr Slossenn Boschen s'accompagnait lui-même. Le prélude n'annonçait pas vraiment une chanson comique. C'était une mélodie étrange et sentimentale. Elle nous flanquait la chair de poule, mais nous murmurions entre nous que c’était la méthode allemande et nous étions prêts à nous amuser.
Personnellement, je ne comprends pas l'allemand. Je l'ai étudié en classe mais j'avais tout oublié deux ans après avoir quitté l'école, et j'en suis fort aise. Toutefois, je ne voulais pas que tous ces gens rassemblés devinent mon ignorance; alors j'ai eu une idée que je pensais être plutôt bonne. Je n'ai pas lâché des yeux les deux étudiants puis ai fait tout comme eux. Quand ils riaient sottement, je riais sottement ; quand ils vociféraient, je vociférais ; et je jetais également un petit rire de ma propre initiative de temps en temps, comme si j’avais vu un peu d’humour qui aurait échappé aux autres. Je considérais cela comme particulièrement astucieux de ma part.
J'ai remarqué, au fur et à mesure que la chanson progressait, que bon nombre de personnes semblaient avoir l'œil rivé sur les deux jeunes hommes, ainsi que sur moi-même. Tous ces gens ont également ri bêtement quand les jeunes hommes riaient bêtement et vociféré quand les jeunes hommes vociféraient. Cependant, alors que les deux jeunes hommes gloussaient, braillaient et explosaient de rire tout au long de la chanson, tout se déroulait extrêmement bien.
Pourtant, ce professeur allemand n'avait pas l'air content. Au début, quand nous avons commencé à rire, l'expression de son visage a exprimé une intense surprise, comme si le rire avait été la dernière chose à laquelle il se serait attendu comme accueil. Nous avons trouvé cela très drôle ; nous trouvions que la moitié du comique était dans son ait imperturbable. La plus petite allusion de sa part qui aurait montré qu'il trouvait ça drôle aurait vraiment tout gâché. Comme nous continuions à rire, sa surprise se transforma en un air de mécontentement et d'indignation, il se mit à tous nous regarder méchamment de travers (à l'exception des deux jeunes gens qu'il ne pouvait voir car ils étaient derrière lui). .Ce qui nous fit tordre de rire. Nous nous sommes dit que c'était vraiment à mourir de rire. Les mots seuls, disions nous, suffisaient à nous faire tordre, mais avec son allure faussement sérieuse, non, c'était trop !
Dans le dernier couplet, il s'est surpassé. Il a lancé sur nous tous un regard noir empreint d'une telle férocité, que, si nous n'étions pas prévenus de la façon allemande de chanter les comiques, nous nous serions sentis stressés ;puis il a poussé un tel hurlement d'agonie sur la dernière note de cette musique bizarre, que si nous n'avions pas su que c'était une chanson comique, nous aurions pu avoir la larme à l'œil.
Il a terminé entouré de hurlements de rire. Nous nous sommes écriés que c'était la chose la plus marrante que nous ayons jamais entendue de toute notre vie. Nous avons dit combien il nous semblait étrange que, face à ce genre de choses, il existait toujours une croyance populaire selon laquelle les Allemands n’auraient aucun sens de l’humour. Nous avons demandé au professeur pourquoi il ne traduirait pas le texte en anglais, afin que nous, gens ordinaires, puissions le comprendre et savoir ce qu'est une véritable chanson comique.
Sur ce, Herr Slossenn Boschen s'est levé l'air terriblement affecté. Il nous a insultés en allemand (langue, qui, selon moi, est particulièrement adaptée à cet usage) puis il s'est agité, a serré les poings et nous a abreuvé de toutes les épithètes qu'il connaissait en anglais. Il a dit qu'il n'avait jamais subi un tel affront de toute sa vie.
Il s’avéra que la chanson n'était pas du tout une œuvre comique. Elle parlait d'une jeune fille qui vivait dans les montagnes du Hartz, et qui avait sacrifié sa vie pour sauver l'âme de son amant ; il mourut et elle rejoignit son esprit dans les cieux ; puis dans le dernier couplet, il abandonna l'esprit de celle-ci pour se mettre en ménage avec une autre... je ne suis pas entièrement sûr de tous les détails, mais la seule chose dont je suis certain, c'est qu'il s'agissait d'une histoire très triste. Monsieur Boschen a dit qu'il l'avait chantée une fois auparavant devant l'empereur allemand, et qu'il (l'empereur allemand) avait pleuré comme un enfant. Il (Monsieur Boschen) a dit qu'elle était unanimement réputée être l'une des chansons parmi les plus tragiques et pathétiques de la langue allemande.
Cette situation fut pénible pour nous... extrêmement pénible. Il ne semblait y avoir aucune solution. Nous avons regardé tout autour pour voir où étaient les deux jeunes à l'origine de cela, mais ils s'étaient discrètement éclipsés dès la fin de la chanson.
La fête était finie. Je n'avais jamais vu une fête se terminer dans un tel calme et si discrètement. Nous ne nous sommes même pas dit au revoir. Nous sommes descendus l'un après l'autre, à pas feutrés et en évitant la lumière. Nous avons discrètement demandé nos chapeaux et nos manteaux au domestique, ouvert nous-même la porte, puis nous avons filé rapidement au coin et en évitant autant que possible de nous regarder les uns les autres.
Dès lors, je ne me suis jamais beaucoup intéressé aux chansons allemandes.
Nous avons atteint l'écluse de Sunbury à trois heures et demie. La rivière est tranquille et jolie jus qu'à ce qu'on atteigne les portes et le coin est charmant, mais n'essayez pas de vous y engager.
Je l'ai essayé une fois. J'étais en train de ramer et j'ai demandé aux copains qui barraient s'ils pensaient que c'était faisable, et ils ont dit que oui, ils le pensaient, à condition que je rame ferme. On était pile sous la petite passerelle qui la traverse entre les deux barrages, quand ils ont dit ça, alors je me suis penché par-dessus les rames et j'ai mis la gomme.
Je souquais ferme. Je me suis installé dans une cadence régulière. J'ai donné des bras, des jambes et du dos. De bons coups d'avirons, rapides, ayant de l'allure : j'y allais dans un style absolument fantastique. Mes deux amis disaient que c'était un bonheur de me voir faire. Au bout de cinq minutes, j'ai pensé que nous devions être tout près du barrage et j'ai relevé la tête. On était sous le pont, exactement au même endroit que lorsque nous avions commencé et ces deux idiots qui étaient morts de rire. J'en avais bavé comme un Turc pour ne réussir qu'à maintenir le bateau rigoureusement sous ce fichu pont. Désormais, je laisse à d'autres le soin de lutter contre ces damnés courants.
Nous avons ramé jusqu'à Walton, plutôt importante pour une ville du bord de la rivière. Comme tous ces coins le long de la rivière, seule son extrémité la plus étroite descend jusqu'à l'eau si bien que, du bateau, vous penseriez qu'il s'agirait d'un village d'une demi-douzaine de maisons, à tout casser. Windsor et Abingdon sont les seules villes entre Londres et Oxford dont on peut vraiment voir quelque chose depuis l'eau. Toutes les autres se dissimulent dans des boucles, tout juste si on peut jeter un coup d'œil sur la rivière en bas d'une rue : je les remercie d'avoir montré tant de considération qu'elles ont abandonné les berges aux bois, aux champs et aux ouvrages hydrauliques.
Même Reading, bien qu’elle fasse de son mieux pour gâter et souiller et rendre aussi hideuse que possible toute l'étendue de la rivière qu'il est en son pouvoir d'atteindre, est suffisamment bonne pour cacher aux regards sa face immonde.
César, bien sûr, avait occupé un petit coin de terre à Walton : un camp, un retranchement ou quelque chose de ce genre. César était un as de la navigation fluviale. La reine Elisabeth, elle aussi, était passée par là. Où qu'on aille, on ne peut jamais se débarrasser de cette femme. Cromwell et Bradshaw (pas le gars des horaires des trains, mais l'éminence grise du roi Charles) ont également traîné leurs basques par ici. Ils ont dû s'en payer une bonne petite tranche.
On trouve une « bride de sorcière » dans l'église de Walton. On utilisait ces choses autrefois pour mettre un mors aux femmes trop bavardes. On ne fait plus ça de nos jours. Je suppose que c'est parce que le fer est devenu rare et que rien d'autre n'était assez costaud pour le remplacer..
Il y a aussi des tombes remarquables dans l'église, et j'ai eu grand peur que Harris, passant devant, ne s'y arrête, mais il n'a pas semblé en faire cas et nous avons continué notre voyage. En amont du pont, la rivière serpente énormément. Cela lui donne un aspect pittoresque, mais vous agace au niveau du halage ou des avirons, et provoque des disputes entre l'homme qui rame et celui qui barre.
On passe alors devant Oatlands Park sur la rive droite. C'est un lieu ancien et célèbre. Henry VIII se l'est approprié, lésant certaines personnes dont j'ai oublié le nom maintenant, et s'y est installé. Il y a une grotte dans le parc que l'on peut visiter pour quelques sous et qui est réputée être très belle, mais personnellement je n'y vois pas trop l'intérêt. Feu la Duchesse d'York, qui a vécu à Oatlands, adorait les chiens et en a eu un très grand nombre. Elle a fait faire un cimetière spécial pour les enterrer et ils sont là, une cinquantaine d'entre eux, une pierre tombale par dessus et une épitaphe gravée.
Eh bien, j'ose affirmer qu'ils le méritent tout autant que le chrétien moyen.
Aux "Corway Stakes", la première courbe après le pont de Walton, une bataille a été livrée entre César et Cassivelaunus. Cassivelaunus avait préparé la rivière pour César en y plantant une multitude de pieux (et il y avait sans doute fixé un écriteau). Mais César est passé en dépit de ceux-ci. Pas moyen de bloquer César sur cette rivière. De nos jours, c'est le genre de type qu'il faudrait pour franchir les barrières dressées par ceux qui essaient de s'approprier les embouchures des petits affluents.
Halliford et Shepperton sont toutes deux de jolies petites localités, là où elles bordent la rivière; mais il n'y a rien de remarquable à en dire. Cependant, il y a une tombe dans le cimetière de Shepperton, sur laquelle est gravé un poème, j'avais la trouille que Harris ne veuille débarquer et ne fasse son cirque autour de celle-ci. Je l'ai vu lorgner vers le débarcadère quand nous nous en approchions, alors, j'ai réussi, d'un mouvement adroit, à balancer son couvre-chef à la baille, et grâce à l'agitation qu'il s'est donnée pour le repêcher jointe à son indignation devant ma maladresse, il a complètement oublié son amour des vieilles tombes.
A Weybridge, la Wey (une jolie petite rivière, navigable pour les petites embarcations jusqu'à Guildford, que j'ai toujours voulu explorer sans jamais le faire), la Bourne et le canal Basingstoke rejoignent au même point la Tamise. L'écluse est juste en face de la ville et la première chose que nous avons vue en nous approchant fut le blazer de George sur l'une des portes de l'écluse. En y regardant de plus près, nous avons conclu que George était à l'intérieur.
Montmorency s'est mis à aboyer furieusement, j'ai crié, Harris a hurlé, George nous a répondu en criant et en agitant son chapeau. L'éclusier s'est précipité avec une gaffe, croyant que quelqu'un était tombé dans l'écluse, et il a semblé tout déçu de constater que ce n'était pas le cas.
George tenait à la main un colis plutôt bizarre, recouvert de toile cirée. Il était rond et plat à une extrémité, avec un long manche droit qui sortait du paquet.
— C'est quoi, demanda Harris, une poêle à frire ?
— Non, répondit George, avec une étrange lueur dans le regard, ils font fureur cette saison, tout le monde en a sur la rivière. C'est un banjo.
— Je ne savais pas que tu jouais du banjo ! nous sommes nous écriés Harris et moi dans le même souffle.
— Pas vraiment, a répondu George, mais on m'a dit que c'était très facile et j'ai le guide du banjo pour les Nuls.
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CHAPTER VIII.
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We stopped under the willows by Kempton Park, and lunched.
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Of course, we never saw him any more, and, of course, all he really wanted was a shilling.
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They represent themselves as sent by the proprietor.
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Where it is really the owners that are to blame, they ought to be shown up.
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The selfishness of the riparian proprietor grows with every year.
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If these men had their way they would close the river Thames altogether.
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They actually do this along the minor tributary streams and in the backwaters.
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The sight of those notice-boards rouses every evil instinct in my nature.
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Serve ’em all jolly well right, and I’d go and sing comic songs on the ruins”.
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I was vexed to hear Harris go on in this blood-thirsty strain.
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“Oh, that is nice,” says the hostess.
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“Now, silence, please, everybody” says the hostess, turning round; “Mr.
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Harris is going to sing a comic song”!
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Then Harris begins.
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Well, you don’t look for much of a voice in a comic song.
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You don’t expect correct phrasing or vocalization.
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You don’t bother about time.
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But you do expect the words.
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I expect you all know it, you know.
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But it’s the only thing I know.
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You must all join in the chorus, you know”.
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[Murmurs of delight and anxiety to join in the chorus.
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Moment arrives for Harris to join in.
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Harris takes no notice of it.
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Harris (with kindly encouragement): “It’s all right.
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You’re doing it very well, indeed—go on”.
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Nervous Pianist: “I’m afraid there’s a mistake somewhere.
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What are you singing”?
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Harris (promptly): “Why the Judge’s song out of Trial by Jury.
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Don’t you know it”?
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unit 67
Harris: “‘When I was young and called to the Bar’”.
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unit 68
[General roar of laughter, taken by Harris as a compliment.
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The New Pianist (cheerily): “Now then, old man, you start off, and I’ll follow.
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We won’t bother about any prelude”.
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I beg your pardon.
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Of course—I’ve been mixing up the two songs.
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It was Jenkins confused me, you know.
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Now then.
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“‘When I was young I served a term As office-boy to an attorney’s firm’.
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unit 80
[Sings first two lines over again, in a high falsetto this time.
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unit 81
Great surprise on the part of the audience.
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unit 82
Nervous old lady near the fire begins to cry, and has to be led out].
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We were a fashionable and highly cultured party.
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unit 92
The truth was, we were too clever for them.
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unit 93
Our brilliant but polished conversation, and our high-class tastes, were beyond them.
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They were out of place, among us.
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They never ought to have been there at all.
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Everybody agreed upon that, later on.
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We played morceaux from the old German masters.
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We discussed philosophy and ethics.
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We flirted with graceful dignity.
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We were even humorous—in a high-class way.
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None of us had heard it, that we could remember.
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“Oh, it will amuse you.
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Herr Slossenn Boschen accompanied himself.
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The prelude did not suggest a comic song exactly.
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It was a weird, soulful air.
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I don’t understand German myself.
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I kept my eye on the two young students, and followed them.
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I considered this particularly artful on my part.
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And yet that German Professor did not seem happy.
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We thought this very funny: we said his earnest manner was half the humour.
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That sent us into convulsions.
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We told each other that it would be the death of us, this thing.
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In the last verse, he surpassed himself.
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He finished amid a perfect shriek of laughter.
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We said it was the funniest thing we had ever heard in all our lives.
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Then Herr Slossenn Boschen got up, and went on awful.
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He said he had never been so insulted in all his life.
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unit 142
It appeared that the song was not a comic song at all.
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It was a trying situation for us—very trying.
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unit 147
There seemed to be no answer.
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That was the end of that party.
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I never saw a party break up so quietly, and with so little fuss.
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We never said good-night even to one another.
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We came downstairs one at a time, walking softly, and keeping the shady side.
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I have never taken much interest in German songs since then.
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We reached Sunbury Lock at half-past three.
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I tried to do so once.
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I pulled splendidly.
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I got well into a steady rhythmical swing.
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I put my arms, and my legs, and my back into it.
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unit 163
I set myself a good, quick, dashing stroke, and worked in really grand style.
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unit 164
My two friends said it was a pleasure to watch me.
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unit 165
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I had been grinding away like mad to keep that boat stuck still under that bridge.
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I let other people pull up backwaters against strong streams now.
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We sculled up to Walton, a rather large place for a riverside town.
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Cæsar was a regular up-river man.
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unit 176
Also Queen Elizabeth, she was there, too.
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unit 177
You can never get away from that woman, go where you will.
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unit 179
They must have been quite a pleasant little party, altogether.
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unit 180
There is an iron “scold’s bridle” in Walton Church.
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unit 181
They used these things in ancient days for curbing women’s tongues.
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unit 182
They have given up the attempt now.
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unit 183
I suppose iron was getting scarce, and nothing else would be strong enough.
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unit 185
Above the bridge the river winds tremendously.
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unit 187
You pass Oatlands Park on the right bank here.
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unit 188
It is a famous old place.
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unit 189
Henry VIII.
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unit 190
stole it from some one or the other, I forget whom now, and lived in it.
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unit 194
Well, I dare say they deserve it quite as much as the average Christian does.
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unit 197
But Cæsar crossed in spite of this.
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unit 198
You couldn’t choke Cæsar off that river.
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unit 199
He is the sort of man we want round the backwaters now.
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unit 207
George had rather a curious oilskin-covered parcel in his hand.
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unit 208
It was round and flat at one end, with a long straight handle sticking out of it.
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unit 209
“What’s that?” said Harris—“a frying-pan”?
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unit 211
It’s a banjo”.
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unit 212
“I never knew you played the banjo!” cried Harris and I, in one breath.
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francevw 17592  commented  4 months ago
Oplusse 20804  commented  4 months ago
francevw 17592  commented  4 months ago
Gabrielle 15815  commented on  unit 22  4 months, 1 week ago
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Gabrielle 15815  commented on  unit 16  4 months, 1 week ago
Oplusse 20804  translated  unit 1  4 months, 1 week ago

Non, c'est tout nouveau. Tu en sauras plus en allant dans l'onglet "discussion" (générale) dans le bandeau noir.

by francevw 4 months ago

Hé, bien vu l'innovation d'ajouter ce petit compteur à côté de l'onglet discussion. Je ne sais pas s'il est là depuis longtemps, mais chapeau !

by Oplusse 4 months ago

Bonjour les amis !
Voici un petit résumé trouvé sur Babelio. Petite précision, nous avons décidé d'utiliser le passé composé plutôt que le passé simple pour rendre nos traductions plus vivantes et modernes.

Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) est un roman comique de Jerome K. Jerome, publié en 1889. Il narre les aventures de George, Harris, Jérôme et Montmorency (le chien), entreprenant un voyage sur la Tamise.
Las de la vie qu'ils mènent à Londres, trois amis décident de prendre des vacances. Malgré les protestations du chien Montmorency, les voilà partis en bateau sur la Tamise, bien résolus à mener une vie saine, heureux de découvrir les charmes de la campagne anglaise. Mais ils n'avaient pas compté avec ces événements capables de transformer le moindre voyage en une pittoresque aventure... et un simple récit en chef-d'œuvre de l'humour anglais.
Le livre est parsemé d'anecdotes comiques, mais aussi de réflexions sur la philosophie de l'existence, les illusions que nous entretenons volontiers sur le monde et sur nous-mêmes, et la nécessité de ne pas trop charger de luxe la barque de sa vie.

by francevw 4 months ago

CHAPTER VIII.

We stopped under the willows by Kempton Park, and lunched. It is a pretty little spot there: a pleasant grass plateau, running along by the water’s edge, and overhung by willows. We had just commenced the third course—the bread and jam—when a gentleman in shirt-sleeves and a short pipe came along, and wanted to know if we knew that we were trespassing. We said we hadn’t given the matter sufficient consideration as yet to enable us to arrive at a definite conclusion on that point, but that, if he assured us on his word as a gentleman that we were trespassing, we would, without further hesitation, believe it.
He gave us the required assurance, and we thanked him, but he still hung about, and seemed to be dissatisfied, so we asked him if there was anything further that we could do for him; and Harris, who is of a chummy disposition, offered him a bit of bread and jam.
I fancy he must have belonged to some society sworn to abstain from bread and jam; for he declined it quite gruffly, as if he were vexed at being tempted with it, and he added that it was his duty to turn us off.
Harris said that if it was a duty it ought to be done, and asked the man what was his idea with regard to the best means for accomplishing it. Harris is what you would call a well-made man of about number one size, and looks hard and bony, and the man measured him up and down, and said he would go and consult his master, and then come back and chuck us both into the river.
Of course, we never saw him any more, and, of course, all he really wanted was a shilling. There are a certain number of riverside roughs who make quite an income, during the summer, by slouching about the banks and blackmailing weak-minded noodles in this way. They represent themselves as sent by the proprietor. The proper course to pursue is to offer your name and address, and leave the owner, if he really has anything to do with the matter, to summon you, and prove what damage you have done to his land by sitting down on a bit of it. But the majority of people are so intensely lazy and timid, that they prefer to encourage the imposition by giving in to it rather than put an end to it by the exertion of a little firmness.
Where it is really the owners that are to blame, they ought to be shown up. The selfishness of the riparian proprietor grows with every year. If these men had their way they would close the river Thames altogether. They actually do this along the minor tributary streams and in the backwaters. They drive posts into the bed of the stream, and draw chains across from bank to bank, and nail huge notice-boards on every tree. The sight of those notice-boards rouses every evil instinct in my nature. I feel I want to tear each one down, and hammer it over the head of the man who put it up, until I have killed him, and then I would bury him, and put the board up over the grave as a tombstone.
I mentioned these feelings of mine to Harris, and he said he had them worse than that. He said he not only felt he wanted to kill the man who caused the board to be put up, but that he should like to slaughter the whole of his family and all his friends and relations, and then burn down his house. This seemed to me to be going too far, and I said so to Harris; but he answered:
“Not a bit of it. Serve ’em all jolly well right, and I’d go and sing comic songs on the ruins”.
I was vexed to hear Harris go on in this blood-thirsty strain. We never ought to allow our instincts of justice to degenerate into mere vindictiveness. It was a long while before I could get Harris to take a more Christian view of the subject, but I succeeded at last, and he promised me that he would spare the friends and relations at all events, and would not sing comic songs on the ruins.
You have never heard Harris sing a comic song, or you would understand the service I had rendered to mankind. It is one of Harris’s fixed ideas that he can sing a comic song; the fixed idea, on the contrary, among those of Harris’s friends who have heard him try, is that he can’t and never will be able to, and that he ought not to be allowed to try.
When Harris is at a party, and is asked to sing, he replies: “Well, I can only sing a comic song, you know;” and he says it in a tone that implies that his singing of that, however, is a thing that you ought to hear once, and then die.
“Oh, that is nice,” says the hostess. “Do sing one, Mr. Harris;” and Harris gets up, and makes for the piano, with the beaming cheeriness of a generous-minded man who is just about to give somebody something.
“Now, silence, please, everybody” says the hostess, turning round; “Mr. Harris is going to sing a comic song”!
“Oh, how jolly!” they murmur; and they hurry in from the conservatory, and come up from the stairs, and go and fetch each other from all over the house, and crowd into the drawing-room, and sit round, all smirking in anticipation.
Then Harris begins.
Well, you don’t look for much of a voice in a comic song. You don’t expect correct phrasing or vocalization. You don’t mind if a man does find out, when in the middle of a note, that he is too high, and comes down with a jerk. You don’t bother about time. You don’t mind a man being two bars in front of the accompaniment, and easing up in the middle of a line to argue it out with the pianist, and then starting the verse afresh. But you do expect the words.
You don’t expect a man to never remember more than the first three lines of the first verse, and to keep on repeating these until it is time to begin the chorus. You don’t expect a man to break off in the middle of a line, and snigger, and say, it’s very funny, but he’s blest if he can think of the rest of it, and then try and make it up for himself, and, afterwards, suddenly recollect it, when he has got to an entirely different part of the song, and break off, without a word of warning, to go back and let you have it then and there. You don’t—well, I will just give you an idea of Harris’s comic singing, and then you can judge of it for yourself.
Harris (standing up in front of piano and addressing the expectant mob): “I’m afraid it’s a very old thing, you know. I expect you all know it, you know. But it’s the only thing I know. It’s the Judge’s song out of Pinafore—no, I don’t mean Pinafore—I mean—you know what I mean—the other thing, you know. You must all join in the chorus, you know”.
[Murmurs of delight and anxiety to join in the chorus. Brilliant performance of prelude to the Judge’s song in “Trial by Jury” by nervous Pianist. Moment arrives for Harris to join in. Harris takes no notice of it. Nervous pianist commences prelude over again, and Harris, commencing singing at the same time, dashes off the first two lines of the First Lord’s song out of “Pinafore.” Nervous pianist tries to push on with prelude, gives it up, and tries to follow Harris with accompaniment to Judge’s song out of “Trial by Jury,” finds that doesn’t answer, and tries to recollect what he is doing, and where he is, feels his mind giving way, and stops short].
Harris (with kindly encouragement): “It’s all right. You’re doing it very well, indeed—go on”.
Nervous Pianist: “I’m afraid there’s a mistake somewhere. What are you singing”?
Harris (promptly): “Why the Judge’s song out of Trial by Jury. Don’t you know it”?
Some Friend of Harris’s (from the back of the room): “No, you’re not, you chuckle-head, you’re singing the Admiral’s song from Pinafore”.
[Long argument between Harris and Harris’s friend as to what Harris is really singing. Friend finally suggests that it doesn’t matter what Harris is singing so long as Harris gets on and sings it, and Harris, with an evident sense of injustice rankling inside him, requests pianist to begin again. Pianist, thereupon, starts prelude to the Admiral’s song, and Harris, seizing what he considers to be a favourable opening in the music, begins].
Harris:
“‘When I was young and called to the Bar’”.
[General roar of laughter, taken by Harris as a compliment. Pianist, thinking of his wife and family, gives up the unequal contest and retires; his place being taken by a stronger-nerved man.
The New Pianist (cheerily): “Now then, old man, you start off, and I’ll follow. We won’t bother about any prelude”.
Harris (upon whom the explanation of matters has slowly dawned—laughing): “By Jove! I beg your pardon. Of course—I’ve been mixing up the two songs. It was Jenkins confused me, you know. Now then.
[Singing; his voice appearing to come from the cellar, and suggesting the first low warnings of an approaching earthquake.
“‘When I was young I served a term
As office-boy to an attorney’s firm’.
(Aside to pianist): “It is too low, old man; we’ll have that over again, if you don’t mind”.
[Sings first two lines over again, in a high falsetto this time. Great surprise on the part of the audience. Nervous old lady near the fire begins to cry, and has to be led out].
Harris (continuing):
“‘I swept the windows and I swept the door,
And I—’
No—no, I cleaned the windows of the big front door. And I polished up the floor—no, dash it—I beg your pardon—funny thing, I can’t think of that line. And I—and I—Oh, well, we’ll get on to the chorus, and chance it (sings):
“‘And I diddle-diddle-diddle-diddle-diddle-diddle-de,
Till now I am the ruler of the Queen’s navee.’
Now then, chorus—it is the last two lines repeated, you know.
General Chorus:
“And he diddle-diddle-diddle-diddle-diddle-diddle-dee’d,
Till now he is the ruler of the Queen’s navee”.
And Harris never sees what an ass he is making of himself, and how he is annoying a lot of people who never did him any harm. He honestly imagines that he has given them a treat, and says he will sing another comic song after supper.
Speaking of comic songs and parties, reminds me of a rather curious incident at which I once assisted; which, as it throws much light upon the inner mental working of human nature in general, ought, I think, to be recorded in these pages.
We were a fashionable and highly cultured party. We had on our best clothes, and we talked pretty, and were very happy—all except two young fellows, students, just returned from Germany, commonplace young men, who seemed restless and uncomfortable, as if they found the proceedings slow. The truth was, we were too clever for them. Our brilliant but polished conversation, and our high-class tastes, were beyond them. They were out of place, among us. They never ought to have been there at all. Everybody agreed upon that, later on.
We played morceaux from the old German masters. We discussed philosophy and ethics. We flirted with graceful dignity. We were even humorous—in a high-class way.
Somebody recited a French poem after supper, and we said it was beautiful; and then a lady sang a sentimental ballad in Spanish, and it made one or two of us weep—it was so pathetic.
And then those two young men got up, and asked us if we had ever heard Herr Slossenn Boschen (who had just arrived, and was then down in the supper-room) sing his great German comic song.
None of us had heard it, that we could remember.
The young men said it was the funniest song that had ever been written, and that, if we liked, they would get Herr Slossenn Boschen, whom they knew very well, to sing it. They said it was so funny that, when Herr Slossenn Boschen had sung it once before the German Emperor, he (the German Emperor) had had to be carried off to bed.
They said nobody could sing it like Herr Slossenn Boschen; he was so intensely serious all through it that you might fancy he was reciting a tragedy, and that, of course, made it all the funnier. They said he never once suggested by his tone or manner that he was singing anything funny—that would spoil it. It was his air of seriousness, almost of pathos, that made it so irresistibly amusing.
We said we yearned to hear it, that we wanted a good laugh; and they went downstairs, and fetched Herr Slossenn Boschen.
He appeared to be quite pleased to sing it, for he came up at once, and sat down to the piano without another word.
“Oh, it will amuse you. You will laugh,” whispered the two young men, as they passed through the room, and took up an unobtrusive position behind the Professor’s back.
Herr Slossenn Boschen accompanied himself. The prelude did not suggest a comic song exactly. It was a weird, soulful air. It quite made one’s flesh creep; but we murmured to one another that it was the German method, and prepared to enjoy it.
I don’t understand German myself. I learned it at school, but forgot every word of it two years after I had left, and have felt much better ever since. Still, I did not want the people there to guess my ignorance; so I hit upon what I thought to be rather a good idea. I kept my eye on the two young students, and followed them. When they tittered, I tittered; when they roared, I roared; and I also threw in a little snigger all by myself now and then, as if I had seen a bit of humour that had escaped the others. I considered this particularly artful on my part.
I noticed, as the song progressed, that a good many other people seemed to have their eye fixed on the two young men, as well as myself. These other people also tittered when the young men tittered, and roared when the young men roared; and, as the two young men tittered and roared and exploded with laughter pretty continuously all through the song, it went exceedingly well.
And yet that German Professor did not seem happy. At first, when we began to laugh, the expression of his face was one of intense surprise, as if laughter were the very last thing he had expected to be greeted with. We thought this very funny: we said his earnest manner was half the humour. The slightest hint on his part that he knew how funny he was would have completely ruined it all. As we continued to laugh, his surprise gave way to an air of annoyance and indignation, and he scowled fiercely round upon us all (except upon the two young men who, being behind him, he could not see). That sent us into convulsions. We told each other that it would be the death of us, this thing. The words alone, we said, were enough to send us into fits, but added to his mock seriousness—oh, it was too much!
In the last verse, he surpassed himself. He glowered round upon us with a look of such concentrated ferocity that, but for our being forewarned as to the German method of comic singing, we should have been nervous; and he threw such a wailing note of agony into the weird music that, if we had not known it was a funny song, we might have wept.
He finished amid a perfect shriek of laughter. We said it was the funniest thing we had ever heard in all our lives. We said how strange it was that, in the face of things like these, there should be a popular notion that the Germans hadn’t any sense of humour. And we asked the Professor why he didn’t translate the song into English, so that the common people could understand it, and hear what a real comic song was like.
Then Herr Slossenn Boschen got up, and went on awful. He swore at us in German (which I should judge to be a singularly effective language for that purpose), and he danced, and shook his fists, and called us all the English he knew. He said he had never been so insulted in all his life.
It appeared that the song was not a comic song at all. It was about a young girl who lived in the Hartz Mountains, and who had given up her life to save her lover’s soul; and he died, and met her spirit in the air; and then, in the last verse, he jilted her spirit, and went on with another spirit—I’m not quite sure of the details, but it was something very sad, I know. Herr Boschen said he had sung it once before the German Emperor, and he (the German Emperor) had sobbed like a little child. He (Herr Boschen) said it was generally acknowledged to be one of the most tragic and pathetic songs in the German language.
It was a trying situation for us—very trying. There seemed to be no answer. We looked around for the two young men who had done this thing, but they had left the house in an unostentatious manner immediately after the end of the song.
That was the end of that party. I never saw a party break up so quietly, and with so little fuss. We never said good-night even to one another. We came downstairs one at a time, walking softly, and keeping the shady side. We asked the servant for our hats and coats in whispers, and opened the door for ourselves, and slipped out, and got round the corner quickly, avoiding each other as much as possible.
I have never taken much interest in German songs since then.
We reached Sunbury Lock at half-past three. The river is sweetly pretty just there before you come to the gates, and the backwater is charming; but don’t attempt to row up it.
I tried to do so once. I was sculling, and asked the fellows who were steering if they thought it could be done, and they said, oh, yes, they thought so, if I pulled hard. We were just under the little foot-bridge that crosses it between the two weirs, when they said this, and I bent down over the sculls, and set myself up, and pulled.
I pulled splendidly. I got well into a steady rhythmical swing. I put my arms, and my legs, and my back into it. I set myself a good, quick, dashing stroke, and worked in really grand style. My two friends said it was a pleasure to watch me. At the end of five minutes, I thought we ought to be pretty near the weir, and I looked up. We were under the bridge, in exactly the same spot that we were when I began, and there were those two idiots, injuring themselves by violent laughing. I had been grinding away like mad to keep that boat stuck still under that bridge. I let other people pull up backwaters against strong streams now.
We sculled up to Walton, a rather large place for a riverside town. As with all riverside places, only the tiniest corner of it comes down to the water, so that from the boat you might fancy it was a village of some half-dozen houses, all told. Windsor and Abingdon are the only towns between London and Oxford that you can really see anything of from the stream. All the others hide round corners, and merely peep at the river down one street: my thanks to them for being so considerate, and leaving the river-banks to woods and fields and water-works.
Even Reading, though it does its best to spoil and sully and make hideous as much of the river as it can reach, is good-natured enough to keep its ugly face a good deal out of sight.
Cæsar, of course, had a little place at Walton—a camp, or an entrenchment, or something of that sort. Cæsar was a regular up-river man. Also Queen Elizabeth, she was there, too. You can never get away from that woman, go where you will. Cromwell and Bradshaw (not the guide man, but the King Charles’s head man) likewise sojourned here. They must have been quite a pleasant little party, altogether.
There is an iron “scold’s bridle” in Walton Church. They used these things in ancient days for curbing women’s tongues. They have given up the attempt now. I suppose iron was getting scarce, and nothing else would be strong enough.
There are also tombs of note in the church, and I was afraid I should never get Harris past them; but he didn’t seem to think of them, and we went on. Above the bridge the river winds tremendously. This makes it look picturesque; but it irritates you from a towing or sculling point of view, and causes argument between the man who is pulling and the man who is steering.
You pass Oatlands Park on the right bank here. It is a famous old place. Henry VIII. stole it from some one or the other, I forget whom now, and lived in it. There is a grotto in the park which you can see for a fee, and which is supposed to be very wonderful; but I cannot see much in it myself. The late Duchess of York, who lived at Oatlands, was very fond of dogs, and kept an immense number. She had a special graveyard made, in which to bury them when they died, and there they lie, about fifty of them, with a tombstone over each, and an epitaph inscribed thereon.
Well, I dare say they deserve it quite as much as the average Christian does.
At “Corway Stakes”—the first bend above Walton Bridge—was fought a battle between Cæsar and Cassivelaunus. Cassivelaunus had prepared the river for Cæsar, by planting it full of stakes (and had, no doubt, put up a notice-board). But Cæsar crossed in spite of this. You couldn’t choke Cæsar off that river. He is the sort of man we want round the backwaters now.
Halliford and Shepperton are both pretty little spots where they touch the river; but there is nothing remarkable about either of them. There is a tomb in Shepperton churchyard, however, with a poem on it, and I was nervous lest Harris should want to get out and fool round it. I saw him fix a longing eye on the landing-stage as we drew near it, so I managed, by an adroit movement, to jerk his cap into the water, and in the excitement of recovering that, and his indignation at my clumsiness, he forgot all about his beloved graves.
At Weybridge, the Wey (a pretty little stream, navigable for small boats up to Guildford, and one which I have always been making up my mind to explore, and never have), the Bourne, and the Basingstoke Canal all enter the Thames together. The lock is just opposite the town, and the first thing that we saw, when we came in view of it, was George’s blazer on one of the lock gates, closer inspection showing that George was inside it.
Montmorency set up a furious barking, I shrieked, Harris roared; George waved his hat, and yelled back. The lock-keeper rushed out with a drag, under the impression that somebody had fallen into the lock, and appeared annoyed at finding that no one had.
George had rather a curious oilskin-covered parcel in his hand. It was round and flat at one end, with a long straight handle sticking out of it.
“What’s that?” said Harris—“a frying-pan”?
“No,” said George, with a strange, wild look glittering in his eyes; “they are all the rage this season; everybody has got them up the river. It’s a banjo”.
“I never knew you played the banjo!” cried Harris and I, in one breath.
“Not exactly,” replied George: “but it’s very easy, they tell me; and I’ve got the instruction book”!