4-THE GRAND BABYLON HÔTEL By Arnold Bennett
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Fin
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Chapitre 4 - ARRIVÉE DU PRINCE.

Cependant, diverses petites choses pesaient dans l’esprit de Racksole. Pour commencer, le clin d’œil de Jules. Puis le ruban sur la poignée de la porte et la visite de Jules dans la chambre numéro 111 et la vitre brisée... brisée de l'extérieur.
Racksole n'avait pas oublié qu'il était trois heures du matin. Il ne dormit que peu cette nuit-là, mais il était content d'avoir acheté le Grand Hôtel Babylon.
C'était une acquisition qui semblait promettre amusement et divertissement.

Tôt le lendemain matin, il rencontra M. Babylon. — J’ai vidé ma suite privée de tous mes papiers personnels, dit Babylone, et elle est maintenant à votre disposition.

Je m'engage, si cela vous convient, à rester à l'hôtel en tant qu'invité pour le moment. Nous avons beaucoup à régler en ce qui concerne la finalité de l’achat, et vous voudrez peut-être me poser des questions.
En outre, pour dire vrai, je ne suis pas pressé de quitter ce vieil endroit avec trop de soudaineté. Ce sera une déchirure pour moi. — Je serai ravi si vous restez, dit le millionnaire, mais il convient que ce soit en tant que mon invité, et pas comme invité de l'hôtel. — Vous êtes très aimable. — Pour ce qui est de vouloir vous consulter, j'aurai sûrement besoin de le faire, mais je dois dire que le spectacle semble se dérouler de manière autonome. — Ah ! dit Babylon d'un air pensif. J'ai entendu parler d'hôtels qui se dirigent tout seuls. S'ils le font, vous pouvez être sûr qu'ils tendent à glisser vers le bas. Vous allez vous remplir les poches. Par exemple, avez-vous déjà entendu parler de Mlle Spencer ? — Non, dit Racksole. Qu'y a-t-il à savoir à son sujet ? — Elle a mystérieusement disparu pendant la nuit et personne ne semble capable de pouvoir éclaircir l'affaire. Sa chambre est vide, ses cartons ont disparu.

Vous voudriez quelqu'un pour la remplacer et ce quelqu'un ne serait pas facile à trouver. — Humm ! fit Racksole après une pause — Son poste n'est pas le seul à être vacant aujourd'hui. Un peu plus tard, le millionnaire s'installa dans la chambre privée du dernier propriétaire et sonna.

— Faites venir Jules, ordonna-t-il au groom.

En attendant Jules, Racksole examina la question de la disparition de Mlle Spencer.

— Mes salutations Jules, fut son accueil joyeux quand l'imperturbable serveur arriva.

— Bonjour monsieur. — Asseyez-vous. — Merci monsieur. — Nous nous sommes déjà rencontrés ce matin, Jules. — Oui monsieur, à trois heures. — Le départ de Mlle Spencer est assez étrange, n'est-ce pas ? suggéra Racksole.

C'est incroyable, monsieur. — Vous savez, bien sûr, que M. Babylon m'a transféré tous ses intérêts dans cet hôtel? '' J'ai été informé de cela, monsieur. — Je suppose que vous savez tout ce qui se passe à l'hôtel, Jules ? — En tant que maître d'hôtel, monsieur, c'est à moi de garder un œil sur les choses. —Vous parlez très bien anglais pour un étranger, Jules. — Pour un étranger, monsieur ! Je suis Anglais, un homme né et élevé dans le comté de Hertfordshire. Il se peut que mon prémon vous a induit en erreur, monsieur. Je ne m'appelle Jules que parce que le serveur principal de tout hôtel de grande classe doit avoir un nom français ou italien. —Je vois, dit Racksole. — Je pense que vous devez être très intelligent, Jules. — Ce n'est pas à moi de le dire, monsieur. — Depuis combien de temps l'hôtel bénéficie-t-il des bienfaits de vos services ? — Un peu plus de vingt ans. — Cela fait bien longtemps à rester au même endroit. Ne pensez-vous pas qu'il est temps de changer de crémerie ? Vous êtes encore jeune et vous pourriez vous faire une renommée mais dans un autre secteur plus large. Racksole regarda l'homme avec aplomb, et son regard lui fut sans cesse renvoyé.

— Vous n’êtes pas satisfait de moi, monsieur ? — Pour être franc Jules, je pense… je pense que vous… euh… que vous clignez de l' œil de façon excessive. Et je pense qu’il est fâcheux qu’un serveur en chef prenne l'habitude d'enlever des rubans blancs des poignées des portes des chambres à trois heures du matin. Jules sursauta légèrement.

— Je vois où vous voulez en venir, monsieur. Vous souhaitez que je parte, et un prétexte, si je peux utiliser ce terme, en vaut un autre. Très bien, je ne peux pas dire que cela me surprenne. Il arrive parfois qu'il y ait une incompatibilité d'humeur entre un propriétaire d'hôtel et son maître d'hôtel, et puis, à moins que l'un d'entre eux ne s'en aille, l'hôtel risque d'en pâtir. Je vais partir, M. Racksole. En fait, j’avais déjà décidé de donner mon préavis. Le millionnaire sourit avec reconnaissance. — De quel salaire avez-vous besoin en guise de préavis ? Mon intention est de vous voir quitter l’hôtel dans une heure. — Je n’exige aucun salaire en guise de préavis, monsieur. Je doute qu'il convienne d'accepter quoi que ce soit. Et je quitterai l’hôtel dans quinze minutes. — Bonne journée, alors. Vous avez mes meilleurs vœux et mon admiration, aussi longtemps que vous restez à l'écart de mon hôtel. Racksole se leva. — Bonne journée, monsieur. Et merci. — À propos, Jules, il vous sera inutile de postuler dans un autre hôtel de premier ordre européen, car je prendrai des mesures qui garantiront le rejet d'une telle candidature. —Sans discuter de la question, s'il y a ou pas au moins une seule demi-douzaine d'hôtels à Londres qui sauteraient de joie à la chance de me recruter, répondit Jules, je peux vous dire, monsieur, que je vais prendre ma retraite. — Vraiment ! Vous allez vous tourner vers une filière différente. — Non, monsieur. Je logerai à Albermarle Street ou Jermyn Street et je me contenterai d'être un homme du monde. J'ai économisé quelque vingt mille livres ... une broutille, mais suffisante pour mes besoins et je vais maintenant en profiter. Pardonnez-moi de vous avoir importuné avec mes affaires personnelles. Et bonne journée encore. Ce même après-midi Racksole accompagna Felix Babylon tout d'abord dans une étude de notaires de la ville, puis chez un agent de change, afin de finaliser les détails pratique de l'achat de l'hôtel.

— Je compte m'installer en Angleterre, annonça Racksole, sur le chemin du retour.
— C'est le seul pays....puis il se tut.

— Le seul pays ? — Le seul pays où vous pouvez investir et dépenser votre argent avec un sentiment de sécurité. Aux États-Unis, il n'y a rien qui vaille d'être dépensé, ni acheté. En France ou en Italie, il n'y a pas de véritable sécurité. — Mais vous êtes sûrement un authentique Américain ?interrogea Babylon.

— Je suis un pur Américain, répondit Racksole, mais mon père qui commença par être un homme de chambre dans un collège d'Oxford, et qui finalement gagna dix millions de dollars grâce au métal à Pittsburg ... mon père prit la sage précaution de me faire instruire en Angleterre. J'ai étudié trois ans à Oxford, comme n'importe quel fils de grande bourgeoisie. Cela m'a fait du bien. Cela me fut plus profitable que de nombreuses spéculations réussies. Cela m'a appris que la langue anglaise est différente et de meilleure qualité que la langue américaine et qu'il y a quelque chose ... je n'ai pas encore trouvé exactement quoi ... dans la vie anglaise que les Américains n'obtiendront jamais. C'est pour cela, ajouta-t-il, qu'aux Etats-Unis, nous continuons à corrompre nos juges et nos journaux. Et nous parlons du dix-huitième siècle comme s'il s'agissait de la création du monde. Oui, je vais transférer mes actifs à Londres. Je vais construire une maison dans Park Lane, j'achèterai quelque antique demeure de campagne avec une histoire aussi longue que la ligne de chemin de fer A.T. & S., et je m'installerai tranquillement peu à peu. Vous voyez... j'ai une bonne nature pour un millionnaire, et d'un tempérament sociable, pourtant je n'ai même pas six véritables amis dans tout New York Songez-y ! — Et moi, dit Babylon, je n'ai pas d'amis, en dehors de mes amis d'enfance à Lausanne. J’ai passé trente ans en Angleterre et je n’ai acquis qu’une parfaite connaissance de la langue anglaise et suffisamment de pièces d’or pour remplir une assez grandelette boîte. Ces deux ploutocrates poussèrent un soupir simultané.

— En parlant de pièces d’or, dit Racksole, combien d’argent pensez-vous que Jules ait réussi à amasser pendant qu'il était à votre service ? — Oh ! sourit Babylon. Je ne veux pas y penser. Il a eu des occasions uniques... des tas d'occasions. — Pensez-vous que 20 000 livres soient une hypothèse raisonnable compte tenu des circonstances ? — Pas du tout. S'est-il confié à vous ? — Un peu. Je l’ai renvoyé. — Vous l’avez renvoyé ? — Pourquoi pas ? — Il n’y a aucune raison pour cela. Mais j'ai eu envie de le renvoyer bien des fois au cours de ces dix dernières années et je n’ai jamais trouvé le courage de le faire. — C’était pourtant extrêmement simple, je vous assure. Avant que j'en aie fini avec lui, j'aimais plutôt bien ce type. — Mlle Spencer et Jules... tous les deux, partis, en une journée ! songea Felix Babylon.

— Et personne pour les remplacer, annonça Racksole. Et pourtant l'hôtel continue à fonctionner sur sa lancée ! Mais lorsque Racksole rentra dans le Grand Babylon, il découvrit que la chaise de Mlle Spencer dans son bureau était occupée par une jeune fille imposante et autoritaire, vêtue de noir.

— Dieu du ciel, Nella, s'écria-t-il, en se dirigeant vers le bureau. Que fiches-tu ici ? — Je remplace Mlle Spencer. Je veux t'aider à gérer l'hôtel, papa. Je pense que je ferai une excellente réceptionniste. Je me suis arrangée avec une certaine Mlle Selina Smith, une des dactylos du bureau, pour qu'elle me donne tous ses conseils et astuces, et je vais très bien m'en sortir. — Mais écoute-moi, Helen Racksole. Le tout Londres va en faire des gorges chaudes... la plus riche de toutes les héritières américaines... une réceptionniste ! Et je suis venu ici pour être au calme et me reposer ! — J'imagine que c'est par souci de tranquillité et de repos que tu as acheté l'hôtel, papa ? — Tu insistais pour le steak, répliqua-t-il. Sors de là, sur-le-champ .— Je suis là, et j'y reste, dit Nella, et se moquant délibérément son père.

Au même moment, un homme aux cheveux blonds d’une trentaine d’années apparut à la fenêtre du bureau. Il était très bien vêtu, très aristocratique dans sa posture et il semblait très en colère.

Il regarda fixement Nella et sursauta.

— Ach ! s'exclama-t-il. — Vous ! '— Oui, Votre Altesse, c'est bien moi. Père, c’est son Altesse Sérénissime, le prince Aribert de Posen, l’un de nos clients les plus prestigieux.— Vous connaissez mon nom, Fräulein ? murmura le nouvel arrivant en allemand.

— Bien sûr, répondit aimablement Nella. — Vous n'étiez qu'un simple comte, Steenbock, au printemps dernier à Paris — voyageant sans doute incognito... — Silence, la supplia-t-il avec un geste de la main. Son visage était devenu blanc comme un linge.
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Chapter Four - ENTRANCE OF THE PRINCE.
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NEVERTHELESS, sundry small things weighed on Racksole’s mind.
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First there was Jules’ wink.
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Then there was the ribbon on the door-handle and Jules’ visit to No.
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111, and the broken window--broken from the outside.
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Racksole did not forget that the time was 3 a.m.
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He slept but little that night, but he was glad that he had bought the Grand Babylon Hôtel.
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It was an acquisition which seemed to promise fun and diversion.
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The next morning he came across Mr Babylon early.
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I purpose, if agreeable to yourself, to stay on in the hotel as a guest for the present.
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Also, to tell the truth, I am not anxious to leave the old place with too much suddenness.
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‘I have heard of hotels that run themselves.
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If they do, you may be sure that they obey the laws of gravity and run downwards.
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You will have your hands full.
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For example, have you yet heard about Miss Spencer?’ ‘No,’ said Racksole.
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Her room is empty, her boxes gone.
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‘I want Jules,’ he said to the page.
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While waiting for Jules, Racksole considered the question of MissSpencer’s disappearance.
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‘Good morning, Jules,’ was his cheerful greeting, when the imperturbable waiter arrived.
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I am an Englishman, a Hertfordshire man born and bred.
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Perhaps my name has misled you, sir.
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Don’t you think it’s time you got out of the rut?
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‘I see how it is, sir.
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You wish me to go, and one pretext, if I may use the term, is as good as another.
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Very well, I can’t say that I’m surprised.
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I will go, Mr Racksole.
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In fact, I had already thought of giving notice.’ The millionaire smiled appreciatively.
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‘What wages do you require in lieu of notice?
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I would scorn to accept anything.
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And I will leave the hotel in fifteen minutes.’ ‘Good-day, then.
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You have my good wishes and my admiration, so long as you keep out of my hotel.’ Racksole got up.
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‘Good-day, sir.
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You will turn your brains to a different channel.’ ‘No, sir.
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Pardon me for troubling you with my personal affairs.
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‘I mean to settle in England,’ said Racksole, as they were coming back.
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‘It is the only country--’ and he stopped.
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In the United States there is nothing worth spending money on, nothing to buy.
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I had my three years at Oxford, like any son of the upper middle class!
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It did me good.
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It has been worth more to me than many successful speculations.
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Why,’ he added, ‘in the United States we still bribe our judges and our newspapers.
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And we talk of the eighteenth century as though it was the beginning of the world.
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Yes, I shall transfer my securities to London.
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‘I should not like to guess.
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Has he been confiding in you?’ ‘Somewhat.
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‘And no one to take their places,’ said Racksole.
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‘Heavens, Nella!’ he cried, going to the bureau.
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‘What are you doing here?’ ‘I am taking Mis Spencer’s place.
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I want to help you with your hotel, Dad.
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I fancy I shall make an excellent hotel clerk.
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He looked fixedly at Nella and started back.
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‘Ach!’ he exclaimed.
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‘You!’ ‘Yes, your Highness, it is indeed I.
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‘Certainly, Prince,’ Nella replied sweetly.
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Gabrielle 17511  commented  1 week ago

Nous traduisons Mr par M. - Miss par Mlle - Mrs par Mme

Petite info supplémentaire : le tutoiement a été adopté par la team entre le père Theodore Racksole et sa fille Nella.
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Liste des personnages à compléter

Theodore Racksole / Le millionnaire

Nella Racksole / La fille du millionnaire (Helen)

Jules /Le maître d'hôtel, dont le vrai nom est Tom Jackson

Prince Eugen /

Prince Aribert de Posen ou de Poznan

Mlle Spencer / Employée de l'hôtel

Dimmock / Écuyer des princes (le mort)

M. et Mme Sampson Levi /

M. Rocco / Cuisinier de l'hôtel

Histoire :

Les protagonistes sont un millionnaire américain, Theodore Racksole et sa fille Nella (Helen). Pendant son séjour dans le très exclusif Grand Babylon Hotel, Nella demande un steak et une bière basse pour le dîner, mais la commande est refusée. Pour obtenir ce qu'elle veut, Racksole achète tout l'hôtel, pour 400 000 £ "et une guinée" (afin que l'ancien propriétaire, Félix Babylon, puisse dire qu'il a marchandé avec cet homme d'affaires multimillionnaire).

Des choses étranges se passent dans l'hôtel. Tout d’abord, Racksole remarque que le serveur, Jules, fait un clin d’œil à l’ami de sa fille, Reginald Dimmock, alors qu’ils consomment leur steak coûteux. Il renvoie le maître d'hôtel. Le lendemain, Miss Spencer, la jolie et efficace employée d'hôtel qui y travaille depuis des années, disparaît. Apparemment, elle a juste pris ses affaires et est partie, personne ne sait quand et où. Et le prince Eugen, un prince régnant de Posen, qui devait venir à l'hôtel et rencontrer son jeune oncle, le prince Aribert (lui et le neveu ont le même âge), ne se présente jamais. Puis le corps de Dimmock, qui était un écuyer des princes, avance pour préparer leur visite, est retrouvé. Il était évidemment empoisonné. Et peu de temps après, le corps de Dimmock disparaît.

Le soir même, l'hôtel organise une soirée dans la Gold Room, animée par M. et Mme Sampson Levi. Il y a une fenêtre secrète spéciale par laquelle on peut observer la salle et les invités. Racksole regarde et voit parmi les invités le chef limogé, Jules. Racksole court pour le confronter et le jeter dehors, mais ne le trouve pas. Il revient à la fenêtre secrète pour trouver Jules, regardant fixement la salle de bal. Racksole lui ordonne de sortir de l'hôtel pour la deuxième fois.

Le prince Aribert, qui a rencontré Nella à Paris alors qu'il voyageait incognito sous le nom de comte Steenbock, lui confie toute l'histoire. Il lui dit que le prince Eugen n'est jamais arrivé et que personne ne sait où il se trouve. Il a été vu pour la dernière fois à Ostende. Sa Majesté l'Empereur a envoyé un télégramme à Aribert, demandant où se trouvait Eugen. Aribert, qui ne sait pas s'il peut y avoir une histoire d'amour secrète ou un enlèvement, fait face à un dilemme. Enfin, il décide d'aller à Berlin et de présenter les faits à l'empereur. Nella lui promet de l'aide et du soutien à Londres.

Après le départ d’Aribert, une vieille dame s’engage dans l’hôtel sous le nom de «Baronne Zerlinski». Certaines remarques fortuites sur les chambres d'hôtel ont convaincu Nella, qui remplaçait le réceptionniste, que c'était en réalité Mlle Spencer déguisée. Lorsqu'elle découvre que Mlle Spencer quitte soudainement son départ et part pour Ostende, Nella se rend également à Ostende, laissant un court message à son père pour lui indiquer où elle se trouve.

À Ostende, Nella suit Mlle Spencer dans une maison et tente de savoir ce qui se passe, menaçant celle-ci d'un revolver. Mlle Spencer dit qu'elle était sous les ordres de Jules, le maître d'hôtel, dont le vrai nom est Tom Jackson et qui est, dit-elle, son mari. Elle dit que Jackson / Jules se sont disputés avec Dimmock et qu'il avait des "affaires d'argent" avec le prince Eugen. Elle admet que le prince était captif dans cette même maison et elle s'est occupée de lui. Il a été enlevé pour l'empêcher d'arriver à Londres, car cela aurait "bouleversé le plan". Puis Mlle Spencer fait semblant de s'évanouir et Nella, qui s'approche pour voir si elle peut l'aider, est accablée. Nella perd conscience. .......

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Capítulos anteriores traducidos en:
1 - https://translatihan.com/couples/en-es/articles/1784/#
by soybeba 1 month, 1 week ago
Texto extraído de The Project Gutenberg EBook of The Grand Babylon Hotel, by Arnold Bennett http://www.gutenberg.org/files/2813/2813-0.txt
by soybeba 1 month, 1 week ago voir chapitre I

by Gabrielle 1 week ago

Chapter Four - ENTRANCE OF THE PRINCE.

NEVERTHELESS, sundry small things weighed on Racksole’s mind. First there was Jules’ wink. Then there was the ribbon on the door-handle and Jules’ visit to No. 111, and the broken window--broken from the outside.
Racksole did not forget that the time was 3 a.m. He slept but little that night, but he was glad that he had bought the Grand Babylon Hôtel.
It was an acquisition which seemed to promise fun and diversion.

The next morning he came across Mr Babylon early. ‘I have emptied my private room of all personal papers,’ said Babylon, ‘and it is now at your disposal.

I purpose, if agreeable to yourself, to stay on in the hotel as a guest for the present. We have much to settle with regard to the completion of the purchase, and also there are things which you might want to ask me.
Also, to tell the truth, I am not anxious to leave the old place with too much suddenness. It will be a wrench to me.’

‘I shall be delighted if you will stay,’ said the millionaire, ‘but it must be as my guest, not as the guest of the hotel.’

‘You are very kind.’

‘As for wishing to consult you, no doubt I shall have need to do so, but I must say that the show seems to run itself.’

‘Ah!’ said Babylon thoughtfully. ‘I have heard of hotels that run themselves. If they do, you may be sure that they obey the laws of gravity and run downwards. You will have your hands full. For example, have you yet heard about Miss Spencer?’

‘No,’ said Racksole. ‘What of her?’

‘She has mysteriously vanished during the night, and nobody appears to be able to throw any light on the affair. Her room is empty, her boxes gone.

You will want someone to take her place, and that someone will not be very easy to get.’

‘H’m!’ Racksole said, after a pause. ‘Hers is not the only post that falls vacant to-day.’

A little later, the millionaire installed himself in the late owner’s private room and rang the bell.

‘I want Jules,’ he said to the page.

While waiting for Jules, Racksole considered the question of MissSpencer’s disappearance.

‘Good morning, Jules,’ was his cheerful greeting, when the imperturbable waiter arrived.

‘Good morning, sir.’

‘Take a chair.’

‘Thank you, sir.’

‘We have met before this morning, Jules.’

‘Yes, sir, at 3 a.m.’

‘Rather strange about Miss Spencer’s departure, is it not?’ suggested Racksole.

‘It is remarkable, sir.’

‘You are aware, of course, that Mr Babylon has transferred all his interests in this hotel to me?’

‘I have been informed to that effect, sir.’

‘I suppose you know everything that goes on in the hotel, Jules?’

‘As the head waiter, sir, it is my business to keep a general eye on things.’

‘You speak very good English for a foreigner, Jules.’

‘For a foreigner, sir! I am an Englishman, a Hertfordshire man born and bred. Perhaps my name has misled you, sir. I am only called Jules because the head waiter of any really high-class hotel must have either a French or an Italian name.’

‘I see,’ said Racksole. ‘I think you must be rather a clever person, Jules.’

‘That is not for me to say, sir.’

‘How long has the hotel enjoyed the advantage of your services?’

‘A little over twenty years.’

‘That is a long time to be in one place. Don’t you think it’s time you got out of the rut? You are still young, and might make a reputation for yourself in another and wider sphere.’

Racksole looked at the man steadily, and his glance was steadily returned.

‘You aren’t satisfied with me, sir?’

‘To be frank, Jules, I think--I think you--er--wink too much. And I think that it is regrettable when a head waiter falls into a habit of taking white ribbons from the handles of bedroom doors at three in the morning.’

Jules started slightly.

‘I see how it is, sir. You wish me to go, and one pretext, if I may use the term, is as good as another. Very well, I can’t say that I’m surprised. It sometimes happens that there is incompatibility of temper between a hotel proprietor and his head waiter, and then, unless one of them goes, the hotel is likely to suffer. I will go, Mr Racksole. In fact, I had already thought of giving notice.’

The millionaire smiled appreciatively. ‘What wages do you require in lieu of notice? It is my intention that you leave the hotel within an hour.’

‘I require no wages in lieu of notice, sir. I would scorn to accept anything. And I will leave the hotel in fifteen minutes.’

‘Good-day, then. You have my good wishes and my admiration, so long as you keep out of my hotel.’

Racksole got up. ‘Good-day, sir. And thank you.’

‘By the way, Jules, it will be useless for you to apply to any other first-rate European hotel for a post, because I shall take measures which will ensure the rejection of any such application.’

‘Without discussing the question whether or not there aren’t at least half a dozen hotels in London alone that would jump for joy at the chance of getting me,’ answered Jules, ‘I may tell you, sir, that I shall retire from my profession.’

‘Really! You will turn your brains to a different channel.’

‘No, sir. I shall take rooms in Albemarle Street or Jermyn Street, and just be content to be a man-about-town. I have saved some twenty thousand pounds--a mere trifle, but sufficient for my needs, and I shall now proceed to enjoy it. Pardon me for troubling you with my personal affairs. And good-day again.’

That afternoon Racksole went with Felix Babylon first to a firm of solicitors in the City, and then to a stockbroker, in order to carry out the practical details of the purchase of the hotel.

‘I mean to settle in England,’ said Racksole, as they were coming back.
‘It is the only country--’ and he stopped.

‘The only country?’

‘The only country where you can invest money and spend money with a feeling of security. In the United States there is nothing worth spending money on, nothing to buy. In France or Italy, there is no real security.’

‘But surely you are a true American?’ questioned Babylon.

‘I am a true American,’ said Racksole, ‘but my father, who began by being a bedmaker at an Oxford college, and ultimately made ten million dollars out of iron in Pittsburg--my father took the wise precaution of having me educated in England. I had my three years at Oxford, like any son of the upper middle class! It did me good. It has been worth more to me than many successful speculations. It taught me that the English language is different from, and better than, the American language, and that there is something--I haven’t yet found out exactly what—in English life that Americans will never get. Why,’ he added, ‘in the United States we still bribe our judges and our newspapers. And we talk of the eighteenth century as though it was the beginning of the world. Yes, I shall transfer my securities to London. I shall build a house in Park Lane, and I shall buy some immemorial country seat with a history as long as the A. T. and S. railroad, and I shall calmly and gradually settle down. D’you know--I am rather a good-natured man for a millionaire, and of a social disposition, and yet I haven’t six real friends in the whole of New York City. Think of that!’

‘And I,’ said Babylon, ‘have no friends except the friends of my boyhood in Lausanne. I have spent thirty years in England, and gained nothing but a perfect knowledge of the English language and as much gold coin as would fill a rather large box.’

These two plutocrats breathed a simultaneous sigh.

‘Talking of gold coin,’ said Racksole, ‘how much money should you think Jules has contrived to amass while he has been with you?’

‘Oh!’ Babylon smiled. ‘I should not like to guess. He has had unique opportunities--opportunities.’

‘Should you consider twenty thousand an extraordinary sum under the circumstances?’

‘Not at all. Has he been confiding in you?’

‘Somewhat. I have dismissed him.’

‘You have dismissed him?’

‘Why not?’

‘There is no reason why not. But I have felt inclined to dismiss him for the past ten years, and never found courage to do it.’

‘It was a perfectly simple proceeding, I assure you. Before I had done with him, I rather liked the fellow.’

‘Miss Spencer and Jules--both gone in one day!’ mused Felix Babylon.

‘And no one to take their places,’ said Racksole. ‘And yet the hotel continues its way!’

But when Racksole reached the Grand Babylon he found that Miss Spencer’s chair in the bureau was occupied by a stately and imperious girl, dressed becomingly in black.

‘Heavens, Nella!’ he cried, going to the bureau. ‘What are you doing here?’

‘I am taking Mis Spencer’s place. I want to help you with your hotel, Dad. I fancy I shall make an excellent hotel clerk. I have arranged with a Miss Selina Smith, one of the typists in the office, to put me up to all the tips and tricks, and I shall do very well.’

‘But look here, Helen Racksole. We shall have the whole of London talking about this thing--the greatest of all American heiresses a hotel clerk! And I came here for quiet and rest!’

‘I suppose it was for the sake of quiet and rest that you bought the hotel, Papa?’

‘You would insist on the steak,’ he retorted. ‘Get out of this, on the instant.’

‘Here I am, here to stay,’ said Nella, and deliberately laughed at her parent.

Just then the face of a fair-haired man of about thirty years appeared at the bureau window. He was very well-dressed, very aristocratic in his pose, and he seemed rather angry.

He looked fixedly at Nella and started back.

‘Ach!’ he exclaimed. ‘You!’

‘Yes, your Highness, it is indeed I. Father, this is his Serene Highness Prince Aribert of Posen--one of our most esteemed customers.’

‘You know my name, Fräulein?’ the new-comer murmured in German.

‘Certainly, Prince,’ Nella replied sweetly. ‘You were plain Count Steenbock last spring in Paris--doubtless travelling incognito--’

‘Silence,’ he entreated, with a wave of the hand, and his forehead went as white as paper.