en-fr  THREE MEN IN A BOAT by JEROME K. JEROME. CHAPTER XV. Medium
CHAPITRE XV

Nous nous sommes réveillés tard le lendemain matin et, à la demande de Harris, nous avons pris un petit déjeuner simple sans « aucun extra.» Nous avons ensuite fait le ménage et tout remis en ordre ( un travail récurrent qui a commençé à me donner une réponse assez claire à la question que je me suis souvent posée — à savoir, comment une femme qui ne s'occupe que d’une seule maison peut-elle bien occuper son temps ? ) et, vers dix heures, nous nous sommes mis en route pour ce que nous l'avions décidé devrait être une bonne journée.
Nous sommes tombés d'accord pour avancer à la rame ce matin, ce qui constituait un changement par rapport au halage ; Harris a pensé que la meilleure solution serait que George et moi nous nous mettions aux avirons et que lui dirigerait. Je n'étais pas du tout d'accord avec cette idée ; j'ai dit que je pensais que Harris aurait fait preuve d'un esprit plus judicieux s'il avait suggéré que lui et George travaillent et me laissent me reposer un peu. Il me semblait que je faisais plus que ma part du travail dans le cadre de ce voyage et j'en étais de plus en plus convaincu.
Il me semble toujours que je fais plus de travail que je ne devrais. Ce n'est pas que je m'oppose au travail, remarquez ; j'aime le travail : il me fascine. Je peux m'asseoir et le regarder pendant des heures. J'aime le garder à côté de moi : l'idée de m'en débarrasser me brise presque le cœur.
Vous ne pouvez pas me donner trop de travail. Accumuler du travail est presque devenu une passion pour moi : mon bureau en est tellement rempli maintenant qu'il n'y a plus guère de place. Bientôt je vais devoir construire une extension.
Et je fais attention à mon travail aussi. C'est pourquoi une partie du travail, que j’ai mis de côté, est en ma possession depuis des années et des années, et il n’y a pas de traces de doigts dessus. Je suis très fier de mon travail. Je le prends de temps en temps et le dépoussière. Personne ne garde son travail en meilleur état de conservation que moi.
Mais même si je désire ardemment travailler, je me dois également de me montrer honnête. Je ne demande pas plus que ma juste part.
Mais je l'obtiens sans la demander — du moins, me semble-t-il — et cela me chagrine.
George dit qu'il ne pense pas que j'ai besoin de m'inquiéter à ce sujet. Il pense que ce n'est que ma nature trop scrupuleuse qui me fait craindre d'avoir plus que mon dû ; et que, en fait, je n’ai pas la moitié de ce que j’aurais dû. Mais je crois qu'il dit juste cela pour me réconforter.
J'ai toujours remarqué que sur un bateau chaque membre de l'équipage était intimement convaincu de tout faire. Harris pensait que c’était lui seul qui travaillait et que George et moi lui avions imposé. D'autre part, cette idée que Harris avait fait autre chose que de manger et dormir faisait bien rigoler George qui croyait dur comme fer que c'était lui - et personne d'autre - qui avait fait tout ce qu'il était convenu d'appeler travail.
Il disait qu'il n'avait jamais navigué avec des flemmards comme Harris et moi.
Ça amusait Harris.
— Ce bon vieux George qui parle de travail, a-t-il ricané, alors qu'après une demi-heure de labeur il rend l'âme ! As-tu jamais vu George travailler ? a-t-il ajouté en se tournant vers moi.
Comme Harris, je pensais que je ne l'avais jamais vu... et principalement depuis que nous avions commencé cette croisière.
Eh bien, je ne vois pas comment tu peux en savoir autant à ce sujet, parce que, l'un dans l'autre, a rétorqué George à Harris, je veux bien être noyé si tu n'as pas passé la moitié du temps à roupiller. As-tu jamais vu Harris parfaitement réveillé, sinon pour mettre les pieds sous la table ? me demanda George.
Par souci de vérité j'ai dû soutenir George. Harris avait été très peu actif sur le bateau, pour ce qui concerne les corvées, depuis notre départ.
— Parbleu, attends, toi ! j’ai fait plus que ce vieux Jéjé, en tout cas, reprit Harris.
— C'est sûr, tu pouvais difficilement en faire moins, a ajouté George.
— J'imagine que Jéjé pense qu'il est passager, a poursuivi Harris.
C’était là toute leur gratitude à mon égard pour les avoir emmenés avec leur misérable vieux rafiot à Kingston, pour avoir tout supervisé, tout géré, avoir pris soin de leurs personnes et d'avoir trimé comme un fou pour eux. Ainsi va le monde.
Devant l'émergence d'un problème, nous avons décidé que Harris et George rameraient jusqu'après Reading, et que moi je devrais remorquer le rafiot à partir de là. Haler une lourde embarcation à fort contre-courant ne suscite pour moi maintenant que peu de plaisir. Il y a longtemps, autrefois, je m'étais porté volontaire pour ce dur labeur : maintenant, j'apprécie de donner une chance aux jeunes.
Je remarque que la plupart des vieux bras des bateliers de la Tamise prennent leur retraite de la même manière chaque fois qu'il y a un solide halage à faire. On reconnaît toujours le vieux batelier du fleuve à la façon dont il s'étend sur les coussins au fond du bateau et qui encourage les rameurs en leur narrant les anecdotes sur les exploits merveilleux qu'il a accomplis la saison passée.
—On peut dire que ce que vous faites est un rude travail ! dit-il d'une voix trainante, entre quelques bouffées satisfaisantes, s'adressant aux deux novices en sueur qui s'étaient éreintés sans cesse en amont depuis une heure et demie ; — Pourquoi, Jim Biffles, Jack et moi, la saison dernière, nous sommes allés de Marlow à Goring, en un après-midi ... et n'avons pas fait la moindre halte. Tu te souviens de ça, Jack ?
Jack, qui s'était fait un lit dans la proue à l'aide de tous les tapis et manteaux qu'il avait pu ramasser et qui dormait là depuis deux heures, émergeait à demi-ensommeillé après avoir été ainsi interpellé, et se souvenait de tout, notamment de cette fois où ils avaient dû lutter jusqu'au bout contre un courant exceptionnellement fort...de même qu'un vent vigoureux.
— Ça devait être, je suppose, environ trente-quatre milles, ajoutait le premier narrateur, se saisissant d'un autre coussin à glisser sous sa tête.
— Non non ; n’exagère pas, Tom, murmure Jack avec reproche ; trente-trois à tout casser.
Et Jack et Tom, épuisés par cet effort de conversation, se sont rendormis. Et les deux jeunes gens naïfs qui sont aux avirons se sentent plutôt fiers d’être autorisés à ramer avec des professionnels aussi merveilleux que Jack et Tom, et ils commencent à souquer comme jamais.
Quand j'étais jeune, j'écoutais ces récits de mes aînés, je m'en abreuvais, je les avalais, je digérais chaque mot, en j'en voulais toujours plus. Mais la nouvelle génération ne semble pas avoir beaucoup d'égards pour ces temps anciens. Nous, George, Harris et moi-même, nous avons pris un jeune avec nous une fois la saison dernière, et nous lui avons fourni les veilles rengaines concernant les merveilles que nous avions accomplies tout au long.
Nous lui avons raconté toutes les histoires habituelles — les vieux bobards colportés sur le fleuve par tous les canotiers depuis des années — et nous en avons ajouté sept tout à fait originales que nous avions nous-mêmes inventées, y compris une histoire très plausible, basée en partie sur un épisode presque vrai qui était quasiment arrivé à nos amis, il y a quelques années — une aventure qu'un enfant aurait pu avaler sans problème.
Et ce jeune homme les tournait en ridicule, voulait que nous répétions nos exploits encore une fois et pariait à dix contre un que nous ne le ferions pas.
Ce matin-là, nous avons commencé à discuter de nos expériences en matière d'aviron et avons narré nos premiers efforts dans l'art de la godille. Suggestion: Mes premiers souvenirs de navigation de plaisance me rappellent que cinq d'entre nous ont versé trois pence chacun pour emmener une embarcation curieusement construite sur le lac de Regent's Park et ensuite pour nous permettre de nous sécher dans la loge du gardien du parc.
Après cela, ayant pris goût à l’eau, j’ai beaucoup barboté dans diverses glaisières de banlieue— un exercice qui suscite plus d’intérêt et d’enthousiasme que ce que l’on pourrait imaginer, surtout lorsque vous êtes au milieu de l’étang et que le propriétaire des matériaux avec lesquels le radeau est construit apparait soudainement sur la rive, avec un gros bâton à la main.
Votre première sensation en voyant ce monsieur est que, d’une manière ou d’une autre, vous ne vous sentez pas de taille à converser avec lui, et que si vous pouviez le faire sans paraître impoli, vous préféreriez éviter de le rencontrer ; votre but est donc d'atteindre le côté opposé de l’étang où il se trouve et de rentrer chez vous rapidement et sans bruit, en faisant mine de ne pas le voir. Lui, au contraire, désire vous serrer la main et vous parler.
Il semble qu'il connaisse votre père, et vous plus intimement, mais cela ne vous oblige en rien à lui accorder votre sympathie. Il dit qu’il va vous apprendre à voler ses planches pour en faire un radeau ; mais, puisque vous savez déjà très bien le faire, l'offre, aussi bienveillante soit-elle, semble excessive de sa part, et vous êtes réticent à le mettre dans l'embarras en l'acceptant.
Son envie de vouloir vous rencontrer résiste cependant à votre froideur, et la façon énergique avec laquelle il remonte le long de l’étang de manière à pouvoir vous accueillir sur place lorsque vous débarquerez est vraiment très flatteuse.
S'il est ventripotent et a le souffle court vous pouvez échapper à sa course, mais s'il est du genre jeune aux longues jambes, une rencontre est inévitable. L'entrevue est cependant extrêmement brève, la majeure partie de la conversation émanant de sa part, vos remarques étant principalement de l'ordre de l'exclamation et mono-syllabiques et, dès que vous pouvez vous libérer, vous vous carapatez.
J'ai consacré environ trois mois à canoter et, ayant alors acquis toute la compétence nécessaire, j'ai décidé de me lancer dans l'aviron et j'ai rejoint l'un des clubs de navigation de Lea.
Effectuer une sortie en bateau sur la rivière Lea, surtout le samedi après-midi, vous rend vite expert dans la manœuvre d'un bateau et agile dans l'art d'esquiver les péniches, d'être écharpé ou culbuté par ces dernières ; de plus, cela offre de nombreuses occasions d’acquérir la méthode la plus rapide et la plus élégante qui soit de s’allonger à plat-ventre au fond du bateau afin d’éviter d’être jeté à la baille quand vous passez sous des câbles de remorquage.
Mais cela ne vous donne pas de style. Ce n'est que lorsque je suis arrivé sur la Tamise que le style m'est venu. Mon style, aux avirons, est désormais particulièrement admiré. Les gens disent qu'il est si original.
George n'a jamais mis un orteil dans l'eau avant l'âge de seize ans. Puis, avec huit autres freluquets du même âge, il est parti pour Kew, un samedi, avec l’idée de louer un bateau sur place et de le ramener à Richmond ; l'un d'eux, une jeune tête-brûlée, nommé Joskins, qui avait effectué une ou deux fois une sortie en bateau sur la Serpentine, leur ayant dit que c'était amusant de faire du bateau !
La marée montait assez rapidement quand ils ont atteint l'embarcadère ; la brise soufflait violemment sur le fleuve mais cela ne les a pas dérangés du tout ; ils ont ensuite choisi leur bateau.
Il y avait un esquif de compétition à huit rames déjà tout gréé au bord du quai, et, bien sûr, c'est sur celui-ci qu'ils ont flashé. — S'il vous plaît, nous prendrons celui-là, ont-ils dit. Le batelier était absent, son arpète, seul, le suppléait. Le garçon a essayé de modérer leur ardeur pour le grand esquif et leur a montré deux ou trois bateaux familiaux très confortables, mais ceux-ci ne faisaient pas leur affaire, le grand esquif était ce qui leur convenait le mieux.
Alors le garçon l'a mis à l'eau ; ils ont ôté leur manteau et se sont préparés à prendre place. Le garçon a suggéré que George, qui, déjà à cette époque, était toujours le plus lourd de quelque réunion qui fût, devrait s'installer à la quatrième place. George a répondu qu’il serait heureux d’être le numéro quatre ; il s’est rapidement mis en place à la proue et s’est assis dos à la poupe. Finalement on l'a mis en bonne position et les autres ont suivi.
Un garçon particulièrement nerveux a été affecté à la barre et le principe de pilotage lui a été expliqué par Joskins. Joskins en personne a donné la cadence. Il a déclaré à ses compagnons que c'était assez simple ; tout ce qu'ils avaient à faire était de l'imiter.
Ils ont confirmé qu'ils étaient prêts, le garçon sur le ponton a décroché la gaffe et a poussé l'esquif.
Ce qui s'est ensuivi, George a été incapable d'en brosser le tableau. Il a un souvenir confus d'avoir, dès le départ, reçu du numéro cinq un violent coup au creux des reins, tandis qu'en même temps, comme par magie, son propre siège s'escamotait sous lui, et le laissait le séant sur le plancher. Circonstance étrange, il a aussi constaté que le numéro deux était au même instant couché sur le dos au fond du bateau, les jambes en l'air, apparemment en crise.
Ils avaient traversé le Pont Kew à la vitesse de huit miles à l'heure. Joskins était le seul à ramer. George, en se rasseyant sur son siège, a essayé de l'aider, mais en plongeant son aviron dans l'eau, celui-ci a immédiatement et à sa grande surprise disparut sous le bateau et l'a presque entraîné avec lui.
Et ensuite « le barreur » a jeté les deux tire-veille de gouvernail par-dessus bord et a fondu en larmes.
La façon dont ils sont revenus, George n’en a jamais rien su, mais cela ne leur a pris que quarante minutes. Une foule dense observait le spectacle depuis le pont de Kew avec beaucoup d’intérêt et tout le monde leur criait des instructions différentes. À trois reprises, ils ont réussi à faire passer le bateau sous l'arcade, et les trois coups, ils l'ont franchie en sens inverse, chaque fois que le barreur levait les yeux et voyait le pont au-dessus de lui, il éclatait en sanglots de plus belle.
George a avoué pensé cet après-midi-là avoir douté d'aimer vraiment naviguer un jour.
Harris est plus habitué à ramer en mer qu'en rivière et dit que c'est l'exercice qu'il préfère. Ce n'est pas mon cas. Je me souviens avoir emmené un petit bateau à Eastbourne l’été dernier. J’avais l'habitude de pratiquer beaucoup l'aviron en mer il y a plusieurs années et je pensais que j'allais bien m'en sortir, mais je me suis rendu compte que j'avais complètement oublié cet art. Lorsqu'un aviron plongeait au fond de l’eau, l’autre moulinait frénétiquement dans les airs. Pour prendre l'eau avec les deux en même temps, je devais me lever. La place était peuplée d'aristocrates et de beau monde, et j'ai dû passer devant eux de cette façon ridicule. J'ai échoué à mi-chemin de la plage et j'ai fait appel aux services d'un vieux batelier pour me faire ramener.
J'aime regarder un vieux batelier ramer, surtout si on le paie à l'heure. Sa façon de faire a quelque chose de si joliment calme et reposant. Elle est profondément affranchie de cette course vers l'avant frénétique, cette agitation sans bornes, qui devient de plus en plus chaque jour le fléau de l'existence au dix-neuvième siècle. Il n'essaie même pas de dépasser les autres bateaux. Si une autre barque le rattrape et le distance, cela ne l'ennuie pas ; à vrai dire, toutes le rattrapent et le dépassent, toutes celles qui vont dans le même sens. Cette réalité dérangerait et irriterait certaines personnes ; la sérénité admirable du batelier professionnel devant l'adversité nous délivre une magnifique leçon de détachement face à l'ambition et l'arrogance.
Une façon simple de ramer efficacement du style mène-sa-barque n'est pas très difficile à acquérir mais il faut une bonne dose d'expérience avant qu'un homme se sente à l'aise lorsqu'il croise les filles. C'est « l'instant » qui inquiète le débutant. — C'est marrant, dit-il, alors que pour la vingtième fois il démêlait ses avirons des vôtres ; ça va bien mieux quand je suis tout seul.
Voir deux novices essayer de garder le rythme l'un avec l'autre est très amusant. Celui à l'arrière n'arrive pas à suivre le rythme de celui qui est à l'avant car celui-ci rame d'une manière si inhabituelle. Le rameur avant est profondément indigné et explique que depuis dix minutes il s'efforce exclusivement d'adapter son rythme à la capacité limitée du rameur arrière. À présent, celui qui est devant se sent offensé et réclame au gars de l'arrière de ne pas lui prendre la tête (la sienne... à celui qui est devant) mais plutôt de s'efforcer de montrer ses capacités à la place qu'il occupe.

— Ou bien dois-je prendre ta place à l'arrière ? ajoute-t-il, avec l'idée évidente que cela solutionnerait immédiatement le problème.
Ils filent sur l'eau encore une centaine de mètres avec un succès… disons modeste, puis soudain toute leur belle harmonie explose en plein vol.
— Je vais te dire où est le problème, tu as pris mes avirons, crie-t-il en passant à l'avant ; donne-moi les tiens.
— Mais bien sûr, je me demandais pourquoi je ne pouvais pas ramer avec ceux-ci, a répondu l'avant, plutôt rassuré, et pressé de procéder volontiers à l'échange. — Maintenant, tout va bien se passer.
Hélas, malgré cela, ils n'y sont pas parvenus. Maintenant, le gars à l'arrière doit presque se désarticuler les bras pour atteindre ses avirons ; tandis que ceux du gars de devant lui assènent un violent coup à la poitrine à chaque mouvement.. Alors ils changent une nouvelle fois de position et en viennent à la conclusion que l'homme leur a donné la mauvaise embarcation ; et pour casser du sucre sur le dos du gaillard, ils deviennent de très bons et sympathiques camarades.
George a déclaré qu'il avait souvent eu envie de se servir d'une perche pour changer un peu. Pousser sur une perche n'est pas un geste si aisé qu'il paraît. Comme pour l'aviron, vous apprendrez rapidement à vous débrouiller et à maîtriser les bases, mais il vous faudra beaucoup de temps avant de pouvoir le faire avec dignité et surtout sans remplir vos manches de toute l'eau de la rivière.
Un jeune homme de ma connaissance a eu un très triste accident lors de sa première sortie à la perche. Il s'y entendait si bien qu'il était devenu assez culotté ; il marchait de long en large sur le fond plat du bateau et il maniait sa perche avec une grâce à la fois insouciante et fascinante à regarder. Debout, il se dirigeait vers la tête du bateau à fond plat, plantait sa perche, puis courait tout du long, comme un vieux guide expérimenté. Oh ! c'était majestueux.
Et tout cela aurait continué à être majestueux s'il n'avait pas malencontreusement, alors qu'il regardait autour de lui pour profiter du paysage, fait un pas de trop et se soit retrouvé complètement hors de l'embarcation. La perche était fermement enfoncée dans la boue et il était resté accroché à celle-ci pendant que le bateau s’éloignait. Quelle position indigne de son talent ! Sur la rive, un petit garçon fort mal élevé a immédiatement crié à un copain à la traîne de « se grouiller de venir mater un vrai singe accroché à un bâton ».
Je ne pouvais pas lui venir en aide, car, par malchance, nous n'avions pas pris la précaution élémentaire d'emporter avec nous une perche de rechange. Je n'ai pu que m'asseoir et le contempler. Je n’oublierai jamais son expression quand la perche s'enfonça avec lui accroché au bout ; on y lisait tellement de choses.
Je le regardai doucement descendre dans l'eau et le vis ressortir, triste et trempé. Je ne pouvais pas m'empêcher de rire, il avait l'air si ridicule. J'ai continué à rigoler pendant un certain temps, puis j'ai soudainement pris conscience qu'à bien y réfléchir je n'avais vraiment guère de raison de me réjouir. J'étais là seul sur une barque à fond plat, sans perche, dérivant impuissant au milieu du courant… peut-être filant vers un barrage.
J'ai commencé à m'indigner que mon ami ait sauté par-dessus bord et ait quitté l'embarcation de cette façon. En tout cas, il aurait pu me laisser la perche.
J'ai dérivé sur environ quatre cents mètres, puis j'ai aperçu une barge de pêche, amarrée au milieu du courant, dans laquelle étaient assis deux vieux pêcheurs. Ils m'ont vu foncer droit sur eux et m'ont hurlé de m'écarter.
— Je ne peux pas, ai-je crié.
— Mais vous ne faites rien pour, ont-ils répondu.
Je leur ai expliqué le problème lorsque je me suis approché ; ils m'ont attrapé et m'ont prêté une perche. Le barrage n'était qu'à cinquante mètres en aval. Encore heureux qu'ils se soient trouvés là.
La première fois que j'ai manié la perche, j'étais en compagnie de trois autres gars : ils allaient me montrer comment faire. Comme nous n'étions pas tous prêts au même moment, j’ai dit que j’allais m'y coller le premier, sortir la barque puis que je ferai un petit tour et m'entraînerai un peu en les attendant.
Je n'ai pas pu avoir de barque cet après-midi-là, elles étaient toutes louées ; je n'avais donc rien d'autre à faire que m'asseoir sur la berge, regarder la rivière et attendre mes amis.
Je n’étais pas assis depuis bien longtemps quand mon attention a été attirée par un homme dans une barque qui, je l’ai remarqué avec surprise, portait une veste et une casquette exactement pareilles aux miennes. À l'évidence, il était novice en la matière et sa prestation s'avérait des plus divertissantes. Nul ne pouvait prévoir ce qui allait se passer quand il enfonçait sa perche ; il était clair que lui non plus n'en savait rien. Parfois, il plantait sa perche en amont et parfois en aval, à d'autres moments, il en faisait le tour et passait de l'autre côté. Et quoi qu'il fasse, il semblait tout autant surpris et contrarié.
Les badauds sur la rive ont commencé après un moment à s'intéresser à lui, ils ont parié les uns avec les autres sur la finalité de son prochain coup de perche.
Au fil du temps, mes amis sont arrivés sur la rive opposée et se sont arrêtés pour l'observer également. Il leur tournait le dos et n'ont uniquement aperçu que sa veste et sa casquette. De là, ils ont immédiatement tiré la conclusion qu'il s'agissait de moi, leur cher copain, en pleine exposition de mon talent, les délectant d'un plaisir sans bornes. Ils ont commencé à le taquiner sans relâche.
Je n'ai pas saisi leur méprise tout de suite, et j'ai pensé : « Quelle impolitesse de leur part d'insister ainsi avec un parfait étranger! » Mais avant de pouvoir les interpeler et les réprimander, l'objet de la méprise m'a traversé l'esprit et je me suis dissimulé derrière un arbre.
Oh, comme ils se sont bien amusés en ridiculisant ce jeune homme ! Pendant cinq bonnes minutes, ils sont restés là, l'accablant de reproches, le ridiculisant, se moquant de lui, le persiflant. Ils l'ont assaisonné de blagues vieillottes, ils en ont même inventé quelques nouvelles et lui ont balancé. Ils l'ont accablé de toutes les blagues familiales émanant de notre groupe et qui ont dû lui paraître parfaitement incompréhensibles. Et puis, incapables de supporter plus longtemps leurs moqueries brutales, il se retourna vers eux et ils ont vu son visage !
J'ai été heureux de constater qu'il leur restait suffisamment de décence pour paraître vraiment stupides. Ils lui ont expliqué qu'ils pensaient qu'il était quelqu'un qu'ils connaissaient. Ils ont dit qu'ils espéraient qu'il ne les jugerait pas capables d'insulter autant quelqu'un sauf un ami personnel.
Bien sûr le fait qu'ils l'avaient pris pour un ami excusait la confusion. Je me souviens que Harris m'avait raconté une fois son expérience de baignade à Boulogne. Il nageait là-bas près de la plage, quand il s’est senti soudainement saisi au cou par-derrière et plongé de force sous l’eau. Il a lutté violemment, mais celui qui l'avait saisi semblait être d'une force réellement herculéenne et tous ses efforts pour s'échapper ont été vains. Il avait cessé de donner des coups de pied et essayait de tourner ses pensées vers des choses solennelles lorsque son ravisseur l'a relâché.
Il avait repris pied et cherché des yeux son presque meurtrier. L'agresseur se tenait près de lui et riait de bon cœur, mais dès qu'il avait aperçu le visage de Harris quand celui-ci avait émergé, il avait reculé et avait semblé très ennuyé.
— Je vous demande sincèrement pardon, avait-il bredouillé, terriblement gêné, mais je vous avais pris pour un de mes amis !
Harris avait pensé qu'il avait eu de la chance que l'homme ne l'ait pas pris pour un parent, sinon il l'aurait probablement noyé pour de bon.
La voile requiert de la connaissance et de la pratique aussi, même si, enfant, je n'en avais pas conscience. J'imaginais que ça venait tout seul comme pour jouer au base-ball ou à la balle aux prisonniers. Je connaissais un autre garçon qui partageait ce point de vue et donc, un jour de vent, nous avons envisagé de nous essayer à ce sport. Nous nous sommes arrêtés à Yarmouth et avons décidé de faire une petite balade sur la Yare. Nous avons loué un voilier sur un chantier naval près du pont et avons cinglé vers le large.
— Sale temps, nous dit l’homme, alors que nous étions sur le point de partir, vous feriez mieux de serrer la voile et de lofer quand vous arriverez au lit du vent.
Nous avons dit que nous allions en prendre note, et l'avons quitté sur un joyeux « Bonjour », en nous demandant comment on « lofait » et où nous pouvions trouver un « récif » et ce que nous en ferions quand nous en aurions trouvé un.
Nous avons ramé jusqu’à être hors de vue de la ville, puis, devant une vaste étendue d'eau et le vent qui soufflait comme un ouragan parfait, nous avons senti que le moment était venu de commencer les opérations.
Hector – c’était, je crois, son nom – a continué de ramer pendant que je déroulais la voile. Cela semblait être un travail compliqué, mais j'y suis finalement arrivé, puis la question suivante s'est posée : où se trouvait le haut de la voile.
Par une sorte d’instinct naturel, bien sûr nous avons finalement décidé que le bas était le haut et nous nous sommes mis au travail pour le fixer à l'envers. Mais il a fallu longtemps avant que nous puissions l'installer, de cette façon ou de toute autre manière. L'allure générale de la voile donnait l'impression que nous jouions des funérailles, que j'étais le corps et elle-même était le linceul.
Quand elle s'est rendu compte que tel n'était pas le but, elle m'a envoyé un coup de bôme sur le crâne et s'est refusée à toute autre usage.
— Mouille-la, dit Hector ; laisse-la tomber et mouille-la.
Il a dit que les gens à bord des navires mouillaient toujours les voiles avant de les hisser. Alors je l'ai mouillée ; mais cela n'a fait qu'aggraver les choses. Une voile sèche accrochée à vos jambes et s’enroulant autour de votre tête n’a rien d'agréable, mais, lorsque la voile est mouillée, cela devient vraiment vexant.
Nous avons finalement hissé la chose, à nous deux. Nous l'avons hissée, pas exactement à l'envers — plutôt latéralement — et nous l'avons attachée au mât avec l'amarre, que nous avons coupé à cette fin.
Le bateau n'a pas chaviré, je m'en porte garant. Pourquoi il n'a pas chaviré, je ne peux vous en donner la raison. J'ai souvent réfléchi au phénomène depuis, mais je n'ai jamais réussi à en arriver à une explication satisfaisante.
C'est peut-être le résultat de la tendance à l'opiniâtreté de toutes choses en ce monde. Peut-être le bateau a-t-il pu conclure, à la suite d'un jugement superficiel de notre comportement, que nous étions sortis dans l'intention d'un suicide matinal et qu'il avait alors décidé de nous contrarier. C’est la seule explication que j'ai pu trouver
En nous collant comme on s'agrippe à la vie au plat-bord, nous avons tout juste réussi à rester à l'intérieur du bateau, mais ça a été un travail épuisant. Hector a dit que les pirates et les autres gens de la mer avaient l'habitude d'amarrer le gouvernail à quelque chose et bordaient le foc au vent, lors de fortes rafales, et il pensait que nous devrions essayer de faire pareil ; mais j'étais d'avis de le laisser face au vent..
Comme mon conseil était de loin le plus facile à suivre, nous avons fini par l’adopter et nous sommes parvenus à cramponner le plat-bord et à laisser faire le bâteau.
Le bateau a remonté le courant sur environ un mille à un rythme auquel je n'ai plus jamais navigué depuis et c'est une expérience que je ne voudrais pas revivre. Puis, dans un virage, il s’est penché jusqu’à ce que la moitié de sa voile soit sous l’eau. Puis il s'est redressé par miracle et a filé vers un long banc de vase.
Ce banc de vase nous a sauvé. Le bateau a labouré le banc jusqu'au milieu, puis est resté coincé. Constatant que nous étions une fois de plus capables de bouger à notre guise, au lieu d’être ballotés comme dans une coquille de noix, nous avons rampé jusqu’à l’avant et affalé la voile.
Nous en avions assez de la voile. Nous ne voulions pas en abuser et en avoir trop. Nous avions eu une voile — une bonne voile excitante et intéressante, à tous points de vue — et maintenant nous pensions aller ramer, juste pour changer.
Nous avons pris les avirons et avons essayé de pousser le bateau hors de la boue et, ce faisant, nous avons cassé l'une des rames. Après cela, nous avons procédé avec une grande prudence, mais c’était une vieille paire misérable et la seconde a craqué presque plus facilement que la première et nous a laissé démunis.
La boue s'étendait sur une centaine de mètres devant nous et derrière nous se trouvait l'eau. La seule chose à faire était de s'asseoir et d'attendre que quelqu'un vienne.
Ce n’était pas le genre de journée pour attirer les gens sur la rivière, et il a fallu attendre trois heures avant qu’une âme ne soit en vue. C’était un vieux pêcheur qui, avec une immense difficulté, nous a finalement sauvés. Nous avons été remorqués de façon honteuse vers le chantier naval.
Récompenser l'homme qui nous avait ramené à la maison, payer pour le bris des avirons et être sorti quatre heures et demie, cette navigation nous a coûté un nombre considérable de semaines d'argent de poche. Mais nous avons acquis de l’expérience et on dit qu'elle n'a pas de prix.
unit 1
CHAPTER XV.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 1 week, 1 day ago
unit 6
It always does seem to me that I am doing more work than I should do.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 7
It is not that I object to the work, mind you; I like work: it fascinates me.
2 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 8
I can sit and look at it for hours.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 9
I love to keep it by me: the idea of getting rid of it nearly breaks my heart.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 11
I shall have to throw out a wing soon.
2 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 12
And I am careful of my work, too.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 14
I take a great pride in my work; I take it down now and then and dust it.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 15
No man keeps his work in a better state of preservation than I do.
2 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 16
But, though I crave for work, I still like to be fair.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 17
I do not ask for more than my proper share.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 19
George says he does not think I need trouble myself on the subject.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 21
But I expect he only says this to comfort me.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 25
He said he had never been out with such a couple of lazily skulks as Harris and I.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 26
That amused Harris.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 28
Have you ever seen George work"?
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 29
he added, turning to me.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 32
Have you ever seen Harris fully awake, except at meal-time"?
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 33
asked George, addressing me.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 34
Truth compelled me to support George.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 36
“Well, hang it all, I’ve done more than old J., anyhow,” rejoined Harris.
3 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 37
“Well, you couldn’t very well have done less,” added George.
2 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 38
“I suppose J. thinks he is the passenger,” continued Harris.
3 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 1 week ago
unit 40
It is the way of the world.
2 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 6 days, 21 hours ago
unit 42
Pulling a heavy boat against a strong stream has few attractions for me now.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 6 days, 21 hours ago
unit 46
“Call what you’re doing hard work"!
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 6 days, 20 hours ago
unit 48
Do you remember that, Jack"?
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 6 days, 20 hours ago
unit 51
unit 52
And Jack and Tom, quite exhausted by this conversational effort, drop off to sleep once more.
2 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 16 hours ago
unit 62
He, on the contrary is yearning to take you by the hand, and talk to you.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 70
But it does not give you style.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 71
It was not till I came to the Thames that I got style.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 72
My style of rowing is very much admired now.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 73
People say it is so quaint.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 74
George never went near the water until he was sixteen.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 78
They said they’d have that one, please.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 79
The boatman was away, and only his boy was in charge.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 81
So the boy launched it, and they took off their coats and prepared to take their seats.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 84
They got him into his proper position at last, and then the others followed.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 85
unit 86
Joskins himself took stroke.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 87
He told the others that it was simple enough; all they had to do was to follow him.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 88
They said they were ready, and the boy on the landing stage took a boat-hook and shoved him off.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 89
What then followed George is unable to describe in detail.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 5 days, 17 hours ago
unit 92
They passed under Kew Bridge, broadside, at the rate of eight miles an hour.
2 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 4 days, 2 hours ago
unit 93
Joskins being the only one who was rowing.
2 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 4 days, 21 hours ago
unit 95
And then “cox” threw both rudder lines over-board, and burst into tears.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 4 days, 21 hours ago
unit 96
How they got back George never knew, but it took them just forty minutes.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 4 days, 21 hours ago
unit 99
George said he little thought that afternoon that he should ever come to really like boating.
1 Translations, 1 Upvotes, Last Activity 5 days, 2 hours ago
unit 100
unit 101
I don’t.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 4 days, 19 hours ago
unit 104
To get a grip of the water with both at the same time I had to stand up.
1 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 4 days, 19 hours ago
unit 105
unit 106
I landed half-way down the beach, and secured the services of an old boatman to take me back.
1 Translations, 6 Upvotes, Last Activity 4 days, 15 hours ago
unit 107
I like to watch an old boatman rowing, especially one who has been hired by the hour.
1 Translations, 6 Upvotes, Last Activity 4 days, 15 hours ago
unit 108
There is something so beautifully calm and restful about his method.
1 Translations, 6 Upvotes, Last Activity 4 days, 15 hours ago
unit 110
He is not for ever straining himself to pass all the other boats.
1 Translations, 6 Upvotes, Last Activity 4 days, 15 hours ago
unit 114
It is the “time” that worries a youngster.
2 Translations, 6 Upvotes, Last Activity 4 days, 2 hours ago
unit 116
To see two novices try to keep time with one another is very amusing.
2 Translations, 7 Upvotes, Last Activity 4 days, 3 hours ago
unit 117
unit 122
unit 124
“Now we shall be all right”.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 4 days, 9 hours ago
unit 125
But they are not—not even then.
2 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 4 days, 1 hour ago
unit 128
George said he had often longed to take to punting for a change.
1 Translations, 6 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 129
Punting is not as easy as it looks.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 131
One young man I knew had a very sad accident happen to him the first time he went punting.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 134
Oh!
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 135
it was grand.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 137
The pole was firmly fixed in the mud, and he was left clinging to it while the punt drifted away.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 138
It was an undignified position for him.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 141
I could only sit and look at him.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 142
unit 143
I watched him gently let down into the water, and saw him scramble out, sad and wet.
2 Translations, 6 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 144
I could not help laughing, he looked such a ridiculous figure.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 147
unit 148
He might, at all events, have left me the pole.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 150
They saw me bearing down upon them, and they called out to me to keep out of their way.
2 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 151
“I can’t,” I shouted back.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 152
“But you don’t try,” they answered.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 153
I explained the matter to them when I got nearer, and they caught me and lent me a pole.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 154
The weir was just fifty yards below.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 155
I am glad they happened to be there.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 160
He was evidently a novice at punting, and his performance was most interesting.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 161
unit 163
And with every result he seemed equally surprised and annoyed.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 3 hours ago
unit 165
unit 166
His back was towards them, and they only saw his jacket and cap.
2 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 2 hours ago
unit 168
They commenced to chaff him unmercifully.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 2 hours ago
unit 170
Oh, how they enjoyed themselves, ridiculing that young man!
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 2 hours ago
unit 172
They peppered him with stale jokes, they even made a few new ones and threw at him.
2 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 3 days, 2 hours ago
unit 175
I was glad to notice that they had sufficient decency left in them to look very foolish.
3 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 3 days, 1 hour ago
unit 176
They explained to him that they had thought he was some one they knew.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 2 hours ago
unit 178
Of course their having mistaken him for a friend excused it.
2 Translations, 1 Upvotes, Last Activity 3 days, 2 hours ago
unit 179
I remember Harris telling me once of a bathing experience he had at Boulogne.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 2 hours ago
unit 183
He regained his feet, and looked round for his would-be murderer.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 2 hours ago
unit 185
unit 187
Sailing is a thing that wants knowledge and practice too—though, as a boy, I did not think so.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 2 hours ago
unit 188
I had an idea it came natural to a body, like rounders and touch.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 2 hours ago
unit 190
We were stopping down at Yarmouth, and we decided we would go for a trip up the Yare.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 3 days, 2 hours ago
unit 191
We hired a sailing boat at the yard by the bridge, and started off.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 2 days, 23 hours ago
unit 195
Hector—I think that was his name—went on pulling while I unrolled the sail.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 2 days, 22 hours ago
unit 198
But it was a long time before we could get it up, either that way or any other way.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 2 days, 22 hours ago
unit 201
“Wet it,” said Hector; “drop it over and get it wet”.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 2 days, 22 hours ago
unit 202
He said people in ships always wetted the sails before they put them up.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 2 days, 22 hours ago
unit 203
So I wetted it; but that only made matters worse than they were before.
1 Translations, 5 Upvotes, Last Activity 2 days, 22 hours ago
unit 205
We did get the thing up at last, the two of us together.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 1 day, 22 hours ago
unit 207
That the boat did not upset I simply state as a fact.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 1 day, 22 hours ago
unit 208
Why it did not upset I am unable to offer any reason.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 2 days, 21 hours ago
unit 210
unit 212
That is the only suggestion I can offer.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 1 day, 22 hours ago
unit 217
Then, at a bend, she heeled over till half her sail was under water.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 2 days, 14 hours ago
unit 218
Then she righted herself by a miracle and flew for a long low bank of soft mud.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 2 days, 14 hours ago
unit 219
That mud-bank saved us.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 2 days, 14 hours ago
unit 220
The boat ploughed its way into the middle of it and then stuck.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 2 days, 14 hours ago
unit 222
We had had enough sailing.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 2 days, 14 hours ago
unit 223
We did not want to overdo the thing and get a surfeit of it.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 2 days, 14 hours ago
unit 225
unit 227
The mud stretched out for about a hundred yards in front of us, and behind us was the water.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 2 days, 14 hours ago
unit 228
The only thing to be done was to sit and wait until someone came by.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 2 days, 14 hours ago
unit 232
But we learned experience, and they say that is always cheap at any price.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 2 days, 14 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 231  2 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 230  2 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 229  2 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 226  2 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 225  2 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 224  2 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 222  2 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 221  2 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 220  2 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 219  2 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 218  2 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 217  2 days, 18 hours ago
francevw 17646  commented on  unit 219  2 days, 20 hours ago
francevw 17646  commented on  unit 214  2 days, 21 hours ago
Gabrielle 15855  commented on  unit 211  2 days, 22 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 207  2 days, 23 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 205  2 days, 23 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 199  3 days, 1 hour ago
markvanroode 8532  commented on  unit 196  3 days, 1 hour ago
markvanroode 8532  commented on  unit 175  3 days, 7 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 178  3 days, 7 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 212  3 days, 12 hours ago
Bouchka 5633  commented on  unit 192  3 days, 15 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 171  3 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 172  3 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 173  3 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 174  3 days, 18 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 175  3 days, 19 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 181  3 days, 19 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 182  3 days, 22 hours ago
Bouchka 5633  commented on  unit 158  3 days, 23 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 150  3 days, 23 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 149  3 days, 23 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 147  3 days, 23 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 146  3 days, 23 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 145  3 days, 23 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 143  3 days, 23 hours ago
Bouchka 5633  commented on  unit 158  4 days, 1 hour ago
Oplusse 21010  translated  unit 134  4 days, 13 hours ago
Gabrielle 15855  commented on  unit 125  4 days, 13 hours ago
tontonjl 13106  commented on  unit 118  4 days, 15 hours ago
tontonjl 13106  commented on  unit 119  4 days, 15 hours ago
Gabrielle 15855  commented on  unit 117  4 days, 20 hours ago
francevw 17646  commented on  unit 93  4 days, 21 hours ago
Gabrielle 15855  commented on  unit 109  4 days, 21 hours ago
Bouchka 5633  commented on  unit 49  5 days, 15 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 59  5 days, 17 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 58  5 days, 17 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 57  5 days, 17 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 56  5 days, 17 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 50  5 days, 17 hours ago
Bouchka 5633  commented on  unit 94  5 days, 17 hours ago
Gabrielle 15855  commented on  unit 95  5 days, 17 hours ago
Bouchka 5633  commented on  unit 87  5 days, 18 hours ago
Gabrielle 15855  commented on  unit 87  5 days, 19 hours ago
Gabrielle 15855  commented on  unit 66  5 days, 21 hours ago
Gabrielle 15855  commented on  unit 65  5 days, 21 hours ago
Gabrielle 15855  commented on  unit 66  6 days, 15 hours ago
Bouchka 5633  commented on  unit 61  6 days, 15 hours ago
Bouchka 5633  commented on  unit 63  6 days, 15 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 51  6 days, 16 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 52  6 days, 16 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 54  6 days, 16 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 55  6 days, 16 hours ago
markvanroode 8532  commented on  unit 60  6 days, 16 hours ago
Bouchka 5633  commented  6 days, 17 hours ago
francevw 17646  commented  6 days, 18 hours ago
Gabrielle 15855  commented  6 days, 20 hours ago
Bouchka 5633  commented  1 week ago
francevw 17646  commented  1 week ago
Bouchka 5633  commented  1 week ago
Bouchka 5633  commented  1 week ago
markvanroode 8532  commented on  unit 11  1 week, 1 day ago
"?"
francevw 17646  translated  unit 1  1 week, 1 day ago
francevw 17646  commented  1 week, 1 day ago

Merci Gabrielle pour faire le relais de ces nouvelles. 😉

by Bouchka 6 days, 17 hours ago

J'aime les bonnes nouvelles, merci Gabrielle.

by francevw 6 days, 18 hours ago

Bonjour à tous, j'ai des nouvelles de Guy et de Martine de Duolingo. GUY essaie de préparer tranquillement sa retraite ( ralentir ) après la pose d'un pacemaker, sa petite fille arrive en avril et il repart avec elle en France jusqu'au 15 mai où il prévoit de nous rejoindre d'ici. Quand à Martine après un long silence sans explication elle me dit venir nous rejoindre en septembre.

by Gabrielle 6 days, 20 hours ago

Les premières phrases sont hard ! On va avoir besoin d'arabica, de gruau et de chocolat.

by Bouchka 1 week ago

J'ai l'impression qu'on va avoir un grain et je ne parle pas du grain de folie !

by francevw 1 week ago

On embarque, souquez, souquez ferme les ami (e)s !

by Bouchka 1 week ago

Merci France.

by Bouchka 1 week ago

Bonjour les amis !
Voici un petit résumé trouvé sur Babelio. Petite précision, nous avons décidé d'utiliser le passé composé plutôt que le passé simple pour rendre nos traductions plus vivantes et modernes.

Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) est un roman comique de Jerome K. Jerome, publié en 1889. Il narre les aventures de George, Harris, Jérôme et Montmorency (le chien), entreprenant un voyage sur la Tamise.
Las de la vie qu'ils mènent à Londres, trois amis décident de prendre des vacances. Malgré les protestations du chien Montmorency, les voilà partis en bateau sur la Tamise, bien résolus à mener une vie saine, heureux de découvrir les charmes de la campagne anglaise. Mais ils n'avaient pas compté avec ces événements capables de transformer le moindre voyage en une pittoresque aventure... et un simple récit en chef-d'œuvre de l'humour anglais.
Le livre est parsemé d'anecdotes comiques, mais aussi de réflexions sur la philosophie de l'existence, les illusions que nous entretenons volontiers sur le monde et sur nous-mêmes, et la nécessité de ne pas trop charger de luxe la barque de sa vie.

by francevw 1 week, 1 day ago

CHAPTER XV.

We woke late the next morning, and, at Harris’s earnest desire, partook of a plain breakfast, with “non dainties.” Then we cleaned up, and put everything straight (a continual labour, which was beginning to afford me a pretty clear insight into a question that had often posed me—namely, how a woman with the work of only one house on her hands manages to pass away her time), and, at about ten, set out on what we had determined should be a good day’s journey.
We agreed that we would pull this morning, as a change from towing; and Harris thought the best arrangement would be that George and I should scull, and he steer. I did not chime in with this idea at all; I said I thought Harris would have been showing a more proper spirit if he had suggested that he and George should work, and let me rest a bit. It seemed to me that I was doing more than my fair share of the work on this trip, and I was beginning to feel strongly on the subject.
It always does seem to me that I am doing more work than I should do. It is not that I object to the work, mind you; I like work: it fascinates me. I can sit and look at it for hours. I love to keep it by me: the idea of getting rid of it nearly breaks my heart.
You cannot give me too much work; to accumulate work has almost become a passion with me: my study is so full of it now, that there is hardly an inch of room for any more. I shall have to throw out a wing soon.
And I am careful of my work, too. Why, some of the work that I have by me now has been in my possession for years and years, and there isn’t a finger-mark on it. I take a great pride in my work; I take it down now and then and dust it. No man keeps his work in a better state of preservation than I do.
But, though I crave for work, I still like to be fair. I do not ask for more than my proper share.
But I get it without asking for it—at least, so it appears to me—and this worries me.
George says he does not think I need trouble myself on the subject. He thinks it is only my over-scrupulous nature that makes me fear I am having more than my due; and that, as a matter of fact, I don’t have half as much as I ought. But I expect he only says this to comfort me.
In a boat, I have always noticed that it is the fixed idea of each member of the crew that he is doing everything. Harris’s notion was, that it was he alone who had been working, and that both George and I had been imposing upon him. George, on the other hand, ridiculed the idea of Harris’s having done anything more than eat and sleep, and had a cast-iron opinion that it was he—George himself—who had done all the labour worth speaking of.
He said he had never been out with such a couple of lazily skulks as Harris and I.
That amused Harris.
“Fancy old George talking about work!” he laughed; “why, about half-an-hour of it would kill him. Have you ever seen George work"? he added, turning to me.
I agreed with Harris that I never had—most certainly not since we had started on this trip.
“Well, I don’t see how you can know much about it, one way or the other,” George retorted on Harris; “for I’m blest if you haven’t been asleep half the time. Have you ever seen Harris fully awake, except at meal-time"? asked George, addressing me.
Truth compelled me to support George. Harris had been very little good in the boat, so far as helping was concerned, from the beginning.
“Well, hang it all, I’ve done more than old J., anyhow,” rejoined Harris.
“Well, you couldn’t very well have done less,” added George.
“I suppose J. thinks he is the passenger,” continued Harris.
And that was their gratitude to me for having brought them and their wretched old boat all the way up from Kingston, and for having superintended and managed everything for them, and taken care of them, and slaved for them. It is the way of the world.
We settled the present difficulty by arranging that Harris and George should scull up past Reading, and that I should tow the boat on from there. Pulling a heavy boat against a strong stream has few attractions for me now. There was a time, long ago, when I used to clamour for the hard work: now I like to give the youngsters a chance.
I notice that most of the old river hands are similarly retiring, whenever there is any stiff pulling to be done. You can always tell the old river hand by the way in which he stretches himself out upon the cushions at the bottom of the boat, and encourages the rowers by telling them anecdotes about the marvellous feats he performed last season.
“Call what you’re doing hard work"! he drawls, between his contented whiffs, addressing the two perspiring novices, who have been grinding away steadily up stream for the last hour and a half; “why, Jim Biffles and Jack and I, last season, pulled up from Marlow to Goring in one afternoon—never stopped once. Do you remember that, Jack"?
Jack, who has made himself a bed up in the prow of all the rugs and coats he can collect, and who has been lying there asleep for the last two hours, partially wakes up on being thus appealed to, and recollects all about the matter, and also remembers that there was an unusually strong stream against them all the way—likewise a stiff wind.
“About thirty-four miles, I suppose, it must have been,” adds the first speaker, reaching down another cushion to put under his head.
“No—no; don’t exaggerate, Tom,” murmurs Jack, reprovingly; “thirty-three at the outside”.
And Jack and Tom, quite exhausted by this conversational effort, drop off to sleep once more. And the two simple-minded youngsters at the sculls feel quite proud of being allowed to row such wonderful oarsmen as Jack and Tom, and strain away harder than ever.
When I was a young man, I used to listen to these tales from my elders, and take them in, and swallow them, and digest every word of them, and then come up for more; but the new generation do not seem to have the simple faith of the old times. We—George, Harris, and myself—took a “raw ’un” up with us once last season, and we plied him with the customary stretchers about the wonderful things we had done all the way up.
We gave him all the regular ones—the time-honoured lies that have done duty up the river with every boating-man for years past—and added seven entirely original ones that we had invented for ourselves, including a really quite likely story, founded, to a certain extent, on an all but true episode, which had actually happened in a modified degree some years ago to friends of ours—a story that a mere child could have believed without injuring itself, much.
And that young man mocked at them all, and wanted us to repeat the feats then and there, and to bet us ten to one that we didn’t.
We got to chatting about our rowing experiences this morning, and to recounting stories of our first efforts in the art of oarsmanship. My own earliest boating recollection is of five of us contributing threepence each and taking out a curiously constructed craft on the Regent’s Park lake, drying ourselves subsequently, in the park-keeper’s lodge.
After that, having acquired a taste for the water, I did a good deal of rafting in various suburban brickfields—an exercise providing more interest and excitement than might be imagined, especially when you are in the middle of the pond and the proprietor of the materials of which the raft is constructed suddenly appears on the bank, with a big stick in his hand.
Your first sensation on seeing this gentleman is that, somehow or other, you don’t feel equal to company and conversation, and that, if you could do so without appearing rude, you would rather avoid meeting him; and your object is, therefore, to get off on the opposite side of the pond to which he is, and to go home quietly and quickly, pretending not to see him. He, on the contrary is yearning to take you by the hand, and talk to you.
It appears that he knows your father, and is intimately acquainted with yourself, but this does not draw you towards him. He says he’ll teach you to take his boards and make a raft of them; but, seeing that you know how to do this pretty well already, the offer, though doubtless kindly meant, seems a superfluous one on his part, and you are reluctant to put him to any trouble by accepting it.
His anxiety to meet you, however, is proof against all your coolness, and the energetic manner in which he dodges up and down the pond so as to be on the spot to greet you when you land is really quite flattering.
If he be of a stout and short-winded build, you can easily avoid his advances; but, when he is of the youthful and long-legged type, a meeting is inevitable. The interview is, however, extremely brief, most of the conversation being on his part, your remarks being mostly of an exclamatory and mono-syllabic order, and as soon as you can tear yourself away you do so.
I devoted some three months to rafting, and, being then as proficient as there was any need to be at that branch of the art, I determined to go in for rowing proper, and joined one of the Lea boating clubs.
Being out in a boat on the river Lea, especially on Saturday afternoons, soon makes you smart at handling a craft, and spry at escaping being run down by roughs or swamped by barges; and it also affords plenty of opportunity for acquiring the most prompt and graceful method of lying down flat at the bottom of the boat so as to avoid being chucked out into the river by passing tow-lines.
But it does not give you style. It was not till I came to the Thames that I got style. My style of rowing is very much admired now. People say it is so quaint.
George never went near the water until he was sixteen. Then he and eight other gentlemen of about the same age went down in a body to Kew one Saturday, with the idea of hiring a boat there, and pulling to Richmond and back; one of their number, a shock-headed youth, named Joskins, who had once or twice taken out a boat on the Serpentine, told them it was jolly fun, boating!
The tide was running out pretty rapidly when they reached the landing-stage, and there was a stiff breeze blowing across the river, but this did not trouble them at all, and they proceeded to select their boat.
There was an eight-oared racing outrigger drawn up on the stage; that was the one that took their fancy. They said they’d have that one, please. The boatman was away, and only his boy was in charge. The boy tried to damp their ardour for the outrigger, and showed them two or three very comfortable-looking boats of the family-party build, but those would not do at all; the outrigger was the boat they thought they would look best in.
So the boy launched it, and they took off their coats and prepared to take their seats. The boy suggested that George, who, even in those days, was always the heavy man of any party, should be number four. George said he should be happy to be number four, and promptly stepped into bow’s place, and sat down with his back to the stern. They got him into his proper position at last, and then the others followed.
A particularly nervous boy was appointed cox, and the steering principle explained to him by Joskins. Joskins himself took stroke. He told the others that it was simple enough; all they had to do was to follow him.
They said they were ready, and the boy on the landing stage took a boat-hook and shoved him off.
What then followed George is unable to describe in detail. He has a confused recollection of having, immediately on starting, received a violent blow in the small of the back from the butt-end of number five’s scull, at the same time that his own seat seemed to disappear from under him by magic, and leave him sitting on the boards. He also noticed, as a curious circumstance, that number two was at the same instant lying on his back at the bottom of the boat, with his legs in the air, apparently in a fit.
They passed under Kew Bridge, broadside, at the rate of eight miles an hour. Joskins being the only one who was rowing. George, on recovering his seat, tried to help him, but, on dipping his oar into the water, it immediately, to his intense surprise, disappeared under the boat, and nearly took him with it.
And then “cox” threw both rudder lines over-board, and burst into tears.
How they got back George never knew, but it took them just forty minutes. A dense crowd watched the entertainment from Kew Bridge with much interest, and everybody shouted out to them different directions. Three times they managed to get the boat back through the arch, and three times they were carried under it again, and every time “cox” looked up and saw the bridge above him he broke out into renewed sobs.
George said he little thought that afternoon that he should ever come to really like boating.
Harris is more accustomed to sea rowing than to river work, and says that, as an exercise, he prefers it. I don’t. I remember taking a small boat out at Eastbourne last summer: I used to do a good deal of sea rowing years ago, and I thought I should be all right; but I found I had forgotten the art entirely. When one scull was deep down underneath the water, the other would be flourishing wildly about in the air. To get a grip of the water with both at the same time I had to stand up. The parade was crowded with nobility and gentry, and I had to pull past them in this ridiculous fashion. I landed half-way down the beach, and secured the services of an old boatman to take me back.
I like to watch an old boatman rowing, especially one who has been hired by the hour. There is something so beautifully calm and restful about his method. It is so free from that fretful haste, that vehement striving, that is every day becoming more and more the bane of nineteenth-century life. He is not for ever straining himself to pass all the other boats. If another boat overtakes him and passes him it does not annoy him; as a matter of fact, they all do overtake him and pass him—all those that are going his way. This would trouble and irritate some people; the sublime equanimity of the hired boatman under the ordeal affords us a beautiful lesson against ambition and uppishness.
Plain practical rowing of the get-the-boat-along order is not a very difficult art to acquire, but it takes a good deal of practice before a man feels comfortable, when rowing past girls. It is the “time” that worries a youngster. “It’s jolly funny,” he says, as for the twentieth time within five minutes he disentangles his sculls from yours; “I can get on all right when I’m by myself”!
To see two novices try to keep time with one another is very amusing. Bow finds it impossible to keep pace with stroke, because stroke rows in such an extraordinary fashion. Stroke is intensely indignant at this, and explains that what he has been endeavouring to do for the last ten minutes is to adapt his method to bow’s limited capacity. Bow, in turn, then becomes insulted, and requests stroke not to trouble his head about him (bow), but to devote his mind to setting a sensible stroke.

“Or, shall I take stroke?” he adds, with the evident idea that that would at once put the whole matter right.
They splash along for another hundred yards with still moderate success, and then the whole secret of their trouble bursts upon stroke like a flash of inspiration.
“I tell you what it is: you’ve got my sculls,” he cries, turning to bow; “pass yours over”.
“Well, do you know, I’ve been wondering how it was I couldn’t get on with these,” answers bow, quite brightening up, and most willingly assisting in the exchange. “Now we shall be all right”.
But they are not—not even then. Stroke has to stretch his arms nearly out of their sockets to reach his sculls now; while bow’s pair, at each recovery, hit him a violent blow in the chest. So they change back again, and come to the conclusion that the man has given them the wrong set altogether; and over their mutual abuse of this man they become quite friendly and sympathetic.
George said he had often longed to take to punting for a change. Punting is not as easy as it looks. As in rowing, you soon learn how to get along and handle the craft, but it takes long practice before you can do this with dignity and without getting the water all up your sleeve.
One young man I knew had a very sad accident happen to him the first time he went punting. He had been getting on so well that he had grown quite cheeky over the business, and was walking up and down the punt, working his pole with a careless grace that was quite fascinating to watch. Up he would march to the head of the punt, plant his pole, and then run along right to the other end, just like an old punter. Oh! it was grand.
And it would all have gone on being grand if he had not unfortunately, while looking round to enjoy the scenery, taken just one step more than there was any necessity for, and walked off the punt altogether. The pole was firmly fixed in the mud, and he was left clinging to it while the punt drifted away. It was an undignified position for him. A rude boy on the bank immediately yelled out to a lagging chum to “hurry up and see a real monkey on a stick”.
I could not go to his assistance, because, as ill-luck would have it, we had not taken the proper precaution to bring out a spare pole with us. I could only sit and look at him. His expression as the pole slowly sank with him I shall never forget; there was so much thought in it.
I watched him gently let down into the water, and saw him scramble out, sad and wet. I could not help laughing, he looked such a ridiculous figure. I continued to chuckle to myself about it for some time, and then it was suddenly forced in upon me that really I had got very little to laugh at when I came to think of it. Here was I, alone in a punt, without a pole, drifting helplessly down mid-stream—possibly towards a weir.
I began to feel very indignant with my friend for having stepped overboard and gone off in that way. He might, at all events, have left me the pole.
I drifted on for about a quarter of a mile, and then I came in sight of a fishing-punt moored in mid-stream, in which sat two old fishermen. They saw me bearing down upon them, and they called out to me to keep out of their way.
“I can’t,” I shouted back.
“But you don’t try,” they answered.
I explained the matter to them when I got nearer, and they caught me and lent me a pole. The weir was just fifty yards below. I am glad they happened to be there.
The first time I went punting was in company with three other fellows; they were going to show me how to do it. We could not all start together, so I said I would go down first and get out the punt, and then I could potter about and practice a bit until they came.
I could not get a punt out that afternoon, they were all engaged; so I had nothing else to do but to sit down on the bank, watching the river, and waiting for my friends.
I had not been sitting there long before my attention became attracted to a man in a punt who, I noticed with some surprise, wore a jacket and cap exactly like mine. He was evidently a novice at punting, and his performance was most interesting. You never knew what was going to happen when he put the pole in; he evidently did not know himself. Sometimes he shot up stream and sometimes he shot down stream, and at other times he simply spun round and came up the other side of the pole. And with every result he seemed equally surprised and annoyed.
The people about the river began to get quite absorbed in him after a while, and to make bets with one another as to what would be the outcome of his next push.
In the course of time my friends arrived on the opposite bank, and they stopped and watched him too. His back was towards them, and they only saw his jacket and cap. From this they immediately jumped to the conclusion that it was I, their beloved companion, who was making an exhibition of himself, and their delight knew no bounds. They commenced to chaff him unmercifully.
I did not grasp their mistake at first, and I thought, “How rude of them to go on like that, with a perfect stranger, too!” But before I could call out and reprove them, the explanation of the matter occurred to me, and I withdrew behind a tree.
Oh, how they enjoyed themselves, ridiculing that young man! For five good minutes they stood there, shouting ribaldry at him, deriding him, mocking him, jeering at him. They peppered him with stale jokes, they even made a few new ones and threw at him. They hurled at him all the private family jokes belonging to our set, and which must have been perfectly unintelligible to him. And then, unable to stand their brutal jibes any longer, he turned round on them, and they saw his face!
I was glad to notice that they had sufficient decency left in them to look very foolish. They explained to him that they had thought he was some one they knew. They said they hoped he would not deem them capable of so insulting any one except a personal friend of their own.
Of course their having mistaken him for a friend excused it. I remember Harris telling me once of a bathing experience he had at Boulogne. He was swimming about there near the beach, when he felt himself suddenly seized by the neck from behind, and forcibly plunged under water. He struggled violently, but whoever had got hold of him seemed to be a perfect Hercules in strength, and all his efforts to escape were unavailing. He had given up kicking, and was trying to turn his thoughts upon solemn things, when his captor released him.
He regained his feet, and looked round for his would-be murderer. The assassin was standing close by him, laughing heartily, but the moment he caught sight of Harris’s face, as it emerged from the water, he started back and seemed quite concerned.
“I really beg your pardon,” he stammered confusedly, “but I took you for a friend of mine”!
Harris thought it was lucky for him the man had not mistaken him for a relation, or he would probably have been drowned outright.
Sailing is a thing that wants knowledge and practice too—though, as a boy, I did not think so. I had an idea it came natural to a body, like rounders and touch. I knew another boy who held this view likewise, and so, one windy day, we thought we would try the sport. We were stopping down at Yarmouth, and we decided we would go for a trip up the Yare. We hired a sailing boat at the yard by the bridge, and started off.
“It’s rather a rough day,” said the man to us, as we put off: “better take in a reef and luff sharp when you get round the bend”.
We said we would make a point of it, and left him with a cheery “Good-morning,” wondering to ourselves how you “luffed,” and where we were to get a “reef” from, and what we were to do with it when we had got it.
We rowed until we were out of sight of the town, and then, with a wide stretch of water in front of us, and the wind blowing a perfect hurricane across it, we felt that the time had come to commence operations.
Hector—I think that was his name—went on pulling while I unrolled the sail. It seemed a complicated job, but I accomplished it at length, and then came the question, which was the top end?
By a sort of natural instinct, we, of course, eventually decided that the bottom was the top, and set to work to fix it upside-down. But it was a long time before we could get it up, either that way or any other way. The impression on the mind of the sail seemed to be that we were playing at funerals, and that I was the corpse and itself was the winding-sheet.
When it found that this was not the idea, it hit me over the head with the boom, and refused to do anything.
“Wet it,” said Hector; “drop it over and get it wet”.
He said people in ships always wetted the sails before they put them up. So I wetted it; but that only made matters worse than they were before. A dry sail clinging to your legs and wrapping itself round your head is not pleasant, but, when the sail is sopping wet, it becomes quite vexing.
We did get the thing up at last, the two of us together. We fixed it, not exactly upside down—more sideways like—and we tied it up to the mast with the painter, which we cut off for the purpose.
That the boat did not upset I simply state as a fact. Why it did not upset I am unable to offer any reason. I have often thought about the matter since, but I have never succeeded in arriving at any satisfactory explanation of the phenomenon.
Possibly the result may have been brought about by the natural obstinacy of all things in this world. The boat may possibly have come to the conclusion, judging from a cursory view of our behaviour, that we had come out for a morning’s suicide, and had thereupon determined to disappoint us. That is the only suggestion I can offer.
By clinging like grim death to the gunwale, we just managed to keep inside the boat, but it was exhausting work. Hector said that pirates and other seafaring people generally lashed the rudder to something or other, and hauled in the main top-jib, during severe squalls, and thought we ought to try to do something of the kind; but I was for letting her have her head to the wind.
As my advice was by far the easiest to follow, we ended by adopting it, and contrived to embrace the gunwale and give her her head.
The boat travelled up stream for about a mile at a pace I have never sailed at since, and don’t want to again. Then, at a bend, she heeled over till half her sail was under water. Then she righted herself by a miracle and flew for a long low bank of soft mud.
That mud-bank saved us. The boat ploughed its way into the middle of it and then stuck. Finding that we were once more able to move according to our ideas, instead of being pitched and thrown about like peas in a bladder, we crept forward, and cut down the sail.
We had had enough sailing. We did not want to overdo the thing and get a surfeit of it. We had had a sail—a good all-round exciting, interesting sail—and now we thought we would have a row, just for a change like.
We took the sculls and tried to push the boat off the mud, and, in doing so, we broke one of the sculls. After that we proceeded with great caution, but they were a wretched old pair, and the second one cracked almost easier than the first, and left us helpless.
The mud stretched out for about a hundred yards in front of us, and behind us was the water. The only thing to be done was to sit and wait until someone came by.
It was not the sort of day to attract people out on the river, and it was three hours before a soul came in sight. It was an old fisherman who, with immense difficulty, at last rescued us, and we were towed back in an ignominious fashion to the boat-yard.
What between tipping the man who had brought us home, and paying for the broken sculls, and for having been out four hours and a half, it cost us a pretty considerable number of weeks’ pocket-money, that sail. But we learned experience, and they say that is always cheap at any price.