en-fr  REFLECTIONS VI
RÉFLEXIONS.

Un mémoire sur la valeur de la vie.
par Kim.

Sixième partie.

Nous avons dormi longtemps ce matin, ouverture des paupières aux environs de 9h45. Notre ami agriculteur frappa à notre fenêtre à 10 heures pour s'enquérir du succès de notre randonnée et pour vérifier que nous ne nous étions pas perdus — ce qu'il nous était arrivé bien sûr, mais nous avons gardé ce passage pour nous. Les deux heures suivantes furent consacrées au nettoyage — Steve s'activa à l'intérieur du véhicule et je me concentrai sur l'extérieur des chaussures de randonnée qui étaient recouvertes de boue.
Le fait que nous ne soyons pas partis en randonnée ce jour-là, s'est avéré être une bonne décision pour deux raisons. Une des plus évidentes était que nous souffrions tous les deux de douloureuses ampoules. L'autre raison, pas si évidente, était que les randonneurs du dimanche envahissaient la région — invasion que nous voulions éviter à tout prix.
Nous sommes partis dans une autre partie des landes, avons traversé Broughton et nous nous sommes arrêtés au Black Horse, un pub dirigé par un homme charmant qui ressemblait un peu au comédien britannique Ronnie Corbett, sans lunettes, et nous avons taillé ensemble une bonne vieille bavette. Il s'appelait Tony et il nous a dit que James Cook avait fréquenté une école dans le village de Great Ayton, à environ 10 minutes en voiture de son pub. Cela nous intéressait car, en Australie, nous vivons très près de l'endroit où Cook a abordé la côte australienne et notre conseil municipal a pris son effigie pour emblème.
En quittant Broughton, nous sommes allés à Farndale Moor. C'était exactement ce à quoi je m'attendais : pas de fermes, le ciel gris et un épais tapis de bruyère violette partout et la route était bordée de neige. C'était ici que nous avons voulu camper pour la nuit. Ce fut également là que nous avons découvert que nous n'avions pas réapprovisionné le placard à boissons alcoolisées ! Oh non ! Le whisky nous réchauffait la nuit. Nous avons passé l'heure suivante ( et le quart d'un réservoir d'essence) à aller frénétiquement de ville en ville. Rien ! Finalement, nous étions allés trop loin pour revenir en arrière aussi nous nous sommes installés au sommet de Goathland Moor. Là, du grésil a commencé à tomber ; la neige n'allait pas tarder.
Après une nouvelle grasse matinée, nous nous sommes réveillés en nous sentant totalement ensuqués ; les sacs de couchage s'étant montrés d'un confort incomparable. Nous avons bu une bière dans un hôtel de Goathland. Maintenant, je me dois d'expliquer notre fréquentation assidue des pubs. Ce sont des institutions en Grande-Bretagne et des lieux de convivialité. C'étaient des endroits parfaits pour rencontrer les habitants qui se sont révélés être des puits de connaissance de leur environnement ; nous nous y sommes beaucoup instruits.
En outre, presque tous les pubs étaient absolument pittoresques avec des portes basses et des poutres au plafond, le tout d'une époque révolue. Au moment où j'écrivais ces lignes, il y avait une loi en place qui signifiait que les heures d'ouverture des lieux publics étaient limitées. Ils ouvraient à 11 h, fermaient à 15 h, puis rouvraient à 18 h seulement pour finalement terminer la journée à 23 h. Eh bien, au pub The Goathland, nous avons bu une bière et fait quelques parties de fléchettes. Steve a écrit dans le journal qu'il en avait gagné une et que j'avais remporté la suivante par « un coup de bol extraordinaire ». Quel mauvais perdant !
En quittant le pub, nous nous sommes dirigés vers le village de Pickering pour acheter des provisions, en particulier du whisky écossais, avant de nous diriger vers la région des marais côtiers afin de partir en randonnée dès le lendemain. Nous avons traversé de magnifiques forêts et avons décidé de camper dans the Broxa forest à environ 210 mètres au-dessus du paysage à proximité. Il y avait des vues magnifiques d'où nous étions en campement mais, en un rien de temps, nous fûmes enveloppés par un vrai brouillard de « purée de pois ». Je me suis installée pour cuisiner des hamburgers à ma façon, ce qui fit saliver un Steve mourant particulièrement de faim. Notre faim était si intense que l'ouverture d'une boîte de nourriture pour chiens nous aurait fait saliver.
Au réveil, le lendemain matin, nous avons constaté que le brouillard, si tant est que ce fût possible, s'était épaissi, réduisant la visibilité de conduite à environ 15 pieds. Nous avons visité la ville balnéaire de Staithes, traduit en vieil anglais en "Landing-Place", où James Cook découvrit la mer pour la première fois.
Nous sommes restés là où nous avions décidé de camper à l'extérieur de Daddry Shields car il avait commencé à neiger et les routes paraissaient menaçantes. Même dans la pénombre, il y a tant de beauté dans le paysage britannique que je ne peux simplement pas trouver les mots pour la décrire. Cette nuit-là a été consacrée à l'écoute de la BBC et à l'aggravation de la situation entre la Libye et l'Amérique, nous commençions tous les deux à nous inquiéter pour nos projets de voyage à travers l'Afrique. Nous avions déjà appris que deux touristes britanniques avaient été poignardés au Maroc, un n'avait pas survécu. Puis cette nuit-là, des informations faisaient état que les Américains avaient bombardé la Libye en blessant les deux fils de Kadhafi et en tuant sa fille adoptive. Personne ne savait ce que cela engendrerait ! Les F-111 avaient décollé des bases britanniques, aussi, nous pouvions nous attendre à une action terroriste en représailles à Londres.
Puis, à 23h, nous avons appris qu'un employé de l'ambassade américaine avait été blessé à Khartoum quand cinq coups de feu avaient été tirés sur sa voiture. Il a été transporté en avion dans un hôpital d'Arabie Saoudite, et des informations non confirmées depuis, annoncèrent son décès. Pendant ce temps, 2 000 manifestants marchaient vers l'ambassade des États-Unis à Tunis.
À notre réveil, nous avons constaté que la neige s'était arrêtée de tomber. En faisant notre petite enquête, dans un pub local, sur l'état des routes, on nous avait assuré qu'elles étaient praticables, mais quand nous avons atteint le col, la couche de neige était épaisse et la luminosité extrême. En tombant sur le mur d'Hadrien, nous ne pûmes pas nous empêcher de nous arrêter pour y jeter un coup d'œil. C'est l'une des ruines romaines les plus célèbres du Royaume-Uni. C'était assez amusant de constater que ce qui était à l'origine haut d'environ 4 mètres ne ressemblait guère plus qu'à un muret de clôture.. Cela, apprendrions-nous un peu plus tard, était dû non seulement à la montée du sol environnant, mais aussi aux habitants qui chapardaient les pierres du mur pour construire leurs maisons !
Nous décidâmes de nous installer pour la nuit près de l'un des forts du mur. En ce qui concerne la crise libyenne, des coups de feu avaient été tirés autour du complexe militaire de Kadhafi et certains parlaient d'un éventuel coup d'État. Nous attendions chaque développement en retenant notre souffle.
Notre destination du lendemain était un hameau qui porte notre nom :Colwell. C'était vraiment un endroit « si tu clignes de l'œil, tu le rates » et le mot "hameau lui faisait trop de justice : il se composait d'une station-service ! Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés dans un pub qui avait une télévision et pour la première fois, nous avons découvert les désordres en Afrique du Nord. Trois hommes britanniques, l'un, journaliste enlevé un an plus tôt et les deux autres, professeurs, disparus depuis plus d'un mois, furent retrouvés assassinés. Leurs corps étaient accompagnés de lettres affirmant que leur mort était une conséquence directe du bombardement américain de Tripoli et Benghazi. Selon certaines informations, un journaliste de la télévision britannique avait été kidnappé à Beyrouth.
Je commençais à être très effrayée à ce stade et je souhaitais juste que tout se calme. Nous avions vraiment hâte d'aller en Afrique depuis que j'avais commencé à lire un livre de la collection Lonely Planet : « L'Afrique pour les petits budgets ». Ce devait être le point culminant de notre année à l'étranger. A ce moment-là, la menace de ne pas le voir se concrétiser commençait à poindre.
Nous avons poursuivi vers le nord et franchi les collines Cheviot hautes de 804 mètres. Elles délimitent la frontière entre L'Angleterre et l'Ecosse. Elles étaient couvertes de neige et la vue était à couper le souffle. À la sortie de Jedburgh, nous avons trouvé un camping où nous avons pu prendre une douche et préparer notre repas.
En route vers Édimbourg, nous avons traversé dans les Moorfoot Hills des paysages magnifiques. Un tapis de neige recouvrait le lit d'un ruisseau gazouillant et les moutons se baladaient en liberté. Soudain au détour d'un virage, une vue magnifique sur les montagnes enneigées s'est offerte à nous. La neige fut un tel plaisir pour nous — ni l'un ni l'autre ne sachant skier, et la température à Sydney ne descendant guère en dessous de 13 degrés Celsius au plus fort de l'hiver.
En pénétrant dans Edimbourg, nous étions captivés par la beauté de cette ville avec ses rues pavées encerclant le piton rocheux sur lequel se situe le château. La ville ne s'avérait pas oppressante comme la plupart des villes et de son centre on apercevait les montagnes enneigées. "Arthur's Seat", un grand volcan éteint verdoyant était également visible. Nous avons garé le véhicule et avons flâné le long des rues pavées, puis nous sommes entrés dans un bar dénommé "The Ensign Ewart" où nous avons sympathisé avec la serveuse Mary et deux clients.
Le premier se prénommait Brian, un Irlandais qui avait la langue bien pendue. Tant et si bien que nous avons invité un autre client, Gordon, à nous rejoindre. Nous avons tous bavardé joyeusement, et ce n'est que plus tard que nous avons appris que Brian ne connaissait Gordon ni de cheveux ni de plumes. Après que Brian fut parti en titubant à l'heure de la fermeture, Gordon nous invita chez lui pour prendre un café. Mes amis, ce fut tout à fait mémorable : quel bordel il y avait chez lui ! Après avoir poliment refusé son invitation à dormir sur place, il nous a montré un bon endroit où nous garer pour la nuit. C'était une aire de stationnement qui nous a coûté la somme princière de 4 £. En fait, cela a coûté 4 livres à Gordon car nous n'avions pas de monnaie, nous avons donc dû le rembourser.
Après nous être couchés bien tard, nous nous sommes réveillés à 10 h 30, avons apprêté le véhicule et sommes allés au pub pour dire adieu à nos nouveaux amis, mais ils avaient dû s'endormir bien plus tard que nous car, quand le moment fut venu pour nous de partir, ils n'étaient pas encore arrivés. Nous avons décidé que nous passerions les deux nuits suivantes dans un B & B et nous en avons trouvé un excellent pour seulement 10 livres par personne. Après trois semaines de vie à l'étroit dans le camping-car, l'endroit nous a paru comme un palais. Steve, fan de boxe, avait l'arrière-pensée de s'attarder un peu là : il tenait à regarder le match entre Holmes et Spinks qui devait être télévisé le lendemain.
Une autre première : nous avons réussi à laver nos vêtements et nos corps, première fois en trois semaines que nous pouvions synchroniser les deux.. Donc, nous nous sentions très propres, détendus et tout à fait à l'aise.

FIN DE LA SIXIÈME PARTIE
unit 1
REFLECTIONS.
2 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 2
A memoir on the value of life.
1 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 10 months ago
unit 3
by Kim.
1 Translations, 1 Upvotes, Last Activity 10 months ago
unit 4
Part VI.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 5
We had a long sleep-in this morning, waking at about 9:45am.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 8
The fact that we didn’t go for a hike today proved to be a good decision for two reasons.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 9
The most obvious one was that we were both suffering from painful blisters.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 10 months ago
unit 14
Leaving Broughton, we drove to Farndale Moor.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 16
It was here we wanted to camp for the night.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 17
It was also the place we discovered that we had not restocked the grog cabinet!
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 18
Oh no!!!!!
1 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 19
Whiskey kept us warm ay night.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 20
We spent the next hour (and quarter of a tank of petrol) driving frantically from town to town.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 21
Nothing!
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 22
Finally, we had driven too far to turn back so we settled atop Goathland Moor.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 23
There it started to sleet; snow was on its way.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 25
We had a beer at a hotel in Goathland.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 26
Now, I must explain our constant frequenting of pubs.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 27
They are an institution in Britain and very social places.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 31
They would open at 11am, close at 3pm then re-open at 6pm only to finally shut for the day at 11pm.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 32
Well, at The Goathland pub we drank a beer and played a couple of games of darts.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 33
Steve has written in the journal that he won one and that I “fluked a win” in the next.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 34
What a terribly poor loser!
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 38
I settled down to cook Hamburgers à la me, causing a very hungry Steve to salivate.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 39
Our hunger was so intense that opening a tin of dog food would have set him off.
2 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 45
We already had learnt that two British tourists were stabbed in Morocco, one being killed.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 47
Nobody knew what that would provoke!
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 48
The F-111s took off from British bases so we might expect terrorist action in London in retaliation.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 50
unit 51
Meanwhile, 2,000 protestors marched on the US embassy in Tunis.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 52
We woke to find the snow had stopped falling.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 54
Coming across Hadrian’s Wall, we could not help but stop and have a look.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 55
This is one of the most famous Roman ruins in the UK.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 58
We decided to settle for the night by one of the wall’s forts.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 60
We awaited every development with bated breath.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 61
Our destination the next day was a hamlet that bears our name, Colwell.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 4 weeks ago
unit 66
There are also reports that a British TV reporter had been kidnapped in Beirut.
2 Translations, 7 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 67
I was beginning to become quite frightened by this point and just wished it would all calm down.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 69
It was to be the highlight of our year overseas.
1 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 70
Now it was beginning to look under threat of not coming to fruition.
1 Translations, 1 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 71
We continued north and crossed the Cheviot Hills which, at 804 metres.
1 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 72
form the border between England and Scotland.
1 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 73
They were covered in snow and the views were breathtaking.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 74
Outside of Jedburgh we found a campground where showered and cooked our dinner.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 75
Setting off for Edinburgh we drove through magnificent scenery in the Moorfoot Hills.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 76
Snow thickly carpeted the ground about a babbling brook and the sheep wandered freely.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 77
At one point we rounded a corner to be graced by a distant view of snow covered mountains.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 81
Also visible is “Arthur’s Seat”, a tall, grass-covered extinct volcano.
2 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 83
The first was named Brian, an Irishman who loved a good natter.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 84
So much so that invited another patron, Gordon, to join us.
1 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 86
After Brian stumbled off at closing time, Gordon invited us back to his place for a coffee.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 87
Now that was quite memorable – what a mess the place was in!!
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 89
It was a parking lot that cost us the princely sum of £4.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 90
Well actually, it cost Gordon £4 as we had no change, so we had to pay him back.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 92
unit 93
After three weeks of cramped living in the car, the place was like a palace.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 96
So, we were feeling very clean, relaxed and altogether comfortable.
1 Translations, 3 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
unit 97
END PART VI
1 Translations, 2 Upvotes, Last Activity 9 months, 3 weeks ago
francevw • 14086  commented on  unit 83  9 months, 3 weeks ago
Bouchka • 3709  commented on  unit 76  9 months, 3 weeks ago
Bouchka • 3709  commented on  unit 72  9 months, 3 weeks ago
"?"
Bouchka • 3709  commented on  unit 66  9 months, 3 weeks ago
Bouchka • 3709  commented on  unit 45  9 months, 4 weeks ago
Oplusse • 13936  translated  unit 21  9 months, 4 weeks ago
Oplusse • 13936  translated  unit 18  9 months, 4 weeks ago

REFLECTIONS.

A memoir on the value of life.
by Kim.

Part VI.

We had a long sleep-in this morning, waking at about 9:45am. Our farmer friend banged on our window at 10 o’clock to enquire after the success of our rambling, and to check that we had not gotten lost – which, of course, we had but we kept that bit to ourselves. The next two hours were spent cleaning – Steve worked on the car interior and I concentrated on the hiking boots exterior that were caked in mud.
The fact that we didn’t go for a hike today proved to be a good decision for two reasons. The most obvious one was that we were both suffering from painful blisters. The other not so obvious reason was that Sunday trekkers inundated the area – something we would always want to avoid at all cost.
We set off to another part of the moors, went through Broughton and stopped at the Black Horse, a pub that was run by a delightful man who looked a little like British comedian Ronnie Corbett without spectacles and we all had a good old chat. His name was Tony and he told us that James Cook had attended a school in the village of Great Ayton, only about a 10-minute drive from his pub. This was of interest to us as, back in Australia, we live very close to where Cook sited the Australian coast and our Shire Council uses his likeness as their symbol.
Leaving Broughton, we drove to Farndale Moor. This was exactly how I expected the moors to look – no farms, grey skies and a thick carpeting of purple heather everywhere and the road was edged with snow. It was here we wanted to camp for the night. It was also the place we discovered that we had not restocked the grog cabinet! Oh no!!!!! Whiskey kept us warm ay night. We spent the next hour (and quarter of a tank of petrol) driving frantically from town to town. Nothing! Finally, we had driven too far to turn back so we settled atop Goathland Moor. There it started to sleet; snow was on its way.
Sleeping in again the next morning, we woke feeling very “toasty” indeed; the sleeping bags really made us cozy. We had a beer at a hotel in Goathland. Now, I must explain our constant frequenting of pubs. They are an institution in Britain and very social places. They were a great place to meet the locals who proved to be a fountain of knowledge of their surrounds so they were very informative for us.
Also, almost every pub was gloriously picturesque with low hung doorways and ceiling beams, all from a bygone era. At the time of writing, there was a law in place that meant the opening hours of public house were restricted. They would open at 11am, close at 3pm then re-open at 6pm only to finally shut for the day at 11pm. Well, at The Goathland pub we drank a beer and played a couple of games of darts. Steve has written in the journal that he won one and that I “fluked a win” in the next. What a terribly poor loser!
Leaving the pub, we made for the village of Pickering to buy some supplies, especially some Scotch whiskey, before heading off toward the coastal moor area intent on doing a hike the following day. We drove through some beautiful forest area and decided to camp in the Broxa Forest about 210 metres above the surrounding landscape. There were magnificent views from where we were camped but, in no time at all, we were enveloped by a real “pea-soup” fog. I settled down to cook Hamburgers à la me, causing a very hungry Steve to salivate. Our hunger was so intense that opening a tin of dog food would have set him off.
Waking the next morning we found that the fog, if anything, had thickened, reducing driving visibility to about 15 feet. We visited the seaside town of Staithes, which translates from Old English as “Landing-Place”, where James Cook had his first encounter with the sea.
We continued where we decided to camp outside of Daddry Shields as it had begun to snow, and the roads were looking ominous. Even in all the gloom, there is so much beauty in the British landscape that I simply cannot find the words to describe it. That night was spent listening to the BBC and the worsening situation between Libya and America and we were both starting to worry about our plans to travel through Africa. We already had learnt that two British tourists were stabbed in Morocco, one being killed. Then that night came reports the Americans bombed Libya injuring Gadhafi’s two sons and killing his adopted daughter. Nobody knew what that would provoke! The F-111s took off from British bases so we might expect terrorist action in London in retaliation.
Then at 11pm we heard that an American embassy employee was injured in Khartoum when five shots were fired at his car. He was flown to a hospital in Saudi Arabia and there were unconfirmed reports that he had since died. Meanwhile, 2,000 protestors marched on the US embassy in Tunis.
We woke to find the snow had stopped falling. Enquiring at a local pub as to the conditions of the road, we were assured they were passable though when we reached the high pass the snow was deep, and the glare was extreme. Coming across Hadrian’s Wall, we could not help but stop and have a look. This is one of the most famous Roman ruins in the UK. It was quite amusing to look at what was originally about 4 metres high look like nothing more than a fence. That, we would learn, was due not only to the surrounding soil rising but the locals would pinch stones from the wall to build their houses!
We decided to settle for the night by one of the wall’s forts. As to the Libyan crisis, there were reports of shots being fired around Gadhafi’s military compound and some talk of a possible coup. We awaited every development with bated breath.
Our destination the next day was a hamlet that bears our name, Colwell. It really was a “don’t blink or you’ll mis it” place and the word “hamlet does it too much justice – it consisted of one petrol station! On the way there we stopped at a pub which had a television and for the first time saw vision of the troubles in North Africa. Three British men, one a journalist kidnapped a year earlier and the other two teachers missing for over a month, were found murdered. Accompanying their bodies were letters claiming their deaths were a direct result of the US bombing of Tripoli and Benghazi. There are also reports that a British TV reporter had been kidnapped in Beirut.
I was beginning to become quite frightened by this point and just wished it would all calm down. We had been really looking forward to Africa ever since I started reading a Lonely Planet book, “Africa on a Shoestring”. It was to be the highlight of our year overseas. Now it was beginning to look under threat of not coming to fruition.
We continued north and crossed the Cheviot Hills which, at 804 metres. form the border between England and Scotland. They were covered in snow and the views were breathtaking. Outside of Jedburgh we found a campground where showered and cooked our dinner.
Setting off for Edinburgh we drove through magnificent scenery in the Moorfoot Hills. Snow thickly carpeted the ground about a babbling brook and the sheep wandered freely. At one point we rounded a corner to be graced by a distant view of snow covered mountains. Snow was such a thrill for us as neither of us ski, and Sydney barely gets below 13 degrees Celsius in the depths of winter.
Driving into Edinburgh we were captivated by the beauty of this city with its cobbled streets surrounding the rocky crag upon which sits Edinburgh Castle. The city didn’t feel claustrophobic like most cities and the snow-capped mountains could be seen from its centre. Also visible is “Arthur’s Seat”, a tall, grass-covered extinct volcano. We parked the car and strolled along the cobbled streets and entered a pub called “The Ensign Ewart” where we struck up a friendship with the barmaid, Mary, and two patrons.
The first was named Brian, an Irishman who loved a good natter. So much so that invited another patron, Gordon, to join us. We all chatted away happily, and it was only later that we learnt that Brian didn’t know Gordon from a hole in the ground! After Brian stumbled off at closing time, Gordon invited us back to his place for a coffee. Now that was quite memorable – what a mess the place was in!! After politely refusing his invitation of a place to stay, he showed us a good place to park for the night. It was a parking lot that cost us the princely sum of £4. Well actually, it cost Gordon £4 as we had no change, so we had to pay him back.
After a very late night, we woke at 10:30am, packed the car and headed to the pub to farewell our new-found friends but their night must have been later than ours and, by the time it came for us to leave, they had not arrived yet. We decided that the next two nights would be spent at a B&B and found a great one for only £10 each. After three weeks of cramped living in the car, the place was like a palace. Steve, a boxing fanatic, had an ulterior motive for wanting to stay – he was keen to watch the bout between Holmes and Spinks which was to be televised the next day.
Another first – we managed to wash both our clothes and our bodies, the first time in three weeks that we have been able to time them together. So, we were feeling very clean, relaxed and altogether comfortable.

END PART VI