en-fr  The surprising number of American adults who think chocolate milk comes from brown cows
Le nombre étonnant d'adultes américains qui croient que le lait chocolaté provient de vaches marron.

Par Caitlin Dewey, The Washington Post, 15 juin 2017.

Sept pour cent des adultes américains croient que le lait chocolaté provient de vaches marron, selon un sondage national en ligne représentatif, commandée par le Centre d'Innovation des États-Unis. Dairy.

Si vous faites le calcul, cela représente 16,4 millions de consommateurs de lait mal informés. L'équivalent de la population de la Pennsylvanie (et plus encore !) ignore que le lait chocolaté est composé de lait, de cacao et de sucre.

Mais tandis que l'étude s'est attiré grognements et railleries de tous les côtés — "euh, les gars, [le lait] vient des vaches — et pas juste quand il est de couleur marron", a ironisé Food & Wine — le plus surprenant dans ce chiffre est peut-être qu'il ne soit pas plus élevé.

Depuis des décennies, les observateurs de l'agriculture, de la nutrition et de l'éducation se plaignent que de nombreux Américains soient fondamentalement incultes en matière agricole. Ils ne savent pas où poussent les produits, comment ils arrivent dans les magasins et même, dans le cas du lait chocolaté, ce qu'ils contiennent.

Une étude du Département de l'agriculture, commandée au début des années quatre-vingt-dix, a établi que près d'un adulte sur cinq ignore que les hamburgers sont faits avec du bœuf. Beaucoup plus encore étaient peu familiarisés avec des fondamentaux de l'agriculture, comme la taille moyenne des exploitations américains et ce que mangent les animaux.

Les experts en enseignement agricole ne sont pas convaincus que cela ait beaucoup changé dans les décennies suivantes.

"En fin de compte, c'est un problème de visibilité", dit Cecily Upton, co-fondatrice de l'association FoodCorps, qui apporte un enseignement agricole et nutritionnel dans les écoles élémentaires. "Actuellement, nous sommes conditionnés à penser que si on veut à manger, on va dans un magasin. Rien dans notre cadre éducatif n'enseigne aux enfants d'où vient l'alimentation avant cela." Upton et d'autres éducateurs s'empressent d'avertir que ces conclusions ne s'appliquent pas à tous les cas. Les études ont montré que les personnes qui vivent dans des communautés agricoles ont tendance à en savoir un peu plus sur l'origine de leurs aliments, de même que ceux qui ont un niveau d'éducation et de revenus élevés.

Mais dans certains groupes de population, la confusion sur des notions alimentaires de base peut aller assez loin. Quand une équipe de chercheurs a interrogé des élèves de CM1, CM2 et sixième dans une école urbaine de Californie, ils ont découvert que plus de la moitié d'entre eux ne savaient pas que les cornichons étaient des concombres, ou que les oignons et la laitue étaient des plantes. Quatre sur 10 ne savaient pas que les hamburgers venaient des vaches. Et 3 sur 10 ne savaient pas que le fromage est fait à partir de lait.

"Tous les répondants se rappelaient les noms des produits courants à l'état naturel et la plupart savaient que les aliments étaient cultivés dans des fermes ou des jardins," ont conclu les chercheurs. "Toutefois, ils ne disposaient pas de la représentation mentale nécessaire à une compréhension des activités de la filière suivant la production, ni de la culture agricole d'origine des produits courants." D'une certaine façon, cette ignorance est parfaitement logique. L'auteur et historienne Ann Vileisis a argué qu'elle s'était développée parallèlement à celle de l'industrie alimentaire.

Tandis que davantage d'Américains rejoignaient les villes au milieu du XIXe siècle, écrit-elle dans le livre "Kitchen Literacy", moins de gens étaient impliqués dans la production ou la transformation alimentaire. Cette tendance a été exacerbée par les innovations dans les transports et l'industrie, qui ont permis d'expédier des produits alimentaires sous différentes formes et sur de grandes distances.

Au moment où l'uniformisation, l'hygiène et la fidélité aux marques devenaient des idéaux modernes — cette dernière fréquemment encouragée par l'émergence d'entreprises agro-alimentaires naissantes dans des campagnes publicitaires bien financées — beaucoup d'Américains ne pouvaient imaginer les origines des céréales en boîte-carton ou des hot-dogs sous-vide présents dans leur cuisine.

"L'indifférence quant aux origines et à l'élaboration des aliments est devenue la norme de la culture urbaine, préparant le terrain pour une sensibilité alimentaire moderne qui s'est étendue partout en Amérique dans les décennies suivantes au XXe siècle," a écrit Vileisis. "Au cours d'une période relativement courte, la distance moyenne entre la ferme et la cuisine s'est allongée d'une petite marche le long d'une allée du jardin à un voyage alambiqué et énergivore de 2 500 kilomètres par train et camion." Les 20 dernières années ont vu la naissance d'un mouvement pour renverser cet écart, avec des groupes agricoles et alimentaires qui travaillent à réintroduire l'enseignement agricole dans les écoles.

A part FoodCorps, qui a travaillé avec un peu plus de 100 000 élèves cette année, des associations comme la National Agriculture in the Classroom Organisation (association pour l'agriculture nationale dans les classes) et l'American Farm Bureau Foundation (fondation du bureau de la ferme américaine), travaillent activement avec des professeurs [...] dans tout le pays pour ajouter la nutrition, la technologie agricole et l'économie agricole aux cours de sciences sociales, sciences et santé. Le programme La Ferme à l'Ecole du ministère américain de l'agriculture, qui a reçu 5 millions de dollars de dotation pour l'année scolaire 2017-2018, finance aussi des projets d'enseignement agricole.

Pour le National Dairy Month (le mois national des produits laitiers), qui est en juin, la NACO a présenté un cours sur les produits laitiers pour les écoles maternelles. Parmi les choses à retenir : le lait — nature, non-aromatisé, le lait blanc de base — vient des vaches, pas de l'épicerie.

Les nutritionnistes et les réformateurs de la chaîne alimentaire disent que ces leçons de base sont critiques pour élever des enfants qui sachent manger sainement — une aide importante pour contrer les maladies cardio-vasculaires et l'obésité.

Pendant ce temps, les groupes d'exploitants soutiennent que le manque de connaissances alimentaires basiques peut mener à de mauvaises décisions politiques.

Une note de 2012 du National Institute for Animal Agriculture (institut national pour l'agriculture animale) reprochait aux consommateurs ce qu'il tenait pour de mauvaises réglementations agricoles : "L'un des facteurs qui guident l'environnement réglementaire actuel... est la pression exercée par les consommateurs", notaient les auteurs. "Malheureusement, une majorité des consommateurs d'aujourd'hui a quitté l'agriculture depuis au moins trois générations, et n'est pas informée de l'origine et de la production des produits alimentaires." Upton, de FoodCorps, dit que tout le monde pourrait tirer avantage d'une meilleure compréhension de l'agriculture.

"Nous avons encore des gamins qui sont surpris qu'une frite vienne d'une pomme de terre ou qu'un cornichon soit un concombre", dit-elle. “... Le savoir, c'est le pouvoir. Sans lui, nous ne pouvons prendre de décisions éclairées.
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By Caitlin Dewey, The Washington Post, June 15, 2017.
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Dairy.
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If you do the math, that works out to 16.4 million misinformed, milk-drinking people.
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The equivalent of the population of Pennsylvania (and then some!)
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does not know that chocolate milk is milk, cocoa and sugar.
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Experts in ag education aren’t convinced that much has changed in the intervening decades.
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“Right now, we’re conditioned to think that if you need food, you go to the store.
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But in some populations, confusion about basic food facts can skew pretty high.
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Four in 10 didn’t know that hamburgers came from cows.
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And 3 in 10 didn’t know that cheese is made from milk.
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Meanwhile, farm groups argue the lack of basic food knowledge can lead to poor policy decisions.
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Knowledge is power.
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Without it, we can’t make informed decisions.”
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The surprising number of American adults who think chocolate milk comes from brown cows.

By Caitlin Dewey, The Washington Post, June 15, 2017.

Seven percent of all American adults believe that chocolate milk comes from brown cows, according to a nationally representative online survey commissioned by the Innovation Center of U.S. Dairy.

If you do the math, that works out to 16.4 million misinformed, milk-drinking people. The equivalent of the population of Pennsylvania (and then some!) does not know that chocolate milk is milk, cocoa and sugar.

But while the survey has attracted snorts and jeers from some corners — “um, guys, [milk] comes from cows — and not just the brown kind,” snarked Food & Wine — the most surprising thing about this figure may actually be that it isn’t higher.

For decades, observers in agriculture, nutrition and education have griped that many Americans are basically agriculturally illiterate. They don’t know where food is grown, how it gets to stores — or even, in the case of chocolate milk, what’s in it.

One Department of Agriculture study, commissioned in the early ’90s, found that nearly 1 in 5 adults did not know that hamburgers are made from beef. Many more lacked familiarity with basic farming facts, like how big U.S. farms typically are and what food animals eat.

Experts in ag education aren’t convinced that much has changed in the intervening decades.

“At the end of the day, it’s an exposure issue,” said Cecily Upton, co-founder of the nonprofit FoodCorps, which brings agricultural and nutrition education into elementary schools. “Right now, we’re conditioned to think that if you need food, you go to the store. Nothing in our educational framework teaches kids where food comes from before that point.”

Upton and other educators are quick to caution that these conclusions don’t apply across the board. Studies have shown that people who live in agricultural communities tend to know a bit more about where their food comes from, as do people with higher education levels and household incomes.

But in some populations, confusion about basic food facts can skew pretty high. When one team of researchers interviewed fourth-, fifth- and sixth-graders at an urban California school, they found that more than half of them didn’t know pickles were cucumbers, or that onions and lettuce were plants. Four in 10 didn’t know that hamburgers came from cows. And 3 in 10 didn’t know that cheese is made from milk.

“All informants recalled the names of common foods in raw form and most knew foods were grown on farms or in gardens,” the researchers concluded. “They did not, however, possess schema necessary to articulate an understanding of post-production activities nor the agricultural crop origin of common foods.”

In some ways, this ignorance is perfectly logical. The writer and historian Ann Vileisis has argued that it developed in lockstep with the industrial food system.

As more Americans moved into cities in the mid-1800s, she writes in the book “Kitchen Literacy,” fewer were involved in food production or processing. That trend was exacerbated by innovations in transportation and manufacturing that made it possible to ship foods in different forms, and over great distances.

By the time uniformity, hygiene and brand loyalty became modern ideals — the latter frequently encouraged by emerging food companies in well-funded ad campaigns — many Americans couldn’t imagine the origins of the boxed cereals or shrink-wrapped hot dogs in their kitchens.

“Indifference about the origins and production of foods became a norm of urban culture, laying the groundwork for a modern food sensibility that would spread all across America in the decades that followed,” Vileisis wrote, of the 20th century. “Within a relatively brief period, the average distance from farm to kitchen had grown from a short walk down the garden path to a convoluted, 1,500-mile energy-guzzling journey by rail and truck.”

The past 20 years have seen the birth of a movement to reverse this gap, with agriculture and nutrition groups working to get ag education back into classrooms.

Aside from FoodCorps, which worked with slightly more than 100,000 students this year, groups like the National Agriculture in the Classroom Organization and the American Farm Bureau Foundation are actively working with K-12 teachers across the country to add nutrition, farm technology and agricultural economics to lessons in social studies, science and health. The USDA Farm to School program, which awarded $5 million in grants for the 2017-2018 school year on Monday, also funds projects on agriculture education.

For National Dairy Month, which is June, NACO has been featuring a kindergarten-level lesson on dairy. Among its main takeaways: milk — plain, unflavored, boring white milk — comes from cows, not the grocery case.

Nutritionists and food-system reformers say these basic lessons are critical to raising kids who know how to eat healthfully — an important aid to tackling heart disease and obesity.

Meanwhile, farm groups argue the lack of basic food knowledge can lead to poor policy decisions.

A 2012 white paper from the National Institute for Animal Agriculture blamed consumers for what it considers bad farm regulations: “One factor driving today’s regulatory environment ... is pressure applied by consumers, the authors wrote. “Unfortunately, a majority of today’s consumers are at least three generations removed from agriculture, are not literate about where food comes from and how it is produced.”

Upton, of FoodCorps, said everyone could benefit from a better understanding of agriculture.

“We still get kids who are surprised that a French fry comes from a potato, or that a pickle is a cucumber,” she said. “... Knowledge is power. Without it, we can’t make informed decisions.”