en-fr  THREE MEN IN A BOAT by JEROME K. JEROME. CHAPTER V.
Chapitre V. C'est Mme Poppets qui m'a réveillé le lendemain matin.
— Savez-vous qu'il est près de neuf heures, monsieur ? a-t-elle dit.
— Neuf quoi ? me suis-je écrié en sursautant.
— Neuf heures, a-t-elle répliqué à travers le trou de la serrure. J'ai pensé que vous aviez oublié de vous réveiller.
J'ai réveillé Harris et je le lui ai dit. — Je croyais que tu voulais te lever à six heures ? a-t-il dit.
— Oui, c'est ce que je voulais, ai-je répondu ; pourquoi ne m'as-tu pas réveillé ?
— Comment aurais-je pu te réveiller, alors que tu ne m’as pas réveillé ? Maintenant, nous ne serons pas sur l’eau avant midi. Je m'étonne que tu aies simplement songé à te lever.
— Hum, ai-je répondu, sois heureux que je l'aie fait. Si je ne t'avais pas réveillé, tu aurais flemmardé ici pendant toute la quinzaine.
Nous nous sommes chicornés ainsi pendant encore quelques minutes jusqu'à ce qu'un ronflement provocateur de George nous interrompe. Pour la première fois depuis notre réveil, nous nous sommes souvenus de son existence. L'homme qui voulait savoir à quelle heure il devait nous réveiller... était là, couché sur le dos, la bouche grande ouverte, les jambes pliées.
Je ne sais vraiment pas pourquoi, mais la vue d'un homme pionçant dans un lit alors que je suis levé, m'exaspère. Cela me semble terriblement choquant de voir les heures précieuses de la vie d'un homme... des moments inestimables qui sont perdus à jamais... être gaspillés dans un sommeil de plomb.
Et George était là, gaspillant dans une paresse hideuse le cadeau inestimable du temps : il passait à côté de sa précieuse existence, vaine existence dont il serait, un jour ou l'autre, comptable de chacune des secondes, Il aurait pu être en train de se gaver d'œufs au bacon, d'enquiquiner le chien ou de batifoler avec la bonne, non, il était étendu de tout son long, son âme plongée dans l'inconscience.
Pensée terrible. Harris et moi en avons été frappés au même instant. Nous avons décidé de le sauver et, portés par cette noble résolution, la querelle entre nous deux s'est éteinte. Nous nous sommes précipités vers lui et avons arraché draps et couverture, Harris lui a balancé une charentaise sur la tête et j'ai hurlé au creux de son oreille : il s'est réveillé.
— Kékékcé ? a-t-il baragouiné en se redressant.
— Debout, tête de citrouille, a rugi Harris. Il est dix heures moins le quart.
— Quoi ! a-t-il hurlé. Il a jailli du lit pour retomber dans la bassine. Qui est le fils de p*** qui a foutu ce machin ici ?
Nous lui avons renvoyé qu'il fallait être un bel imbécile pour ne pas avoir vu la bassine.
Nous avons fini de nous habiller et, quand est arrivé le moment de parachever notre toilette, nous nous sommes rappelés que nous avions emballé brosses à dents, brosse à cheveux et peigne (je sais, cette brosse à dents finira par me tuer), et nous avons dû descendre et les ressortir du sac. Et quand on a eu fini, George a voulu la trousse de rasage. Nous lui avons dit qu’il lui faudrait partir sans s'être rasé ce matin-là, car nous n’allions plus ouvrir ce sac pour lui, ni pour qui que ce soit d'autre, d'ailleurs.
Il a plaidé : — Soyez pas ridicules ! Je n'peux pas aller à la City comme ça ?
C'était assurément un rude coup pour la City, mais quel souci avions-nous de la souffrance humaine ? Comme a conclu Harris, à sa manière triviale et vulgaire : — Faudra bien qu'la City fasse avec.
Nous sommes descendus pour déjeuner. Montmorency avait invité deux autres chiens à venir lui tenir compagnie et, pour passer le temps, ils se battaient sur le seuil. On les a calmés avec un parapluie, puis on s'est attablés devant des côtelettes et du bœuf froid.
– Le principal, a proclamé Harris, c'est de bien déjeuner, il a donc commencé avec une paire de côtelettes, remarquant qu'il allait commencer par ça pendant que c'était chaud vu que le bœuf pouvait attendre.
George a mis la main sur le journal pour nous faire la lecture de tous les accidents de navigation ainsi que des prévisions météorologiques qui annonçaient « pluie, froid, forte humidité » (bien pire que le temps pourri auquel on est habitués) « orages locaux passagers, vent d'est accompagnés d'une dépression sur les comtés du sud (Londres et Manche). Baromètre en baisse.
J'affirme que, de toutes les âneries et autres attrape-couillons exaspérants qu'on nous inflige, cette arnaque des « prévisions météorologiques » est peut-être bien la plus grave. Elles « prédisent » avec précision ce qui est arrivé hier ou avant-hier et tout aussi précisément le contraire de ce qui va arriver aujourd'hui.
Je me souviens de vacances complètement ruinées, durant un automne tardif, par l'attention que nous avions portée au bulletin météo du canard local. « On peut s'attendre à des averses soutenues accompagnées d'orages, aujourd'hui » annonçait-il le lundi, et donc nous laissions tomber notre projet de pique-nique et restions enfermés toute la journée, attendant la pluie... Et les gens passaient devant la maison, en voiturettes et en calèches, aussi joyeux et gais que possible, le soleil brillait de mille feux sans le moindre nuage à l'horizon.
« Ah ! murmurions-nous, en les regardant par la fenêtre, la saucée qu'ils vont prendre sur le chemin du retour.»
Nous ricanions en pensant à quel point ils allaient être trempés, et nous avions allumé le feu, pris nos livres et rangé nos spécimens d'algues et de coquillages. Vers midi, le soleil inondait le salon et la chaleur devenait étouffante, nous nous demandions alors quand les averses soutenues accompagnées d'orages localisés allaient déferler sur nous.
« Ah ! elles arriveront cet après-midi, vous verrez, répétions-nous en chœur. Oh ! comme ces gens vont se faire rincer.» Quelle blague !
À une heure, la logeuse passait nous demander si nous n'allions par sortir par cet après-midi qui s'annonçait magnifique.
« Non, non, répondions-nous avec un sourire entendu, nous restons. Nous n'avons pas envie de nous faire arroser, non, non.»
Et quand l'après-midi avait presque touché à sa fin et qu'il n'y avait toujours eu aucun signe de pluie, nous avions essayé de nous remonter le moral en pensant que la pluie allait tomber tout d'un coup, juste au moment où les gens se mettraient en route pour renter chez et hors de portée de tout abri, et qu'ils seraient ainsi plus trempés que jamais. Mais pas une goutte n’était tombée, nous avions finalement eu une magnifique journée suivie d'une nuit délicieuse.
Le lendemain matin, nous avions lu qu’il s’agirait d’une journée « chaude, agréable jusqu'au coucher du soleil avec de fortes chaleurs » nous avions revêtu des vêtements légers et étions sortis quand... une demi-heure après notre départ, il avait commencé à pleuvoir très fort, un vent glacial s'était levé ; pluie et vent s'étaient maintenus toute la journée. Nous étions rentrés à la maison pris par le rhume et les rhumatismes et étions allés nous coucher.
La météo est une chose qui me dépasse complètement. Je n'ai jamais pu la comprendre. Un baromètre ne sert à rien : il est aussi trompeur que les prévisions du journal.
Il y en avait un accroché au mur d'un hôtel d'Oxford où j'ai séjourné au printemps dernier ; quand j'étais arrivé là-bas, il indiquait « beau fixe ». Dehors, en toute simplicité, il tombait des cordes et cela avait duré toute la journée. Ne me demandez pas d'expliquer pourquoi. J'avais tapoté sur le baromètre, l'aiguille avait tressailli et indiqué « très sec ». Le garçon s'était arrêté en passant et avait dit qu'il pensait que ce serait pour demain. J'avais imaginé que le baromètre indiquait plutôt le temps de la semaine dernière, mais le garçon avait répondu que non, il ne croyait pas.
Je l'avais tapoté à nouveau le lendemain matin : il était monté encore plus haut et la pluie était tombée plus fort que jamais. Le mercredi, j'étais allé le taper à nouveau et l'aiguille avait indiqué « beau fixe », « très sec » et « fortes chaleurs », jusqu’à ce qu’elle soit arrêtée par la butée et qu’elle ne puisse aller plus loin. Il faisait de son mieux, mais l’instrument a été conçu de sorte qu’il ne puisse pas mieux prédire le beau temps qu'il n'y parvient sans se briser. De toute évidence, il voulait aller plus loin et prévoir la sécheresse, la pénurie d'eau, les coups de soleil, le simoun et toutes ces choses, mais la butée l'en empêchait et il devait se contenter d'indiquer un très banal « temps sec ».
Pendant ce temps, la pluie devenait torrentielle et la partie basse de la ville était sous eau, suite au débordement de la rivière.
Le groom déclara qu'il était évident que nous allions bénéficier un de ces quatre d'une longue période de beau temps et lut à haute voix les vers inscrits au front de cet oracle : « les prédictions à long terme durent longtemps et celles à court terme passent vite ».
Le beau temps ne s'annonça jamais cet été-là. Je suppose que cette machine devait faire allusion au printemps prochain.
Il y a aussi cette nouvelle sorte de baromètres, ceux tout en longueur. Je ne pige rien à ceux-là. Il y a un côté pour hier dix heures et un côté pour aujourd'hui dix heures, mais vous ne pouvez pas toujours être là à une heure si matinale, n'est-ce pas. Il s'élève ou descend pour la pluie et le beau temps, avec plus ou moins de vent, et l’une des extrémités indique « Nord » et l’autre « Est » (qu'est-ce que l'Est a à voir là dedans ? ), et si vous tapez dessus, ça ne vous aide pas à y voir clair. Et on doit le corriger en tenant compte du niveau de la mer et le convertir en degrés Fahrenheit, et même alors, je n'en sais pas davantage.
Mais qui souhaite qu'on prédise le temps ? C'est déjà assez pénible quand cela se produit, sans que nous ayons le désagrément de le savoir à l'avance. Le prophète que nous aimons tous est ce vieil homme qui, en ce matin particulièrement brumeux où nous voulons qu'il soit ensoleillé, scrute l’horizon avec d'un œil particulièrement connaisseur et dit : « Oh non, monsieur, je pense que ça va très bien s'éclaircir. Ça va bien se dégager, monsieur.
« Ah, il sait de quoi il parle », disons-nous en lui souhaitant le bonjour, puis nous mettons en route ; « fantastique comment ces vieux types sentent ces choses-là ! »
Et nous ressentons pour cet homme une affection qui n’est nullement amoindrie dans les cas d'absence d'éclaircie, même s'il continue de pleuvoir continuellement toute la journée.
— Ah, après tout, estimons-nous, il a fait de son mieux.
Pour celui qui nous prédit le mauvais temps, au contraire, nous n'avons que des pensées amères et vindicatives.
— Ça va s'éclaircir, vous croyez ? crie-t-on gaiement en passant.
— Ben non, m'sieur; J'crains bien qu'ce soit parti pour la journée, répond-il en secouant la tête.
— Vieil imbécile stupide, murmure-t-on, qu'est-ce qu'il en sait ? Et, si sa prédiction s'avère exacte, nous revenons encore plus en colère contre lui avec la vague idée qu'il a, d'une manière ou d'une autre, eu quelque influence sur la chose..
Le temps était trop clair et ensoleillé en ce matin précis pour que les interprétations terrifiantes de George quant aux « Baromètre en baisse », « perturbation atmosphérique évoluant sur un axe oblique au-dessus du sud de l'Europe » et « pression en hausse », puissent nous contrarier : ainsi, constatant qu'il ne pouvait pas nous miner le moral, et qu'il ne faisait que perdre son temps, il prit la cigarette que je m'étais soigneusement roulée et s'en alla.
Après avoir avalé les dernières miettes qui restaient sur la table, Harris et moi avons transporté nos bagages sur le pas de la porte et avons attendu un fiacre.

Tous rassemblés, il nous est apparu que nos bagages formaient un sacré volume. Il y avait la valise Gladstone et le petit sac à main, les deux paniers, les couvertures enroulées, quatre ou cinq pardessus et imperméables, quelques parapluies, il y avait également un melon seul dans un sac, parce qu'il était trop encombrant pour trouver place ailleurs, quelques kilos de raisin dans un autre sac, un parapluie japonais en papier et une poêle à frire qui, trop grande, n'entrait nulle part et que nous avions enveloppée de papier Kraft.
Ça faisait un sacré amoncellement, Harris et moi avons commencé à nous sentir plutôt gênés bien que je ne voie pas pourquoi. Pas de fiacre en vue, mais les gamins du quartier sont arrivés et, intéressés par le spectacle, ils se sont arrêtés.
Le fils de Biggs a été le premier à s'approcher. Biggs est notre marchand de légumes et son principal talent consiste à s'assurer les services des petits garçons de course les plus misérables que la civilisation ait produits. Si dans le quartier, des gamins commettent quelque chose de plus affreux que d'habitude, vous pouvez être certains que c'est l’œuvre du petit dernier de Biggs. On dit qu'au moment du meurtre de Great Coram Street, notre rue avait rapidement conclu que le commis de chez Biggs (celui de cette époque) avait tout combiné et qu'il n'aurait pas pu, en réponse au sévère interrogatoire auquel il avait été soumis par le locataire du n° 19, quand il avait appelé pour des commandes le lendemain du crime (assisté par celui du n° 21, qui se trouvait sur son pas-de-porte à ce moment-là), justifier d'un alibi complet, ça lui aurait chauffé aux oreilles. Je ne connaissais pas le commis de Biggs à cette époque, mais d'après ce que j'ai pu voir de ses successeurs, je n'aurais, quant à moi, pas attaché grand crédit à cet alibi.
Donc, comme je disais, le commis de Biggs s'est pointé au coin de la rue. À l'évidence, il était fort pressé quand il est apparu à l'horizon, mais, nous apercevant Harris et moi, ainsi que Montmorency et nos bagages, il a ralenti le pas et a jeté un œil vers nous. Harris et moi avons froncé les sourcils. Cela aurait pu blesser une nature plus sensible, mais les commis de Biggs ne sont généralement pas des gars qu'on impressionne. Il s’est arrêté net à un mètre de notre seuil, s’est appuyé contre la barrière tout en mâchouillant un brin de paille, les yeux fixés sur nous Il avait bien l'intention d'attendre pour voir ce qui allait se passer.
Un instant après, le commis de l’épicerie est passé de l’autre côté de la rue. Le saute-ruisseau de chez Biggs l'a apostrophé : — Hé ! y'a l'rez-d'chaussée du 42 qui déménage !
Le commis de l'épicier a traversé et s'est placé à l'autre bout du perron. Puis l'apprenti cordonnier s'est arrêté et a rejoint le saute-ruisseau de chez Biggs tandis que le responsable de la plonge chez « Blue Posts » prenait position à l'écart sur le trottoir.
— Ils ne vont pas crever de faim, on dirait, a lancé le jeune homme de la cordonnerie.
— Ah ! Vous n'emmèneriez pas une ou deux babioles si vous alliez traverser l'Atlantique en barque, a plaisanté le gars du « Blue Posts ».
— Ils ne vont pas traverser l'Atlantique, coupa le gars de chez Biggs, ils partent à la recherche de Stanley.
Pendant ce temps, une petite foule s'était amassée et les gens se demandaient ce qui se passait. Un camp, formé des plus jeunes et des plus étourdis, déclarait qu'il s'agissait d'un mariage et désignait Harris comme époux, tandis que l'autre camp, composé des personnes les plus réfléchies, était enclin à penser qu'il s'agissait d'un enterrement et que j'étais probablement le frère du défunt.
Finalement, un fiacre libre a tourné le coin de la rue (c'est une rue où, en règle générale, et quand on n'en a pas besoin, les fiacres vides passent à la cadence de trois par minute, traînent et se mettent en travers de votre chemin). Nous y avons embarqué ainsi que nos affaires, avons chassé deux compagnons de Montmorency qui avaient manifestement juré de ne jamais l'abandonner et avons pris la poudre d'escampette au milieu des cris de la foule, le commis de Biggs nous jetant une carotte en guise de porte-bonheur.
À onze heures nous sommes arrivés gare de Waterloo et avons demandé le numéro de quai du train de onze heures cinq. Évidemment, tout le monde l'ignorait. Personne, à la gare de Waterloo, ne sait jamais d'où le train va partir, ni où il va aller ou quoi que ce soit d'autre à son sujet. Le porteur qui a pris nos bagages pensait que le départ s'effectuerait quai numéro deux, alors qu'un autre porteur, avec qui il avait discuté de la question, avait entendu une rumeur qui tenait pour que cela se fasse quai numéro un. Le chef de gare, quant à lui, était convaincu qu'il partirait du quai desservant les petites gares.
Pour mettre fin à l'affaire, nous avons grimpé à l'étage et avons interrogé le responsable de la circulation des trains et il nous a informé qu'il venait de rencontrer un homme qui avait assuré l'avoir vu quai numéro trois. Nous nous sommes rendus au quai numéro trois, mais les employées de service nous ont indiqué qu'elles pensaient qu'il s'agissait plutôt de l'express de Southampton ou de la ligne de Windsor. Mais elles étaient sûres que ce n’était pas le train de Kingston, mais pourquoi elles étaient certaines que c’était impossible, elles ne pouvaient pas le dire.
Puis notre porteur nous a confié qu'il avait dans l'idée que ce devait être sur le quai surélevé ; il a ajouté qu'il pensait connaître ce train. Nous nous y sommes donc rendus et avons vu le conducteur et lui avons demandé s'il se rendait à Kingston. Il a dit qu’il ne pouvait pas nous l'affirmer, évidemment, mais qu’il pensait que c'était très plausible. Quoi qu’il en soit, si ce n’était pas le 11 h 05 pour Kingston, il a ajouté qu’il était sûr que c'était le 9 H 32 pour Virginia Water, ou l'express de 10 H 00 pour l’île de Wight, ou quelque part dans cette direction, et qu'on verrait bien quand on arriverait . Nous avons glissé une demi-couronne dans sa main et l'avons supplié d'opter pour le 11 h 05 pour Kingston.
— Personne n'en saura jamais rien, sur cette ligne, avons-nous dit, ni qui vous êtes, ni où vous allez. Vous connaissez le chemin, vous filez à l'anglaise et... droit sur Kingston.
— Eh bien, je ne sais pas, messieurs, répondit le brave homme, mais je suppose que certains trains doivent bien aller à Kingston, je vais faire ça. Donnez-moi la petite sœur de la demi-couronne.
Nous sommes donc allés à Kingston par le train de Londres et de la compagnie du Sud-Ouest.
Nous avons appris par la suite que le train que nous avions emprunté était en réalité le train postal d’Exeter et qu’on avait passé des heures à le chercher à Waterloo où personne ne parvenait à savoir ce qu’il était devenu.
Notre bateau nous attendait à Kingston, juste sous le pont. Nous nous en sommes approchés, sommes montés à bord et y avons installé nos bagages.
— Tout va bien, messieurs ? a engagé le marinier.
— Tout baigne ! avons-nous répondu et, Harris aux avirons, moi à la barre et Montmorency — malheureux et terriblement soupçonneux— à la proue, nous avons glissé sur les eaux qui, pendant quinze jours, allaient être notre univers.
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CHAPTER V. It was Mrs. Poppets that woke me up next morning.
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unit 2
She said: “Do you know that it’s nearly nine o’clock, sir?
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unit 3
“Nine o’ what?” I cried, starting up.
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unit 4
“Nine o’clock,” she replied, through the keyhole.
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unit 5
“I thought you was a-oversleeping yourselves.
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I woke Harris, and told him.
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He said: “I thought you wanted to get up at six?
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“So I did,” I answered; “why didn’t you wake me?
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“How could I wake you, when you didn’t wake me?” he retorted.
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unit 10
“Now we shan’t get on the water till after twelve.
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I wonder you take the trouble to get up at all.
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unit 12
“Um,” I replied, “lucky for you that I do.
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If I hadn’t woke you, you’d have lain there for the whole fortnight.
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It reminded us, for the first time since our being called, of his existence.
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It was a terrible thought.
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Harris and I appeared to be struck by it at the same instant.
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We determined to save him, and, in this noble resolve, our own dispute was forgotten.
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unit 25
“Wasermarrer?” he observed, sitting up.
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“Get up, you fat-headed chunk!” roared Harris.
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“It’s quarter to ten.
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We told him he must have been a fool not to see the bath.
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And when we had done that George wanted the shaving tackle.
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unit 33
He said: “Don’t be absurd.
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unit 34
How can I go into the City like this?
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unit 35
It was certainly rather rough on the City, but what cared we for human suffering?
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unit 36
As Harris said, in his common, vulgar way, the City would have to lump it.
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unit 37
We went downstairs to breakfast.
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unit 39
We calmed them with an umbrella, and sat down to chops and cold beef.
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unit 42
Bar.
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unit 43
falling.
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unit 51
“Ah!
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unit 52
they’ll come in the afternoon, you’ll find,” we said to each other.
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unit 53
“Oh, won’t those people get wet.
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unit 54
What a lark!
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“No, no,” we replied, with a knowing chuckle, “not we.
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unit 57
We don’t mean to get wet—no, no.
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But not a drop ever fell, and it finished a grand day, and a lovely night after it.
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unit 61
The weather is a thing that is beyond me altogether.
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unit 62
I never can understand it.
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The barometer is useless: it is as misleading as the newspaper forecast.
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unit 66
I fancied that maybe it was thinking of the week before last, but Boots said, No, he thought not.
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The fine weather never came that summer.
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unit 74
I expect that machine must have been referring to the following spring.
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unit 75
Then there are those new style of barometers, the long straight ones.
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unit 76
I never can make head or tail of those.
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unit 79
), and if you tap it, it doesn’t tell you anything.
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But who wants to be foretold the weather?
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unit 82
It is bad enough when it comes, without our having the misery of knowing about it beforehand.
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unit 84
It will break all right enough, sir.
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unit 87
“Ah, well,” we feel, “he did his best.
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unit 89
“Going to clear up, d’ye think?” we shout, cheerily, as we pass.
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unit 90
“Well, no, sir; I’m afraid it’s settled down for the day,” he replies, shaking his head.
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unit 95
There seemed a good deal of luggage, when we put it all together.
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unit 98
No cab came by, but the street boys did, and got interested in the show, apparently, and stopped.
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unit 99
Biggs’s boy was the first to come round.
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unit 103
19, when he called there for orders the morning after the crime (assisted by No.
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unit 106
Biggs’s boy, as I have said, came round the corner.
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unit 108
Harris and I frowned at him.
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unit 109
This might have wounded a more sensitive nature, but Biggs’s boys are not, as a rule, touchy.
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unit 111
He evidently meant to see this thing out.
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unit 112
In another moment, the grocer’s boy passed on the opposite side of the street.
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unit 113
Biggs’s boy hailed him: “Hi!
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unit 114
ground floor o’ 42’s a-moving.
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unit 115
The grocer’s boy came across, and took up a position on the other side of the step.
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unit 117
“They ain’t a-going to starve, are they?” said the gentleman from the boot-shop.
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unit 118
“Ah!
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unit 121
unit 124
We got to Waterloo at eleven, and asked where the eleven-five started from.
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unit 127
The station-master, on the other hand, was convinced it would start from the local.
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unit 133
He said he couldn’t say for certain of course, but that he rather thought he was.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 month ago
unit 135
We slipped half-a-crown into his hand, and begged him to be the 11.5 for Kingston.
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unit 137
You know the way, you slip off quietly and go to Kingston.
1 Translations, 4 Upvotes, Last Activity 1 month ago
unit 139
Gimme the half-crown.
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unit 140
Thus we got to Kingston by the London and South-Western Railway.
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unit 143
“Are you all right, sir?” said the man.
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by francevw 1 month, 2 weeks ago

CHAPTER V.
It was Mrs. Poppets that woke me up next morning.
She said:
“Do you know that it’s nearly nine o’clock, sir?
“Nine o’ what?” I cried, starting up.
“Nine o’clock,” she replied, through the keyhole. “I thought you was a-oversleeping yourselves.
I woke Harris, and told him. He said:
“I thought you wanted to get up at six?
“So I did,” I answered; “why didn’t you wake me?
“How could I wake you, when you didn’t wake me?” he retorted. “Now we shan’t get on the water till after twelve. I wonder you take the trouble to get up at all.
“Um,” I replied, “lucky for you that I do. If I hadn’t woke you, you’d have lain there for the whole fortnight.
We snarled at one another in this strain for the next few minutes, when we were interrupted by a defiant snore from George. It reminded us, for the first time since our being called, of his existence. There he lay—the man who had wanted to know what time he should wake us—on his back, with his mouth wide open, and his knees stuck up.
I don’t know why it should be, I am sure; but the sight of another man asleep in bed when I am up, maddens me. It seems to me so shocking to see the precious hours of a man’s life—the priceless moments that will never come back to him again—being wasted in mere brutish sleep.
There was George, throwing away in hideous sloth the inestimable gift of time; his valuable life, every second of which he would have to account for hereafter, passing away from him, unused. He might have been up stuffing himself with eggs and bacon, irritating the dog, or flirting with the slavey, instead of sprawling there, sunk in soul-clogging oblivion.
It was a terrible thought. Harris and I appeared to be struck by it at the same instant. We determined to save him, and, in this noble resolve, our own dispute was forgotten. We flew across and slung the clothes off him, and Harris landed him one with a slipper, and I shouted in his ear, and he awoke.
“Wasermarrer?” he observed, sitting up.
“Get up, you fat-headed chunk!” roared Harris. “It’s quarter to ten.
“What!” he shrieked, jumping out of bed into the bath; “Who the thunder put this thing here?
We told him he must have been a fool not to see the bath.
We finished dressing, and, when it came to the extras, we remembered that we had packed the tooth-brushes and the brush and comb (that tooth-brush of mine will be the death of me, I know), and we had to go downstairs, and fish them out of the bag. And when we had done that George wanted the shaving tackle. We told him that he would have to go without shaving that morning, as we weren’t going to unpack that bag again for him, nor for anyone like him.
He said:
“Don’t be absurd. How can I go into the City like this?
It was certainly rather rough on the City, but what cared we for human suffering? As Harris said, in his common, vulgar way, the City would have to lump it.
We went downstairs to breakfast. Montmorency had invited two other dogs to come and see him off, and they were whiling away the time by fighting on the doorstep. We calmed them with an umbrella, and sat down to chops and cold beef.
Harris said:
“The great thing is to make a good breakfast,” and he started with a couple of chops, saying that he would take these while they were hot, as the beef could wait.
George got hold of the paper, and read us out the boating fatalities, and the weather forecast, which latter prophesied “rain, cold, wet to fine” (whatever more than usually ghastly thing in weather that may be), “occasional local thunder-storms, east wind, with general depression over the Midland Counties (London and Channel). Bar. falling.
I do think that, of all the silly, irritating tomfoolishness by which we are plagued, this “weather-forecast” fraud is about the most aggravating. It “forecasts” precisely what happened yesterday or a the day before, and precisely the opposite of what is going to happen to-day.
I remember a holiday of mine being completely ruined one late autumn by our paying attention to the weather report of the local newspaper. “Heavy showers, with thunderstorms, may be expected to-day,” it would say on Monday, and so we would give up our picnic, and stop indoors all day, waiting for the rain.—And people would pass the house, going off in wagonettes and coaches as jolly and merry as could be, the sun shining out, and not a cloud to be seen.
“Ah!” we said, as we stood looking out at them through the window, “won’t they come home soaked!
And we chuckled to think how wet they were going to get, and came back and stirred the fire, and got our books, and arranged our specimens of seaweed and cockle shells. By twelve o’clock, with the sun pouring into the room, the heat became quite oppressive, and we wondered when those heavy showers and occasional thunderstorms were going to begin.
“Ah! they’ll come in the afternoon, you’ll find,” we said to each other. “Oh, won’t those people get wet. What a lark!
At one o’clock, the landlady would come in to ask if we weren’t going out, as it seemed such a lovely day.
“No, no,” we replied, with a knowing chuckle, “not we. We don’t mean to get wet—no, no.
And when the afternoon was nearly gone, and still there was no sign of rain, we tried to cheer ourselves up with the idea that it would come down all at once, just as the people had started for home, and were out of the reach of any shelter, and that they would thus get more drenched than ever. But not a drop ever fell, and it finished a grand day, and a lovely night after it.
The next morning we would read that it was going to be a “warm, fine to set-fair day; much heat;” and we would dress ourselves in flimsy things, and go out, and, half-an-hour after we had started, it would commence to rain hard, and a bitterly cold wind would spring up, and both would keep on steadily for the whole day, and we would come home with colds and rheumatism all over us, and go to bed.
The weather is a thing that is beyond me altogether. I never can understand it. The barometer is useless: it is as misleading as the newspaper forecast.
There was one hanging up in a hotel at Oxford at which I was staying last spring, and, when I got there, it was pointing to “set fair.” It was simply pouring with rain outside, and had been all day; and I couldn’t quite make matters out. I tapped the barometer, and it jumped up and pointed to “very dry.” The Boots stopped as he was passing, and said he expected it meant to-morrow. I fancied that maybe it was thinking of the week before last, but Boots said, No, he thought not.
I tapped it again the next morning, and it went up still higher, and the rain came down faster than ever. On Wednesday I went and hit it again, and the pointer went round towards “set fair,” “very dry,” and “much heat,” until it was stopped by the peg, and couldn’t go any further. It tried its best, but the instrument was built so that it couldn’t prophesy fine weather any harder than it did without breaking itself. It evidently wanted to go on, and prognosticate drought, and water famine, and sunstroke, and simooms, and such things, but the peg prevented it, and it had to be content with pointing to the mere commonplace “very dry".
Meanwhile, the rain came down in a steady torrent, and the lower part of the town was under water, owing to the river having overflowed.
Boots said it was evident that we were going to have a prolonged spell of grand weather some time, and read out a poem which was printed over the top of the oracle, about
“Long foretold, long last;
Short notice, soon past".
The fine weather never came that summer. I expect that machine must have been referring to the following spring.
Then there are those new style of barometers, the long straight ones. I never can make head or tail of those. There is one side for 10 a.m. yesterday, and one side for 10 a.m. to-day; but you can’t always get there as early as ten, you know. It rises or falls for rain and fine, with much or less wind, and one end is “Nly” and the other “Ely” (what’s Ely got to do with it?), and if you tap it, it doesn’t tell you anything. And you’ve got to correct it to sea-level, and reduce it to Fahrenheit, and even then I don’t know the answer.
But who wants to be foretold the weather? It is bad enough when it comes, without our having the misery of knowing about it beforehand. The prophet we like is the old man who, on the particularly gloomy-looking morning of some day when we particularly want it to be fine, looks round the horizon with a particularly knowing eye, and says:
“Oh no, sir, I think it will clear up all right. It will break all right enough, sir.
“Ah, he knows”, we say, as we wish him good-morning, and start off; “wonderful how these old fellows can tell!
And we feel an affection for that man which is not at all lessened by the circumstances of its not clearing up, but continuing to rain steadily all day.
“Ah, well,” we feel, “he did his best.
For the man that prophesies us bad weather, on the contrary, we entertain only bitter and revengeful thoughts.
“Going to clear up, d’ye think?” we shout, cheerily, as we pass.
“Well, no, sir; I’m afraid it’s settled down for the day,” he replies, shaking his head.
“Stupid old fool!” we mutter, “what’s he know about it?” And, if his portent proves correct, we come back feeling still more angry against him, and with a vague notion that, somehow or other, he has had something to do with it.
It was too bright and sunny on this especial morning for George’s blood-curdling readings about “Bar. falling,” “atmospheric disturbance, passing in an oblique line over Southern Europe,” and “pressure increasing,” to very much upset us: and so, finding that he could not make us wretched, and was only wasting his time, he sneaked the cigarette that I had carefully rolled up for myself, and went.
Then Harris and I, having finished up the few things left on the table, carted out our luggage on to the doorstep, and waited for a cab.

There seemed a good deal of luggage, when we put it all together. There was the Gladstone and the small hand-bag, and the two hampers, and a large roll of rugs, and some four or five overcoats and macintoshes, and a few umbrellas, and then there was a melon by itself in a bag, because it was too bulky to go in anywhere, and a couple of pounds of grapes in another bag, and a Japanese paper umbrella, and a frying pan, which, being too long to pack, we had wrapped round with brown paper.
It did look a lot, and Harris and I began to feel rather ashamed of it, though why we should be, I can’t see. No cab came by, but the street boys did, and got interested in the show, apparently, and stopped.
Biggs’s boy was the first to come round. Biggs is our greengrocer, and his chief talent lies in securing the services of the most abandoned and unprincipled errand-boys that civilisation has as yet produced. If anything more than usually villainous in the boy-line crops up in our neighbourhood, we know that it is Biggs’s latest. I was told that, at the time of the Great Coram Street murder, it was promptly concluded by our street that Biggs’s boy (for that period) was at the bottom of it, and had he not been able, in reply to the severe cross-examination to which he was subjected by No. 19, when he called there for orders the morning after the crime (assisted by No. 21, who happened to be on the step at the time), to prove a complete alibi, it would have gone hard with him. I didn’t know Biggs’s boy at that time, but, from what I have seen of them since, I should not have attached much importance to that alibi myself.
Biggs’s boy, as I have said, came round the corner. He was evidently in a great hurry when he first dawned upon the vision, but, on catching sight of Harris and me, and Montmorency, and the things, he eased up and stared. Harris and I frowned at him. This might have wounded a more sensitive nature, but Biggs’s boys are not, as a rule, touchy. He came to a dead stop, a yard from our step, and, leaning up against the railings, and selecting a straw to chew, fixed us with his eye. He evidently meant to see this thing out.
In another moment, the grocer’s boy passed on the opposite side of the street. Biggs’s boy hailed him:
“Hi! ground floor o’ 42’s a-moving.
The grocer’s boy came across, and took up a position on the other side of the step. Then the young gentleman from the boot-shop stopped, and joined Biggs’s boy; while the empty-can superintendent from “The Blue Posts” took up an independent position on the curb.
“They ain’t a-going to starve, are they?” said the gentleman from the boot-shop.
“Ah! you’d want to take a thing or two with you,” retorted “The Blue Posts,” “if you was a-going to cross the Atlantic in a small boat.
“They ain’t a-going to cross the Atlantic,” struck in Biggs’s boy; “they’re a-going to find Stanley.
By this time, quite a small crowd had collected, and people were asking each other what was the matter. One party (the young and giddy portion of the crowd) held that it was a wedding, and pointed out Harris as the bridegroom; while the elder and more thoughtful among the populace inclined to the idea that it was a funeral, and that I was probably the corpse’s brother.
At last, an empty cab turned up (it is a street where, as a rule, and when they are not wanted, empty cabs pass at the rate of three a minute, and hang about, and get in your way), and packing ourselves and our belongings into it, and shooting out a couple of Montmorency’s friends, who had evidently sworn never to forsake him, we drove away amidst the cheers of the crowd, Biggs’s boy shying a carrot after us for luck.
We got to Waterloo at eleven, and asked where the eleven-five started from. Of course nobody knew; nobody at Waterloo ever does know where a train is going to start from, or where a train when it does start is going to, or anything about it. The porter who took our things thought it would go from number two platform, while another porter, with whom he discussed the question, had heard a rumour that it would go from number one. The station-master, on the other hand, was convinced it would start from the local.
To put an end to the matter, we went upstairs, and asked the traffic superintendent, and he told us that he had just met a man, who said he had seen it at number three platform. We went to number three platform, but the authorities there said that they rather thought that train was the Southampton express, or else the Windsor loop. But they were sure it wasn’t the Kingston train, though why they were sure it wasn’t they couldn’t say.
Then our porter said he thought that must be it on the high-level platform; said he thought he knew the train. So we went to the high-level platform, and saw the engine-driver, and asked him if he was going to Kingston. He said he couldn’t say for certain of course, but that he rather thought he was. Anyhow, if he wasn’t the 11.5 for Kingston, he said he was pretty confident he was the 9.32 for Virginia Water, or the 10 a.m. express for the Isle of Wight, or somewhere in that direction, and we should all know when we got there. We slipped half-a-crown into his hand, and begged him to be the 11.5 for Kingston.
“Nobody will ever know, on this line,” we said, “what you are, or where you’re going. You know the way, you slip off quietly and go to Kingston.
“Well, I don’t know, gents,” replied the noble fellow, “but I suppose some train’s got to go to Kingston; and I’ll do it. Gimme the half-crown.
Thus we got to Kingston by the London and South-Western Railway.
We learnt, afterwards, that the train we had come by was really the Exeter mail, and that they had spent hours at Waterloo, looking for it, and nobody knew what had become of it.
Our boat was waiting for us at Kingston just below bridge, and to it we wended our way, and round it we stored our luggage, and into it we stepped.
“Are you all right, sir?” said the man.
“Right it is,” we answered; and with Harris at the sculls and I at the tiller-lines, and Montmorency, unhappy and deeply suspicious, in the prow, out we shot on to the waters which, for a fortnight, were to be our home.