en-fr  The Island of Doctor Moreau by H. G. Wells/Chapter 12
Chapitre XII.

LES CRIEURS DE LOI


Ensuite quelque chose de froid toucha ma main. Je sursautai violemment et vis comme une chose rosâtre, ressemblant à s'y méprendre à un enfant écorché. La créature avait exactement les traits doux mais repoussants d'un paresseux, le même front bas et des gestes lents.

Comme le choc initial dû au changement de lumière passait, je vis plus distinctement ce qui m'entourait. La petite créature semblable à un paresseux se tenait debout et me fixait. Mon guide avait disparu. L'endroit était constitué d'un passage étroit entre les hauts murs de lave, une fissure dans la roche noueuse, et des deux côtés des tas d'algues marines entrelacées, des palmes et roseaux appuyés contre la roche formaient de sombres tanières impénétrables. Le chemin sinueux qui les séparait du ravin mesurait à peine trois mètres de large et était jonché de morceaux de pulpe de fruits en décomposition et d'autres déchets, qui expliquaient la puanteur agressive de l'endroit.

La petite créature-paresseux rose continuait à cligner des yeux en me regardant, quand mon homme-singe réapparut dans l'ouverture de la plus proche de ces tanières et me fit signe d'entrer. Pendant ce temps, un monstre voûté sortit en se déployant de l'une de ces cavités un peu plus haut dans cette étrange sente et se dressa, indistincte silhouette, par-dessus le vert brillant de la végétation au-delà, tout en me fixant du regard. J'hésitai, ayant à moitié envie de rebrousser chemin ; mais, déterminé à poursuivre l'aventure jusqu'au bout, j'agrippai mon bâton clouté par le milieu et je rampai dans le petit abri nauséabond de mon guide.

C'était un espace semi-circulaire qui avait la forme d'une demi-ruche, et contre la paroi rocheuse qui formait le côté intérieur, se trouvait un empilement de fruits divers, notamment des noix de coco. De rustiques récipients de lave et de bois étaient éparpillés sur le sol, un autre était posé sur un tabouret non moins rustique.. Il n'y avait pas de feu. Quand j'entrai, assise dans le coin le plus sombre de la hutte une masse informe et indistincte grommela « hey ! » , mon homme simiesque se tenait dans la faible lumière de l'ouverture et, alors que je rampai et m'accroupis dans le coin opposé, il me tendit une noix de coco ouverte. Je la pris et je commençai à la ronger aussi sereinement que possible, malgré une certaine inquiétude et le confinement de l'air presque intolérable de la tanière. Le petit être rose se tenait dans l'entrée de la hutte, et une autre créature avec un visage terne et des yeux brillants regardait par-dessus son épaule.

— Hey ! fit la masse mystérieuse à l'opposé. — C'est un homme. C'est un homme, répéta mon guide, un homme, un homme, un hommes à cinq doigts, comme moi. — La ferme ! dit une voix dans l'obscurité, avant de grogner !. Je mâchai ma noix de coco dans un silence de plomb.

Je scrutai intensément la pénombre, mais je ne pus rien distinguer.

— C'est un homme, répéta la voix. Il va vivre avec nous ? C'était une voix dense, avec une particularité — une sorte d'harmonique sifflante — qui me sembla étrange ; mais l'accent anglais était étrangement bon.

L'homme-singe me regarda comme s'il attendait quelque chose. Je compris que la pause était interrogative. — Il va vivre avec vous, dis-je.

— C'est un homme. Il doit apprendre la Loi. Je commençai à distinguer une masse plus sombre dans la pénombre, le vague contour d'une silhouette bossue. Puis je remarquai que l'entrée était obscurcie par l'apparition de deux nouvelles têtes noires. Ma main agrippa fermement mon bâton.

La forme dans le noir répéta plus fort : — Dites les mots. Je n'avais pas entendu sa précédente remarque. — Ne pas marcher à quatre pattes, c'est la Loi, ânonna-t-il comme dans une sorte de mélopée.

J'étais stupéfait.

— Dites les mots, répéta l'homme-singe, et les silhouettes à l'entrée reprirent en chœur avec une nuance de menace dans leurs voix.

Je compris que je devais répéter cette formule idiote et ensuite une cérémonie des plus incroyables commença. La voix dans le noir commença à entonner une folle litanie, ligne par ligne, que les autres et moi devions répéter. En même temps, ils se balançaient très étrangement de gauche à droite et se frappaient les mains sur leurs genoux ; et je suivis leur exemple. J'aurais pu croire que j'étais déjà mort et dans un autre monde. Cette hutte obscure, ces silhouettes grotesques et sombres, comme tachetées çà et là par un rai de lumière et tous se balançant à l'unisson et chantant : « Ne pas se déplacer à quatre pattes ; c'est la Loi. Ne sommes-nous pas des hommes ?

Ne pas laper pour boire ; c'est la Loi. Ne sommes-nous pas des hommes ?

Ne pas manger de Poisson ou de Chair ; c'est la Loi. Ne sommes-nous pas des hommes ?

Ne pas lacérer l'Écorce des Arbres ; c'est la Loi. Ne sommes-nous pas des hommes ?

Ne pas chasser d'autres hommes ; c'est la Loi. Ne sommes-nous pas des hommes ? » Et de l'interdiction de ces actes fous, nous passâmes à la prohibition de ce que je pensais être alors les choses les plus incongrues, impossibles et indécentes qu'on puisse imaginer. Une sorte de ferveur rythmique s'était emparée de nous tous ; nous récitions et nous nous balancions de plus en plus vite, répétant ces étonnantes Lois. À un niveau superficiel, ces brutes commençaient à déteindre sur moi, mais au fond de moi, le rire et le dégoût rivalisaient. Nous parcourûmes une longue liste d'interdictions, puis le chant vira à une nouvelle formule.


« La Maison de la Douleur est à Lui.

La Main qui Crée est à Lui.

La Main qui Blesse est à Lui.

La Main qui guérit est à Lui. » Et ainsi de suite pour une autre longue série pour la plupart un charabia tout à fait incompréhensible pour moi au sujet de Lui, quelle que fût son identité. J'aurais pu croire que c'était un rêve, mais jamais auparavant je n'avais entendu chanter dans un rêve.

— La foudre éclatante est à LUI, chantions-nous. — La mer profonde et salée est à LUI. Une pensée effrayante me vint à l'esprit : Moreau, après avoir animalisé ces hommes, avait infecté leur cerveau amoindri d'une sorte de culte divin à sa propre gloire. Cependant, j'étais trop conscient des dents blanches et des puissantes griffes pour cesser de chanter après cette considération.


— Les étoiles du ciel sont à LUI. Enfin, cette psalmodie cessa. Je vis le visage de l'homme-singe luire de sueur ; et mes yeux s'étant maintenant habitués à l'obscurité, je distinguai plus nettement la silhouette dans le coin d'où émanait la voix. Elle était de taille humaine, mais semblait recouverte d'un pelage gris terne comme celui d'un Skye terrier. Qu'était-ce ? Qu'étaient-ils tous ? Imaginez-vous encerclé par tous les plus horribles infirmes et pires détraqués qu'il soit possible de concevoir, et vous comprendrez un peu des sentiments que j'éprouvais à propos de ces grotesques caricatures d'êtres humains.

— C'est un homme à cinq doigts, un homme à cinq doigts, un homme à cinq doigts... comme moi, déclara l'homme-singe.

Je tendis les mains La créature grise dans le coin se pencha en avant.

— Ne pas courir à quatre pattes; c'est la Loi. Ne sommes-nous pas des hommes ? dit-il.

Il sortit une griffe étrangement tordue et agrippa mes doigts. Ça ressemblait au sabot d'un cerf transformé en griffe. J'aurais pu crier de surprise et de douleur. Il avança son visage et examina mes ongles, il s'approcha de la lumière à l'entrée de la hutte ; et je vis avec une répulsion qui me fit frémir qu'il ne s'agissait ni du visage d'un homme ni de celui d'une bête, mais simplement d'une crinière de poils gris, avec trois arcs indistincts pour marquer les yeux et la bouche.

— Il a de petits ongles, déclara cette sinistre créature dans sa barbe velue. C'est bien. Il laissa retomber ma main, et instinctivement, je saisis mon bâton.

— Manger des racines et des herbes ; telle est Sa volonté, dit l'homme-singe.

— Je suis le Crieur de Loi, déclara la créature grise. C'est ici que tous les nouveaux viennent pour apprendre la Loi. Je suis assis dans l'obscurité et j'énonce la Loi. — Ça c'est bien vrai ! dit l'une des bêtes dans l'entrée.

— Sévères sont les punitions de ceux qui enfreignent la Loi. Personne n'y échappe. — Personne n'y échappe dirent les Hommes-Bêtes, se lançant des regards furtifs.

— Personne, personne, renchérit l'homme-singe... Personne n'y échappe. Vois ! J'ai fait une petite chose, une mauvaise chose, une fois. J'ai bafouillé, bafouillé, et j'ai cessé de parler. Personne ne comprenait. Je suis brûlé, marqué au fer rouge sur la main. Il est grand. Il est bon ! — Personne n'y échappe, dit la créature grise dans le coin.

— Personne n'y échappe, déclarèrent les Hommes-Bêtes, en s'observant du coin de l'œil.

— Pour chacun d'entre nous, la volonté est mauvaise, dit le Crieur de la Loi gris. Nous ne savons pas ce que vous voudrez ; nous le découvrirons. Certains veulent traquer des choses qui bougent, observer, se faufiler, attendre et bondir ; tuer et mordre, mordre profondément et abondamment, sucer le sang. C'est mauvais. Ne pas chasser d'autres Hommes ; c'est la Loi. Ne sommes-nous pas des hommes ? Ne pas manger de Chair ni de Poisson ; c'est la LOI. Ne sommes-nous pas des HOMMES ? — Personne n'y échappe, dit une brute tachetée de lumière qui se tenait dans l'embrasure de la porte.

— Pour chacun, avoir besoin est mauvais, dit le gris Déclamateur de la LOI. Certains veulent aller déchirer avec les dents et les mains en s’infiltrant dans la terre entre les racines des choses. C'est mal. — Personne n'y échappe, dit l'homme devant la porte.

— Certains vont griffer des arbres ; certains vont gratter les tombes des morts; certains se battent avec le front, les pieds ou les griffes ; certains mordent soudainement, sans aucun prétexte ; certains aiment l'impureté. Personne n'y échappe, dit l'homme-singe en se grattant le mollet.

— Personne n'y échappe, dit la petite créature rose semblable à un paresseux.

La punition est sévère et sûre. Apprenez donc la LOI. Dites les paroles. Et incontinemment, il reprit l'étrange litanie de la LOI, et encore une fois, toutes ces créatures et moi commençâmes à chanter et à nous balancer. J'étais envoûté par cette litanie incessante et la puanteur proche de l'endroit ; mais je poursuivais, confiant de trouver bientôt une chance d'un nouveau rebondissement.

— Ne pas marcher à quatre-pattes : cela est la Loi. Ne sommes-nous pas des Hommes ? Nous faisions un tel bruit que je ne remarquais rien d'un tumulte à l'extérieur, jusqu'à ce que quelqu'un, qui je pense, était l'un des deux Hommes Cochons que j'avais aperçus, s'inclina vers la petite indolente créature rose et cria quelque chose frénétiquement, quelque chose que je n'avais pas saisi. Immédiatement ceux à l'entrée de la hutte disparurent ; mon homme-singe se rua dehors ; la chose qui était restée dans l'obscurité le suivit (je pus seulement constater qu'il était grand et maladroit, recouvert de poils argentés), et que j'étais abandonné. Puis, avant que j'atteignisse l'ouverture, j'entendis le jappement d'un chien de chasse.

Un moment plus tard, je me tenais à l'extérieur de la hutte, mon bâton de chaise à la main, chaque muscle en alerte. Devant moi, se trouvaient les dos balourds d'une vingtaine peut-être de ces Hommes-Bêtes, leurs têtes difformes à moitié dissimulées par leurs omoplates. Ils gesticulaient avec agitation. D'autres faces à demi-animales sortaient des huttes le regard interrogatif. Tournant les yeux dans la direction dans laquelle ils regardaient, je vis venir à travers la brume sous les arbres au-delà de la fin du passage des tanières, la sombre silhouette et le terrible visage blafard de Moreau. Il retenait le staghound bondissant, et derrière lui venait Montgomery un revolver à la main.

Pendant un moment, je suis resté horrifié. Je me retournai et je vis le passage derrière moi bloqué par une autre grosse brute, avec un énorme visage gris et de petits yeux scintillants, avançant vers moi. Je regardai autour de moi et vis à ma droite et à six mètres devant moi une brèche étroite dans le mur de roche de laquelle s'échappait de l'ombre un rayon de lumière oblique.

— Arrêtez ! s'écria Moreau alors que j'avançais vers cela, et puis, Attrapez-le ! A ce moment-là, un visage se tourna vers moi et ensuite les autres. Leurs esprits bestiaux étaient heureusement lents. Je donnai un coup d'épaule dans un monstre maladroit qui se retournait pour voir ce que voulait dire Moreau et le jetai en avant sur un autre. Je sentis ses mains qui tentaient de m'agripper mais il ne m'attrapa pas. La petite créature rose semblable à un paresseux se précipita sur moi et je lacérai vers le bas sa figure laide avec le clou dans mon bâton et, en une minute plus tard, je sortis du ravin par une voie latérale, sorte de cheminée en pente. J'entendis un hurlement derrière moi et des cris de « Attrapez-le ! » « Emparez-vous de lui ! » et la créature à la face grise apparut derrière moi et engagea son énorme masse dans la fente. — Allez ! allez ! hurlèrent-ils. Je grimpai la fente étroite dans la roche et je sortis sur le soufre du côté ouest du village des Hommes-Bêtes.

Cette brèche était tout à fait bienvenue pour moi, car l'étroite cheminée inclinée obliquement vers le haut, devait faire obstacle aux poursuivants les plus proches. Je traversai l'espace blanc et descendis une pente raide, à travers de jeunes pousses éparses d'arbres, et atteignis une étendue basse de hauts roseaux, de laquelle je m'enfonçai dans un sous-bois épais, sombre, qui était noir et délicieux sous les pieds. Au moment où je plongeais dans les roseaux, mes principaux poursuivants émergeaient de la brèche. Je me suis frayé un chemin à travers ce sous-bois pendant quelques minutes. Rapidement, l'atmosphère derrière et autour de moi retentit de cris menaçants. J'entendis le tumulte de mes poursuivants dans la brèche, puis la chute des roseaux et, de temps en temps, le craquement d'une branche. Certaines créatures rugissaient comme des bêtes de proie excitées. À gauche, le staghound jappa. J'entendis Moreau et Montgomery crier dans la même direction. Je me tournai brusquement vers la droite. Il me sembla même à cet instant que j'entendis Montgomery crier pour que je prenne mes jambes à mon cou.

Aussitôt, le sol riche et limoneux s'effondra sous mes pieds ; mais j'étais désespéré et je m'y enfonçai avec acharnement jusqu'aux genoux et arrivai sur un sentier qui sinuait entre de hauts joncs. Le bruit de mes poursuivants s'estompait sur ma gauche. À un endroit, trois étranges animaux roses et bondissants, à peu près de la taille des chats, déguerpirent devant mes pieds. Ce sentier montait la colline, traversait un autre espace ouvert recouvert d'incrustations blanches et plongeait à nouveau dans un fourré. Puis, tout à coup, il tournait parallèlement au bord d'un fossé abrupte, sorti de nulle part, comme le saut-de-loup d'un parc anglais, surgissant avec soudaineté. Je courais toujours de toutes mes forces et je n'ai jamais vu cette chute avant que je ne volais tête baissée dans les airs.

Je tombai sur mes avant-bras et sur ma tête, parmi les épines, et je me levai avec une oreille déchirée et un visage saignant. Je tombai dans un ravin escarpé, rocheux et épineux, plein d'une brume brumeuse qui flottait autour de moi dans les mèches, et d'un étroit filet d'où cette brume descendait le long du centre. J'étais étonné de ce mince brouillard dans la pleine lumière du jour; mais je n'avais pas le temps de me demander alors. Je me suis tourné vers la droite, en aval, espérant arriver à la mer dans cette direction, et avoir ma voie pour me noyer. Ce n'est que plus tard que j'ai découvert que j'avais laissé tomber mon bâton clouté dans ma chute.

Actuellement, le ravin devenait plus étroit pour un espace et, par inadvertance, j'entrai dans le ruisseau. Je sautai à nouveau assez rapidement, car l'eau bouillait presque. Je remarquais aussi qu'il y avait une mince écume sulfureuse dérivant sur son eau enroulée. Presque immédiatement, un tour vint dans le ravin et l'horizon bleu indistinct. La mer la plus proche éclairait le soleil d'une myriade de facettes. Je vis ma mort devant moi ; mais j'avais chaud et haletant, le sang chaud coulant sur mon visage et traversant agréablement mes veines. Je me sentais plus qu'une touche d'exaltation d'avoir distancé mes poursuivants. Ce n'était pas mon intention de sortir et de me noyer. Je fixais à la voie d'où j'avais venu.

J'écoutais. À l'exception du bourdonnement des moucherons et du chant de quelques petits insectes qui sautillaient parmi les épines, l'air était absolument immobile. Puis vint le cri d'un chien, très faible, et un bavardage, un coup de fouet et des voix. Ils devinrent plus forts, puis plus faibles encore. Le bruit recula là-haut de courant et s'évanouit. Pendant un moment, la poursuite était terminée; mais je savais maintenant combien d'espoir d'aide pour moi résidait dans les Hommes-Bêtes.
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Chapter XII.
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THE SAYERS OF THE LAW.
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THEN something cold touched my hand.
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As the first shock of the change of light passed, I saw about me more distinctly.
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The little sloth-like creature was standing and staring at me.
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My conductor had vanished.
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Some rough vessels of lava and wood stood about the floor, and one on a rough stool.
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There was no fire.
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“Hey!” came out of the lump of mystery opposite.
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I gnawed my cocoa-nut amid an impressive stillness.
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I peered hard into the blackness, but could distinguish nothing.
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“It is a man,” the voice repeated.
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The Ape-man looked at me as though he expected something.
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I perceived the pause was interrogative.
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“He comes to live with you,” I said.
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“It is a man.
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Then I noticed the opening of the place was darkened by two more black heads.
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My hand tightened on my stick.
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The thing in the dark repeated in a louder tone, “Say the words.” I had missed its last remark.
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“Not to go on all-fours; that is the Law,” it repeated in a kind of sing-song.
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I was puzzled.
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I realised that I had to repeat this idiotic formula; and then began the insanest ceremony.
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The voice in the dark began intoning a mad litany, line by line, and I and the rest to repeat it.
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I could have imagined I was already dead and in another world.
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Are we not Men?
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“Not to suck up Drink; that is the Law.
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Are we not Men?
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“Not to eat Fish or Flesh; that is the Law.
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Are we not Men?
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“Not to claw the Bark of Trees; that is the Law.
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Are we not Men?
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“Not to chase other Men; that is the Law.
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We ran through a long list of prohibitions, and then the chant swung round to a new formula.
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“His is the House of Pain.
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“His is the Hand that makes.
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“His is the Hand that wounds.
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I could have fancied it was a dream, but never before have I heard chanting in a dream.
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“His is the lightning flash,” we sang.
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“His are the stars in the sky.” At last that song ended.
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What was it?
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What were they all?
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“He is a five-man, a five-man, a five-man—like me,” said the Ape-man.
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I held out my hands.
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The grey creature in the corner leant forward.
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“Not to run on all-fours; that is the Law.
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Are we not Men?” he said.
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He put out a strangely distorted talon and gripped my fingers.
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The thing was almost like the hoof of a deer produced into claws.
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I could have yelled with surprise and pain.
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“He has little nails,” said this grisly creature in his hairy beard.
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“It is well.” He threw my hand down, and instinctively I gripped my stick.
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“Eat roots and herbs; it is His will,” said the Ape-man.
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“I am the Sayer of the Law,” said the grey figure.
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“Here come all that be new to learn the Law.
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“Evil are the punishments of those who break the Law.
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None escape.” “None escape,” said the Beast Folk, glancing furtively at one another.
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“None, none,” said the Ape-man,—“none escape.
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See!
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I did a little thing, a wrong thing, once.
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I jabbered, jabbered, stopped talking.
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None could understand.
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I am burnt, branded in the hand.
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He is great.
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He is good!” “None escape,” said the grey creature in the corner.
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“None escape,” said the Beast People, looking askance at one another.
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“For every one the want that is bad,” said the grey Sayer of the Law.
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“What you will want we do not know; we shall know.
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It is bad.
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‘Not to chase other Men; that is the Law.
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Are we not Men?
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Not to eat Flesh or Fish; that is the Law.
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Are we not Men?’” “None escape,” said a dappled brute standing in the doorway.
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“For every one the want is bad,” said the grey Sayer of the Law.
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“Some want to go tearing with teeth and hands into the roots of things, snuffing into the earth.
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unit 104
It is bad.” “None escape,” said the men in the door.
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“None escape,” said the little pink sloth-creature.
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“Punishment is sharp and sure.
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Therefore learn the Law.
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“Not to go on all-fours; that is the Law.
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Then before I reached the aperture I heard the yelp of a staghound.
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They were gesticulating excitedly.
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Other half-animal faces glared interrogation out of the hovels.
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For a moment I stood horror-struck.
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Their bestial minds were happily slow.
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I felt his hands fly round, clutching at me and missing me.
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“Go on!
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go on!” they howled.
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As I plunged into the reeds, my foremost pursuers emerged from the gap.
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I broke my way through this undergrowth for some minutes.
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The air behind me and about me was soon full of threatening cries.
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Some of the creatures roared like excited beasts of prey.
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The staghound yelped to the left.
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unit 141
I heard Moreau and Montgomery shouting in the same direction.
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I turned sharply to the right.
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It seemed to me even then that I heard Montgomery shouting for me to run for my life.
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The noise of my pursuers passed away to my left.
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I fell on my forearms and head, among thorns, and rose with a torn ear and bleeding face.
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It was only later I found that I had dropped my nailed stick in my fall.
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Presently the ravine grew narrower for a space, and carelessly I stepped into the stream.
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I jumped out again pretty quickly, for the water was almost boiling.
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I noticed too there was a thin sulphurous scum drifting upon its coiling water.
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Almost immediately came a turn in the ravine, and the indistinct blue horizon.
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The nearer sea was flashing the sun from a myriad facets.
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I felt more than a touch of exultation too, at having distanced my pursuers.
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It was not in me then to go out and drown myself yet.
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I stared back the way I had come.
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I listened.
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They grew louder, then fainter again.
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The noise receded up the stream and faded away.
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For a while the chase was over; but I knew now how much hope of help for me lay in the Beast People.
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Chapter XII.

THE SAYERS OF THE LAW.

THEN something cold touched my hand. I started violently, and saw close to me a dim pinkish thing, looking more like a flayed child than anything else in the world. The creature had exactly the mild but repulsive features of a sloth, the same low forehead and slow gestures.

As the first shock of the change of light passed, I saw about me more distinctly. The little sloth-like creature was standing and staring at me. My conductor had vanished. The place was a narrow passage between high walls of lava, a crack in the knotted rock, and on either side interwoven heaps of sea-mat, palm-fans, and reeds leaning against the rock formed rough and impenetrably dark dens. The winding way up the ravine between these was scarcely three yards wide, and was disfigured by lumps of decaying fruit-pulp and other refuse, which accounted for the disagreeable stench of the place.

The little pink sloth-creature was still blinking at me when my Ape-man reappeared at the aperture of the nearest of these dens, and beckoned me in. As he did so, a slouching monster wriggled out of one of the places, further up this strange street, and stood up in featureless silhouette against the bright green beyond, staring at me. I hesitated, having half a mind to bolt the way I had come; and then, determined to go through with the adventure, I gripped my nailed stick about the middle and crawled into the little evil-smelling lean-to after my conductor.

It was a semi-circular space, shaped like the half of a bee-hive; and against the rocky wall that formed the inner side of it was a pile of variegated fruits, cocoa-nuts among others. Some rough vessels of lava and wood stood about the floor, and one on a rough stool. There was no fire. In the darkest corner of the hut sat a shapeless mass of darkness that grunted “Hey!” as I came in, and my Ape-man stood in the dim light of the doorway and held out a split cocoa-nut to me as I crawled into the other corner and squatted down. I took it, and began gnawing it, as serenely as possible, in spite of a certain trepidation and the nearly intolerable closeness of the den. The little pink sloth-creature stood in the aperture of the hut, and something else with a drab face and bright eyes came staring over its shoulder.

“Hey!” came out of the lump of mystery opposite. “It is a man.”

“It is a man,” gabbled my conductor,—“a man, a man, a five-man, like me.”

“Shut up!” said the voice from the dark, and grunted. I gnawed my cocoa-nut amid an impressive stillness.

I peered hard into the blackness, but could distinguish nothing.

“It is a man,” the voice repeated. “He comes to live with us?”

It was a thick voice, with something in it—a kind of whistling overtone—that struck me as peculiar; but the English accent was strangely good.

The Ape-man looked at me as though he expected something. I perceived the pause was interrogative. “He comes to live with you,” I said.

“It is a man. He must learn the Law.”

I began to distinguish now a deeper blackness in the black, a vague outline of a hunched-up figure. Then I noticed the opening of the place was darkened by two more black heads. My hand tightened on my stick.

The thing in the dark repeated in a louder tone, “Say the words.” I had missed its last remark. “Not to go on all-fours; that is the Law,” it repeated in a kind of sing-song.

I was puzzled.

“Say the words,” said the Ape-man, repeating, and the figures in the doorway echoed this, with a threat in the tone of their voices.

I realised that I had to repeat this idiotic formula; and then began the insanest ceremony. The voice in the dark began intoning a mad litany, line by line, and I and the rest to repeat it. As they did so, they swayed from side to side in the oddest way, and beat their hands upon their knees; and I followed their example. I could have imagined I was already dead and in another world. That dark hut, these grotesque dim figures, just flecked here and there by a glimmer of light, and all of them swaying in unison and chanting,

“Not to go on all-fours; that is the Law. Are we not Men?

“Not to suck up Drink; that is the Law. Are we not Men?

“Not to eat Fish or Flesh; that is the Law. Are we not Men?

“Not to claw the Bark of Trees; that is the Law. Are we not Men?

“Not to chase other Men; that is the Law. Are we not Men?”

And so from the prohibition of these acts of folly, on to the prohibition of what I thought then were the maddest, most impossible, and most indecent things one could well imagine. A kind of rhythmic fervour fell on all of us; we gabbled and swayed faster and faster, repeating this amazing Law. Superficially the contagion of these brutes was upon me, but deep down within me the laughter and disgust struggled together. We ran through a long list of prohibitions, and then the chant swung round to a new formula.

“His is the House of Pain.

“His is the Hand that makes.

“His is the Hand that wounds.

“His is the Hand that heals.”

And so on for another long series, mostly quite incomprehensible gibberish to me about Him, whoever he might be. I could have fancied it was a dream, but never before have I heard chanting in a dream.

“His is the lightning flash,” we sang. “His is the deep, salt sea.”

A horrible fancy came into my head that Moreau, after animalising these men, had infected their dwarfed brains with a kind of deification of himself. However, I was too keenly aware of white teeth and strong claws about me to stop my chanting on that account.

“His are the stars in the sky.”

At last that song ended. I saw the Ape-man‘s face shining with perspiration; and my eyes being now accustomed to the darkness, I saw more distinctly the figure in the corner from which the voice came. It was the size of a man, but it seemed covered with a dull grey hair almost like a [[w: Skye terrier|Skye-terrier}}. What was it? What were they all? Imagine yourself surrounded by all the most horrible cripples and maniacs it is possible to conceive, and you may understand a little of my feelings with these grotesque caricatures of humanity about me.

“He is a five-man, a five-man, a five-man—like me,” said the Ape-man.

I held out my hands. The grey creature in the corner leant forward.

“Not to run on all-fours; that is the Law. Are we not Men?” he said.

He put out a strangely distorted talon and gripped my fingers. The thing was almost like the hoof of a deer produced into claws. I could have yelled with surprise and pain. His face came forward and peered at my nails, came forward into the light of the opening of the hut; and I saw with a quivering disgust that it was like the face of neither man nor beast, but a mere shock of grey hair, with three shadowy over-archings to mark the eyes and mouth.

“He has little nails,” said this grisly creature in his hairy beard. “It is well.”

He threw my hand down, and instinctively I gripped my stick.

“Eat roots and herbs; it is His will,” said the Ape-man.

“I am the Sayer of the Law,” said the grey figure. “Here come all that be new to learn the Law. I sit in the darkness and say the Law.”

“It is even so,” said one of the beasts in the doorway.

“Evil are the punishments of those who break the Law. None escape.”

“None escape,” said the Beast Folk, glancing furtively at one another.

“None, none,” said the Ape-man,—“none escape. See! I did a little thing, a wrong thing, once. I jabbered, jabbered, stopped talking. None could understand. I am burnt, branded in the hand. He is great. He is good!”

“None escape,” said the grey creature in the corner.

“None escape,” said the Beast People, looking askance at one another.

“For every one the want that is bad,” said the grey Sayer of the Law. “What you will want we do not know; we shall know. Some want to follow things that move, to watch and slink and wait and spring; to kill and bite, bite deep and rich, sucking the blood. It is bad. ‘Not to chase other Men; that is the Law. Are we not Men? Not to eat Flesh or Fish; that is the Law. Are we not Men?’”

“None escape,” said a dappled brute standing in the doorway.

“For every one the want is bad,” said the grey Sayer of the Law. “Some want to go tearing with teeth and hands into the roots of things, snuffing into the earth. It is bad.”

“None escape,” said the men in the door.

“Some go clawing trees; some go scratching at the graves of the dead; some go fighting with foreheads or feet or claws; some bite suddenly, none giving occasion; some love uncleanness.”

“None escape,” said the Ape-man, scratching his calf.

“None escape,” said the little pink sloth-creature.

“Punishment is sharp and sure. Therefore learn the Law. Say the words.”

And incontinently he began again the strange litany of the Law, and again I and all these creatures began singing and swaying. My head reeled with this jabbering and the close stench of the place; but I kept on, trusting to find presently some chance of a new development.

“Not to go on all-fours; that is the Law. Are we not Men?”

We were making such a noise that I noticed nothing of a tumult outside, until some one, who I think was one of the two Swine Men I had seen, thrust his head over the little pink sloth-creature and shouted something excitedly, something that I did not catch. Incontinently those at the opening of the hut vanished; my Ape-man rushed out; the thing that had sat in the dark followed him (I only observed that it was big and clumsy, and covered with silvery hair), and I was left alone. Then before I reached the aperture I heard the yelp of a staghound.

In another moment I was standing outside the hovel, my chair-rail in my hand, every muscle of me quivering. Before me were the clumsy backs of perhaps a score of these Beast People, their misshapen heads half hidden by their shoulder-blades. They were gesticulating excitedly. Other half-animal faces glared interrogation out of the hovels. Looking in the direction in which they faced, I saw coming through the haze under the trees beyond the end of the passage of dens the dark figure and awful white face of Moreau. He was holding the leaping staghound back, and close behind him came Montgomery revolver in hand.

For a moment I stood horror-struck. I turned and saw the passage behind me blocked by another heavy brute, with a huge grey face and twinkling little eyes, advancing towards me. I looked round and saw to the right of me and a half-dozen yards in front of me a narrow gap in the wall of rock through which a ray of light slanted into the shadows.

“Stop!” cried Moreau as I strode towards this, and then, “Hold him!”

At that, first one face turned towards me and then others. Their bestial minds were happily slow. I dashed my shoulder into a clumsy monster who was turning to see what Moreau meant, and flung him forward into another. I felt his hands fly round, clutching at me and missing me. The little pink sloth-creature dashed at me, and I gashed down its ugly face with the nail in my stick, and in another minute was scrambling up a steep side pathway, a kind of sloping chimney, out of the ravine. I heard a howl behind me, and cries of “Catch him!” “Hold him!” and the grey-faced creature appeared behind me and jammed his huge bulk into the cleft. “Go on! go on!” they howled. I clambered up the narrow cleft in the rock and came out upon the sulphur on the westward side of the village of the Beast Men.

That gap was altogether fortunate for me, for the narrow chimney, slanting obliquely upward, must have impeded the nearer pursuers. I ran over the white space and down a steep slope, through a scattered growth of trees, and came to a low-lying stretch of tall reeds, through which I pushed into a dark, thick undergrowth that was black and succulent under foot. As I plunged into the reeds, my foremost pursuers emerged from the gap. I broke my way through this undergrowth for some minutes. The air behind me and about me was soon full of threatening cries. I heard the tumult of my pursuers in the gap up the slope, then the crashing of the reeds, and every now and then the crackling crash of a branch. Some of the creatures roared like excited beasts of prey. The staghound yelped to the left. I heard Moreau and Montgomery shouting in the same direction. I turned sharply to the right. It seemed to me even then that I heard Montgomery shouting for me to run for my life.

Presently the ground gave rich and oozy under my feet; but I was desperate and went headlong into it, struggled through knee-deep, and so came to a winding path among tall canes. The noise of my pursuers passed away to my left. In one place three strange, pink, hopping animals, about the size of cats, bolted before my footsteps. This pathway ran up hill, across another open space covered with white incrustation, and plunged into a canebrake again. Then suddenly it turned parallel with the edge of a steep-walled gap, which came without warning, like the ha-ha of an English park,—turned with an unexpected abruptness. I was still running with all my might, and I never saw this drop until I was flying headlong through the air.

I fell on my forearms and head, among thorns, and rose with a torn ear and bleeding face. I had fallen into a precipitous ravine, rocky and thorny, full of a hazy mist which drifted about me in wisps, and with a narrow streamlet from which this mist came meandering down the centre. I was astonished at this thin fog in the full blaze of daylight; but I had no time to stand wondering then. I turned to my right, down-stream, hoping to come to the sea in that direction, and so have my way open to drown myself. It was only later I found that I had dropped my nailed stick in my fall.

Presently the ravine grew narrower for a space, and carelessly I stepped into the stream. I jumped out again pretty quickly, for the water was almost boiling. I noticed too there was a thin sulphurous scum drifting upon its coiling water. Almost immediately came a turn in the ravine, and the indistinct blue horizon. The nearer sea was flashing the sun from a myriad facets. I saw my death before me; but I was hot and panting, with the warm blood oozing out on my face and running pleasantly through my veins. I felt more than a touch of exultation too, at having distanced my pursuers. It was not in me then to go out and drown myself yet. I stared back the way I had come.

I listened. Save for the hum of the gnats and the chirp of some small insects that hopped among the thorns, the air was absolutely still. Then came the yelp of a dog, very faint, and a chattering and gibbering, the snap of a whip, and voices. They grew louder, then fainter again. The noise receded up the stream and faded away. For a while the chase was over; but I knew now how much hope of help for me lay in the Beast People.