en-fr  The Woman in White by Wilkie Collins - First Epoch - Chapter IV. Hard
Chapitre IV
La chaleur avait été oppressante tout au long de la journée, et maintenant la nuit était lourde et suffocante.
Ma mère et ma sœur m'avaient fait leurs adieux à tant de reprises et m'avaient prié d'attendre encore cinq minutes tant de fois qu'il était près de minuit quand le domestique referma la porte du jardin derrière moi. Je fis quelques pas sur le chemin le plus court vers Londres puis m'arrêtai et hésitai.
La lune était pleine et immense dans un ciel sans étoiles bleu nuit, et le sol irrégulier de la lande semblait particulièrement sauvage dans la lumière mystérieuse comme si elle était à des centaines de miles de la grande ville qui s'étendait en contrebas. L'idée de redescendre dans la chaleur et la mélancolie de Londres avant d'y être contraint me rebutait. La perspective de rentrer me coucher dans un appartement suffocant et celle d'un étouffement progressif, dans l'état d'esprit et l'agitation de tout mon être où j'étais présentement, semblaient ne faire plus qu'une seule et même chose. Je décidai de rentrer à la maison à l'air pur par le chemin le plus détourné que je pouvais emprunter ; suivre les sentiers blancs sinueux à travers la lande solitaire ; et de rejoindre Londres par sa banlieue la plus ouverte en prenant par Finchley Road, et rentrer, dans la fraîcheur d'une nouvelle matinée, par le côté ouest de Regent's Park.
Je serpentais lentement sur la lande, jouissant du calme divin de l'endroit, et admirant les jeux d'ombre et de lumière qui se succédaient sur le sol irrégulier autour de moi. Tant que j’avançais à travers cette première et plus jolie partie de ma balade de nuit, mon esprit restait, en passivité, ouvert aux impressions produits par la vue, et je pensais presque rien à aucun sujet. En effet, quant à moi, je peux à peine dire que je n'en pensais rien.
Mais après que j'eus quitté la lande, et eus tourné dans le petit chemin, où il y avait moins de choses à voir, les idées produites naturellement par le futur changement dans mes habitudes et mes activités commencèrent à attirer de plus en plus mon attention. Quand je fus arrivé au bout de la route, j'étais complètement absorbé par mes propres visions fantaisistes de Limmeridge House, de M. Fairlie, et des jeunes filles dont j'allais devoir, très bientôt, superviser les progrès dans l'art de la peinture à l'aquarelle.
J'étais à présent arrivé à ce point précis de ma promenade où se croisaient quatre routes : la route de Hampstead, d'où j'arrivais, la route de Finchley, la route de West End et la route qui me ramènerait à Londres. Je m'étais machinalement tourné dans cette dernière direction, et je marchais le long de la grande route déserte, me demandant nonchalamment — je m'en souviens parfaitement —, à quoi ressembleraient les demoiselles de Cumberland, quand, en une fraction de seconde, chaque goutte de mon sang se figea dans mes veines au contact d'une main posée légèrement et soudainement sur mon épaule derrière moi.
Je me retournai instantanément, les doigts se resserrant autour de la poignée de ma canne.
Là, face à moi, au milieu de la grande route qui brillait sous la lune, là, comme jaillie de terre ou tombée du ciel, se tenait la silhouette d'une femme seule, vêtue de la tête aux pieds de vêtements blancs, le visage penché vers le mien dans une grave contemplation et la main pointée vers le nuage sombre qui couvrait Londres.
Je fus trop sérieusement surpris par la soudaineté avec laquelle cette apparition extraordinaire s'était dressée devant moi, au milieu de la nuit et dans ce lieu solitaire, pour demander ce qu'elle voulait. L'étrange femme parla la première.
— Est-ce le chemin de Londres ? dit-elle.
Je la regardai avec attention, étonné qu'elle me pose cette singulière question. Il était alors presque une heure. Tout ce que je distinguais nettement au clair de lune était un visage jeune, pâle, maigre et effilé au niveau des joues et du menton ; de grands yeux au regard grave, mélancolique, attentifs aux détails ; inquiets ; des lèvres frémissantes et des cheveux d'une teinte claire de brun doré. Il n'y avait rien de vulgaire, ni de grossier dans sa manière d'être : elle semblait calme et maître de ses emtions, légèrement mélancolique et un peu craintive ; pas tout-à-fait la façon de faire d'une grande dame, et en même temps, rien d'une femme de basse condition. La voix, pour le peu que j'en avais entendu, avait dans sa tonalité quelque chose d'étrangement calme et mécanique, et l'élocution était remarquablement rapide. Elle tenait un petit sac à la main et sa robe, son chapeau, son châle et toute sa tenue était blanche — pour autant que je pus le deviner, certainement pas luxueux, voir modeste. Sa silhouette était légère, et sa taille plutôt au-dessus de la moyenne, sa démarche et ses gestes dépourvus du moindre signe d'extravagance. Ce fut tout ce que je pus saisir à son sujet dans la pénombre et les circonstances étranges et déroutantes de notre rencontre. Quelle genre de femme était-elle, et comment se faisait-il qu'elle se trouvait seule sur la route, à une heure du matin, je n'en avais absolument aucune idée. Pourtant j'étais convaincu d'une chose : il était humainement impossible de se méprendre sur la nature du motif pour lequel elle m'avait adressé la parole, même à cette heure honteusement tardive et dans cet endroit étrangement isolé.
— Vous m'avez entendue ? demanda-t-elle, toujours très calmement, avec son débit rapide, et sans la moindre nervosité ou impatience. Je demandais si c'est la route pour Londres.
— Oui, répondis-je, c'est la bonne route, elle mène à St John's Wood et Regent's Park. Je vous prie de m'excuser de ne pas vous avoir répondu immédiatement. J'ai été plutôt surpris par votre apparition soudaine sur la route, et je suis bien incapable de me l'expliquer.
— Vous ne vous méprenez pas sur mes intentions, n'est-ce pas ? Je n'ai rien fait de mal. Il m'est arrivé un accident... je suis bien malheureuse de me retrouver seule si tard. Pourquoi me soupçonnez-vous d'avoir mal agi ?
Elle parla avec une véhémence et une agitation inutiles en reculant de plusieurs pas. Je fis de mon mieux pour la rassurer.
— Je vous en prie, dis-je, permettez-moi de vous demander de ne pas imaginez le moins du monde que je vous soupçonne ou que j'aie d'autres intentions que celle de vous venir en aide. Je m'étonnais seulement de votre apparition soudaine sur la route, parce qu'elle me semblait être déserte l'instant d'avant.
Elle se retourna et me désigna un endroit, à la jonction de la route de Londres et de celle de Hampstead, où il y avait une brèche dans la haie.
— Je vous ai entendu arriver, dit-elle, et me suis cachée là pour voir quelle sorte d'homme vous étiez, avant de me risquer à vous adresser la parole. Je n'étais pas sûre de moi et j'ai eu peur jusqu'à ce que vous m'ayez dépassée ; alors, j'ai été obligée de me glisser derrière vous, et de vous toucher.
Glisser derrière moi et me toucher ? Pourquoi ne pas m'avoir appelé ? À dire vrai, cela est étrange.
— Puis-je avoir confiance en vous ? demanda-t-elle. Vous n'allez pas imaginer des choses horribles à mon propos parce que j'ai eu un accident ? Elle s'arrêta, confuse. Son sac passait d'une main à l'autre. Elle soupira amèrement.
Je fus ému par la solitude et la détresse de la femme. L'instinct naturel de lui venir en aide, de la protéger eut raison du jugement, de la prudence, du tact mondain qu'un homme plus âgé, plus sage et plus froid aurait pu invoquer pour l'aider dans cette étrange situation.
— Vous pouvez avoir confiance en moi pour tout sujet qui ne heurte pas la décence, répondis-je.. — Si cela vous dérange de m'expliquer votre situation étrange, ne revenons pas là-dessus. Je n'ai aucun droit de vous demander quelque explication que ce soit. Dites-moi comment je puis vous venir en aide, et si cela m'est possible, je le ferai.
— Vous êtes bien aimable, et je suis très, très heureuse de vous avoir rencontré. Pendant qu'elle prononçait ces mots, j'entendis trembler dans sa voix les premiers signes d'une sensibilité féminine, mais aucune larme ne scintillait dans ses grands yeux, emplis d'une mélancolie attentive, toujours fixés sur moi. — Je ne suis allée à Londres qu'une seule fois, poursuivit-elle, parlant de plus en plus rapidement, et je ne connais rien de ce côté-ci de la ville. Puis-je emprunter un fiacre ou n'importe quel autre moyen de transport ? Est-il trop tard ? Je ne sais pas. Si vous pouviez m'indiquer où prendre un fiacre, si vous promettez juste de ne pas me poser de questions et de me laisser vous quitter, quand et comme je veux, j'ai un ami à Londres qui se fera un plaisir de me recevoir... Je ne veux rien d'autre, pouvez-vous me promettre cela ?
Elle scrutait anxieusement la route, de droite à gauche, passait de nouveau son sac d'une main dans l'autre et répétait cette phrase : — Me le promettez-vous ? elle me regardait fixement d'un air apeuré et suppliant et avec un tel désarroi que cela m'était difficile à supporter.
Que pouvais-je faire ? J'avais, face à moi, une personne étrangère désespérément dépendante de moi — et cette personne était une femme totalement seule. Aucune habitation à proximité ; personne qui passât que j'eusse pu consulter ; et aucun droit humain existant qui m'autorisât à m'octroyer un quelconque pouvoir de contrôle sur cette personne, quand bien même j'eusse su l'exercer. Je trace ces lignes avec méfiance, alors que les ombres des évènements assombrissent le papier même sur lequel j'écris ; et je redemande : que pouvais-je faire ?
Voici ce que je fis : j'essayai de gagner du temps en lui posant quelques questions. — Êtes-vous sûre que votre ami de Londres vous recevra à une heure si tardive ? dis-je.
— Absolument certaine. Dites seulement que vous me laisserez partir quand et comme je veux... dites juste que vous respecterez mon honneur. Me promettez-vous cela ?
Comme elle répétait ces mots pour la troisième fois, elle s'approcha de moi et soudain, elle posa sa main, d'un geste à la fois doux et furtif, sur ma poitrine, une main grêle, une main glacée malgré la touffeur de cette nuit (je la sentis en la repoussant). Souvenez-vous que j'étais jeune ; rappelez-vous que la main qui me touchait était celle d'une femme.
— Voulez-vous me le promettre ?
— Oui.
Un seul mot ! Un petit mot familier qui est sur toutes les lèvres, toutes les heures de la journée. Oh mon Dieu ! et j'en tremble encore, maintenant quand je l'écris.
Nous nous dirigeâmes vers Londres, et nous marchâmes ensemble à la première heure du jour, moi et cette femme dont le nom, la personnalité, l'histoire, les objectifs de la vie, et même la présence à mes côtés, en ce moment, étaient pour moi d'insondables mystères . C'était comme un rêve. Étais-je bien Walter Hartright ? Était-ce bien la route réputée, sans histoire, où les vacanciers se promenaient le dimanche? Avais-je réellement quitté, il n'y a guère plus d'une heure, l'atmosphère paisible, respectable, conventionnellement familiale de la maison de ma mère ? Pendant quelques minutes, je fus trop désorienté — avec également la conscience d'un vague sentiment de quelque chose comme des remords — pour discuter avec mon étrange compagne. Ce fut à nouveau sa voix qui interrompit le silence.
— Je désire vous poser une question, dit-elle soudainement. Connaissez-vous beaucoup de monde à Londres ?
— Oui, beaucoup.
— Beaucoup d'aristocrates ? Il y avait une nuance de suspicion évidente dans cette question bizarre. J'hésitai à y répondre.
— Quelques-uns, dis-je après un silence.
— Beaucoup... elle s'arrêta soudainement et me scruta... beaucoup portant le titre de baronnet ?
Trop abasourdi pour lui répondre, à mon tour, je l'interrogeai.
— Pourquoi cette question ?
— Parce que j'espère, pour mon salut, qu'il existe un baronnet que vous ne connaissez pas.
— Me direz-vous son nom ?
— Je ne peux pas ... Je n'ose pas ... Je ne suis plus moi-même quand je prononce son nom. Elle s'exprimait avec force et presque acharnement, levait sa main crispée en l'air, l'agitait avec passion ; puis, tout aussi soudainement, elle se contrôlait de nouveau et ajoutait dans un murmure : — Dites-moi lesquels d'entre eux vous connaissez.
Je pouvais difficilement lui refuser une telle broutille et j'ai cité trois noms. Deux, correspondaient aux noms de pères de famille dont les filles étaient mes élèves ; un, au nom d'un célibataire qui m'avait convié à une croisière sur son yacht pour lui faire des croquis.
— Ah ! vous ne le connaissez pas, dit-elle, avec un soupir de soulagement. — Êtes-vous, vous-même, un aristocrate ?
— Loin s'en faut. Je ne suis qu'un simple professeur de dessin.
Tandis que la réponse franchissait mes lèvres, un peu amèrement peut-être, elle me prit le bras avec la brusquerie qui caractérisait toutes ses actions.
— Pas un aristocrate, se répéta-t-elle. Dieu soit loué ! Je peux avoir confiance en lui.
J'avais jusqu'ici réussi à maîtriser ma curiosité par considération pour ma compagne ; mais je ne pus y résister plus.
— J'ai peur que vous n'ayez eu de sérieuses raisons de vous plaindre d'un homme de la noblesse ? dis-je. Je crains que le baronnet, dont vous ne souhaitez pas me donner le nom, ne vous ait causé un grave préjudice ? Est-il la cause de votre présence ici à cette étrange heure de la nuit ?
— Ne me demandez pas, ne m'en faites pas parler, répondit-elle. Je ne suis pas en état de le faire maintenant. J'ai été cruellement utilisée et cruellement trompée. Vous seriez des plus aimables si vous marchiez plus vite et ne me m'adressiez plus la parole. Je n'aspire vraiment qu'à retrouver mon calme, si toutefois j'en suis capable.
Nous avançâmes de nouveau à un rythme rapide et, pendant une demi-heure au moins, il n'y eut pas eu un seul mot de part et d'autre. De temps en temps, comme il m'était interdit de poser plus de questions, j'observai ses traits à la dérobée. Ils étaient toujours pareils : les lèvres pincées, les sourcils froncés, les yeux fixés droit devant elle, fervents et pourtant dans le vague. Nous avions atteint les premières maisons et étions proches du nouveau collège Wesleyan, lorsque ses traits se détendirent et qu'elle reprit la parole.
— Habitez-vous à Londres ? demanda-t-elle.
— Oui. Alors que je lui répondais, il me sembla qu'elle avait peut-être eu l'intention de me demander de l'aide ou des conseils, et que je devais lui épargner une possible déception en l'avertissant de mon absence prochaine de mon domicile. — Mais demain, je quitte Londres pour quelque temps, ajoutai-je alors. Je vais à la campagne.
— Où ? demanda-t-elle. — Au nord ou au sud ?
— Au Nord... dans le Cumberland.
— Le Cumberland ! répéta-t-elle avec tendresse. — Ah ! j'aurais aimé y aller moi aussi. J'ai été heureuse autrefois dans le Cumberland.
J'essayai à nouveau de rompre la glace qui me tenait éloigné de cette femme
— Peut-être êtes-vous née, dis-je, dans la belle région des lacs ?
— Non, répondit-elle. Je suis née dans le Hampshire, mais je suis allée à l'école, à une époque, un petit moment dans le Cumberland. Les lacs ? Je ne me souviens d'aucun lac. C'est le village de Limmeridge et Limmeridge House que j'aimerais revoir.
Cette fois-ci, ce fut moi qui restai soudainement sur place. Dans l'état d'excitation où me maintenait ma curiosité, à ce moment précis, entendre fortuitement sortir des lèvres de mon étrange compagne le nom de la résidence de M. Fairlie me frappa d'étonnement.
— N'avez-vous pas entendu quelqu'un nous appeler ? demanda-t-elle, en jetant en tous sens des regards effrayés sur la route, au moment où je m'arrêtai.
— Non, non. Seul le nom de Limmeridge House m'a frappé. Des gens du Cumberland m'en ont parlé il y a peine quelques jours.
— Ah ! pas ceux que je connaissais. Mme Fairlie est morte, son mari également et leur petite fille peut être mariée et partie depuis ce temps. Je ne peux dire qui vit à Limmeridge dorénavant. Si d'autres membres de cette famille demeurent encore là, je sais seulement que je les aime par égard à Mme Fairlie.
Elle paraissait sur le point d'en dire davantage ; mais alors qu'elle parlait , nous arrivâmes en vue du poste de péage en haut de la Road Avenue. Sa main se serra sur mon bras et elle regarda anxieusement la barrière devant nous.
— Le préposé au péage regarde-t-il ? demanda-t-elle.
Il ne regardait pas ; il n'y avait personne autour de nous quand nous avons passé la porte. La vue des lampes à gaz et des maisons semblaient la perturber et la rendre impatiente.
Voilà Londres dit-elle. Voyez-vous quelque voiture que je puisse prendre ? Je suis fatiguée et j'ai peur. Je veux me mettre à l'abri et m'en aller.
Je lui expliquai que nous devions marcher un peu plus pour rejoindre une station de taxi-cab, à moins d'être assez chanceux pour trouver un véhicule libre ; et j'essayai alors de revenir sur le sujet du Cumberland. Ce fut inutile. L'idée de se refermer sur elle-même et de partir de là avait maintenant totalement pris possession de son esprit. Elle ne pouvait penser ni parler de rien d'autre.
Nous avions à peine parcouru le tiers de l'Avenue Rod que je vis un cab stationné près d'une maison un peu en dessous de nous, de l'autre côté de la voie. Un homme en sortit et ouvrit le portillon d'un jardin. Je hélai le cab au moment où le cocher reprenait sa place. Quand nous traversâmes la route, l'impatience de ma compagne crût dans une telle proportion qu'elle me força presque à courir.
— Il est si tard, dit-elle — Je ne suis pressée que parce qu'il est si tard.
— Je ne peux pas vous prendre, monsieur, si vous n'allez pas vers Tottenham Court Road, dit le cocher avec civilité, quand j'ouvris la portière du cab. Mon cheval est mort de fatigue et je ne peux pas le faire aller plus loin que son écurie.
— Oui, oui ! Ce sera parfait pour moi. C'est mon chemin... c'est mon chemin. Elle parlait avec un empressement le souffle court, et pressée par moi dans le fiacre.
Je m'assurai que l'homme était sobre aussi bien que courtois avant de la laisser entrer dans la voiture. Puis, quand elle fut assise à l'intérieur, je la suppliai de me laisser l'accompagner en toute sécurité jusqu'à sa destination.
— Non, non, non, dit-elle avec véhémence. Je suis tout à fait en sécurité, et très heureuse maintenant. Si vous êtes un gentleman, souvenez-vous de votre promesse. Laissez-le rouler jusqu'à ce que je l'arrête. Merci — oh ! merci, merci !
Ma main était sur la portière du cab. Elle l'attrapa dans la sienne, l'embrassa et la repoussa. Le fiacre démarra au même instant — je m'engageai sur la route, avec l'idée vague de l'arrêter encore, je ne saurais dire pourquoi — j'hésitais à l'effrayer et à la troubler, — j'appelais, pour finir, mais pas assez fort pour attirer l'attention du conducteur. Le bruit des roues s'éloigna de plus en plus — le cab se fondit dans l'obscurité sombre de la route — la dame en blanc avait disparu.

Dix minutes, ou plus, s'étaient écoulées. J'étais toujours sur le même côté de la route ; j'avançais mécaniquement de quelques pas pendant un instant pour m'arrêter distraitement par la suite. Par moments, je doutais même de la réalité de ma propre aventure ; à d'autres, je restais perplexe et tourmenté par une sensation inquiétante de ne pas avoir agi comme il fallait et qui me laissait cependant dans l'ignorance sur la manière dont j'aurais dû me comporter. Je savais à peine où j'allais, ou ce que j'étais censé faire par la suite ; je n'étais conscient que de la confusion de mes pensées intérieures lorsque je fus brusquement rappelé à la réalité, tiré de mon sommeil si je peux m'exprimer ainsi, par le son de roues qui approchaient rapidement tout près derrière moi.
J'étais du côté obscur de la route, dans l'ombre épaisse de quelques arbres des jardins voisins, quand je m'arrêtai pour regarder autour de moi. Sur le côté opposé et plus éclairé, à une courte distance en-dessous de moi, un policier effectuait sa ronde en direction de Regent's Park.
Une voiture me dépassa... une voiture découverte menée par deux hommes.
— Arrêtez ! cria l'un des hommes. Il y a un policier. Interrogeons-le.
Le cheval fut immédiatement arrêté, à quelques mètres de l'endroit sombre où je me tenais.
— Monsieur l'agent ! cria celui qui avait parlé le premier. Avez-vous vu une femme sur cette route ?
— Quel genre de femme, monsieur ?
— Une femme qui portait une blouse couleur lavande...
— Non, non, s'interposa le second. Les vêtements que nous lui avions donnés ont été retrouvés sur son lit. Elle a dû s'enfuir avec les vêtements qu'elle portait lorsqu'elle est arrivée. Elle était en blanc, monsieur l'agent. Une femme en blanc.
— Je ne l'ai pas vue, monsieur.
Si vous ou l'un de vos hommes rencontrez la femme, arrêtez-la, et conduisez-la, sous bonne garde, à cette adresse. Je règlerai toutes les dépenses, ainsi qu'une juste récompense par-dessus le marché.
L'agent de police regarda la carte qu'on lui avait remise.
— Pour quelle raison devrait-on l'arrêter, monsieur ? Qu'a-t-elle fait ?
— Ce qu'elle a fait ? Elle s'est échappée de mon asile de fous. Souvenez-vous ; une femme en blanc. En route !
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Chapter IV.
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unit 2
The heat had been painfully oppressive all day, and it was now a close and sultry night.
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unit 4
I walked forward a few paces on the shortest way back to London, then stopped and hesitated.
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unit 6
The idea of descending any sooner than I could help into the heat and gloom of London repelled me.
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unit 15
I turned on the instant, with my fingers tightening round the handle of my stick.
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unit 18
The strange woman spoke first.
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unit 19
"Is that the road to London?"
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unit 20
she said.
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unit 21
I looked attentively at her, as she put that singular question to me.
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unit 22
It was then nearly one o'clock.
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unit 31
"Did you hear me?"
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unit 32
she said, still quietly and rapidly, and without the least fretfulness or impatience.
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unit 33
"I asked if that was the way to London.
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unit 34
"Yes," I replied, "that is the way: it leads to St. John's Wood and the Regent's Park.
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unit 35
You must excuse my not answering you before.
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unit 37
"You don't suspect me of doing anything wrong, do you?
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I have done nothing wrong.
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unit 39
I have met with an accident—I am very unfortunate in being here alone so late.
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unit 40
Why do you suspect me of doing wrong?
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unit 42
I did my best to reassure her.
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unit 48
Steal after me and touch me?
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unit 49
Why not call to me?
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Strange, to say the least of it.
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unit 51
"May I trust you?"
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unit 52
she asked.
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unit 53
"You don't think the worse of me because I have met with an accident?"
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unit 54
She stopped in confusion; shifted her bag from one hand to the other; and sighed bitterly.
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unit 55
The loneliness and helplessness of the woman touched me.
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unit 57
"You may trust me for any harmless purpose," I said.
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unit 59
I have no right to ask you for any explanations.
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unit 60
Tell me how I can help you; and if I can, I will.
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unit 61
"You are very kind, and I am very, very thankful to have met you."
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unit 64
Can I get a fly, or a carriage of any kind?
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unit 65
Is it too late?
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I don't know.
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unit 69
and looked hard in my face, with a pleading fear and confusion that it troubled me to see.
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unit 70
What could I do?
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unit 71
Here was a stranger utterly and helplessly at my mercy—and that stranger a forlorn woman.
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unit 74
What I did do, was to try and gain time by questioning her.
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unit 75
"Are you sure that your friend in London will receive you at such a late hour as this?"
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unit 76
I said.
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unit 77
"Quite sure.
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unit 78
Only say you will let me leave you when and how I please—only say you won't interfere with me.
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unit 79
Will you promise?
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unit 81
Remember that I was young; remember that the hand which touched me was a woman's.
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unit 82
"Will you promise?
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unit 83
"Yes.
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unit 84
One word!
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unit 85
The little familiar word that is on everybody's lips, every hour in the day.
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unit 86
Oh me!
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unit 87
and I tremble, now, when I write it.
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unit 89
It was like a dream.
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unit 90
Was I Walter Hartright?
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unit 91
Was this the well-known, uneventful road, where holiday people strolled on Sundays?
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unit 94
It was her voice again that first broke the silence between us.
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unit 95
"I want to ask you something," she said suddenly.
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unit 96
"Do you know many people in London?
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unit 97
"Yes, a great many.
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unit 98
"Many men of rank and title?"
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unit 99
There was an unmistakable tone of suspicion in the strange question.
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unit 100
I hesitated about answering it.
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unit 101
"Some," I said, after a moment's silence.
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unit 103
Too much astonished to reply, I questioned her in my turn.
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unit 104
"Why do you ask?
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"Because I hope, for my own sake, there is one Baronet that you don't know.
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"Will you tell me his name?
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unit 107
"I can't—I daren't—I forget myself when I mention it."
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unit 109
I could hardly refuse to humour her in such a trifle, and I mentioned three names.
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unit 111
"Ah!
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unit 112
you don't know him," she said, with a sigh of relief.
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unit 113
"Are you a man of rank and title yourself?
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unit 114
"Far from it.
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unit 115
I am only a drawing-master.
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unit 117
"Not a man of rank and title," she repeated to herself.
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unit 118
"Thank God!
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unit 119
I may trust him.
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unit 121
"I am afraid you have serious reason to complain of some man of rank and title?"
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unit 122
I said.
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unit 124
Is he the cause of your being out here at this strange time of night?
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unit 125
"Don't ask me: don't make me talk of it," she answered.
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unit 126
"I'm not fit now.
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unit 127
I have been cruelly used and cruelly wronged.
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unit 128
You will be kinder than ever, if you will walk on fast, and not speak to me.
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unit 129
I sadly want to quiet myself, if I can.
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unit 130
unit 131
From time to time, being forbidden to make any more inquiries, I stole a look at her face.
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"Do you live in London?"
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unit 135
she said.
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unit 136
"Yes."
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unit 138
So I added, "But to-morrow I shall be away from London for some time.
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unit 139
I am going into the country.
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"Where?"
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unit 141
she asked.
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unit 142
"North or south?
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"North—to Cumberland.
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unit 144
"Cumberland!"
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unit 145
she repeated the word tenderly.
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unit 146
"Ah!
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unit 147
wish I was going there too.
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unit 148
I was once happy in Cumberland.
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unit 149
I tried again to lift the veil that hung between this woman and me.
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unit 150
"Perhaps you were born," I said, "in the beautiful Lake country.
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unit 151
"No," she answered.
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unit 152
"I was born in Hampshire; but I once went to school for a little while in Cumberland.
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unit 153
Lakes?
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unit 154
I don't remember any lakes.
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unit 155
It's Limmeridge village, and Limmeridge House, I should like to see again.
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unit 156
It was my turn now to stop suddenly.
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"Did you hear anybody calling after us?"
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she asked, looking up and down the road affrightedly, the instant I stopped.
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"No, no.
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I was only struck by the name of Limmeridge House.
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unit 162
I heard it mentioned by some Cumberland people a few days since.
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"Ah!
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not my people.
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I can't say who lives at Limmeridge now.
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unit 167
unit 169
Her hand tightened round my arm, and she looked anxiously at the gate before us.
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"Is the turnpike man looking out?"
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she asked.
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unit 173
The sight of the gas-lamps and houses seemed to agitate her, and to make her impatient.
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"This is London," she said.
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"Do you see any carriage I can get?
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I am tired and frightened.
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I want to shut myself in and be driven away.
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It was useless.
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That idea of shutting herself in, and being driven away, had now got full possession of her mind.
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She could think and talk of nothing else.
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A gentleman got out and let himself in at the garden door.
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I hailed the cab, as the driver mounted the box again.
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"It's so late," she said.
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"I am only in a hurry because it's so late.
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"My horse is dead beat, and I can't get him no further than the stable.
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"Yes, yes.
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That will do for me.
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I'm going that way—I'm going that way."
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She spoke with breathless eagerness, and pressed by me into the cab.
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"No, no, no," she said vehemently.
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"I'm quite safe, and quite happy now.
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If you are a gentleman, remember your promise.
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Let him drive on till I stop him.
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Thank you—oh!
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thank you, thank you!
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unit 202
My hand was on the cab door.
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unit 203
She caught it in hers, kissed it, and pushed it away.
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Ten minutes or more had passed.
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The carriage passed me—an open chaise driven by two men.
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"Stop!"
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cried one.
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"There's a policeman.
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Let's ask him.
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The horse was instantly pulled up, a few yards beyond the dark place where I stood.
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"Policeman!"
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cried the first speaker.
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"Have you seen a woman pass this way?
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"What sort of woman, sir?
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unit 222
"A woman in a lavender-coloured gown——.
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"No, no," interposed the second man.
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"The clothes we gave her were found on her bed.
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She must have gone away in the clothes she wore when she came to us.
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In white, policeman.
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A woman in white.
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"I haven't seen her, sir.
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I'll pay all expenses, and a fair reward into the bargain.
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The policeman looked at the card that was handed down to him.
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"Why are we to stop her, sir?
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What has she done?
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"Done!
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She has escaped from my Asylum.
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Don't forget; a woman in white.
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Drive on.
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http://www.gutenberg.org/files/583/583-h/583-h.htm

The Woman in White by Wilkie Collins

CONTENTS
First Epoch

THE STORY BEGUN BY WALTER HARTRIGHT

THE STORY CONTINUED BY VINCENT GILMORE

THE STORY CONTINUED BY MARIAN HALCOMBE

Second Epoch

THE STORY CONTINUED BY MARIAN HALCOMBE.

THE STORY CONTINUED BY FREDERICK FAIRLIE, ESQ.

THE STORY CONTINUED BY ELIZA MICHELSON

THE STORY CONTINUED IN SEVERAL NARRATIVES
1. THE NARRATIVE OF HESTER PINHORN

2. THE NARRATIVE OF THE DOCTOR

3. THE NARRATIVE OF JANE GOULD

4. THE NARRATIVE OF THE TOMBSTONE

5. THE NARRATIVE OF WALTER HARTRIGHT

Third Epoch

THE STORY CONTINUED BY WALTER HARTRIGHT

THE STORY CONTINUED BY MRS. CATHERICK

THE STORY CONTINUED BY WALTER HARTRIGHT

THE STORY CONTINUED BY ISIDOR, OTTAVIO, BALDASSARE FOSCO

THE STORY CONCLUDED BY WALTER HARTRIGHT

by francevw 5 months, 2 weeks ago

Chapter IV.
The heat had been painfully oppressive all day, and it was now a close and sultry night.
My mother and sister had spoken so many last words, and had begged me to wait another five minutes so many times, that it was nearly midnight when the servant locked the garden-gate behind me. I walked forward a few paces on the shortest way back to London, then stopped and hesitated.
The moon was full and broad in the dark blue starless sky, and the broken ground of the heath looked wild enough in the mysterious light to be hundreds of miles away from the great city that lay beneath it. The idea of descending any sooner than I could help into the heat and gloom of London repelled me. The prospect of going to bed in my airless chambers, and the prospect of gradual suffocation, seemed, in my present restless frame of mind and body, to be one and the same thing. I determined to stroll home in the purer air by the most roundabout way I could take; to follow the white winding paths across the lonely heath; and to approach London through its most open suburb by striking into the Finchley Road, and so getting back, in the cool of the new morning, by the western side of the Regent's Park.
I wound my way down slowly over the heath, enjoying the divine stillness of the scene, and admiring the soft alternations of light and shade as they followed each other over the broken ground on every side of me. So long as I was proceeding through this first and prettiest part of my night walk my mind remained passively open to the impressions produced by the view; and I thought but little on any subject—indeed, so far as my own sensations were concerned, I can hardly say that I thought at all.
But when I had left the heath and had turned into the by-road, where there was less to see, the ideas naturally engendered by the approaching change in my habits and occupations gradually drew more and more of my attention exclusively to themselves. By the time I had arrived at the end of the road I had become completely absorbed in my own fanciful visions of Limmeridge House, of Mr. Fairlie, and of the two ladies whose practice in the art of water-colour painting I was so soon to superintend.
I had now arrived at that particular point of my walk where four roads met—the road to Hampstead, along which I had returned, the road to Finchley, the road to West End, and the road back to London. I had mechanically turned in this latter direction, and was strolling along the lonely high-road—idly wondering, I remember, what the Cumberland young ladies would look like—when, in one moment, every drop of blood in my body was brought to a stop by the touch of a hand laid lightly and suddenly on my shoulder from behind me.
I turned on the instant, with my fingers tightening round the handle of my stick.
There, in the middle of the broad bright high-road—there, as if it had that moment sprung out of the earth or dropped from the heaven—stood the figure of a solitary Woman, dressed from head to foot in white garments, her face bent in grave inquiry on mine, her hand pointing to the dark cloud over London, as I faced her.
I was far too seriously startled by the suddenness with which this extraordinary apparition stood before me, in the dead of night and in that lonely place, to ask what she wanted. The strange woman spoke first.
"Is that the road to London?" she said.
I looked attentively at her, as she put that singular question to me. It was then nearly one o'clock. All I could discern distinctly by the moonlight was a colourless, youthful face, meagre and sharp to look at about the cheeks and chin; large, grave, wistfully attentive eyes; nervous, uncertain lips; and light hair of a pale, brownish-yellow hue. There was nothing wild, nothing immodest in her manner: it was quiet and self-controlled, a little melancholy and a little touched by suspicion; not exactly the manner of a lady, and, at the same time, not the manner of a woman in the humblest rank of life. The voice, little as I had yet heard of it, had something curiously still and mechanical in its tones, and the utterance was remarkably rapid. She held a small bag in her hand: and her dress—bonnet, shawl, and gown all of white—was, so far as I could guess, certainly not composed of very delicate or very expensive materials. Her figure was slight, and rather above the average height—her gait and actions free from the slightest approach to extravagance. This was all that I could observe of her in the dim light and under the perplexingly strange circumstances of our meeting. What sort of a woman she was, and how she came to be out alone in the high-road, an hour after midnight, I altogether failed to guess. The one thing of which I felt certain was, that the grossest of mankind could not have misconstrued her motive in speaking, even at that suspiciously late hour and in that suspiciously lonely place.
"Did you hear me?" she said, still quietly and rapidly, and without the least fretfulness or impatience. "I asked if that was the way to London.
"Yes," I replied, "that is the way: it leads to St. John's Wood and the Regent's Park. You must excuse my not answering you before. I was rather startled by your sudden appearance in the road; and I am, even now, quite unable to account for it.
"You don't suspect me of doing anything wrong, do you? I have done nothing wrong. I have met with an accident—I am very unfortunate in being here alone so late. Why do you suspect me of doing wrong?
She spoke with unnecessary earnestness and agitation, and shrank back from me several paces. I did my best to reassure her.
"Pray don't suppose that I have any idea of suspecting you," I said, "or any other wish than to be of assistance to you, if I can. I only wondered at your appearance in the road, because it seemed to me to be empty the instant before I saw you.
She turned, and pointed back to a place at the junction of the road to London and the road to Hampstead, where there was a gap in the hedge.
"I heard you coming," she said, "and hid there to see what sort of man you were, before I risked speaking. I doubted and feared about it till you passed; and then I was obliged to steal after you, and touch you.
Steal after me and touch me? Why not call to me? Strange, to say the least of it.
"May I trust you?" she asked. "You don't think the worse of me because I have met with an accident?" She stopped in confusion; shifted her bag from one hand to the other; and sighed bitterly.
The loneliness and helplessness of the woman touched me. The natural impulse to assist her and to spare her got the better of the judgment, the caution, the worldly tact, which an older, wiser, and colder man might have summoned to help him in this strange emergency.
"You may trust me for any harmless purpose," I said. "If it troubles you to explain your strange situation to me, don't think of returning to the subject again. I have no right to ask you for any explanations. Tell me how I can help you; and if I can, I will.
"You are very kind, and I am very, very thankful to have met you." The first touch of womanly tenderness that I had heard from her trembled in her voice as she said the words; but no tears glistened in those large, wistfully attentive eyes of hers, which were still fixed on me. "I have only been in London once before," she went on, more and more rapidly, "and I know nothing about that side of it, yonder. Can I get a fly, or a carriage of any kind? Is it too late? I don't know. If you could show me where to get a fly—and if you will only promise not to interfere with me, and to let me leave you, when and how I please—I have a friend in London who will be glad to receive me—I want nothing else—will you promise?
She looked anxiously up and down the road; shifted her bag again from one hand to the other; repeated the words, "Will you promise?" and looked hard in my face, with a pleading fear and confusion that it troubled me to see.
What could I do? Here was a stranger utterly and helplessly at my mercy—and that stranger a forlorn woman. No house was near; no one was passing whom I could consult; and no earthly right existed on my part to give me a power of control over her, even if I had known how to exercise it. I trace these lines, self-distrustfully, with the shadows of after-events darkening the very paper I write on; and still I say, what could I do?
What I did do, was to try and gain time by questioning her. "Are you sure that your friend in London will receive you at such a late hour as this?" I said.
"Quite sure. Only say you will let me leave you when and how I please—only say you won't interfere with me. Will you promise?
As she repeated the words for the third time, she came close to me and laid her hand, with a sudden gentle stealthiness, on my bosom—a thin hand; a cold hand (when I removed it with mine) even on that sultry night. Remember that I was young; remember that the hand which touched me was a woman's.
"Will you promise?
"Yes.
One word! The little familiar word that is on everybody's lips, every hour in the day. Oh me! and I tremble, now, when I write it.
We set our faces towards London, and walked on together in the first still hour of the new day—I, and this woman, whose name, whose character, whose story, whose objects in life, whose very presence by my side, at that moment, were fathomless mysteries to me. It was like a dream. Was I Walter Hartright? Was this the well-known, uneventful road, where holiday people strolled on Sundays? Had I really left, little more than an hour since, the quiet, decent, conventionally domestic atmosphere of my mother's cottage? I was too bewildered—too conscious also of a vague sense of something like self-reproach—to speak to my strange companion for some minutes. It was her voice again that first broke the silence between us.
"I want to ask you something," she said suddenly. "Do you know many people in London?
"Yes, a great many.
"Many men of rank and title?" There was an unmistakable tone of suspicion in the strange question. I hesitated about answering it.
"Some," I said, after a moment's silence.
"Many"—she came to a full stop, and looked me searchingly in the face—"many men of the rank of Baronet?
Too much astonished to reply, I questioned her in my turn.
"Why do you ask?
"Because I hope, for my own sake, there is one Baronet that you don't know.
"Will you tell me his name?
"I can't—I daren't—I forget myself when I mention it." She spoke loudly and almost fiercely, raised her clenched hand in the air, and shook it passionately; then, on a sudden, controlled herself again, and added, in tones lowered to a whisper "Tell me which of them you know.
I could hardly refuse to humour her in such a trifle, and I mentioned three names. Two, the names of fathers of families whose daughters I taught; one, the name of a bachelor who had once taken me a cruise in his yacht, to make sketches for him.
"Ah! you don't know him," she said, with a sigh of relief. "Are you a man of rank and title yourself?
"Far from it. I am only a drawing-master.
As the reply passed my lips—a little bitterly, perhaps—she took my arm with the abruptness which characterised all her actions.
"Not a man of rank and title," she repeated to herself. "Thank God! I may trust him.
I had hitherto contrived to master my curiosity out of consideration for my companion; but it got the better of me now.
"I am afraid you have serious reason to complain of some man of rank and title?" I said. "I am afraid the baronet, whose name you are unwilling to mention to me, has done you some grievous wrong? Is he the cause of your being out here at this strange time of night?
"Don't ask me: don't make me talk of it," she answered. "I'm not fit now. I have been cruelly used and cruelly wronged. You will be kinder than ever, if you will walk on fast, and not speak to me. I sadly want to quiet myself, if I can.
We moved forward again at a quick pace; and for half an hour, at least, not a word passed on either side. From time to time, being forbidden to make any more inquiries, I stole a look at her face. It was always the same; the lips close shut, the brow frowning, the eyes looking straight forward, eagerly and yet absently. We had reached the first houses, and were close on the new Wesleyan college, before her set features relaxed and she spoke once more.
"Do you live in London?" she said.
"Yes." As I answered, it struck me that she might have formed some intention of appealing to me for assistance or advice, and that I ought to spare her a possible disappointment by warning her of my approaching absence from home. So I added, "But to-morrow I shall be away from London for some time. I am going into the country.
"Where?" she asked. "North or south?
"North—to Cumberland.
"Cumberland!" she repeated the word tenderly. "Ah! wish I was going there too. I was once happy in Cumberland.
I tried again to lift the veil that hung between this woman and me.
"Perhaps you were born," I said, "in the beautiful Lake country.
"No," she answered. "I was born in Hampshire; but I once went to school for a little while in Cumberland. Lakes? I don't remember any lakes. It's Limmeridge village, and Limmeridge House, I should like to see again.
It was my turn now to stop suddenly. In the excited state of my curiosity, at that moment, the chance reference to Mr. Fairlie's place of residence, on the lips of my strange companion, staggered me with astonishment.
"Did you hear anybody calling after us?" she asked, looking up and down the road affrightedly, the instant I stopped.
"No, no. I was only struck by the name of Limmeridge House. I heard it mentioned by some Cumberland people a few days since.
"Ah! not my people. Mrs. Fairlie is dead; and her husband is dead; and their little girl may be married and gone away by this time. I can't say who lives at Limmeridge now. If any more are left there of that name, I only know I love them for Mrs. Fairlie's sake.
She seemed about to say more; but while she was speaking, we came within view of the turnpike, at the top of the Avenue Road. Her hand tightened round my arm, and she looked anxiously at the gate before us.
"Is the turnpike man looking out?" she asked.
He was not looking out; no one else was near the place when we passed through the gate. The sight of the gas-lamps and houses seemed to agitate her, and to make her impatient.
"This is London," she said. "Do you see any carriage I can get? I am tired and frightened. I want to shut myself in and be driven away.
I explained to her that we must walk a little further to get to a cab-stand, unless we were fortunate enough to meet with an empty vehicle; and then tried to resume the subject of Cumberland. It was useless. That idea of shutting herself in, and being driven away, had now got full possession of her mind. She could think and talk of nothing else.
We had hardly proceeded a third of the way down the Avenue Road when I saw a cab draw up at a house a few doors below us, on the opposite side of the way. A gentleman got out and let himself in at the garden door. I hailed the cab, as the driver mounted the box again. When we crossed the road, my companion's impatience increased to such an extent that she almost forced me to run.
"It's so late," she said. "I am only in a hurry because it's so late.
"I can't take you, sir, if you're not going towards Tottenham Court Road," said the driver civilly, when I opened the cab door. "My horse is dead beat, and I can't get him no further than the stable.
"Yes, yes. That will do for me. I'm going that way—I'm going that way." She spoke with breathless eagerness, and pressed by me into the cab.
I had assured myself that the man was sober as well as civil before I let her enter the vehicle. And now, when she was seated inside, I entreated her to let me see her set down safely at her destination.
"No, no, no," she said vehemently. "I'm quite safe, and quite happy now. If you are a gentleman, remember your promise. Let him drive on till I stop him. Thank you—oh! thank you, thank you!
My hand was on the cab door. She caught it in hers, kissed it, and pushed it away. The cab drove off at the same moment—I started into the road, with some vague idea of stopping it again, I hardly knew why—hesitated from dread of frightening and distressing her—called, at last, but not loudly enough to attract the driver's attention. The sound of the wheels grew fainter in the distance—the cab melted into the black shadows on the road—the woman in white was gone.

Ten minutes or more had passed. I was still on the same side of the way; now mechanically walking forward a few paces; now stopping again absently. At one moment I found myself doubting the reality of my own adventure; at another I was perplexed and distressed by an uneasy sense of having done wrong, which yet left me confusedly ignorant of how I could have done right. I hardly knew where I was going, or what I meant to do next; I was conscious of nothing but the confusion of my own thoughts, when I was abruptly recalled to myself—awakened, I might almost say—by the sound of rapidly approaching wheels close behind me.
I was on the dark side of the road, in the thick shadow of some garden trees, when I stopped to look round. On the opposite and lighter side of the way, a short distance below me, a policeman was strolling along in the direction of the Regent's Park.
The carriage passed me—an open chaise driven by two men.
"Stop!" cried one. "There's a policeman. Let's ask him.
The horse was instantly pulled up, a few yards beyond the dark place where I stood.
"Policeman!" cried the first speaker. "Have you seen a woman pass this way?
"What sort of woman, sir?
"A woman in a lavender-coloured gown——.
"No, no," interposed the second man. "The clothes we gave her were found on her bed. She must have gone away in the clothes she wore when she came to us. In white, policeman. A woman in white.
"I haven't seen her, sir.
"If you or any of your men meet with the woman, stop her, and send her in careful keeping to that address. I'll pay all expenses, and a fair reward into the bargain.
The policeman looked at the card that was handed down to him.
"Why are we to stop her, sir? What has she done?
"Done! She has escaped from my Asylum. Don't forget; a woman in white. Drive on.