en-fr  The Woman in White by Wilkie Collins - First Epoch - Chapter III.
Chapitre III.
Le visage et l'attitude de Pesca, le soir où nous nous sommes retrouvés face à face à la porte de ma mère, étaient plus que suffisants pour me signifier que quelque chose d'extraordinaire s'était passé. Il était néanmoins inutile de lui demander une explication immédiate. Je ne pouvais que conjecturer, pendant qu'il m'entraînait à l'intérieur par les deux mains, que (connaissant mes habitudes) il était venu à la chaumière assuré de me rencontrer ce soir-là, et qu'il avait quelques nouvelles à me délivrer d'un genre exceptionnellement agréable.
Nous avons déboulé tous les deux dans le salon d'une façon absolument sauvage et totalement dépourvue de la moindre dignité. Ma mère, assise près de la fenêtre ouverte, agitait son éventail en riant. Pesca était l'un de ses favoris particuliers et elle lui pardonnait toujours ses excentricités les plus folles. Chère petite âme ! dès le premier instant où elle avait découvert que le petit professeur était profondément attaché à son fils, avec grande reconnaissance, elle lui avait ouvert son cœur sans réserve, et accepté toutes ses étranges particularités énigmatiques, sans même essayer d'en comprendre la moindre
Ma sœur Sarah, qui jouissait de tous les avantages de la jeunesse, se montrait, étrangement, bien moins accommodante. Elle rendait parfaitement justice aux excellentes qualités de cœur de Pesca ; mais elle ne pouvait pas l'accepter sans réserve, comme ma mère l'avait accepté, par amour de moi. Sa conception insulaire de la bienséance était en révolte permanente contre le mépris profond de Pesca pour l'apparence, et elle était toujours plus ou moins étonnée de voir sa mère si familière avec ce petit étranger excentrique. J'ai observé, non seulement dans le cas de ma sœur mais dans d'autres également, que nous, de la jeune génération, ne sommes pas aussi chaleureux et impulsifs que nos aînés. Je vois sans cesse de vieilles personnes empourprées excitées à la perspective de quelque plaisir attendu lequel ne parvient pas à perturber le moins du monde la sérénité de leurs impassibles petits-enfants. Sommes-nous aujourd'hui , je me le demande, des garçons et des filles aussi nature que nos aînés en leur temps ? Le grand progrès de l'éducation n'a-t-il pas pris un rythme trop rapide ; et ne sommes-nous pas, en cette époque moderne, juste un brin trop bien élevés ?
Sans tenter de répondre à ces questions de manière tranchée, je peux au moins faire remarquer que je n'ai jamais vu ma mère et ma sœur ensemble en compagnie de Pesca sans trouver que ma mère semblait être, de beaucoup, la plus jeune des deux. Cette fois-ci, par exemple, alors que la vieille dame riait de bon cœur de la manière puérile dont nous avions déboulé dans le salon, Sarah ramassait avec nervosité les morceaux d'une tasse à thé que le professeur avait renversée dans sa précipitation pour me rejoindre à la porte.
— Je ne sais pas ce qui serait arrivé, Walter, dit ma mère, si tu avais tardé davantage. Pesca est devenu à moitié fou d'impatience et moi à moitié folle de curiosité. Le professeur nous a apporté de merveilleuses nouvelles, qui selon lui nous concernent également, mais il a cruellement refusé de nous en divulguer le moindre indice avant l'arrivée de son ami Walter.
— C'est très fâcheux, le service est dépareillé, soliloqua Sarah, tristement occupée à ramasser les restes de la tasse brisée.
Pendant ces échanges, Pesca, dont l'agitation joyeuse l'avait empêché de mesurer le mal irréparable que ses mains avaient infligé à la vaisselle, traînait un grand fauteuil à l'autre extrémité de la pièce pour l'utiliser, maintenant qu'il nous avait tous trois à sa disposition, à la manière d'un oratoire. Ayant tourné le dossier du fauteuil vers nous, il s'y agenouilla et s'adressa avec ferveur à sa petite assemblée de trois personnes depuis cette chaire improvisée.
— Maintenant, mes bien chers, commença Pesca (il disait toujours "bien chers" lorsqu'il pensait "vénérables amis"), écoutez-moi. L'heure est venue... je vais vous annoncer une bonne nouvelle... je parle enfin.
— Bravo ! Bien dit ! dit ma mère, se prenant au jeu.
— La prochaine chose qu'il cassera, maman, murmura Sarah, sera le dossier de notre meilleur fauteuil.
— Je reviens sur ma vie et je m'adresse au plus noble des êtres qui aient été créés, continua Pesca, apostrophant véhémentement mon indigne personne du haut de la balustrade de sa chaire. Qui m'a trouvé reposant mort au fond de la mer (suite à une crampe) ; qui m'a ramené à la surface ; et qu'ai-je dit lorsque j'ai retrouvé ma vie et mes habits ?
— Bien plus que nécessaire, répondis-je du ton le plus renfrogné que je pus prendre, car pour peu qu'on encourageât le professeur à ce sujet, il laissait invariablement s'exprimer ses émotions dans un torrent de larmes.
— J'ai dit, persévéra Pesca, que ma vie appartient à mon cher ami, Walter, pour le restant de mes jours et ainsi soit-il. J'ai dit que jamais plus je ne serai heureux tant que je n'aurai pas trouvé le moyen de faire une Chose de bien pour Walter, aussi n'ai-je jamais été en paix avec moi-même jusqu'à ce jour béni entre tous. Maintenant, s'écria le petit homme de sa voix la plus aiguë, le bonheur transpire de tous mes pores car sur ma foi, mon âme, mon honneur, cette chose est enfin réalisée et le seul mot à dire désormais est "Bien - Très-bien !"
Il est sans doute nécessaire d'expliquer ici que Pesca se targuait d'être un parfait Anglais tant du point de vue du langage que de celui de ses tenues, manières et divertissements. Ayant ramassé ici et là quelques-unes de nos expressions courantes les plus familières, il les saupoudrait dans sa conversation chaque fois qu'elles lui passaient par la tête, les transformant, dans son adoration pour leur sonorité et dans sa totale ignorance de leur sens, en des mots composés et des répétitions de son cru, et les amalgamant toujours comme si ces mots ne formaient qu'une longue syllabe.
— Parmi les élégantes maisons londoniennes dans lesquelles j'enseigne la langue de mon pays natal, dit le professeur en se lançant sans plus tergiverser dans son explication trop longtemps différée, il y en a une fort belle, située dans la large rue appelée Portland Place. Vous savez tous où elle se trouve ? Oui, oui... bien-bien sûr. Cette belle maison, mes très chers, abrite une belle famille. Une maman, blonde et grassouillette, trois jeunes demoiselles, blondes et grassouillettes, deux jeunes messieurs, blonds et grassouillets, et un papa, le plus blond et le plus grassouillet de tous, qui est un puissant marchand, couvert d'or, un bel homme autrefois, mais qui étant donné son front dégarni et son double menton ne l'est plus maintenant. Maintenant, voyez donc ! J'enseigne le sublime Dante aux jeunes demoiselles et Ah ! ... mon-âme-bénie-soit-mon-âme... il n'est pas de langage humain pour exprimer à quel point le sublime Dante déconcerte ces trois jolies têtes ! Peu importe... chaque chose en son temps... et plus j'ai de leçons, mieux je me porte. Maintenant, voyez donc ! Figurez-vous qu'aujourd'hui même je donne leur leçon aux jeunes demoiselles, comme d'habitude. Nous sommes descendus tous les quatre ensemble dans l'enfer de Dante. Au septième cercle... mais peu importe, tous les cercles se valent pour les trois jeunes demoiselles, jolies et grassouillettes ; au septième cercle, cependant, mes élèves sont rapidement bloquées ; et moi, pour les remettre sur la voie, je récite, j'explique, je chauffe à blanc mon enthousiasme inutile, quand des bottes craquent dans le couloir à l'extérieur et apparaît le papa cousu d'or, le puissant marchand au crâne nu et au double menton. — Ha ! mes bien chers, je me rapproche de notre propos, maintenant. N'ai-je pas abusé de votre patience ? ou vous êtes-vous dit, "Diable-que-diable !" Pesca se fait attendre se soir ?
Nous avons déclaré que nous étions profondément intéressés. Le professeur continua : — Dans sa main, le papa cousu d'or tient une lettre, et après qu'il a présenté une excuse pour nous avoir dérangé dans notre région infernale par une affaire si banalement ordinaire de la vie domestique, il s'adresse aux trois jeunes demoiselles, et commence, comme vous, Anglais, commencez tout que vous avez à dire en ce monde béni, avec un Ô grandiloquent. — Mes bien chers, dit le puissant marchand, j'ai reçu une lettre de mon ami, monsieur ... (le nom m'a échappé ; mais peu importe nous y reviendrons plus tard ; oui, oui...allons à l'essentiel). Donc le papa dit : — J'ai reçu une lettre de mon ami, le M. ; et il me demande de lui recommander un maître de dessin, qui pourrait le suivre chez lui à la campagne. Que Dieu me bénisse ! quand j'ai entendu le papa cousu d'or dire ces mots et si j'avais été assez grand pour l'atteindre, j'aurais jeté mes bras autour de son cou, et je l'aurais pressé contre ma poitrine dans une longue étreinte reconnaissante ! Mais vu le contexte, je me bornai à sauter sur ma chaise. J'étais comme assis sur des épines, et mon âme brûlait de prendre la parole, mais je tins ma langue et laissai le papa continuer. — Peut-être connaissez-vous, dit ce brave homme d'argent, triturant la lettre de son ami entre ses doigts et son pouce d'or, peut-être connaissez-vous, mes chers, un maître de dessin que je puisse recommander ? Les trois jeunes demoiselles se regardèrent entre elles puis dirent (avec le o majuscule indispensable du début) – Oh ! cher papa, non ! Mais il y a M. Pesca. À la mention de ma personne, je ne pus me contenir davantage, mes pensées tournées vers vous, mes très chers, affluent en moi comme le sang à la tête, je bondis de mon siège, comme si un pic jaillissant du sol avait transpercé l'assise de mon fauteuil, je m'adresse au puissant marchand et lui dis (en anglais) "Dear sir, I have the man! Le meilleur professeur de dessin du monde ! Recommandez-le par courrier dès ce soir, et envoyez-le avec bag and baggage (ha ! encore une expression anglaise) envoyez-le, avec armes et bagages, par le train dès demain !» « Tout doux ! dit le papa, est-ce un étranger ou un anglais ?» « Anglais jusqu'à la moelle, répondis-je.» – Respectable ? dit papa. – Monsieur, dis-je (car cette dernière question m'outrageait et j'ai fait en sorte de me montrer sans-gêne avec lui) – Monsieur ! le feu immortel du génie brûle au cœur de cet anglais et qui plus est, son père le possédait avant lui ! – Peu importe, dit le barbare cousu d'or de papa, peu importe son génie, monsieur Pesca. Nous ne voulons pas de génie dans ce pays, sauf à ce qu'il soit respectable de surcroît, ensuite nous sommes très heureux de l'avoir, vraiment très heureux. Votre ami peut-il produire des lettres de références... des courriers éclairant sa personnalité ?» Je fis un vague geste de la main. « Des lettres ?» dis-je. « Ha ! mon-âme-bénie-soit-mon-âme ! Vraiment, je le pense bien ! Des monceaux de lettres, de documents, d'attestations, si vous le désirez !» "Une ou deux suffiront", répondit l'homme riche et flegmatique. – Laissez-le me les envoyer, avec son nom et son adresse. Et, arrêtez, arrêtez ! monsieur Pesca, avant que nous n'alliez chez votre ami, vous feriez bien de prendre un billet. – Billet de banque ! Dis-je, indigné. – Non, pas de billet, s'il vous plaît, pas avant que mon brave Anglais ne l'ait gagné d'abord. – Billet de banque ! dit papa, fort surpris, qui a parlé de billet de banque ? Je pense à un billet sur nos accords, un mémorandum sur ce qu'il est censé faire. Poursuivez votre leçon, Monsieur Pesca et je vous donnerai l'extrait nécessaire de la lettre de mon ami. Et le négociant et homme d'argent de s'asseoir, de prendre sa plume, son encre et son papier ; et moi, de retourner dans l'enfer de Dante, entraînant mes trois jeunes demoiselles à ma suite. Au bout de dix minutes, la note est écrite, et les bottes de papa s'éloignent en craquant dans le couloir. À partir de ce moment, sur ma foi, mon âme et mon honneur, je ne sais rien de plus ! La brillante pensée que j'ai enfin saisi ma chance et que ma dette de reconnaissance envers le meilleur ami que j'aie au monde puisse presque être considérée comme payée, me monte à la tête et m'enivre. Comment ai-je pu ramener mes jeunes demoiselles et moi-même hors de notre région infernale, comment ai-je pu poursuivre le reste de mon travail, comment mon petit dîner a-t-il pu glisser dans ma gorge, je n'en sais pas davantage qu'un bébé qui vient de naître. C'était assez pour moi que d'être là, en chair et en os, le billet du puissant marchand dans ma main, aussi chaud que le feu et heureux comme un roi ! Ha ! ha ! ha ! bien-bien-bien-très-bien ! Ici le professeur agita au-dessus de sa tête le mémorandum transcrivant les termes de l'accord et acheva sa longue et volubile narration par sa parodie italienne d'une acclamation anglaise.
Ma mère se leva aussitôt qu'il eut fini, les joues en feu et les yeux brillants. Elle saisit chaleureusement les deux mains du petit homme.
— Mon cher bon Pesca, dit-elle, je n'ai jamais douté de votre véritable affection pour Walter, mais à présent j'en ai la certitude !
— Sans aucun doute nous sommes vraiment très obligées de ce que fait le professeur Pesca, par affection pour Walter, ajouta Sarah. Elle se leva à demi, pendant qu'elle parlait, comme si elle avait l'intention de s'approcher du fauteuil, à son tour ; mais, observant que Pesca embrassait avec ravissement les mains de sa mère, l'air sérieux, se rassit. Si le petit homme familier traite ma mère de cette manière, comment me traitera-t-il ? On lit parfois la vérité sur les visages ; et c'était sans aucun doute la pensée qui vint à l'esprit de de Sarah, alors qu'elle se rassoyait.
Bien que je sois moi-même reconnaissant de la bonté des motifs de Pesca, je n'étais pas si enthousiaste que j'aurais dû l'être par la perspective du futur emploi qui m'attendait. Quand le professeur en eut fini avec la main de ma mère et que je l'eus chaleureusement remercié d'être intervenu en ma faveur, je demandai l'autorisation de jeter un œil sur le cahier des charges établi par son respectable patron pour mon inspection.
Pesca me tendit le papier, d'un moulinet triomphant du poignet.
– Lisez ! dit le petit homme cérémonieusement. – Je vous promets mon ami, que les écrits du papa cousu d'or sont dithyrambiques à leur propre sujet.
En tout cas, la note était claire, précise et complète. Elle m'informait, premièrement, de ce que Frederick Fairlie, esq., de Limmeridge House. Cumberland, souhaitait engager un maître de dessin parfaitement compétent, pour une période certaine de quatre mois.
Deuxièmement, que les fonctions que le maître aurait à accomplir seraient de deux sortes. Il avait à diriger l'instruction de deux jeunes filles dans l'art de peindre à l'aquarelle ; et il devait ensuite consacrer son temps libre à la restauration et la fixation d'une collection d'esquisses de valeur, qui avaient été laissées à l'abandon.
Troisièmement, les conditions offertes à la personne qui devrait entreprendre et exercer ces fonctions correctement étaient de quatre guinées par semaine; qu'il devait résider à Limmeridge House ; et qu'il serait traité tel un gentilhomme.
Quatrièmement, et en conclusion, que personne ne se présente à moins qu'il puisse fournir des références exceptionnelles concernant son caractère et ses capacités. Il faudrait envoyer les références à l'ami de M. Fairlie à Londres, qui fut autorisé de conclure tous les règlements requis. Ces instructions étaient suivies du nom et de l'adresse du patron de Pesca à Portland Place — et avec cela, la note ou memorandum, s'achevait.
La perspective que présentait cette offre d'engagement était vraiment attirante L'emploi pouvait s'avérer à la fois facile et agréable, il m'était proposé à la période automnale de l'année, quand j'étais le moins occupé, et les conditions, à en juger par mon expérience personnelle dans ma profession, étaient étonnamment généreuses. Je le savais bien. Je savais bien que je devrais me considérer comme bien chanceux si je parvenais à obtenir l'emploi proposé ; et pourtant, sitôt que j'eus lu le mémorandum, je ressentis au fond de moi une inexplicable réticence à m'impliquer dans ce projet. Jamais, dans toute mon expérience antérieure, n'avais-je trouvé mon devoir et mon envie aussi douloureusement et injustifiablemement incompatibles qu'à ce moment-là.
— Oh, Walter, ton père n'a jamais eu une telle occasion ! dit ma mère, quand elle eut fini de lire l'accord et me l'eut rendu.
— Ni des personnes aussi distinguées à connaître, remarqua Sarah, en se redressant sur sa chaise; et dans des conditions d'égalité aussi plaisantes, non plus.
— Oui, oui, les conditions, dans tous les sens du terme, sont très alléchantes, répondis-je impatiemment. Mais avant d'envoyer mes références, j'aimerais avoir un peu de temps pour réfléchir...
— Réfléchir ! s'exclama ma mère. Enfin, Walter, que t'arrive-t-il ?
— Réfléchir ! dit ma sœur, en écho. Quelle chose très extraordinaire à dire, dans ces circonstances !
— Réfléchir ! ajouta le Professeur. À quoi donc, réfléchir ? Dites-le-moi ! Ne vous êtes-vous pas plaint de votre santé, et n'appeliez-vous pas de vos vœux ce que vous appelez un bon bol d'air campagnard ? Eh bien ! Vous avez en main le papier qui vous offre de perpétuelles bouffées de brise campagnarde à vous en étouffer pendant quatre mois. N'est-ce pas ? Ha ! De même, vous voulez de l'argent. Eh bien ! Est-ce que quatre guinées d'or par semaine ne sont rien ? Mon-âme-dieu-bénisse-mon-âme ! donnez-les moi seulement et mes bottes craqueront comme celles du papa cousu d'or, avec le sentiment de supériorité financière de l'homme qui marche dedans ! Quatre guinées par semaine et, mieux encore, la charmante compagnie de deux jeunes demoiselles ! En plus, votre logement, votre petit déjeuner, votre dîner, vos énormes thés anglais, votre déjeuner, vos pots de bière écumante, tout pour rien - alors, Walter, mon cher ami - diable-que-diable - pour la première fois de ma vie, je n'ai pas suffisamment d'yeux pour vous regarder stupéfait.
Ni la stupéfaction de ma mère, ni l’énumération passionnée de Pesca des avantages que le poste offrirait, ne pouvait pas secouer mon manque d'enthousiasme pour l’idée d'aller à Limmeridge House. Après avoir énuméré toutes les objections mesquines auxquelles je pouvais penser pour ne pas aller à Cumberland, et après avoir entendu leurs réponses, point par point, jusqu'à ma défaite complète, j'ai essayé d'ériger un dernier obstacle en demandant ce qu'il adviendrait de mes élèves de Londres pendant que j'enseignerais aux jeunes filles de M. Fairlie à dessiner d'après nature. La réponse évidente fut que la plus grande partie d'entre eux serait en voyage d'arrière-saison et que les rares qui resteraient à la maison pourraient être confiés aux bons soins de l'un de mes confrères professeurs de dessin dont j'avais autrefois pris en charge les élèves dans des circonstances similaires. Ma sœur me rappela que ce gentilhomme m'avait proposé expressément ses services lors de la saison en-cours dans le cas où je souhaiterai quitter la ville ; ma mère m’exhorta gravement de ne pas laisser un caprice futile faire obstacle à mes propres intérêts et ma santé personnelle ; et Pesca m'implora piteusement de ne pas le blesser jusqu'au cœur en rejetant la première proposition reconnaissante d'aide qu'il avait été capable de faire à l'ami qui lui avait sauvé la vie.
La sincérité manifeste et l'affection qui inspirèrent ces remontrances auraient influencé n'importe quel homme avec une once de bon sentiment dans son tempérament. Sans pouvoir toutefois maitriser mon inexplicable récalcitrance personnelle, j'eus au moins assez de vertu pour en être de tout cœur honteux et clore aimablement la discussion en cédant et en promettant de faire tout ce qui m'était demandé.
Le reste de la soirée se passa plutôt joyeusement dans les anticipations humoristiques de ma vie future avec les deux jeunes filles de Cumberland. Pesca, chaudement inspiré par notre grog national, qui semblait lui monter à la tête de la façon la plus merveilleuse qui fût, cinq minutes après qu'il en eut avalé une gorgée, affirmait ses prétentions à être considéré comme un parfait Anglais en faisant une série de discours les uns derrière les autres, trinquant à la santé de ma mère, à celle de ma sœur, à la mienne et, tout en bloc, à celle de M. Fairlie et des deux jeunes filles, et, pathétiquement, dans l'immédiate foulée, se renvoyait à lui-même les compliments au nom de toute l'assemblée. — Un secret, Walter, dit mon petit camarade sur un ton de confidence, alors que nous nous en retournions tous les deux. Je m'extasie moi-même au souvenir de ma propre éloquence. Mon âme déborde d'ambition. Un de ces jours, j'intègrerai votre noble parlement. C'est le rêve de toute ma vie : être l' «Honourable Pesca M.P. ».
Le lendemain matin, j'envoyai les attestions demandées à l'employeur du professeur sur Portland Place. Trois jours passèrent, et je conclus, avec une secrète satisfaction, que mes papiers n'avaient pas été trouvés assez explicites. Cependant, le quatrième jour, une réponse me parvint. Elle m'annonçait que M. Fairlie avait accepté mes services et qu'il me demandait de partir immédiatement pour le Cumberland. Toutes les instructions nécessaires à mon voyage étaient soigneusement et clairement ajoutées en post-scriptum.
Je pris mes dispositions, à contrecoeur, pour quitter Londres à l'aube le lendemain. En fin d'après-midi, Pesca passa me voir, sur le chemin d'un dîner pour me dire au revoir.
— Je sécherai mes larmes en votre absence, dit gaiement le professeur, avec cette merveilleuse pensée. Que c'est ma main propice qui a donné l'elan à votre bonne fortune dans le grand monde. Allez, mon ami ! Quand votre soleil brille à Cumberland (proverbe anglais), au nom du ciel faites votre foin. Épousez l'une des deux jeunes filles ; et devenez l'Honorable Hartright, M.P. puis, quand vous serez au sommet de l'échelle n'oubliez pas que c'est grâce au Pesca d'en bas !
J'essayai de rire avec mon ami court vers sa plaisanterie d'adieu, mais il ne pourrait pas lever mes esprits. Il y avait quelque chose qui me perturbait presque douloureusement, pendant qu'il prononçait ses paroles légères d'adieu.
Quand j’étais seule de nouveau, il n'y avait rien à faire que me rendre au cottage à Hampstead et faire mes adieux à ma mère et Sarah.
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Chapter III.
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It was quite useless, however, to ask him for an immediate explanation.
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We both bounced into the parlour in a highly abrupt and undignified manner.
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My mother sat by the open window laughing and fanning herself.
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Poor dear soul!
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My sister Sarah, with all the advantages of youth, was, strangely enough, less pliable.
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Are we, I wonder, quite such genuine boys and girls now as our seniors were in their time?
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"I don't know what would have happened, Walter," said my mother, "if you had delayed much longer.
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Pesca has been half mad with impatience, and I have been half mad with curiosity.
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The time has come—I recite my good news—I speak at last.
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"Hear, hear!"
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said my mother, humouring the joke.
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"The next thing he will break, mamma," whispered Sarah, "will be the back of the best arm-chair.
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You all know where that is?
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Yes, yes—course-of-course.
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The fine house, my good dears, has got inside it a fine family.
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Now mind!
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No matter—all in good time—and the more lessons the better for me.
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Now mind!
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Imagine to yourselves that I am teaching the young Misses to-day, as usual.
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We are all four of us down together in the Hell of Dante.
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my good dears, I am closer than you think for to the business, now.
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Have you been patient so far?
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or have you said to yourselves, 'Deuce-what-the-deuce!
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Pesca is long-winded to-night?
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We declared that we were deeply interested.
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My-soul-bless-my-soul!
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As it was, I only bounced upon my chair.
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My seat was on thorns, and my soul was on fire to speak but I held my tongue, and let Papa go on.
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The first and foremost drawing-master of the world!
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Recommend him by the post to-night, and send him off, bag and baggage (English phrase again—ha!
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), send him off, bag and baggage, by the train to-morrow!'
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'Stop, stop,' says Papa; 'is he a foreigner, or an Englishman?'
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'English to the bone of his back,' I answer.
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'Respectable?'
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says Papa.
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'Never mind,' says the golden barbarian of a Papa, 'never mind about his genius, Mr. Pesca.
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Can your friend produce testimonials—letters that speak to his character?'
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I wave my hand negligently.
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'Letters?'
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I say.
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'Ha!
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my-soul-bless-my-soul!
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I should think so, indeed!
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Volumes of letters and portfolios of testimonials, if you like!'
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'One or two will do,' says this man of phlegm and money.
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'Let him send them to me, with his name and address.
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And—stop, stop, Mr. Pesca—before you go to your friend, you had better take a note.'
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'Bank-note!'
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I say, indignantly.
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'No bank-note, if you please, till my brave Englishman has earned it first.'
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'Bank-note!'
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says Papa, in a great surprise, 'who talked of bank-note?
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I mean a note of the terms—a memorandum of what he is expected to do.
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From that moment, on my faith, and soul, and honour, I know nothing more!
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Ha!
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ha!
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ha!
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right-right-right-all-right!"
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My mother rose the moment he had done, with flushed cheeks and brightened eyes.
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She caught the little man warmly by both hands.
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"I am sure we are very much obliged to Professor Pesca, for Walter's sake," added Sarah.
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"If the familiar little man treats my mother in that way, how will he treat me?"
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Pesca handed me the paper, with a triumphant flourish of the hand.
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"Read!"
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said the little man majestically.
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The note of terms was plain, straightforward, and comprehensive, at any rate.
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It informed me, First, That Frederick Fairlie, Esquire, of Limmeridge House.
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Secondly, That the duties which the master was expected to perform would be of a twofold kind.
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The prospect which this offer of an engagement held out was certainly an attractive one.
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"Oh, Walter, your father never had such a chance as this!"
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said my mother, when she had read the note of terms and had handed it back to me.
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"Yes, yes; the terms, in every sense, are tempting enough," I replied impatiently.
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"But before I send in my testimonials, I should like a little time to consider...
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"Consider!"
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exclaimed my mother.
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"Why, Walter, what is the matter with you?
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"Consider!"
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echoed my sister.
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"What a very extraordinary thing to say, under the circumstances!
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"Consider!"
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chimed in the Professor.
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"What is there to consider about?
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Answer me this!
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Well!
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Is it not so?
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Ha!
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Again—you want money.
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Well!
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Is four golden guineas a week nothing?
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My-soul-bless-my-soul!
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Four guineas a week, and, more than that, the charming society of two young misses!
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"A secret, Walter," said my little friend confidentially, as we walked home together.
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"I am flushed by the recollection of my own eloquence.
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My soul bursts itself with ambition.
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One of these days I go into your noble Parliament.
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It is the dream of my whole life to be Honourable Pesca, M.P.!
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The next morning I sent my testimonials to the Professor's employer in Portland Place.
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On the fourth day, however, an answer came.
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All the necessary instructions for my journey were carefully and clearly added in a postscript.
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I made my arrangements, unwillingly enough, for leaving London early the next day.
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Towards evening Pesca looked in, on his way to a dinner-party, to bid me good-bye.
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"I shall dry my tears in your absence," said the Professor gaily, "with this glorious thought.
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It is my auspicious hand that has given the first push to your fortune in the world.
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Go, my friend!
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When your sun shines in Cumberland (English proverb), in the name of heaven make your hay.
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Marry one of the two young Misses; become Honourable Hartright, M.P.
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; and when you are on the top of the ladder remember that Pesca, at the bottom, has done it all!
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Something jarred in me almost painfully while he was speaking his light farewell words.
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Pour plus d'informations:
http://www.gutenberg.org/files/583/583-h/583-h.htm

The Woman in White by Wilkie Collins

CONTENTS
First Epoch

THE STORY BEGUN BY WALTER HARTRIGHT

THE STORY CONTINUED BY VINCENT GILMORE

THE STORY CONTINUED BY MARIAN HALCOMBE

Second Epoch

THE STORY CONTINUED BY MARIAN HALCOMBE.

THE STORY CONTINUED BY FREDERICK FAIRLIE, ESQ.

THE STORY CONTINUED BY ELIZA MICHELSON

THE STORY CONTINUED IN SEVERAL NARRATIVES
1. THE NARRATIVE OF HESTER PINHORN

2. THE NARRATIVE OF THE DOCTOR

3. THE NARRATIVE OF JANE GOULD

4. THE NARRATIVE OF THE TOMBSTONE

5. THE NARRATIVE OF WALTER HARTRIGHT

Third Epoch

THE STORY CONTINUED BY WALTER HARTRIGHT

THE STORY CONTINUED BY MRS. CATHERICK

THE STORY CONTINUED BY WALTER HARTRIGHT

THE STORY CONTINUED BY ISIDOR, OTTAVIO, BALDASSARE FOSCO

THE STORY CONCLUDED BY WALTER HARTRIGHT

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Chapter III.
Pesca's face and manner, on the evening when we confronted each other at my mother's gate, were more than sufficient to inform me that something extraordinary had happened. It was quite useless, however, to ask him for an immediate explanation. I could only conjecture, while he was dragging me in by both hands, that (knowing my habits) he had come to the cottage to make sure of meeting me that night, and that he had some news to tell of an unusually agreeable kind.
We both bounced into the parlour in a highly abrupt and undignified manner. My mother sat by the open window laughing and fanning herself. Pesca was one of her especial favourites and his wildest eccentricities were always pardonable in her eyes. Poor dear soul! from the first moment when she found out that the little Professor was deeply and gratefully attached to her son, she opened her heart to him unreservedly, and took all his puzzling foreign peculiarities for granted, without so much as attempting to understand any one of them.
My sister Sarah, with all the advantages of youth, was, strangely enough, less pliable. She did full justice to Pesca's excellent qualities of heart; but she could not accept him implicitly, as my mother accepted him, for my sake. Her insular notions of propriety rose in perpetual revolt against Pesca's constitutional contempt for appearances; and she was always more or less undisguisedly astonished at her mother's familiarity with the eccentric little foreigner. I have observed, not only in my sister's case, but in the instances of others, that we of the young generation are nothing like so hearty and so impulsive as some of our elders. I constantly see old people flushed and excited by the prospect of some anticipated pleasure which altogether fails to ruffle the tranquillity of their serene grandchildren. Are we, I wonder, quite such genuine boys and girls now as our seniors were in their time? Has the great advance in education taken rather too long a stride; and are we in these modern days, just the least trifle in the world too well brought up?
Without attempting to answer those questions decisively, I may at least record that I never saw my mother and my sister together in Pesca's society, without finding my mother much the younger woman of the two. On this occasion, for example, while the old lady was laughing heartily over the boyish manner in which we tumbled into the parlour, Sarah was perturbedly picking up the broken pieces of a teacup, which the Professor had knocked off the table in his precipitate advance to meet me at the door.
"I don't know what would have happened, Walter," said my mother, "if you had delayed much longer. Pesca has been half mad with impatience, and I have been half mad with curiosity. The Professor has brought some wonderful news with him, in which he says you are concerned; and he has cruelly refused to give us the smallest hint of it till his friend Walter appeared.
"Very provoking: it spoils the Set," murmured Sarah to herself, mournfully absorbed over the ruins of the broken cup.
While these words were being spoken, Pesca, happily and fussily unconscious of the irreparable wrong which the crockery had suffered at his hands, was dragging a large arm-chair to the opposite end of the room, so as to command us all three, in the character of a public speaker addressing an audience. Having turned the chair with its back towards us, he jumped into it on his knees, and excitedly addressed his small congregation of three from an impromptu pulpit.
"Now, my good dears," began Pesca (who always said "good dears" when he meant "worthy friends"), "listen to me. The time has come—I recite my good news—I speak at last.
"Hear, hear!" said my mother, humouring the joke.
"The next thing he will break, mamma," whispered Sarah, "will be the back of the best arm-chair.
"I go back into my life, and I address myself to the noblest of created beings," continued Pesca, vehemently apostrophising my unworthy self over the top rail of the chair. "Who found me dead at the bottom of the sea (through Cramp); and who pulled me up to the top; and what did I say when I got into my own life and my own clothes again?
"Much more than was at all necessary," I answered as doggedly as possible; for the least encouragement in connection with this subject invariably let loose the Professor's emotions in a flood of tears.
"I said," persisted Pesca, "that my life belonged to my dear friend, Walter, for the rest of my days—and so it does. I said that I should never be happy again till I had found the opportunity of doing a good Something for Walter—and I have never been contented with myself till this most blessed day. Now," cried the enthusiastic little man at the top of his voice, "the overflowing happiness bursts out of me at every pore of my skin, like a perspiration; for on my faith, and soul, and honour, the something is done at last, and the only word to say now is—Right-all-right!
It may be necessary to explain here that Pesca prided himself on being a perfect Englishman in his language, as well as in his dress, manners, and amusements. Having picked up a few of our most familiar colloquial expressions, he scattered them about over his conversation whenever they happened to occur to him, turning them, in his high relish for their sound and his general ignorance of their sense, into compound words and repetitions of his own, and always running them into each other, as if they consisted of one long syllable.
"Among the fine London Houses where I teach the language of my native country," said the Professor, rushing into his long-deferred explanation without another word of preface, "there is one, mighty fine, in the big place called Portland. You all know where that is? Yes, yes—course-of-course. The fine house, my good dears, has got inside it a fine family. A Mamma, fair and fat; three young Misses, fair and fat; two young Misters, fair and fat; and a Papa, the fairest and the fattest of all, who is a mighty merchant, up to his eyes in gold—a fine man once, but seeing that he has got a naked head and two chins, fine no longer at the present time. Now mind! I teach the sublime Dante to the young Misses, and ah!—my-soul-bless-my-soul!—it is not in human language to say how the sublime Dante puzzles the pretty heads of all three! No matter—all in good time—and the more lessons the better for me. Now mind! Imagine to yourselves that I am teaching the young Misses to-day, as usual. We are all four of us down together in the Hell of Dante. At the Seventh Circle—but no matter for that: all the Circles are alike to the three young Misses, fair and fat,—at the Seventh Circle, nevertheless, my pupils are sticking fast; and I, to set them going again, recite, explain, and blow myself up red-hot with useless enthusiasm, when—a creak of boots in the passage outside, and in comes the golden Papa, the mighty merchant with the naked head and the two chins.—Ha! my good dears, I am closer than you think for to the business, now. Have you been patient so far? or have you said to yourselves, 'Deuce-what-the-deuce! Pesca is long-winded to-night?
We declared that we were deeply interested. The Professor went on:
"In his hand, the golden Papa has a letter; and after he has made his excuse for disturbing us in our Infernal Region with the common mortal Business of the house, he addresses himself to the three young Misses, and begins, as you English begin everything in this blessed world that you have to say, with a great O. 'O, my dears,' says the mighty merchant, 'I have got here a letter from my friend, Mr.——'(the name has slipped out of my mind; but no matter; we shall come back to that; yes, yes—right-all-right). So the Papa says, 'I have got a letter from my friend, the Mister; and he wants a recommend from me, of a drawing-master, to go down to his house in the country.' My-soul-bless-my-soul! when I heard the golden Papa say those words, if I had been big enough to reach up to him, I should have put my arms round his neck, and pressed him to my bosom in a long and grateful hug! As it was, I only bounced upon my chair. My seat was on thorns, and my soul was on fire to speak but I held my tongue, and let Papa go on. 'Perhaps you know,' says this good man of money, twiddling his friend's letter this way and that, in his golden fingers and thumbs, 'perhaps you know, my dears, of a drawing-master that I can recommend?' The three young Misses all look at each other, and then say (with the indispensable great O to begin) "O, dear no, Papa! But here is Mr. Pesca' At the mention of myself I can hold no longer—the thought of you, my good dears, mounts like blood to my head—I start from my seat, as if a spike had grown up from the ground through the bottom of my chair—I address myself to the mighty merchant, and I say (English phrase) 'Dear sir, I have the man! The first and foremost drawing-master of the world! Recommend him by the post to-night, and send him off, bag and baggage (English phrase again—ha!), send him off, bag and baggage, by the train to-morrow!' 'Stop, stop,' says Papa; 'is he a foreigner, or an Englishman?' 'English to the bone of his back,' I answer. 'Respectable?' says Papa. 'Sir,' I say (for this last question of his outrages me, and I have done being familiar with him—) 'Sir! the immortal fire of genius burns in this Englishman's bosom, and, what is more, his father had it before him!' 'Never mind,' says the golden barbarian of a Papa, 'never mind about his genius, Mr. Pesca. We don't want genius in this country, unless it is accompanied by respectability—and then we are very glad to have it, very glad indeed. Can your friend produce testimonials—letters that speak to his character?' I wave my hand negligently. 'Letters?' I say. 'Ha! my-soul-bless-my-soul! I should think so, indeed! Volumes of letters and portfolios of testimonials, if you like!' 'One or two will do,' says this man of phlegm and money. 'Let him send them to me, with his name and address. And—stop, stop, Mr. Pesca—before you go to your friend, you had better take a note.' 'Bank-note!' I say, indignantly. 'No bank-note, if you please, till my brave Englishman has earned it first.' 'Bank-note!' says Papa, in a great surprise, 'who talked of bank-note? I mean a note of the terms—a memorandum of what he is expected to do. Go on with your lesson, Mr. Pesca, and I will give you the necessary extract from my friend's letter.' Down sits the man of merchandise and money to his pen, ink, and paper; and down I go once again into the Hell of Dante, with my three young Misses after me. In ten minutes' time the note is written, and the boots of Papa are creaking themselves away in the passage outside. From that moment, on my faith, and soul, and honour, I know nothing more! The glorious thought that I have caught my opportunity at last, and that my grateful service for my dearest friend in the world is as good as done already, flies up into my head and makes me drunk. How I pull my young Misses and myself out of our Infernal Region again, how my other business is done afterwards, how my little bit of dinner slides itself down my throat, I know no more than a man in the moon. Enough for me, that here I am, with the mighty merchant's note in my hand, as large as life, as hot as fire, and as happy as a king! Ha! ha! ha! right-right-right-all-right!" Here the Professor waved the memorandum of terms over his head, and ended his long and voluble narrative with his shrill Italian parody on an English cheer.
My mother rose the moment he had done, with flushed cheeks and brightened eyes. She caught the little man warmly by both hands.
"My dear, good Pesca," she said, "I never doubted your true affection for Walter—but I am more than ever persuaded of it now!
"I am sure we are very much obliged to Professor Pesca, for Walter's sake," added Sarah. She half rose, while she spoke, as if to approach the arm-chair, in her turn; but, observing that Pesca was rapturously kissing my mother's hands, looked serious, and resumed her seat. "If the familiar little man treats my mother in that way, how will he treat me?" Faces sometimes tell truth; and that was unquestionably the thought in Sarah's mind, as she sat down again.
Although I myself was gratefully sensible of the kindness of Pesca's motives, my spirits were hardly so much elevated as they ought to have been by the prospect of future employment now placed before me. When the Professor had quite done with my mother's hand, and when I had warmly thanked him for his interference on my behalf, I asked to be allowed to look at the note of terms which his respectable patron had drawn up for my inspection.
Pesca handed me the paper, with a triumphant flourish of the hand.
"Read!" said the little man majestically. "I promise you my friend, the writing of the golden Papa speaks with a tongue of trumpets for itself.
The note of terms was plain, straightforward, and comprehensive, at any rate. It informed me,
First, That Frederick Fairlie, Esquire, of Limmeridge House. Cumberland, wanted to engage the services of a thoroughly competent drawing-master, for a period of four months certain.
Secondly, That the duties which the master was expected to perform would be of a twofold kind. He was to superintend the instruction of two young ladies in the art of painting in water-colours; and he was to devote his leisure time, afterwards, to the business of repairing and mounting a valuable collection of drawings, which had been suffered to fall into a condition of total neglect.
Thirdly, That the terms offered to the person who should undertake and properly perform these duties were four guineas a week; that he was to reside at Limmeridge House; and that he was to be treated there on the footing of a gentleman.
Fourthly, and lastly, That no person need think of applying for this situation unless he could furnish the most unexceptionable references to character and abilities. The references were to be sent to Mr. Fairlie's friend in London, who was empowered to conclude all necessary arrangements. These instructions were followed by the name and address of Pesca's employer in Portland Place—and there the note, or memorandum, ended.
The prospect which this offer of an engagement held out was certainly an attractive one. The employment was likely to be both easy and agreeable; it was proposed to me at the autumn time of the year when I was least occupied; and the terms, judging by my personal experience in my profession, were surprisingly liberal. I knew this; I knew that I ought to consider myself very fortunate if I succeeded in securing the offered employment—and yet, no sooner had I read the memorandum than I felt an inexplicable unwillingness within me to stir in the matter. I had never in the whole of my previous experience found my duty and my inclination so painfully and so unaccountably at variance as I found them now.
"Oh, Walter, your father never had such a chance as this!" said my mother, when she had read the note of terms and had handed it back to me.
"Such distinguished people to know," remarked Sarah, straightening herself in the chair; "and on such gratifying terms of equality too!"
"Yes, yes; the terms, in every sense, are tempting enough," I replied impatiently. "But before I send in my testimonials, I should like a little time to consider...
"Consider!" exclaimed my mother. "Why, Walter, what is the matter with you?
"Consider!" echoed my sister. "What a very extraordinary thing to say, under the circumstances!
"Consider!" chimed in the Professor. "What is there to consider about? Answer me this! Have you not been complaining of your health, and have you not been longing for what you call a smack of the country breeze? Well! there in your hand is the paper that offers you perpetual choking mouthfuls of country breeze for four months' time. Is it not so? Ha! Again—you want money. Well! Is four golden guineas a week nothing? My-soul-bless-my-soul! only give it to me—and my boots shall creak like the golden Papa's, with a sense of the overpowering richness of the man who walks in them! Four guineas a week, and, more than that, the charming society of two young misses! and, more than that, your bed, your breakfast, your dinner, your gorging English teas and lunches and drinks of foaming beer, all for nothing—why, Walter, my dear good friend—deuce-what-the-deuce!—for the first time in my life I have not eyes enough in my head to look, and wonder at you!
Neither my mother's evident astonishment at my behaviour, nor Pesca's fervid enumeration of the advantages offered to me by the new employment, had any effect in shaking my unreasonable disinclination to go to Limmeridge House. After starting all the petty objections that I could think of to going to Cumberland, and after hearing them answered, one after another, to my own complete discomfiture, I tried to set up a last obstacle by asking what was to become of my pupils in London while I was teaching Mr. Fairlie's young ladies to sketch from nature. The obvious answer to this was, that the greater part of them would be away on their autumn travels, and that the few who remained at home might be confided to the care of one of my brother drawing-masters, whose pupils I had once taken off his hands under similar circumstances. My sister reminded me that this gentleman had expressly placed his services at my disposal, during the present season, in case I wished to leave town; my mother seriously appealed to me not to let an idle caprice stand in the way of my own interests and my own health; and Pesca piteously entreated that I would not wound him to the heart by rejecting the first grateful offer of service that he had been able to make to the friend who had saved his life.
The evident sincerity and affection which inspired these remonstrances would have influenced any man with an atom of good feeling in his composition. Though I could not conquer my own unaccountable perversity, I had at least virtue enough to be heartily ashamed of it, and to end the discussion pleasantly by giving way, and promising to do all that was wanted of me.
The rest of the evening passed merrily enough in humorous anticipations of my coming life with the two young ladies in Cumberland. Pesca, inspired by our national grog, which appeared to get into his head, in the most marvellous manner, five minutes after it had gone down his throat, asserted his claims to be considered a complete Englishman by making a series of speeches in rapid succession, proposing my mother's health, my sister's health, my health, and the healths, in mass, of Mr. Fairlie and the two young Misses, pathetically returning thanks himself, immediately afterwards, for the whole party. "A secret, Walter," said my little friend confidentially, as we walked home together. "I am flushed by the recollection of my own eloquence. My soul bursts itself with ambition. One of these days I go into your noble Parliament. It is the dream of my whole life to be Honourable Pesca, M.P.!
The next morning I sent my testimonials to the Professor's employer in Portland Place. Three days passed, and I concluded, with secret satisfaction, that my papers had not been found sufficiently explicit. On the fourth day, however, an answer came. It announced that Mr. Fairlie accepted my services, and requested me to start for Cumberland immediately. All the necessary instructions for my journey were carefully and clearly added in a postscript.
I made my arrangements, unwillingly enough, for leaving London early the next day. Towards evening Pesca looked in, on his way to a dinner-party, to bid me good-bye.
"I shall dry my tears in your absence," said the Professor gaily, "with this glorious thought. It is my auspicious hand that has given the first push to your fortune in the world. Go, my friend! When your sun shines in Cumberland (English proverb), in the name of heaven make your hay. Marry one of the two young Misses; become Honourable Hartright, M.P.; and when you are on the top of the ladder remember that Pesca, at the bottom, has done it all!
I tried to laugh with my little friend over his parting jest, but my spirits were not to be commanded. Something jarred in me almost painfully while he was speaking his light farewell words.
When I was left alone again nothing remained to be done but to walk to the Hampstead cottage and bid my mother and Sarah good-bye.