en-fr  THE BISHOP'S SECRET by FERGUS HUME - Chapter 38
Ici, on rit, on commente, on explique, on suggère, on corrige, on vote, et parfois même on se moque (gentiment) mais toujours dans la bonne humeur et avec beaucoup de plaisir de se lire les uns les autres et de travailler ensemble.

CHAPITRE XXXVIII - DÉPART DE M. CARGRIM
Dès qu'il fut informé de la vérité inespérée, Monseigneur Pendle ne perdit pas de temps à la confirmer par des documents et des preuves superflues. Ce n'était pas une question d'heures, mais de jours, car cela impliquait une visite à l'église Saint Chad à Hampstead, et un examen rigoureux des certificats de mariage et de décès. Aussi, comme Bosvile, alias Krant, alias Gentham se révélait être un gitan selon les dires de Mlle Wichello, et comme l'information que Baltic avait recueillie des confidences de la Mère Jael étaient parvenues à l'évêque par l'intermédiaire de Brace et Graham, ce dernier considérait judicieux d'informer l'ancien marin de la nouvelle vérité. Maintenant que l'évêque Pendle était personnellement rassuré sur la légalité de son mariage, il n'hésitait pas à mettre Baltic au courant de sa propre histoire, en particulier parce que l'homme pourrait obtenir de la Mère Jael la confirmation, par écrit si besoin, que Bosvile et Jentham étaient une seule et même personne. Pour la satisfaction de toutes les parties concernées, il était indispensable de pouvoir produire une preuve irréfutable, et que l'affaire soit complètement et définitivement close. La position, en affectant à la fois la vie privée et le statut social de l'évêque et de Mme Pendle, était trop sérieuse pour être considérée autrement que de la manière la plus circonspecte.
Suite à la visite et à la révélation de mademoiselle Whichello, le révérend Pendle se mit immédiatement à la recherche de sa femme pour lui expliquer que, après tous ces doutes et ces difficultés, ces mensonges et ces falsifications, ils étaient légalement aussi liés l'un à l'autre que n'importe quel autre couple du Royaume-Uni ; que leurs enfants étaient légitimes et pouvaient porter le nom de leur père, et que le mal qui avait survécu la mort de son auteur n'était plus désormais qu'ombre et poussière... en un mot, inexistant. Mme Pendle, qui avait supporté si bravement le choc de la résurrection de son pseudo mari, fut complètement bouleversée par la bonne nouvelle du rétablissement de sa situation, et elle s'évanouit sur-le-champ lorsque son mari la lui apprit. Mais pour le bien de Lucy — car l'évêque ne souhaitait pas que celle-ci le sache, ou même le suspecte — elle contrôla mieux ses sentiments par la suite et, soulagée de l'appréhension causée par un danger imminent, elle reprit possession de sa santé et ses esprits. À la fin de la semaine, elle fut ainsi capable d'assister, dans la bibliothèque, à une réunion de six personnes convoquées par son mari afin de régler la situation. Le bon évêque se montra particulièrement méthodique et minutieux ; et il était déterminé à ce que le sujet du faux et du vrai mariage soit débattu jusqu'à le séparer de l'ivraie. En conséquence, la réunion fut tenue selon le droit et le bon.
En cette circonstance capitale, étaient présents l'évêque lui-même et Mme Pendle, assise à côté de lui, ainsi que Mlle Wicchello palpitante et nerveuse, en compagnie du docteur Graham, de Gabriel, lui-même placé à côté de Baltic, le visage impassible et solennel. Lorsqu'ils furent rassemblés, l'évêque ne perdit pas de temps à parler de l'affaire qui les avait réunis. Il décrivit en détails l'imposture de Jentham, son meurtre par Mosk, qui ensuite s'était lui-même donné la mort, et la révélation de Mlle Wichello, en terminant par la production des documents qui prouvaient les différents mariages, ainsi qu'une rapide explication qui concluait en ce sens.
— Voici, dit Monseigneur Pendle, le certificat de mariage de Pharao Bosvile avec Ann Wichello, qui date de décembre 1869. Ils ont vécu en mari et femme pendant six mois jusqu'à mai 1870, date après laquelle Bosvile abandonna la malheureuse femme.
— Après avoir dépensé tout son argent, le misérable . ajouta rageusement Mlle Wichello.
— Bosvile ! continua l'évèque, avait auparavant fait connaissance de ma femme, alors Amy Lancaster, sous le faux nom de Stephen Krant ; rapidement il gagna son amour, et le croyant libre elle accepta de l'épouser.
— Non, l'évêque, le contredit vigoureusement Mme Pendle , Il n'a pas gagné mon amour, il m'a fascinée par son élégance et ses manières enjôleuses, car malgré sa cicatrice sur la joue, Stephen était très beau. Un ami l'avait présenté à mon père comme un exilé hongrois se cachant sous le nom de Krant pour échapper à la vengeance autrichienne ; et mon père, dans son enthousiasme pour le patriotisme, l'a admis dans notre maison. J'étais alors une gamine naïve et sotte, sa maudite allure brillante m'a attirée vers lui. Quand il a appris que j'avais moi-même de l'argent, il m'a demandée en mariage. Mon père s'y opposait, mais j'étais entichée des dons artistiques de Stephen, et je devins sa femme en octobre 1870.
— Ainsi, ma chérie, approuva l'évêque à mi-voix ; gamine sans expérience, vous étiez à la merci de ce Belial. Vous vous êtes mariée comme vous nous l'avez dit en octobre 1870, comme le prouve ce certificat, et l'évêque le fit passer à Baltic. Mais à ce moment le mariage de Mme Bosvile était encore valide. Mlle Wichello peut témoigner de ce fait important !
— Ah ! pour ça je le peux, soupira la petite vieille, approuvant de la tête. Ma pauvre sœur chérie n'est morte qu'en janvier 1871, et j'étais présente pour fermer ses yeux épuisés... tellement épuisés. N'est-ce pas le certificat de décès que vous tenez ?
— Oui, répondit simplement l'évêque en déposant le papier dans la main qu'elle tendait. — Vous comprenez maintenant, mes amis, continua-t-il en s'adressant à la compagnie, que, comme Mme Bosville était en vie en octobre 1870, le mariage que son mari avait contracté avec Mlle Lancaster était frauduleux.
— C'est assez clair, murmura Baltic, attentif, en hochant la tête.
— Il apparaît donc, reprit l'évêque avec concision, que lorsque je me suis marié avec Amy Krant, veuve — comme je le croyais —, en septembre 1871, j'ai en fait épousé Amy Lancaster, célibataire. Donc cette dame — ici l'évêque pressa tendrement la main de Mme Pendle — est ma véritable et chère épouse, et cela le plus légalement du monde pendant toutes ces nombreuses années, malgré l'infâme assertion contraire de Bosvile.
— Dieu merci ! Dieu merci ! s'écria Mme Pendle avec des larmes de joie. — Gabriel, mon garçon chéri ! et elle tendit sa main qu'elle venait de libérer pour caresser son fils. Gabriel embrassa cette main avec une émotion non dissimulée.
Au même instant, le Dr Graham examinait le certificat de mariage avec une attention soutenue, comme s'il y cherchait une faille. Excusez-moi, mon cher Pendle, dit-il d'une voix cassante, mais il me semble que Mme Pendle est devenue votre femme sous un nom qui n'était plus le sien. Ce faux nom ne constitue-t-il pas un vice de forme pour le mariage ?
— En aucun cas, répondit prestement l'évêque. J'ai consulté sur ce point lorsque j'étais à Londres. Voici ce qu'il en résulte — et Monseigneur Pendle lut un extrait d'un document d'apparence juridique. Un mariage fait dans l'ignorance d'un faux nom est parfaitement valable. La loi sur ce point semble être celle-ci — Si une personne pour masquer son identité, soit un faux nom soit une fausse dénomination, dans le but d'établir un mariage secret, le mariage est nul ; mais si le faux nom ou la fausse identité est adoptée accidentellement ou en toute innocence, le mariage est valable. Par conséquent, ajouta le révérend Pendle en mettant le papier de côté, Mme Pendle n'était pas la femme de Bosvile pour deux motifs distincts. Premièrement, parce que son épouse légitime était encore en vie lorsqu'il s'est remarié. Deuxièmement, car il a frauduleusement épousé sa seconde femme en communiquant un nom et une identité erronés. En ce qui concerne mon mariage, il est parfaitement légal, parce que le faux nom de Krant pris par mon épouse l'a été en toute innocence. Il n'y a pas un tribunal dans le royaume de Grande Bretagne, conclut l'évêque, avec conviction, qui ne tiendrait mon mariage pour réel et légal, et Dieu soit loué que ce soit le cas.
— Dieu soit loué ! dit à son tour Gabriel, du fond du coeur. Graham, débordant de plaisir, bondit avec son excitation habituelle , et serra à son tour chaleureusement la main de Monseigneur Pendle et de son épouse. — Je vous félicite tous deux, mes chers amis, dit-il , non sans émotion. Vous avez enfin traversé victorieusement vos problèmes, et pouvez désormais vivre dans une paix méritée pour le reste de votre vie. Deus nobis haec otia fecit ! Hé, monseigneur, vous connaissez le cygne de Mantoue. Hé bien, vous avez payé votre tribut aux dieux, Pendle, et ils ne jalouseront plus votre bonne fortune ni ne chercheront à la détruire.
— Graham, Graham, dit l'évêque, avec une tolérance bienveillante, toujours ces idées païennes.
— Oui ! oui ! Je suis un païen bercé dans une croyance désuète, cita le docteur en se frottant les mains. — Eh bien, nous ne pouvons pas tous être évêques.
— Nous pouvons tous être chrétiens, dit gravement Baltic.
— Ah ! répliqua Graham. Ce que nous devrions être et ce que nous sommes, M. Baltic, sont sujets de discussions sans fin. En ce moment, nous devrions tous être souriants et reconnaissants, ce qui, ajouta-t-il après une pause, ne semble pas être le cas de Mlle Whichello, je le constate à regret.
— Je pense à ma pauvre sœur, répondit en sanglotant la vieille dame. Comment puis-je savoir que ce vaurien ne l'a pas dupée en la prenant pour épouse sous un faux nom ?
— Non, madame ! intervint Baltic avec empressement. Bosvile était le véritable nom de cet homme, il était donc légalement le mari de votre sœur. J'ai noté une déclaration de la mère Jaël selon laquelle Jentham était vraiment Pharaon Bosvile et, à ma demande, elle a confirmé en signant. La voici, signée de sa main et attestée par moi-même. Je vous la donnerai, monseigneur, pour que vous puissiez l'enfermer en toute sécurité avec ces certificats.
— Merci, monsieur Baltic, dit l'évêque en prenant le bout de papier tendu par le missionnaire, mais j'espère que cette... euh.... cette femme sait peu de choses de la vérité.
— Elle ne sait rien, monseigneur, sauf que Bosvile, pour des raisons personnelles, a pris les noms d'Amaru et de Jentham à différents moments. Le coquin était assez rusé pour garder pour lui-même les plans de sa vie parmi les gadjos et de ses mariages, faux et vrai ; la mère Jaël ignore tout cela. Gardez l'esprit tranquille, monsieur, elle ne vous dérangera en aucune manière.
— Bien ! dit le révérend Pendle, poussant un long soupir de soulagement. Alors, dans ce cas, mes amis, je pense qu'il serait bon que nous gardions ce que nous savons des iniquités de Bosvile pour nous-mêmes. Je ne souhaite pas que mon fils George ou ma fille Lucy apprenne cette triste histoire du passé. Une telle connaissance les heurterait inutilement.
— Et je suis sûre que je ne veux pas que Mab sache quel mécréant était son père, interrompit Mlle Wichello. Dieu merci, elle ne tient en aucune façon de lui, sauf que physiquement elle lui ressemble. Lorsque le capitaine Pendle parle de la merveilleuse beauté orientale de Mab, je suis toute tremblante, il l'ignore mais il dit vrai, Mab a du sang arabe dans les veines.
— Pas du sang arabe, chère dame, s'écria vivement Graham, les bohémiens ne viennent pas d'Arabie, mais, comme on le suppose, du nord de l'Inde. Ils sont arrivés en Europe vers le XVe siècle, prétendant, à tort, être des égyptiens. Mais Borrow et Leland s'accordent pour dire que...
— Je ne veux pas entendre parler de gitans, interrompit mademoiselle Whichello, coupant court au discours du docteur. Tout ce que je sais, c'est que Bosvile ou Jentham, ou peu importe comment il s'appelait, en était un représentant et que ces gitans sont un ramassis de Moabites. Vraiment, je me demande si Monseigneur laisserait son fils épouser une enfant de cette ethnie.
— Chère mademoiselle Whichello, dit Mme Pendle enlaçant le cou de la pauvre femme, monseigneur et moi-même sommes fiers que Mab devienne notre fille et l'épouse de George. Et après tout, ajouta-t-elle naïvement, ni l'un ni l'autre ne connaitront jamais la vérité.
— Je l'espère bien, répondit Mlle Whichello dans un sanglot. J'ai fait enterrer ce misérable à mes frais, puisqu'il était le père de Mab. Et j'ai fait poser une pierre tombale, avec son nom de famille "Jentham" inscrit dessus, afin que personne ne puisse poser de questions, ce qui aurait pu être le cas si j'avais fait écrire son vrai nom.
— Personne ne posera de questions, dit l'évêque avec douceur, et si quelqu'un le faisait, aucune réponse ne lui serait donnée, nous sommes tous d'accord sur ce point.
— Tout à fait d'accord, répondit Baltic parlant au nom des autres, nous enterrerons le passé avec le mort, et que Dieu bénisse l'avenir.
— Amen ! répondit le révérend Pendle, et il inclina sa tête grise dans un silence plus éloquent que des paroles.
Maintenant que les difficultés étaient aplanies par toute l'ingéniosité qu'avait pu élaborer l'intelligence humaine, après que Pendle eut congédié ses amis il lui restait encore une tâche déplaisante, à laquelle, pour se rendre justice, il ne pouvait sursoir. C'était le châtiment de Michael Cargrim, qui méritait en effet peu d'indulgence de la part de l'homme dont il avait si honteusement trahi la confiance Les serpents devaient être écrasés, les traitres devaient être châtiés, quelque désagréable que puisse être la fonction judiciaire ; afin de ne pas permettre aux méchants de continuer leurs habitudes malfaisantes au détriment du bien-être de l'humanité. Plus le juge est équitable, plus il doit être sévère envers de tels pécheurs calculateurs, de peur que, encouragée par l'exemple, l'humanité ne devienne encore plus corrompue qu'elle ne l'est. Monseigneur Pendle était un homme bon, qui souhaitait le bonheur de ses semblables, du moins c'était en général le cas ; mais il ne pouvait fermer les yeux sur la nature ignoble et comploteuse de Cargrim, aussi pour le bien de sa famille et la santé de l' Église et dans l'intérêt même du comploteur, il le convoqua afin qu'il reçoive reproches et châtiment. Il n'était plus le protecteur, le bienfaiteur; mais le juge, le supérieur ecclésiastique, sévère et impartial.
Cargrim obéit à contrecœur à la convocation, car il savait bien qu'il recevrait la récompense juste pour ses actes. Quelques jours auparavant, alors qu'il se plaignait auprès de Baltic que Monseigneur Pendle ait prouvé son innocence, l'homme lui avait reproché sa bassesse, et lui avait laissé entendre que l'évêque était parfaitement conscient du rôle qu'il avait joué. Abandonné par son ancien allié, ignorant tout du secret de monseigneur Pendle, convaincu de la culpabilité de Mosk, le chapelain se trouvait dans une position toute autre que confortable. Il récoltait les fruits de ce qu'il avait si laborieusement semé ; il était pris dans son propre piège et ne trouvait pas d'argument pour justifier sa conduite. En un mot, il était perdu, et il se tenait maintenant face à son supérieur outragé pâle et tête basse, prêt au blâme et à la sentence, sans dire un mot pour sa défense. Quand bien même aurai-il eu l'insolence de le faire qu'il n'aurait pas trouvé un seul mot utile à sa cause.
— Michael, dit l’évêque d'un ton doux, j'ai été informé par M. Baltic que vous m'aviez accusé d'un crime abominable. Puis-je demander pour quels motifs vous l'avez fait ?
Cargrim ne répondit pas, mais, rougissant et blanchissant alternativement, il posait un regard honteux sur le tapis.
— Je dois répondre moi-même, je vois, continua le révérend Pendle, après un court silence ; vous avez pensé qu'ayant rencontré Jentham dans la lande pour lui donner de l'argent que je l'ai tué par pure méchanceté. Pourquoi penser tant de mal de moi, mon pauvre ami ? N'ai-je pas été comme un père pour vous ? Ne vous ai-je pas considéré comme mon propre fils ? Vous savez que cela a été le cas. Et pour toute récompense, vous avez secrètement comploté pendant plusieurs semaines dans le but de me nuire. Même si j'avais été coupable, s’écria l'évêque élevant la voix, ce n'est pas à vous de couvrir d'opprobre quelqu'un qui vous a chéri. Si vous aviez de si mauvaises pensées dans votre cœur, pourquoi n'êtes-vous pas venu courageusement devant moi et ne m'avez accusé en face ? J'aurais su alors comment vous répondre. Je peux pardonner la malveillance — oui, même la malveillance — mais pas la tromperie. N'avez-vous jamais songé à ma fragile épouse, à ma famille innocente, en complotant et en instruisant ma perte avec un visage souriant ? Hélas ! hélas ! Michael, comment avez-vous pu agir d'une manière si indigne d'un chrétien, d'un gentleman ?
— À quoi sert de pleurer sur le lait renversé ? dit résolument Cargrim. Vous avez l'avantage désormais, vous pouvez faire ce que vous voulez.
— Qu'entendez-vous par là ? dit sévèrement l'évêque. J'ai certainement l'avantage maintenant ; je n'ai jamais perdu l'avantage, monsieur, d'aussi loin que vous soyez concerné. Je n'ai pas assassiné ce misérable, car vous savez que Mosk a avoué comment il l'avait tué pour récupérer l'argent que je lui avais donné. J'ai connu Jentham à une autre époque, sous un autre nom, et quand il m'a demandé de l'argent je le lui ai donné. La raison pour laquelle je l'ai fait, je n'ai pas à vous la donner, M. Cargrim. Je n'ai pas à me justifier de mes actes à votre endroit. Non seulement je suis votre ainé, mais aussi votre supérieur ecclésiastique, envers qui, en tant que prêtre, vous êtes tenu à l'obéissance. Maintenant j'exige cette obéissance. Vous devez payer pour vos fautes.
— Vous ne pouvez pas m'atteindre, répondit Cargrim d'un air de défi.
— Je n'ai pas l'intention de vous blesser, répondit l'évêque à mi voix, mais pour votre propre bien, vous devez être châtié, et pour ce qui est de vous punir, je le ferai autant que j'en ai le pouvoir.
— Je suis prêt à être puni, monseigneur, vous tenez le fouet en vos mains, aussi dois-je m'y soumettre.
Michael, Michael, ne vous endurcissez pas le cœur ! Repentez-vous de votre bassesse, si vous en êtes capable. je ne peux vous épargner, quand bien même le voudrais-je. Bonis nocet quisquis pepercerit malis ; il est vrai qu'en tant que prêtre, je devrais obéir, et ce que j'envisage de faire en obéissant est dans votre seul intérêt. Après le châtiment viennent la repentance et l'amendement.
Cargrim se renfrogna. — Il est inutile d'en dire plus, monseigneur, dit-il sèchement. — Puisque j'ai agi stupidement, je mérite le salaire de ma stupidité.
— Vous êtes vraiment un fou, ajouta l'évêque, et qui est plus fou et ingrat, sinon vous ne répondriez pas ainsi à quelqu'un qui n'a pour but votre intérêt. Mais puisque vous avez pris une telle attitude, je serai bref. Vous devez quitter ma maison tout de suite, et, pour la honte, je vous conseille de quitter l'Église.
— Quitter l'Église ? répéta Cargrim, consterné.
— C'est ce que j'ai dit. En tant qu'évêque, je ne puis confier à un coupable la charge des âmes immortelles.
— Coupable ? Je ne suis coupable de rien.
— Vous appelez rien la malveillance, le mensonge et la dissimulation ?
— Vous ne pouvez pas me chasser de l'Église pour ce que j'ai fait, dit Cargrim, éludant la question. Vous en avez peut-être le désir mais vous n'en avez pas le pouvoir.
Le révérend Pendle le regarda avec stupéfaction : — Votre pouvoir est en effet empli de diabolisme au vu de votre capacité à me parler de la sorte, dit-il tristement. Je vois qu'il est inutile de discuter avec vous dans votre situation de déchéance actuelle.
— Situation de déchéance, Monseigneur ?
— Oui, mon pauvre garçon ! Une double déchéance, en tant que prêtre mais aussi en tant qu'homme. Cependant, je ne plaiderai plus. Allez où vous voulez, faites ce que vous voudrez, bien que je vous conseille une fois encore de ne pas insulter un Dieu offensé en offrant à d'autres des prières dont vous aurez besoin pour vous-même. Cependant, comme je ne veux pas que vous mourriez de faim, j'ordonnerai à mon banquier de Londres de vous verser, chaque mois, une certaine somme d'argent jusqu'à ce que vous ne fussiez plus dans le besoin. À présent, partez Michael. Vous m'avez amèrement déçu et vos propres agissements m'interdisent de vous garder auprès de moi. Partez ! Repentez-vous... et priez.
L'aumônier, un air de méchanceté sur le visage, se dirigea vers la porte ou plutôt, fila à l'anglaise*. — Vous exagérez mes péchés dérisoires, jeta-t-il par dessus son épaule. Que faites-vous des vôtres qui sont immenses ?
— Oseriez-vous, misérable,vous élever contre votre chef spirituel ! tonna l'évêque en se dressant sur ses pieds, tout habité par l'autorité impérieuse de l'Église. Partez ! Hors de ma vue, de peur que je ne vous chasse de notre communauté. Partez !
Devant la fulgurance de ce noble courroux, Cargrim, livide et tremblant, s'éclipsa comme un chien battu.
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CHAPTER XXXVIII - EXIT MR CARGRIM.
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Therefore, the council was held ex aequo et bono.
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'After spending all her money, the wretch!'
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put in Miss Whichello, angrily.
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'Bosvile!'
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I was then a weak, foolish girl, and his wicked brilliancy drew me towards him.
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When he learned that I had money of my own he proposed to marry me.
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My father objected, but I was infatuated by Stephen's arts, and became his wife in October 1870.
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'But at the time of such marriage Mrs Bosvile was still alive.
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Miss Whichello can vouch for this important fact!
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'Ah!
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that I can,' sighed the little old lady, shaking her head.
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Is not that the certificate of her death you are holding?
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'Yes,' answered the bishop, simply, and gave the paper into her outstretched hand.
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'That is clear enough,' murmured the attentive Baltic, nodding.
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'Thank God!
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thank God!'
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cried Mrs Pendle, with joyful tears.
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'Gabriel, my darling boy!'
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and she stretched out her disengaged hand to caress her son.
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Gabriel kissed it with unconcealed emotion.
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Does that false name vitiate the marriage?
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'By no means,' replied the bishop, promptly.
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'I took counsel's opinion on that point when I was in London.
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It is as follows'—and Dr Pendle read an extract from a legal-looking document.
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'"A marriage which is made in ignorance in a false name is perfectly good.
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Firstly, because his true wife was alive when he married her.
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Secondly, because he fraudulently made her his wife by giving a false name and description.
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'God be thanked!'
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said Gabriel, in his turn, and said it with heartfelt earnestness.
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'I congratulate you both, my dear friends,' said he, not without emotion.
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Deus nobis haec otia fecit!
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Hey, bishop, you know the Mantuan.
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'Graham, Graham,' said the bishop, with kindly tolerance, 'always these Pagan sentiments.
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'Ay!
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ay!
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I am a Pagan suckled in a creed outworn,' quoted the doctor, rubbing his hands.
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'Well, we cannot all be bishops.
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'We can all be Christians,' said Baltic, gravely.
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'Ah!'
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retorted Graham.
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'What we should be, and what we are, Mr Baltic, are points capable of infinite discussion.
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'I am thinking of my poor sister,' sobbed the old lady.
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'No, madam!'
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interposed Baltic, eagerly.
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'Bosvile was the man's true name, therefore he was legally your sister's husband.
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Here it is, signed by her and witnessed by me.
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I shall give it to you, my lord, that you may lock it up safely with those certificates.
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Set your mind at rest, sir, she will never trouble you in any way.
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'Good!'
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said Dr Pendle, drawing a long breath of relief.
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I do not wish my son George or my daughter Lucy to learn the sad story of the past.
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Such knowledge would only vex them unnecessarily.
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'And I'm sure I don't want Mab to know what a villain her father was,' broke in Miss Whichello.
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'Thank God she is unlike him in every way, save that she takes after him in looks.
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They appeared in Europe about the fifteenth century, calling themselves, falsely enough, Egyptians.
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unit 101
But both Borrow and Leland are agreed that—.
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I wonder the bishop lets his son marry the child of one, I do indeed!
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unit 105
And after all,' she added naively, 'neither of them will ever know the truth!
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unit 106
'I hope not, I'm sure,' wept Miss Whichello.'
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unit 107
I buried that miserable man at my own expense, as he was Mab's father.
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unit 111
'Amen!'
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unit 112
said Dr Pendle, and bowed his grey head in a silence more eloquent than words.
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unit 124
Nor, had he possessed the insolence to do so, could he have thought of that one necessary word.
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unit 126
May I ask on what grounds you did so?
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unit 127
Cargrim made no reply, but, flushing and paling alternately, looked shamefaced at the carpet.
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unit 129
Why should you think so ill of me, my poor boy?
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unit 130
Have I not stood in the place of your father?
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unit 131
Have I not treated you as my own son?
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unit 132
You know that I have.
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unit 133
And my reward is, that these many weeks you have been secretly trying to ruin me.
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unit 136
I should then have known how to answer you.
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unit 137
I can forgive malice—yes, even malice—but not deceit.
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unit 139
Alas!
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unit 140
alas!
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unit 141
Michael, how could you act in a way so unworthy of a Christian, of a gentleman?
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unit 142
'What is the use of crying over spilt milk?'
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unit 143
said Cargrim, doggedly.
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unit 144
'You have the advantage now and can do what you will.
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unit 145
'What do you mean by talking like that?'
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unit 146
said the bishop, sternly.
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unit 147
'Have the advantage now indeed; I never lost the advantage, sir, so far as you are concerned.
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unit 149
unit 150
My reason for doing so I do not choose to tell you, Mr Cargrim.
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unit 151
It is not your right to question my actions.
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unit 153
That obedience I now exact.
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unit 154
You must suffer for your sins.
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unit 155
'You can't hurt me,' returned Cargrim, with defiance.
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unit 157
'I am ready to be punished, my lord; you have the whip hand, so I must submit.
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'Michael, Michael, harden not your heart!
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unit 159
Repent of your wickedness if it is in you to do so.
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unit 160
I cannot spare you if I would.
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After punishment comes repentance and amendment.
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Cargrim scowled.
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unit 164
'It is no use talking further, my lord,' he said roughly.
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unit 165
'As I have acted like a fool, I must take a fool's wages.
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unit 167
But as you take up such a position, I shall be brief.
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unit 168
You must leave my house at once, and, for very shame, I should advise you to leave the Church.
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'Leave the Church?'
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unit 170
echoed Cargrim, in dismay.
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'I have said it.
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unit 172
As a bishop, I cannot entrust to a guilty man the care of immortal souls.
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'Guilty?
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unit 174
I am guilty of nothing.
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unit 175
'Do you call malice, falsehood, dissimulation nothing?
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unit 176
'You cannot unfrock me for what I have done,' said Cargrim, evading a direct reply.
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unit 177
'You may have the will, but you have not the power.
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unit 179
'I see that it is useless to argue with you in your present fallen condition.
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unit 180
'Fallen condition, my lord?
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unit 181
'Yes, poor lad!
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unit 182
fallen not only as a priest, but as a man.
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unit 183
However, I shall plead no more.
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Now go, Michael.
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Go!
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Repent—and pray.
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The chaplain, with a look of malice on his face, walked, or rather slunk, towards the door.
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'You magnify my paltry sins,' he flung back.
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'What of your own great ones?
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unit 193
'Dare you, wretched man, to speak against your spiritual head!'
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thundered the bishop, starting to his feet, vested with the imperious authority of the Church.
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'Go!
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Quit my sight, lest I cast you out from amongst us!
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Go!
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francevw • 14085  commented  6 months, 3 weeks ago

Petit résumé relatif à la question du vouvoiement-tutoiement. Nous pourrons toujours le modifier si nécessaire.
- La plupart des personnages se vouvoient comme sans doute on le faisait à cette époque.
- Les époux se vouvoient
- Les enfants vouvoient leurs parents
- Les parents tutoient leurs enfants
- Le docteur Graham tutoie Harry Brace et les enfants de l'évêque
- Les fiancés ? au début ils se vouvoyaient puis il me semble qu'on a glissé vers le tutoiement
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For those who are interested in listening to the novel: https://librivox.org/the-bishops-secret-by-fergus-hume/

THE BISHOP'S SECRET by FERGUS HUME (1900)

This text will be uploaded on Translatihan, one chapter at a time, starting from chapter XVI, as the former chapters were translated on Duolingo before. Please follow each chapters’ link to the Translatihan text. Good translation.

List of the characters:
1. Miss Daisy Norsham, Belgravian spinster
2. Mrs. Pansey, an archdeacon's widow
3. Mr. George Pendle, Bishop, Dr. Pendle
4. Mrs. Amy Pendle, the bishop's wife, formerly Mrs. Creagth (widow)
5. Mr. George Pendle, bishop's son, officer, in love with Mab Arden
6. Mr. Gabriel Pendle, bishop's son, curate, allegedly chasing Miss Mosk
7. Miss Lucy Pendle, bishop's daughter
8. Sir Harry Brace, engaged to Lucy Pendle
9. Miss Mab Arden, most beautiful girl in Beorminster
10. Miss Whichello, Mab Arden's aunt
11. Mr. Michael Cargrim, bishop's chaplain, also likes Mab Arden
12. Dr. Graham, doctor, atheist, sceptic
13. Mr. William Mosk, the owner of the The Derby Winner pub
14. Mrs Mosk, his wife
15. Miss Bell Mosk, their daughter
16. Mr. Alder, dean, Dr. Alder
17. Miss Tancred, keeps telling the story about her lost purse
18. John, bishop's servant
19. Mr. Jentham, the man with the scar, the bearer of the bad news

Synopsis:
Bishop Pendle is the Church of England bishop in a small fictitious English cathedral town. Several years into his work, he receives a visit from a disreputable-looking visitor. The bishop is much upset. What transpired between them that has so upset the good churchman? And then there is the murder. Fergus Hume was one of the most prolific and most popular of 19th century novelists. "Mr. Hume won a reputation second to none for plot of the stirring, ingenious, misleading, and finally surprising kind, and for working out his plot in vigorous and picturesque English. In "The Bishop's Secret," while there is no falling off in plot and style, there is a welcome and marvelous broadening out as to the cast of characters, representing an unusually wide range of typical men and women. These are not laboriously described by the author, but are made to reveal themselves in action and speech in a way that has, for the reader, all the charm of personal intercourse with living people…."

TABLE OF CONTENTS https://en.wikisource.org/wiki/The_Bishop%27s_Secret
PREFACE.
CHAPTER I. 'Enter Mrs Pansey As Chorus'
CHAPTER II. The Bishop Is Wanted
CHAPTER III. The Unforeseen Happens
CHAPTER IV. The Curiosity Of Mr Cargrim
CHAPTER V. The Derby Winner
CHAPTER VI. The Man With The Scar
CHAPTER VII. An Interesting Conversation
CHAPTER VIII. On Saturday Night
CHAPTER IX. An Exciting Adventure
CHAPTER X. Morning Service In The Minster
CHAPTER XI. Miss Whichello's Luncheon-party
CHAPTER XII. Bell Mosk Pays A Visit
CHAPTER XIII. A Stormy Night
CHAPTER XIV. 'Rumour Full Of Tongues'
CHAPTER XV. The Gipsy Ring
CHAPTER XVI. The Zeal Of Inspector Tinkler
CHAPTER XVII. A Clerical Detective
CHAPTER XVIII. The Chaplain On The Warpath
CHAPTER XIX. The Bishop's Request
CHAPTER XX. Mother Jael
CHAPTER XXI. Mrs Pansey's Festival
CHAPTER XXII. Mr Mosk Is Indiscreet
CHAPTER XXIII. In The Library
CHAPTER XXIV. The Bishop Asserts Himself
CHAPTER XXV. Mr Baltic, Missionary
CHAPTER XXVI. The Amazement Of Sir Harry Brace
CHAPTER XXVII. What Mother Jael Knew
CHAPTER XXVIII. The Return Of Gabriel
CHAPTER XXIX. The Confession Of Bishop Pendle
CHAPTER XXX. Blackmail
CHAPTER XXXI. Mr Baltic On The Trail
CHAPTER XXXII. The Initials
CHAPTER XXXIII. Mr Baltic Explains Himself
CHAPTER XXXIV. The Wages Of Sin
CHAPTER XXXV. The Honour Of Gabriel
CHAPTER XXXVI. The Rebellion Of Mrs Pendle
CHAPTER XXXVII. Dea Ex Machinâ
CHAPTER XXXVIII. Exit Mr Cargrim
CHAPTER XXXIX. All's Well That Ends Well

by francevw 6 months, 3 weeks ago

For more info, please see "discussion tab" by clicking on the title of this chapter.

CHAPTER XXXVIII - EXIT MR CARGRIM.
Once informed of the welcome truth, Dr Pendle lost no time in having it verified by documents and extraneous evidence. This was not the affair of hours, but of days, since it entailed a visit to St Chad's Church at Hampstead, and a rigorous examination of the original marriage and death certificates. Also, as Bosvile, alias Krant, alias Jentham was said to be a gipsy on the authority of Miss Whichello, and as the information that Baltic was in the confidence of Mother Jael had trickled through Brace and Graham to the bishop, the last named considered it advisable that the ex-sailor should be informed of the actual truth. Now that Dr Pendle was personally satisfied of the legality of his marriage, he had no hesitation in acquainting Baltic with his life-history, particularly as the man could obtain from Mother Jael an assurance, in writing if necessary, that Bosvile and Jentham were one and the same. For the satisfaction of all parties concerned, it was indispensable that proof positive should be procured, and the matter settled beyond all doubt. The position, as affecting both the private feelings and social status of Bishop and Mrs Pendle, was too serious a one to be dealt with otherwise than in the most circumspect manner.
After Miss Whichello's visit and revelation, Dr Pendle immediately sought out his wife to explain that after all doubts and difficulties, and lies and forgeries, they were as legally bound to one another as any couple in the three Kingdoms; that their children were legitimate and could bear their father's name, and that the evil which had survived the death of its author was now but shadow and wind—in a word, non-existent. Mrs Pendle, who had borne the shock of her pseudo husband's resurrection so bravely, was quite overwhelmed by the good news of her re-established position, and fainted outright when her husband broke it to her. But for Lucy's sake—as the bishop did not wish Lucy to know, or even suspect anything—she afterwards controlled her feelings better, and, relieved from the apprehension of coming danger, speedily recovered her health and spirits. She was thus, at a week's end, enabled to attend in the library a council of six people summoned by her husband to adjust the situation. The good bishop was nothing if not methodical and thorough; and he was determined that the matter of the false and true marriages should be threshed out to the last grain. Therefore, the council was held ex aequo et bono.
On this momentous occasion there were present the bishop himself and Mrs Pendle, who sat close beside his chair; also Miss Whichello, fluttered and anxious, in juxtaposition with Dr Graham; and Gabriel, who had placed himself near Baltic the sedate and solemn-faced. When all were assembled, the bishop lost no time in speaking of the business which had brought them together. He related in detail the imposture of Jentham, the murder by Mosk, who since had taken his own life, and the revelation of Miss Whichello, ending with the production of the documents proving the several marriages, and a short statement explaining the same.
'Here,' said Dr Pendle, 'is the certificate of marriage between Pharaoh Bosvile and Ann Whichello, dated December 1869. They lived together as man and wife for six months up to May 1870, after which Bosvile deserted the unhappy lady.
'After spending all her money, the wretch!' put in Miss Whichello, angrily.
'Bosvile!' continued the bishop, 'had previously made the acquaintance of my wife, then Amy Lancaster, under the false name of Stephen Krant; and so far won her love that, thinking him a single man, she consented to marry him.
'No, bishop,' contradicted Mrs Pendle, very positively, 'he did not win my love; he fascinated me with his good looks and charming manners, for in spite of the scar on his cheek Stephen was very handsome. Some friend introduced him to my father as a Hungarian exile hiding under the name of Krant from Austrian vengeance; and my father, enthusiastic on the subject of patriotism, admitted him to our house. I was then a weak, foolish girl, and his wicked brilliancy drew me towards him. When he learned that I had money of my own he proposed to marry me. My father objected, but I was infatuated by Stephen's arts, and became his wife in October 1870.
'Quite so, my love,' assented her husband, mildly; 'as an inexperienced girl you were at the mercy of that Belial. You were married as you say in October 1870; here, to prove that statement, is the certificate,' and the bishop passed it to Baltic. 'But at the time of such marriage Mrs Bosvile was still alive. Miss Whichello can vouch for this important fact!
'Ah! that I can,' sighed the little old lady, shaking her head. 'My poor darling sister did not die until January 1871, and I was present to close her weary—weary eyes. Is not that the certificate of her death you are holding?
'Yes,' answered the bishop, simply, and gave the paper into her outstretched hand. 'You can now understand, my friends,' he continued, addressing the company generally, 'that as Mrs Bosvile was alive in October 1870, the marriage which her husband then contracted with Miss Lancaster was a false one.
'That is clear enough,' murmured the attentive Baltic, nodding.
'It thus appears,' resumed the bishop, concisely, 'that when I married—as I thought—Amy Krant, a widow, in September 1871, I really and truly wedded Amy Lancaster, a spinster. Therefore this lady'—and here the bishop clasped tenderly the hand of Mrs Pendle—'is my true, dear wife, and has been legally so these many years, notwithstanding Bosvile's infamous assertion to the contrary.
'Thank God! thank God!' cried Mrs Pendle, with joyful tears. 'Gabriel, my darling boy!' and she stretched out her disengaged hand to caress her son. Gabriel kissed it with unconcealed emotion.
In the meantime, Dr Graham was examining the bishop's marriage certificate with sharp attention, as he thought he espied a flaw. 'Pardon me, my dear Pendle,' said he, in his crisp voice, 'but I see that Mrs Pendle became your wife under a name which we now know was not then her own. Does that false name vitiate the marriage?
'By no means,' replied the bishop, promptly. 'I took counsel's opinion on that point when I was in London. It is as follows'—and Dr Pendle read an extract from a legal-looking document. '"A marriage which is made in ignorance in a false name is perfectly good. The law on the subject appears to be this—If a person, to conceal his or her identity, assumes either a wrong name or description, so as to practically obtain a secret marriage, the marriage is void; but if the wrong name or description is adopted by accident or innocently, the marriage is good." Therefore,' added Dr Pendle, placing the paper on one side, 'Mrs Pendle was not Bosvile's wife on two distinct grounds. Firstly, because his true wife was alive when he married her. Secondly, because he fraudulently made her his wife by giving a false name and description. Regarding my own marriage, it is a good one in law, because Mrs Pendle's false name of Krant was adopted in all innocence. There is no court in the realm of Great Britain,' concluded the bishop, with conviction, 'that would not uphold my marriage as true and lawful, and God be thanked that such is the case!
'God be thanked!' said Gabriel, in his turn, and said it with heartfelt earnestness. Graham, bubbling over with pleasure, jumped up in his restless way, and gave a friendly hand in turn to Dr Pendle and his wife. 'I congratulate you both, my dear friends,' said he, not without emotion. 'You have won through your troubles at last, and can now live in much-deserved peace for the rest of your lives. Deus nobis haec otia fecit! Hey, bishop, you know the Mantuan. Well, well, you have paid forfeit to the gods, Pendle, and they will no longer envy your good fortune, or seek to destroy it.
'Graham, Graham,' said the bishop, with kindly tolerance, 'always these Pagan sentiments.
'Ay! ay! I am a Pagan suckled in a creed outworn,' quoted the doctor, rubbing his hands. 'Well, we cannot all be bishops.
'We can all be Christians,' said Baltic, gravely.
'Ah!' retorted Graham. 'What we should be, and what we are, Mr Baltic, are points capable of infinite discussion. At present we should be smiling and thankful, which,' added he, breaking off, 'Miss Whichello is not, I regret to see.
'I am thinking of my poor sister,' sobbed the old lady. 'How do I know but that the villain did not deceive her also by making her his wife under a false name?
'No, madam!' interposed Baltic, eagerly. 'Bosvile was the man's true name, therefore he was legally your sister's husband. I wrote down a statement by Mother Jael that Jentham was really Pharaoh Bosvile, and, at my request, she signed the same. Here it is, signed by her and witnessed by me. I shall give it to you, my lord, that you may lock it up safely with those certificates.
'Thank you, Mr Baltic,' said the bishop, taking the slip of paper tendered by the missionary, 'but I trust that—er—that this woman knows little of the truth.
'She knows nothing, my lord, save that Bosvile, for his own purposes, took the names of Amaru and Jentham at different times. The rogue was cunning enough to keep his own counsel of his life amongst the Gentiles; of his marriages, false and true, Mother Jael is ignorant. Set your mind at rest, sir, she will never trouble you in any way.
'Good!' said Dr Pendle, drawing a long breath of relief. 'Then, as such is the case, my friends, I think it advisable that we should keep our knowledge of Bosvile's iniquities to ourselves. I do not wish my son George or my daughter Lucy to learn the sad story of the past. Such knowledge would only vex them unnecessarily.
'And I'm sure I don't want Mab to know what a villain her father was,' broke in Miss Whichello. 'Thank God she is unlike him in every way, save that she takes after him in looks. When Captain Pendle talks of Mab's rich Eastern beauty, I shiver all over; he little knows that he speaks the truth, and that Mab has Arab blood in her veins.
'Not Arab blood, my dear lady,' cried Graham, alertly; 'the gipsies do not come from Arabia, but, as is believed, from the north of India. They appeared in Europe about the fifteenth century, calling themselves, falsely enough, Egyptians. But both Borrow and Leland are agreed that—.
'I don't want to hear about the gipsies,' interrupted Miss Whichello, cutting short the doctor's disquisition; 'all I know is, that if Bosvile or Jentham, or whatever he called himself, is a sample of them, they are a wicked lot of Moabites. I wonder the bishop lets his son marry the child of one, I do indeed!
'Dear Miss Whichello,' said Mrs Pendle, putting her arm round the poor lady's neck, 'both the bishop and myself are proud that Mab should become our daughter and George's wife. And after all,' she added naively, 'neither of them will ever know the truth!
'I hope not, I'm sure,' wept Miss Whichello.' I buried that miserable man at my own expense, as he was Mab's father. And I have had a stone put up to him, with his last name, "Jentham," inscribed on it, so that no one might ask questions, which would have been asked had I written his real name.
'No one will ask questions,' said the bishop, soothingly, 'and if they do, no answers will be forthcoming; we are all agreed on that point.
'Quite agreed,' answered Baltic, as spokesman for the rest; 'we shall let the dead past bury its dead, and God bless the future.
'Amen!' said Dr Pendle, and bowed his grey head in a silence more eloquent than words.
So far the rough was made smooth, with as much skill as could be exercised by mortal brains; but after Dr Pendle had dismissed his friends there yet remained to him an unpleasant task, the performance of which, in justice to himself, could not longer be postponed. This was the punishment and dismissal of Michael Cargrim, who indeed merited little leniency at the hands of the man whose confidence he had so shamefully abused. Serpents should be crushed, traitors should be punished, however unpleasant may be the exercise of the judicial function; for to permit evil men to continue in their evil-doing is to encourage vicious habits detrimental to the well-being of humanity. The more just the judge, the more severe should he be towards such calculating sinners, lest, infected by example, mankind should become even more corrupt than it is. Bishop Pendle was a kindly man, who wished to think the best of his fellow-creatures, and usually did so; but he could not blind himself to the base and plotting nature of Cargrim; and, for the sake of his family, for the well-being of the Church, for the benefit of the schemer himself, he summoned him to receive rebuke and punishment. He was not now the patron, the benefactor; but the judge, the ecclesiastical superior, severe and impartial.
Cargrim obeyed the summons unwillingly enough, as he knew very well that he was about to receive the righteous reward of his deeds. A day or so before, when lamenting to Baltic that Dr Pendle had proved innocent, the man had rebuked him for his baseness, and had given him to understand that the bishop was fully aware of the contemptible part which he had acted. Deserted by his former ally, ignorant of Dr Pendle's secret, convinced of Mosk's guilt, the chaplain was in anything but a pleasant position. He was reaping what he had so industriously sown; he was caught in his own snare, and saw no way of defending his conduct. In a word, he was ruined, and now stood before his injured superior with pale face and hanging head, ready to be blamed and sentenced without uttering one word on his own behalf. Nor, had he possessed the insolence to do so, could he have thought of that one necessary word.
'Michael,' said the bishop, mildly, 'I have been informed by Mr Baltic that you accused me of a terrible crime. May I ask on what grounds you did so?
Cargrim made no reply, but, flushing and paling alternately, looked shamefaced at the carpet.
'I must answer myself, I see,' continued Dr Pendle, after a short silence; 'you thought that because I met Jentham on the heath to pay him some money I murdered him in the viciousness of my heart. Why should you think so ill of me, my poor boy? Have I not stood in the place of your father? Have I not treated you as my own son? You know that I have. And my reward is, that these many weeks you have been secretly trying to ruin me. Even had I been guilty,' cried the bishop, raising his voice, 'it was not your place to proclaim the shame of one who has cherished you. If you had such wicked thoughts in your heart, why did you not come boldly before me and accuse me to my face? I should then have known how to answer you. I can forgive malice—yes, even malice—but not deceit. Did you never think of my delicate wife, of my innocent family, when plotting and scheming my ruin with a smiling face? Alas! alas! Michael, how could you act in a way so unworthy of a Christian, of a gentleman?
'What is the use of crying over spilt milk?' said Cargrim, doggedly. 'You have the advantage now and can do what you will.
'What do you mean by talking like that?' said the bishop, sternly. 'Have the advantage now indeed; I never lost the advantage, sir, so far as you are concerned. I did not murder that wretched man, for you know that Mosk confessed how he shot him for the sake of the money I gave him. I knew of Jentham in other days, under another name, and when he asked me for money I gave it to him. My reason for doing so I do not choose to tell you, Mr Cargrim. It is not your right to question my actions. I am not only your elder, but your ecclesiastic superior, to whom, as a priest, you are bound to yield obedience. That obedience I now exact. You must suffer for your sins.
'You can't hurt me,' returned Cargrim, with defiance.
'I have no wish to hurt you,' answered the bishop, mildly; 'but for your own good you must be punished; and punish you I will so far as lies in my power.
'I am ready to be punished, my lord; you have the whip hand, so I must submit.
'Michael, Michael, harden not your heart! Repent of your wickedness if it is in you to do so. I cannot spare you if I would. Bonis nocet quis quis pepercerit malis; that is a true saying which, as a priest, I should obey, and which I intend to obey if only for your own benefit. After punishment comes repentance and amendment.
Cargrim scowled. 'It is no use talking further, my lord,' he said roughly. 'As I have acted like a fool, I must take a fool's wages.
'You are indeed a fool,' rejoined the bishop, coldly, 'and an ungrateful fool to boot, or you would not thus answer one who has your interest at heart. But as you take up such a position, I shall be brief. You must leave my house at once, and, for very shame, I should advise you to leave the Church.
'Leave the Church?' echoed Cargrim, in dismay.
'I have said it. As a bishop, I cannot entrust to a guilty man the care of immortal souls.
'Guilty? I am guilty of nothing.
'Do you call malice, falsehood, dissimulation nothing?
'You cannot unfrock me for what I have done,' said Cargrim, evading a direct reply. 'You may have the will, but you have not the power.
Dr Pendle looked at him in amazement 'Yours is indeed an evil heart, when you can use such language to me,' he said sorrowfully. 'I see that it is useless to argue with you in your present fallen condition.
'Fallen condition, my lord?
'Yes, poor lad! fallen not only as a priest, but as a man. However, I shall plead no more. Go where you will, do what you will, although I advise you once more not to insult an offended God by offering prayers for others which you need for yourself. Yet, as I am unwilling that you should starve, I shall instruct my banker in London to pay you a monthly sum of money until you are beyond want. Now go, Michael. I am bitterly disappointed in you; and by your own acts you have put it out of my power to keep you by my side. Go! Repent—and pray.
The chaplain, with a look of malice on his face, walked, or rather slunk, towards the door. 'You magnify my paltry sins,' he flung back. 'What of your own great ones?
'Dare you, wretched man, to speak against your spiritual head!' thundered the bishop, starting to his feet, vested with the imperious authority of the Church. 'Go! Quit my sight, lest I cast you out from amongst us! Go!
Before the blaze of that righteous wrath, Cargrim, livid and trembling, crept away like a beaten hound.